Le Saint et Juste Jean de Kronstadt: le modèle pour tous les prêtres, jusqu’au Jugement Dernier.

Le texte ci-dessous est la traduction d’un article dû à l’Archiprêtre Andreï Tkatchev, très largement connu et respecté dans le monde de l’Orthodoxie russe pour son expertise en matière de communication. Le texte original fut publié dans le numéro N°1 (43) de juin 2010, du magazine Otrok.ua, destiné aux jeunes, «otrok» signifiant adolescent, ce qui met le lecteur en présence non seulement du langage et de la démarche pédagogique utilisée par le Père Andreï pour s’adresser à un public jeune, mais aussi d’un condensé de caractéristiques fondamentales de Saint Jean de Kronstadt, et de vérités profondes sur la sainteté, qu’il est bon de méditer.

Une Liturgie célébrée par le Saint Père Jean

Certaines questions paraissent simples. Presque toujours, les réponses à ces questions sont erronées. Par exemple : «A quoi servent les prêtres?» «Mais, Petit Père, c’est simple. Il baptise, il célèbre les funérailles et les molebens». Cette réponse est incorrecte. D’abord et avant toutes choses, un prêtre est nécessaire pour célébrer la Liturgie. Surgit alors chez beaucoup de monde la question: c’est quoi la Liturgie? La réponse correcte à la première question génère d’autres questions pertinentes. Lire la Suite

L’Évêque Arsène (Jadanovski) de Serpoukhov: Le Père Jean de Kronstadt. (3)

Alexandre Ivanovitch Jadanovski, dont le père était prêtre, naquit dans l’Éparchie de Kharkov, le 6 mars 1874. Hésitant devant l’orientation qu’il allait donner à sa vie, il écrivit, sans trop d’espoir de recevoir une réponse à Saint Jean de Kronstadt, lui demandant sa bénédiction pour devenir moine. Il reçut une réponse enthousiaste du Saint Pasteur de toute la Russie, et fut tonsuré en 1899. Vicaire de l’Éparchie de Moscou, il fut le dernier supérieur du Monastère du Miracle, au Kremlin, à Moscou. A cette époque il lui fut donné de rencontrer régulièrement le Saint Père Jean de Kronstadt, de concélébrer avec lui, de converser avec lui. Vladika Arsène fut condamné à mort, et fusillé le 27 septembre 1937, au polygone de Boutovo, pour avoir «fondé et organisé une organisation [sic] illégale et contre-révolutionnaire de clercs monarchistes». Il a laissé de nombreux écrits, dont, son autobiographie, son journal, plusieurs écrits biographiques, et ses souvenirs du Père Jean de Kronstadt. S’agissant d’un long texte, il sera proposé en plusieurs parties dont voici la troisième. Les précédentes se trouvent ici.

L’Evêque Arsène Jadanovski

Cette lettre, reçue trois mois avant le décès de Batiouchka, fut pour moi une sorte de testament. Son souhait «d’abondance du don de la parole» me donna le courage de donner plus souvent des enseignements dans l’église, ainsi que de tenir, selon son exemple, un journal d’inspiration spirituelle. Pour ce qui concerne le hiérodiacre Méléti, accueilli dans mon monastère, il ne causa effectivement aucun trouble dans la communauté, car au bout de quelques mois, il retourna dans son coin de terre natal et il y mourut. Je remercie le Seigneur qui m’a permis de voir et de connaître le Père Jean de Kronstadt alors que j’étais encore jeune et avais besoin de soutien spirituel, d’un exemple vivant. Je me suis imprégné, à la vue du Père Jean, de la manière dont se tient le célébrant à l’autel, proche de Dieu, et de combien peut être irrésistible son influence sur le peuple. J’admets franchement que l’inspiration de la prière de Batiouchka Jean agit puissamment sur moi, et sur bien d’autres, je pense, particulièrement en ce qui concerne la célébration de la Divine Liturgie. Lire la Suite

L’Évêque Arsène (Jadanovski) de Serpoukhov: Le Père Jean de Kronstadt. (2)

Alexandre Ivanovitch Jadanovski, dont le père était prêtre, naquit dans l’Éparchie de Kharkov, le 6 mars 1874. Hésitant devant l’orientation qu’il allait donner à sa vie, il écrivit, sans trop d’espoir de recevoir une réponse à Saint Jean de Kronstadt, lui demandant sa bénédiction pour devenir moine. Il reçut une réponse enthousiaste du Saint Pasteur de toute la Russie, et fut tonsuré en 1899. Vicaire de l’Éparchie de Moscou, il fut le dernier supérieur du Monastère du Miracle, au Kremlin, à Moscou. A cette époque il lui fut donné de rencontrer régulièrement le Saint Père Jean de Kronstadt, de concélébrer avec lui, de converser avec lui. Vladika Arsène fut condamné à mort, et fusillé le 27 septembre 1937, au polygone de Boutovo, pour avoir «fondé et organisé une organisation [sic] illégale et contre-révolutionnaire de clercs monarchistes». Il a laissé de nombreux écrits, dont, son autobiographie, son journal, plusieurs écrits biographiques, et ses souvenirs du Père Jean de Kronstadt. Voici la deuxième partie de la traduction de ce texte.

L’Evêque Arsène Jadanovski

Il faut avouer que le Père Jean était fort chagriné par la déraison des fidèles qui le vénéraient et cela lui occasionnait de la souffrance morale, qui adopta un caractère particulièrement aigu quand des défenseurs, non-sollicités à cet effet, de son honneur, et de soi-disant protecteurs de la Sainte Eglise présentèrent de façon exagérée les utilisations abusives de son nom. J’eus l’occasion d’observer pareil événement. Nous nous trouvions sur la terrasse de la petite maison de Batiouchka. Celui-ci, installé dans un fauteuil, se reposait. Soudain, on annonça l’arrivée, de Iaroslavl, de représentants du peuple russe orthodoxe souhaitant voir le Père Jean. Ce dernier permit qu’ils approchent. Ces nouveaux-venus commencèrent à dénoncer les activités mal intentionnées des johannites, indiquant qu’ils collectaient de l’argent pour Batiouchka et rentraient avec chez eux, et pis encore, ils proclamaient qu’il incarnait la Sainte Trinité, et Dieu Lui-même. Le Père Jean écouta ses propos qui le remplirent de tristesse. Lire la Suite

L’Évêque Arsène (Jadanovski) de Serpoukhov: Le Père Jean de Kronstadt. (1)

Alexandre Ivanovitch Jadanovski, dont le père était prêtre, naquit dans l’Éparchie de Kharkov, le 6 mars 1874. Hésitant devant l’orientation qu’il allait donner à sa vie, il écrivit, sans trop d’espoir de recevoir une réponse à Saint Jean de Kronstadt, lui demandant sa bénédiction pour devenir moine. Il reçut une réponse enthousiaste du Saint Pasteur de toute la Russie, et fut tonsuré en 1899. Vicaire de l’Éparchie de Moscou, il fut le dernier supérieur du Monastère du Miracle, au Kremlin, à Moscou. A cette époque il lui fut donné de rencontrer régulièrement le Saint Père Jean de Kronstadt, de concélébrer avec lui, de converser avec lui. Vladika Arsène fut condamné à mort, et fusillé le 27 septembre 1937, au polygone de Boutovo, pour avoir «fondé et organisé une organisation [sic] illégale et contre-révolutionnaire de clercs monarchistes». Il a laissé de nombreux écrits, dont, son autobiographie, son journal, plusieurs écrits biographiques, et ses souvenirs du Père Jean de Kronstadt. S’agissant d’un long texte, il sera proposé en plusieurs parties dont voici la première.

L’Evêque Arsène Jadanovski

Le Seigneur me destina au monachisme par la prière et la bénédiction, reçue par correspondance, du Père Jean de Kronstadt. Entré à l’Académie de Théologie en 1899, j’ai essayé de trouver la possibilité de le rencontrer à Moscou, où il venait fréquemment pour y célébrer la Divine Liturgie et visiter les malades. Le Seigneur exauça mon souhait sans tarder. Mon camarade Élie Abourous, qui devint l’Archimandrite Ignace, supérieur du Podvorié d’Antioche, se rendit un jour auprès de son protecteur, Son Éminence Triphon, Evêque de Dimitrievsk, chez qui le Père Jean avait l’intention de célébrer en l’église de la Croix,et il m’emmena avec lui. C’est dans cette église que je fus pour la première fois en communion de prière avec le grand pasteur. Ce fut si précieux à mes yeux qu’aujourd’hui encore, je nourris un sentiment de gratitude envers le Père Ignace et tous ceux qui facilitèrent par la suite mon rapprochement avec le Père Jean, parmi eux, on compte entre autres Alexandre Semionovitch et Elena Mikhaïlovna Mironov, et particulièrement, Vera Ivanovna Pertsova. Lire la Suite

Saint Jean de Kronstadt. De l’importance de la Proscomidie.

L’ensemble de textes ci-dessous est la traduction d’un choix d’extraits du livre Живой Колос (Le Colosse Vivant), Ed. Otchii Dom, Moscou, 2018. Il s’agit d’extraits du chapitre I de ce livre, pages 30, 32 et 33, intitulé «La Foi et l’Église Orthodoxe». Le livre tout entier est constitué lui-même d’une sélection opérée par l’éditeur en collaboration avec le Monastère Saint Jean à Saint-Pétersbourg, parmi les notes de Journal rédigées en 1907 et 1908 par notre Saint Père Jean de Kronstadt.

Souviens-toi de l’union divine, sainte, spirituelle, céleste, dont tu fais partie (je veux dire, l’Église céleste et terrestre), dans cette union vivante des plus intime (la communion aux Saints Dons) avec Dieu Lui-même, avec la Mère de Dieu, avec les saints anges, avec tous les saints hommes et femmes de l’Église terrestre, avec toute la hiérarchie, et les fidèles chrétiens. Comme en témoigne la constitution de la proscomidie, de la liturgie des catéchumènes et des fidèles. Atteins cette union, et alors, tu raisonneras et te sentiras à son image. «Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ»(Phil.2,5).

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