Saint Barsanuphe d’Optina. Entretiens (16)

Saint Barsanuphe d’Optina

Comme nous l’avons déjà souligné pour l’œuvre du Saint Confesseur de la Foi, le Père Nikon d’Optina, le site internet du Saint Monastère d’Optina propose une bibliothèque en ligne généreusement fournie. On y trouve de nombreux ouvrages des startsy d’Optina et des recueils de leurs lettres et homélies. Parmi ces ouvrages, on compte les «Entretiens spirituels et Notes de Cellule» du Saint Starets Barsanuphe d’Optina ( Духовные беседы Келейные записки) publié en 2017 par le Monastère de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu. Nous proposons ici la traduction de ce livre préfacé comme suit par l’éditeur russe : «La présente édition de l’héritage spirituel de l’Archimandrite du Grand Schème Barsanuphe (Plikhankov) inclut tous les textes conservés de ses entretiens avec ses enfants spirituels entre 1909 et 1912 et ses «Notes de Cellule», consignées dans un cahier qu’il tint entre les années 1892 et 1896. Il était alors novice et ensuite rasophore à la Skite du monastère d’Optina».

(…) Toutefois, le Seigneur n’envoie pas toujours la prière mentale et du cœur : certains passent toute leur vie à réciter la prière oralement et ils meurent ainsi, sans avoir ressenti les délices de la prière du cœur. Mais ceux-là ne doivent pas se décourager ; pour eux, les délices spirituels commenceront dans l’autre vie et ne connaîtront pas de fin. Ils iront croissant à chaque instant, pareils aux délices des Seraphims qui à chaque instant acquièrent de plus en plus la perfection divine et répètent en frémissant : «Saint, saint, saint!».
On connaît le cas suivant, tiré de la vie de Saint Pimène le grand. Ce grand héros de l’ascèse reçut un jour la visite de sa mère venue de loin en Afrique, souhaitant le voir. Lorsqu’on en avertit le Saint, il répondit :
– Je n’ai pas de mère.
– Comment ça ? Lui répliqua-t-on. Cette femme qui vient d’arriver dit avec conviction qu’elle est ta mère.
– Je n’ai pas de mère, répéta le Saint. Mais demandez tout de même à ma mère si elle veut me voir.
– C’est une question étrange, Père. Si elle ne voulait pas te voir, elle n’aurait jamais entrepris un tel voyage.
– Non, demandez-lui où elle souhaite me voir, dans cette vie ou dans la vie future.
Quand on posa cette question à la mère de Saint Pimène, elle comprit sa signification et répondit :
– Je souhaite voir mon fils dans la vie future. Et elle repartit d’où elle était venue.
Ce cas est très édifiant. Peut-être que si la mère avait insisté pour voir son fils immédiatement, elle ne l’aurait pas vu dans la vie future. Alors que quand son célèbre fils lui promit de la voir au-delà de la tombe, il lui promettait ainsi le salut éternel. De tout cela, on peut déduire une conclusion : pratiquant la prière de Jésus, nous pouvons ne pas en ressentir les délices en cette vie, mais ensuite, nous les ressentirons dans toute leur force dans la vie future.
La prière de Jésus se répartit en trois, et même en quatre niveaux.
Le premier niveau est le niveau de la prière orale. L’esprit s’enfuit sans cesse et l’homme doit produire un grand effort pour rassembler ses pensées dispersées. C’est une prière laborieuse, mais elle donne à l’homme l’humeur du repentir.
Le deuxième niveau est la prière mentale et du cœur. Quand l’esprit et le cœur, la raison et le sentiment s’unissent. Alors la prière s’accomplit sans cesse, quoi que l’homme fasse, qu’il mange, boive, se repose, la prière s’accomplit toujours.
Le troisième niveau est la prière créatrice, qui permet de déplacer les montagnes d’un seul mot. Une telle prière fut accomplie, par exemple, par le vénérable ermite Marc de Thrace. Un jour, un moine vint lui demander des instructions. Au cours de leur conversation, Marc demanda : y a-t-il chez vous des pratiquants de la prière qui peuvent déplacer des montagnes? Pendant qu’il demandait cela, la montagne sur laquelle ils se trouvaient trembla. Saint Marc s’adressa à elle comme à un être vivant : reste tranquille, ce n’est pas de toi que je parle.
Pour finir, le quatrième niveau et celui de la prière tellement élevée que seuls les anges y ont accès, et peut-être un homme dans toute l’humanité.
Le défunt Batiouchka Ambroise avait la prière mentale et du cœur. Cette prière le plaçait parfois en dehors des lois de la nature. Par exemple, pendant la prière, il s’élevait du sol. Ses auxiliaires de cellule purent voir cela. Dans ses dernières années, Batiouchka était comme malade et restait tout le temps à moitié allongé sur son lit, au point de ne pas pouvoir aller à l’église. Tous les offices, à l’exception de la liturgie, étaient célébrés dans sa cellule. Une fois qu’ils célébraient les vigiles de toute la nuit, Batiouchka était allongé, un auxiliaire de cellule se tenait devant l’icône en train de lire, et l’autre, derrière Batiouchka. Soudain, ce dernier vit le Père Ambroise s’asseoir sur le lit, puis se soulever de dix pouces, décoller  du lit, et prier dans les airs. L’auxiliaire de cellule était stupéfié, mais il resta silencieux. Quand ce fut son tour de lire, l’autre, debout à la place du premier, reçut la même vision. Lorsque l’office fut terminé et que les auxiliaires de cellule rentrèrent dans leurs chambres, l’un dit à l’autre :
– Tu as vu ?
– Oui
– Qu’as-tu vu ?
– J’ai vu que Batiouchka se soulevait du lit et priait en l’air.
– Bon, alors, c’est vrai. Je pensais que j’avais eu une illusion.
Ils voulaient interroger le Père Ambroise, mais ils n’osaient pas. Le Starets n’aimait pas qu’on parle de l’un ou l’autre aspect de sa sainteté. Il arrivait qu’il prenne un bâton et frappe celui qui le questionnait en disant : «Stupide, stupide… Pourquoi interroges-tu Ambroise le pécheur à ce sujet?», et c’était tout.
A notre époque, dans les Monts du Caucase, le Père Hilarion lutte pour son salut. Au début, il vivait dans un monastère cénobitique, sur l’Athos, mais il a tout abandonné et il sert Dieu comme ermite dans ce désert. Un jeune moine de trente ans vit avec lui, le Père Benoît. Son starets lui a donné certaines missions, entre autres, apprendre comment on accomplit la prière de Jésus dans les monastères. Il a visité de nombreux monastères, d’hommes et de femmes, et est arrivé à une triste conclusion : cette incontournable prière était quasi partout abandonnée, surtout dans les monastères de femmes. Ceux qui la pratiquaient s’éteignaient les uns après les autres, comme les cierges.
Auparavant, la prière de Jésus n’était pas seulement pratiquée par les moines, elle était aussi obligatoire pour les laïcs (par exemple, le célèbre historien Speransky, éditeur des lois, a pratiqué la prière de Jésus et il était toujours joyeux, malgré ses multiples labeurs). Maintenant, même les moines considèrent ce podvig avec méfiance. Ils se disent par exemple l’un l’autre :
– Tu as entendu ?
– Quoi ?
– Eh bien, le Père Piotr a commencé à dire la prière de Jésus.
– Pas possible ? Bah, il a sans doute perdu la tête.
Le dicton affirme : il n’y a pas de fumée sans feu. Il y eut effectivement des cas où certains avaient perdu la tête, mais pourquoi ? Ils se mettaient à cette prière de leur propre volonté, sans bénédiction, et, ayant juste commencé, ils voulaient immédiatement devenir saints, monter tout droit au Paradis, comme on dit; eh bien, ils ont tout perdu. Il faut se considérer comme inférieur à tous les autres et s’efforcer de recevoir du Seigneur les dons que la prière de Jésus apporte, sans aucun doute, le sentiment de repentir, de patience et d’humilité. Amen. (A suivre)
Traduit du russe
Source

Saint Barsanuphe d’Optina. Entretiens (15)

Saint Barsanuphe d’Optina

Comme nous l’avons déjà souligné pour l’œuvre du Saint Confesseur de la Foi, le Père Nikon d’Optina, le site internet du Saint Monastère d’Optina propose une bibliothèque en ligne généreusement fournie. On y trouve de nombreux ouvrages des startsy d’Optina et des recueils de leurs lettres et homélies. Parmi ces ouvrages, on compte les «Entretiens spirituels et Notes de Cellule» du Saint Starets Barsanuphe d’Optina ( Духовные беседы Келейные записки) publié en 2017 par le Monastère de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu. Nous proposons ici la traduction de ce livre préfacé comme suit par l’éditeur russe : «La présente édition de l’héritage spirituel de l’Archimandrite du Grand Schème Barsanuphe (Plikhankov) inclut tous les textes conservés de ses entretiens avec ses enfants spirituels entre 1909 et 1912 et ses «Notes de Cellule», consignées dans un cahier qu’il tint entre les années 1892 et 1896. Il était alors novice et ensuite rasophore à la Skite du monastère d’Optina».

11 août 1909
De la Prière de Jésus

La prière de Jésus revêt une signification énorme dans la vie du chrétien. C’est le chemin le plus court pour atteindre le Royaume des Cieux, bien que ce chemin soit long et quand nous l’entamons, nous devions être prêt aux afflictions. Il est vrai que d’autres prières ont aussi une grande importance. L’homme qui pratique la prière de Jésus écoute les prières et les hymnes à l’église, et il accomplit les règles obligatoires en cellule, mais la prière de Jésus est la plus susceptible de mettre l’homme dans un état l’esprit du repentir et de lui montrer ses faiblesses, ce qui le rapproche ainsi de Dieu. L’homme commence à se sentir le plus grand pécheur ; et Dieu n’a besoin que de cela. Prenons un exemple : à Optina, il y a une hôtellerie dédiée à l’Archistratège Michael. Comment y arriver depuis la Skite? C’est très simple. Allez tout droit dans l’allée, puis passez devant l’église, franchissez les portes saintes et prenez à droite, puis montez les escaliers, et vous arrivez à votre chambre. Mais vous pouvez faire autrement. Allez jusqu’à la Jizdra, prenez le bac pour la traverser, vous arrivez à Kozelsk, vous traversez le pont sur la Jizdra et la forêt jusqu’à l’hôtellerie. Bien sûr, tous ceux un tant soit peu familiers avec Optina n’auront aucune difficulté à dire quel chemin est le plus court.
L’ennemi tente de toutes les manières possibles de détourner le chrétien de cette prière, qu’il craint et déteste par-dessus tout. En effet, la puissance de Dieu protège des pièges de l’ennemi l’homme qui prie toujours cette prière. Mais lorsque l’homme est pleinement imprégné de cette prière, elle lui ouvre les portes du paradis, et même si sur terre, il ne reçoit aucun don ni grâce particuliers, son âme criera avec audace : Ouvrez-moi les portes de la justice (Ps.117,19).
C’est pourquoi l’ennemi inspire diverses pensées pour embrouiller ceux qui ne réfléchissent pas, leur disant que la prière demande concentration, tendresse, etc., et si ce n’est pas le cas, elle ne fait qu’irriter Dieu. Certains écoutent ces arguments et abandonnent la prière pour la plus grande joie de l’ennemi.
Celui qui commence la prière de Jésus est comme l’élève du gymnase entrant en première année et ayant endossé l’uniforme. On peut penser qu’il obtiendra plus tard son diplôme au gymnase, et qu’il ira peut-être même à l’université. Mais alors viennent les tentations de la toute première leçon : par exemple, l’élève ne comprend pas l’arithmétique, et sa pensée lui dit : «Tu n’as pas compris la première leçon, tu comprendras encore moins la seconde, alors, tu vas être convoqué. Tu ferais mieux de te dire malade et de rester à la maison.» Si l’étudiant a des compagnons plus éveillés, il y aura encore plus de tentations, la même voix séduisante dira : «Ta tante et ton oncle sont riches, pourquoi devrais-tu étudier, ils accueillent les hôtes.» Un élève écoute ces discours, arrête d’étudier et perd son temps. Et quelques années passent, un dadais a grandi, un bon à rien. Le temps a filé, quel genre d’étude était-ce ?… Et il est expulsé du gymnase.
La même chose peut arriver ici. Il ne faut pas écouter les pensées tentatrices, il faut les éloigner de soi et, sans se troubler, continuer le labeur de prière. Même si les fruits de ce travail sont imperceptibles, même si l’homme ne ressent pas l’extase spirituelle, la tendresse, etc., la prière ne peut rester inefficace. Elle fait son travail discrètement. Lorsque le célèbre Starets, Père Lev était à Optina, un certain moine, qui avait prié la prière de Jésus pendant vingt-deux ans, est tombé dans le désespoir car il ne voyait aucun résultat favorable à son travail. Il alla voir le Starets et lui exprima sa tristesse :
– Voilà, Père, ça fait vingt-deux ans que je dis la Prière de Jésus et je n’y vois aucun sens.
– Et quel sens voudrais-tu y voir ? Lui demanda le Starets.
– Comment-ça, Père, poursuivit le moine, j’ai lu que beaucoup, en priant cette prière, ont acquis la pureté spirituelle, ont eu des visions merveilleuses et ont atteint la pleine impassibilité. Et moi, l’endurci, je réalise sincèrement que je suis le plus grand pécheur, je vois toute mes souillures, et, en y pensant, en marchant sur la route du monastère à la Skite, je tremble souvent de peur que la terre ne s’ouvre et n’engloutisse le vilain si impur que je suis.
– As-tu déjà vu des mères tenir leurs enfants dans leurs bras?
– Bien sûr que oui, Père, mais quel rapport cela a-t-il avec moi?
– Voici de quoi il s’agit : si un enfant est attiré par le feu et pleure même pour qu’on le lui donne, sa mère permettra-t-elle que son enfant soit brûlé parce qu’il pleure? Bien sûr que non ; elle l’emmènera loin du feu. Ou le soir, des femmes sortent prendre l’air avec leurs petits enfants, et un petit, tendant la main vers la lune pleure pour qu’on la lui donne et qu’il puisse jouer avec. Que peut faire la mère pour le consoler? Elle ne peux pas la lui donner, la lune. Elle doit l’emporter dans l’isba, le secouer un peu et lui dire : «Petit, petit, allons tais-toi!» Voilà comment Dieu procède, mon enfant. Il est bon et miséricordieux, et Il pourrait bien sûr offrir à l’homme n’importe quel cadeau, mais s’Il ne le fait pas, c’est pour notre propre bénéfice. Le sentiment du repentir est toujours utile, mais les grands dons entre les mains de l’homme inexpérimenté peuvent non seulement lui causer du tort, mais aussi le perdre définitivement. L’homme peut s’enorgueillir, mais l’orgueil est pire que n’importe quel vice : Dieu s’oppose aux orgueilleux. Il faut souffrir pour tout, puis seulement, il faut le maîtriser. Bien sûr, si le Tsar offre un cadeau, alors on ne peut le lui renvoyer à la figure. Il faut l’accepter avec gratitude, mais aussi essayer de l’utiliser avec bénéfice. Le Seigneur accorde parfois des dons spirituels particuliers à ceux qui manquent d’expérience suite à leurs demandes persistantes, mais Il dit : «Soyez prudents.» Il y eut des cas où de grands ascètes, ayant reçu des dons particuliers, par fierté et jugement d’autres qui eux n’en avaient pas, tombèrent dans les profondeurs de la perdition.
– Pourtant, j’aimerais recevoir un petit cadeau de Dieu, poursuivit le moine, alors, travailler serait plus calme et plus joyeux.
– Ne penses-tu pas que ce soit la miséricorde de Dieu envers toi qui te permet de te reconnaître sincèrement comme pécheur alors que tu pratiques le labeur de la prière de Jésus? Continue à faire de même, et si cela plaît au Seigneur, Il te donnera la prière du cœur.
Quelques jours après cette conversation, grâce aux prières du Père Lev, un miracle se produisit. Un dimanche, alors que le moine, par obédience, servait à manger aux frères, il posa le bol de soupe au chou sur la table, et dit comme d’habitude : «Recevez, frères cette obédience venant de moi, le pauvre.» Il ressentit alors quelque chose de spécial dans son cœur, comme si un feu béni l’avait soudainement brûlé. D’enthousiasme et de stupeur, le visage du moine changea et il chancela. Les frères, l’ayant remarqué, se précipitèrent vers lui.
– Frère que t’arrive-t-il ? Demandèrent ceux qui s’étaient approchés.
– Rien, j’ai un mal de tête.
– Ne t’es-tu pas brûlé?
– Oui, je me suis sans doute brûlé, aidez-moi par amour du Seigneur à rejoindre ma cellule.
Ils l’emmenèrent. Allongé sur son lit, il oublia tout, la nourriture et tout ce qui existe au monde et il sentait seulement que son cœur s’enflammait d’amour pour Dieu et le prochain. Bienheureuse situation ! Depuis lors, il ne récita plus la prière des lèvres, mais du cœur et de l’esprit, celle qui ne s’interrompt jamais, et dont parle la Sainte Écriture : je dors, mais mon cœur veille. (A suivre)
Traduit du russe
Source

Saint Barsanuphe d’Optina. Entretiens (14)

Saint Barsanuphe d’Optina

Comme nous l’avons déjà souligné pour l’œuvre du Saint Confesseur de la Foi, le Père Nikon d’Optina, le site internet du Saint Monastère d’Optina propose une bibliothèque en ligne généreusement fournie. On y trouve de nombreux ouvrages des startsy d’Optina et des recueils de leurs lettres et homélies. Parmi ces ouvrages, on compte les «Entretiens spirituels et Notes de Cellule» du Saint Starets Barsanuphe d’Optina ( Духовные беседы Келейные записки) publié en 2017 par le Monastère de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu. Nous proposons ici la traduction de ce livre préfacé comme suit par l’éditeur russe : «La présente édition de l’héritage spirituel de l’Archimandrite du Grand Schème Barsanuphe (Plikhankov) inclut tous les textes conservés de ses entretiens avec ses enfants spirituels entre 1909 et 1912 et ses «Notes de Cellule», consignées dans un cahier qu’il tint entre les années 1892 et 1896. Il était alors novice et ensuite rasophore à la Skite du monastère d’Optina».

4 août 1909
En fait, aucun autre pays ne compte d’hommes aussi colossalement riches que l’Amérique. Actuellement, par exemple, le millionnaire Rockefeller y est célèbre. En plus de tout son avoir immobilier, il possède un milliard d’argent. Après tout, c’est tout de même 1000 millions ! Imaginez : 1000 coffres, et dans chaque coffre un million, et près de chaque coffre un soldat armé; tout de même, cela fait tout un régiment de soldats. Humainement parlant, cet homme ne devrait-il pas être heureux?
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Saint Barsanuphe d’Optina. Entretiens (13)

Saint Barsanuphe d’Optina

Comme nous l’avons déjà souligné pour l’œuvre du Saint Confesseur de la Foi, le Père Nikon d’Optina, le site internet du Saint Monastère d’Optina propose une bibliothèque en ligne généreusement fournie. On y trouve de nombreux ouvrages des startsy d’Optina et des recueils de leurs lettres et homélies. Parmi ces ouvrages, on compte les «Entretiens spirituels et Notes de Cellule» du Saint Starets Barsanuphe d’Optina ( Духовные беседы Келейные записки) publié en 2017 par le Monastère de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu. Nous proposons ici la traduction de ce livre préfacé comme suit par l’éditeur russe : «La présente édition de l’héritage spirituel de l’Archimandrite du Grand Schème Barsanuphe (Plikhankov) inclut tous les textes conservés de ses entretiens avec ses enfants spirituels entre 1909 et 1912 et ses «Notes de Cellule», consignées dans un cahier qu’il tint entre les années 1892 et 1896. Il était alors novice et ensuite rasophore à la Skite du monastère d’Optina».

(…) Un moine athonite du grand schème raconta un jour ce qui suit à un starets d’Optina.
«Dans mon enfance, j’étais très riche et je menais une vie des plus joyeuses. Le bonheur me souriait partout. A l’âge mûr, j’étais devenu un gros entrepreneur, aux revenus qui se comptaient en millions. Je jouissait d’une excellente santé et je ne m’interrogeais jamais au sujet de la vie. La rétribution d’outre-tombe me semblait une fable.
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Saint Barsanuphe d’Optina. Entretiens (12)

Saint Barsanuphe d’Optina

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(…) Une  vision erronée des tourments est désormais très répandue. Ils sont compris d’une certaine manière trop spirituellement et abstraitement, comme être rongé par la mauvaise conscience. Bien sûr, il y aura de la mauvaise conscience, mais il y aura aussi du tourment pour le corps, non pas pour celui duquel nous sommes pour l’instant revêtus, mais pour le nouveau, que nous porterons après la résurrection. Et l’enfer a une place déterminée, et n’est pas un concept abstrait.
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Saint Barsanuphe d’Optina. Entretiens (11)

Saint Barsanuphe d’Optina

Comme nous l’avons déjà souligné pour l’œuvre du Saint Confesseur de la Foi, le Père Nikon d’Optina, le site internet du Saint Monastère d’Optina propose une bibliothèque en ligne généreusement fournie. On y trouve de nombreux ouvrages des startsy d’Optina et des recueils de leurs lettres et homélies. Parmi ces ouvrages, on compte les «Entretiens spirituels et Notes de Cellule» du Saint Starets Barsanuphe d’Optina ( Духовные беседы Келейные записки) publié en 2017 par le Monastère de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu. Nous proposons ici la traduction de ce livre préfacé comme suit par l’éditeur russe : «La présente édition de l’héritage spirituel de l’Archimandrite du Grand Schème Barsanuphe (Plikhankov) inclut tous les textes conservés de ses entretiens avec ses enfants spirituels entre 1909 et 1912 et ses «Notes de Cellule», consignées dans un cahier qu’il tint entre les années 1892 et 1896. Il était alors novice et ensuite rasophore à la Skite du monastère d’Optina».

(…) «Mais Lui, passant au milieu d’eux, s’en alla». Dans son aspiration à s’élever, il convient que notre esprit passe à travers les soucis et les tentations. Et souvent, il est troublé par des pensées blasphématoires. Certains se disent qu’il sont perdus, car des pensées leur ont traversé l’esprit, blasphémant Dieu, les saints, les sacrements ; or le blasphème contre le Saint-Esprit ne sera pardonné ni dans ce monde ni dans le monde à venir.
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