
Le texte original de la lettre traduite ci-dessous fut imprimé dans la section des informations officielles du n°6 de 1895 des «Nouvelles de l’Éparchie de Samara» (Самарские Епархиальные ведомости), aux pages 61 et 62. Emblématique d’une grande ‘tentation’ contre laquelle Saint Jean de Kronstadt lutta avec acharnement, il s’agit du courrier adressé par le Père Jean à l’évêque de Samara, et dans lequel l’auteur s’emploie à répondre à un courrier que lui adressa ledit évêque, contenant vraisemblablement une remarque ou une admonestation. L’orchestration des calomnies visant à déshonorer le ‘Pasteur de toute la Russie’ aux yeux de la hiérarchie de l’Église et du peuple s’appuyait sur des ‘témoignages’ de tous acabits. En voici donc un exemple, tiré d’un recueil de 43 lettres de Saint Jean de Kronstadt.
16 février 1895. Kronstadt.
Recteur de la Cathédrale de Kronstadt, le seizième jour de février de l’année 1895. Kronstadt.
A Son Éminence Gouri, Évêque de Samara.
J’ai l’honneur, Très Vénéré, de répondre au courrier que Vous m’avez adressé en date du 30 janvier de cette année, sous la référence n°1642.
Votre Éminence! Je suis ébahi par la sournoiserie et la fourberie du serpent de malice, semeur d’ivraie de toutes variétés au sein du genre humain, par la vigilance avec laquelle il s’efforce d’altérer la vérité, la justice et notre foi salvatrice, tournant celle-ci en prétexte à méfaits dépassant la raison et vides de sens, recherchant sa propre célébrité, triste et nuisible, au détriment de la vraie connaissance de Dieu, de la gloire de Dieu et du salut du prochain. Read more
Ce texte est la traduction des propos du Métropolite Athanasios publiés sur le site Pravoslavie.ru, le 08 juillet 2019. Le texte russe porte le titre et le sous-titre suivants: La Force de la Prière . Réflexions à propos du livre du Starets Sophrony au sujet de Saint Silouane. Le Métropolite Athanasios y examine en profondeur différents aspects de la prière. Comme toujours en ce qui le concerne, ses profondes connaissances théologiques sont exprimée à travers un sens pratique qui est certainement un des plus beaux et séduisants ornements de Son Éminence. Voici la seconde partie du texte. La première est ici.
J’ai connu à Thessalonique une famille de médecins qui agencèrent dans leur maison une petite pièce de prière dans laquelle toute la famille se rassemblait et y célébrait tous les offices, comme sur l’Athos, passant ainsi de nombreuses heures en prière. Ainsi, ils se levaient à trois ou quatre heures, le matin et célébraient tous les offices, en entier. Ensuite, ils vaquaient à leurs affaires, ils allaient au travail. A leur retour à la maison, il célébraient les vêpres, les complies et lisaient un acathiste. 
Comme dans les autres vies de saints, nous voyons ici combien paradoxale est la vie des héros de l’ascèse. Nonobstant l’approche de la fin de sa vie, l’épuisement des forces de son corps et l’intensification de la maladie, en lui vivait encore l’esprit du podvig et de la prière. Les saints pères disent que quand l’homme mène son podvig et atteint le succès dans sa vie spirituelle, alors, il reçoit par la grâce divine, un renouvellement des forces corporelles. 