L’Aspect religieux de la Guerre de Crimée (1853-1856)

vigilyanskii1_0L’Archimandrite Vladimir Vigilianski, ancien directeur du service de presse du Patriarcat de Moscou, a écrit le texte ci-dessous, publié le 29.03.2016, sous le titre Религиозный аспект Крымской войны (1853-1856) dans les pages en langue russe du site multilingue Katehon.ru
Depuis que j’aperçus à Londres, au croisement de Regent Street et Pall Mall, la statue érigée en la mémoire des soldats anglais tombés lors de la Guerre de Crimée (1852-1856), mon intérêt pour cette guerre ne fit que croître. J’ai beaucoup lu, à propos des causes géopolitiques de cette guerre, des motifs concrets, des opérations militaires, et de la défaite de la Russie. Voici quelques conclusions que j’ai tirées : Read more

Vladika Tikhon. L’amour du pasteur pour son troupeau.

L’Évêque Tikhon (Dorovskikh) dirige l’Éparchie de l’Extrême Orient depuis un peu moins de six ans (22/23 janvier 2011). Parmi les moyens de contact, sur le site de l’Éparchie, on trouve son email personnel. Une telle ouverture se justifie-t-elle de la part d’un hiérarque ? Quel en est le résultat ? L’entretien mené par le magazine Pravmir avec Vladika Tikhon, nous informe sur la vie des Orthodoxes à Sakhaline et dans les Kourilles, sur les problèmes qu’y rencontrent les prêtres, sur l’éducation chrétienne, et bien d’autres choses. Le texte russe de l’entretien a été publié le 26 décembre 2012 sur le site Pravmir.ru. Deuxième partie de l’entretien. La première se trouve ici.

La question de l’égoïsme
Souvent revient la question suivante : dans notre pays, on compte 80% d’Orthodoxes, on construit beaucoup d’églises, et malgré cela, nous avons des taux tellement élevés en matière de tabagie, de consommation de drogue, de divorces, d’avortement… Pourquoi ?
Nous trouvons dans l’héritage législatif que nous a laissé le pouvoir soviétique un oukaze de 1917 selon lequel la femme a le droit de décider si elle avortera ou non. Ce genre de stéréotype est déplorable. Read more

Vladika Tikhon : Tous connaissent mon numéro de téléphone.

L’Évêque Tikhon (Dorovskikh) dirige l’Éparchie de l’Extrême Orient depuis un peu moins de six ans (22/23 janvier 2011). Parmi les moyens de contact, sur le site de l’Éparchie, on trouve son email personnel. Une telle ouverture se justifie-t-elle de la part d’un hiérarque ? Quel en est le résultat ? L’entretien mené par le magazine Pravmir avec Vladika Tikhon, nous informe sur la vie des Orthodoxes à Sakhaline et dans les Kourilles, sur les problèmes qu’y rencontrent les prêtres, sur l’éducation chrétienne, et bien d’autres choses. Le texte russe de l’entretien a été publié le 26 décembre 2012 sur le site Pravmir.ru. Première partie de l’entretien.

«Où ça ? Mais dans l’église!»
Vladika, vous avez grandi dans une famille extraordinaire. Vos frères sont métropolite et higoumène! Comment furent éduqués les trois soldats du Christ? Quelle était l’atmosphère à la maison ? Quelle était la relation avec l’Église ? Il est devenu difficile, de nos jours, de faire des enfants des croyants et des hommes d’église. Comment cela s’est passé chez vous ?
C’est vrai, j’ai grandi dans une famille extraordinaire. Et cette dimension ne dépendit pas de nous, les enfants, mais bien des parents et des grand-mères. La guerre nous prit, à mes frères et moi, nos deux grands-pères. Mais les deux babouchkas élevèrent leurs enfants, nos parents, dans la tradition et la culture de l’Orthodoxie. Nous fûmes éduqués, vraisemblablement, comme tous le furent à l’époque soviétique. Je n’ai pas peur du mot «soviétique». Cette période fait partie de notre histoire et est liée à différents éléments. Nos parents travaillaient, comme tout le monde ; papa comme serrurier et maman dans une entreprise chimique, toute sa vie. C’était simple, le matin ils partaient travailler et le soir ils nous éduquaient comme ils pouvaient, essayant autant que l’époque le permettait de nous donner des occupations «de jeunes». Je me rappelle qu’alors la paie était répartie en une avance, et plus tard le solde. Avant de recevoir le solde, ils sortaient de l’avance dix ou quinze kopeks qu’ils plaçaient sur le téléviseur, pour le pain. Mais cela ne signifie pas qu’on vivait mal ou bien ; nous vivions normalement. L’atmosphère était toute ordinaire, je dirais une atmosphère chrétienne. Chaque action des aînés, surtout des grands-mères, était envisagée en fonction de l’éternité, c’est-à-dire en fonction de l’absence ou de la présence du péché. Au début du Grand Carême et avant l’entame de l’année scolaire, nous devions aller à l’église, nous confesser et recevoir la Communion. C’était obligatoire, sans compter les autres fêtes liturgiques auxquelles nos parents s’efforçaient de nous emmener. Je me souviens que le dimanche, tous ensemble, la famille au complet, nous quittions l’appartement. La voisine aussi était croyante, une femme très digne, mais comme tout le monde, elle avait ses faiblesses : elle était curieuse. Ainsi, elle se demandait où nous partions ainsi, et elle m’interrogea. Je lui répondis, comme toujours, honnêtement : «Où ça? Mais à l’église!», sans comprendre qu’il n’était pas toujours possible, ni utile, de répondre à de telles questions. Vous affirmez qu’aujourd’hui, il est malaisé d’amener les jeunes à l’église et d’en faire des croyants comme cela se produisit dans ma famille. Si cela se produisit chez nous, ce fut, comme je l’ai déjà mentionné, grâce à nos parents, pas de notre fait. Nos parents s’évertuaient à mener une vie chrétienne et cela nous a été transmis. Les enfants sont comme des éponges, ils absorbent tout, le bien comme le mauvais. Read more

Saint Luc de Crimée : L’Entretien de Jésus Christ avec Nicodème.

agios-louka-st-lukaInnombrables sont les miracles accomplis par l’intercession du Saint Archevêque et Confesseur de la Foi Luc de Crimée. Saint Luc a illuminé la Terre de Russie et il illumine aujourd’hui le monde entier. Puisse-t-il nous accompagner dans la joie sur notre chemin vers le Christ et nous donner la force de porter notre croix. Afin de nous y aider le Saint homme a prononcé ses homélies et écrit ses textes. Ce site propose la traduction d’homélies et de textes de Saint Luc, à notre connaissance inédits en langue française. L’homélie ci-dessous a été prononcée le 17 août 1948, le mardi de la huitième semaine après la Pentecôte. Elle est intégrée dans le recueil intitulé «Hâtez-vous à la suite du Christ» (Спешите идти за Христом).
On m’a demandé d’expliquer la conversation tenue entre notre Seigneur Jésus Christ et Nicodème, conversation mystérieuse, extrêmement importante et comprise par peu de monde. Pénétrons-y. Read more

Saint Luc de Crimée. Le Mépris de la Patrie et la Vénération de l’Europe.

agios-louka-st-lukaInnombrables sont les miracles accomplis par l’intercession du Saint Archevêque et Confesseur de la Foi Luc de Crimée. Saint Luc a illuminé la Terre de Russie et il illumine aujourd’hui le monde entier. Puisse-t-il nous accompagner dans la joie sur notre chemin vers le Christ et nous donner la force de porter notre croix. Afin de nous y aider le Saint homme a prononcé ses homélies et écrit ses textes. Ce site propose la traduction d’homélies et de textes de Saint Luc, à notre connaissance inédits en langue française. L’homélie ci-dessous, intitulée : «Les sources de l’athéisme contemporain»,  a été prononcée le vendredi de la semaine du publicain et du pharisien, le 27 février 1948. Elle est intégrée dans le recueil intitulé «Hâtez-vous à la suite du Christ» (Спешите идти за Христом)

Vous savez ce que dirent les contemporains juifs du Christ : «Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon?» (Jean 1,46). Voilà ce qu’ils disaient de Lui. Quand le Seigneur entra à Nazareth, où Il avait grandi, où Il avait été élevé, les gens le considéraient avec mépris. Ils ne Le prenaient ni pour un saint, ni pour un prophète, disant «Nous savons bien qu’Il est le fils du charpentier Joseph». C’est avec pareil mépris qu’aujourd’hui encore, une partie significative du genre humain parle du Sauveur, cette partie du genre humain qui fut jadis largement chrétienne et qui a maintenant quitté Dieu. Pourquoi, à cause de quoi ? Précisément parce que l’enseignement du Christ est simple au plus haut degré, tellement simple qu’il est accessible à la compréhension de l’homme le plus simple, le moins éduqué. Mais les gens fiers n’ont que mépris pour les simples, les petits, alors qu’ils s’inclinent devant ceux qu’ils trouvent grands et de valeur. Conformément à leur fierté, à leur grandeur d’esprit, ils ne veulent rien savoir de notre Seigneur Jésus Christ ; ils se choisissent d’autres maîtres, d’autres guides.
Ils ont renoncé à notre Seigneur et Sauveur. Mais n’allez pas imaginer que ce rejet du Seigneur, le dénigrement de Son Nom, soient propre à notre époque. Dès les temps très anciens, aux premiers siècles du Christianisme, apparurent le refus du Seigneur, le dénigrement des enseignements du Christ. Dans tous les peuples, au cours de tous les siècles, il exista des gens qui rejetaient l’Évangile.
Mais, comme je vous l’ai dit à maintes reprises, jusqu’à la fin du XVIIe siècle, tous les gens étaient très pieux dans notre pays, tous étaient chrétiens. Le rejet des enseignements chrétiens et le mépris du Nom du Christ survinrent voici  plus de deux cents ans déjà, au cours de la première moitié du XVIIIe siècle. D’où vint ce dénigrement du Christianisme, ce rejet de l’Évangile dans notre pays ? Il vint de France avec l’apparition, là-bas, des philosophes matérialistes, ceux qu’on nomme ‘encyclopédistes’, quand commença le ‘siècle des lumières’, et plus particulièrement lorsque toute la haute société, les gens éduqués, adoptèrent Voltaire comme idole, ce philosophe français athée et calomniateur du Christ. Il jouissait d’une intelligence acérée et se moqua du Christ et Le bafoua en des termes extrêmement caustiques. Et ces railleries alimentèrent les tendances blasphématoires des gens, en tous lieux et à tout moment. Et je vous assure qu’il n’y eut nulle part autant d’admirateurs de Voltaire que chez nous, en Russie, dans la soi-disant haute société.

C’est donc dès l’époque de l’Impératrice Catherine II que débuta le rejet généralisé du Christ au sein de cette haute société. Catherine elle-même fut une fervente admiratrice de Voltaire. Tout ce qui était russe était méprisé, on se moquait du patriotisme, on raillait l’amour de la patrie, on avait honte de se dire russe, honte de notre langue russe. Et tous les gens aisés, tous les nobles se mirent à éduquer leurs enfants dans l’esprit français athée. Ils faisaient appel à des éducateurs venus de France. Et ces éducateurs, libres-penseurs formés par la philosophie des ‘encyclopédistes’ propageaient ces sentiments et ces idées dans les jeunes cœurs et les éduquaient dans l’esprit de la France athée, dans l’esprit du voltairien, dans l’esprit du dédain envers le Christianisme. Ils instillaient en eux le mépris de la patrie et la vénération de l’Europe. Et ces choses en vinrent à ce que les nobles avaient quasiment oublié la langue russe. Les enfants étudiaient seulement en français, lisaient exclusivement des livres français. La langue russe devint la langue du petit peuple. La religion était tournée en dérision, le clergé était humilié. Il était devenu indigne de compter un prêtre dans sa maisonnée. Et on ne souffrait jamais, au grand jamais, aucune admonition, aucune remontrance.

Saint Tikhon de Zadonsk

Parviendrez-vous à croire qu’un jour, alors que le grand Saint Tikhon de Zadonsk se mit à admonester avec douceur un jeune aristocrate, invitant celui-ci à abandonner la libre-pensée et à revenir à la foi de ses ancêtres, ce jeune homme audacieux osa gifler le Saint au visage ? Celui-ci tomba alors aux pieds de l’aristocrate, implorant son pardon. Le jeune homme en éprouva un choc tel qu’il se sentit couvert de honte ; il renonça alors à la libre-pensée et devint un Chrétien exemplaire.
Tel était l’état d’esprit qui prévalut pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, jusqu’au début du XIXe. Au XIXe siècle apparut et se répandit largement une nouvelle tendance, remplaçant la libre-pensée voltairienne : les enseignements mystiques de la pensée protestante, loin de tout Christianisme authentique. La maçonnerie se manifesta, hostile au Christianisme. Sous Alexandre Ier le Bienheureux, une vague de sectes mystiques se développa au sein de la haute société. Et les Russes continuaient de la sorte à se tenir à l’écart de l’humble christianisme de l’Évangile. Voyez comme elles sont profondes, comme elles remontent loin, les racines de notre athéisme.
Pour quelles raisons les gens ont-ils été attirés par l’athéisme, pourquoi jadis succombèrent-ils à la vague de «voltairisme» ou à la vague des sectes mystiques? Uniquement parce que ces gens étaient et  orgueilleux, en eux il n’y avait aucune humilité, seulement parce qu’ils se tenaient infiniment loin de l’état d’esprit qui imprégnait entièrement le cœur de l’Apôtre Paul, qui disait ne rien vouloir connaître à l’exception du Christ. Il rejetait toute sagesse humaine, il ne voulait connaître que le Christ crucifié. Il nous avertit de ne pas nous laisser emporter «par tout vent de doctrine» (Eph.4,14), ou par la philosophie.
Depuis les années ’50 et même ’40, toute la société russe devint fascinée par la philosophie de Hegel, qui contredit le Christianisme, philosophie tenue de nos jours en haute estime. Les Russes ne veulent pas entendre l’avertissement de l’Apôtre Paul de ne pas se laisser entraîner par tous les vents des enseignements et des philosophies, mais de vivre dans une chrétienne simplicité.

Les gens ne comprennent pas que les paroles du Christ sont d’une force incomparable, qui surpasse tout, à cause justement de leur simplicité, cette simplicité grâce à laquelle elles pénètrent, avec une force que nul ne peut arrêter, au plus profond du cœur de l’homme, même le plus simple. C’est une telle simplicité qui nous est demandée, à chacun et chacune d’entre nous. Notre Seigneur Jésus Christ a dit que nous devions être pareils à des enfants, et que si nous ne devenons pas comme eux, nous ne pourrons entrer dans le Royaume des Cieux. Le Seigneur exige de nous cette simplicité d’enfant, cette crédulité. Le Seigneur nous demande d’ouvrir notre cœur, pour qu’Il y entre et y fasse la demeure de Son Père. C’est seulement lorsque notre cœur se fera simple, d’une simplicité d’enfant, quand il se détournera des audacieuses théories philosophiques, seulement quand il comprendra que les paroles du Christ sont supérieures à tout, que nous entrerons dans le Règne de Dieu. Que notre Dieu et Seigneur Jésus Christ nous l’accorde ! Amen.
Traduit du russe.

Saint Luc de Crimée : La tristesse selon Dieu et la tristesse selon le monde.

agios-louka-st-lukaInnombrables sont les miracles accomplis par l’intercession du Saint Archevêque et Confesseur de la Foi Luc de Crimée. Saint Luc a illuminé la Terre de Russie et il illumine aujourd’hui le monde entier. Puisse-t-il nous accompagner dans la joie sur notre chemin vers le Christ et nous donner la force de porter notre croix. Afin de nous y aider le Saint homme a prononcé ses homélies et écrit ses textes. Ce site propose la traduction d’homélies et de textes de Saint Luc, à notre connaissance inédits en langue française. L’homélie ci-dessous a été prononcée en 1946. Elle est intégrée dans le recueil intitulé «Hâtez-vous à la suite du Christ» (Спешите идти за Христом)

«En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit au salut et dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort» (2 Cor. 7,10) Voici des paroles d’une grande profondeur, tirées de la deuxième épître du Saint Apôtre Paul aux Corinthiens. Il convient d’approfondir ces paroles: qu’est-ce donc que la tristesse selon Dieu et qu’est la tristesse selon le monde?
La tristesse selon Dieu, c’est l’état d’esprit dans lequel ont vécu tous les saints, et c’est avant tout une très grande tristesse au sujet de nos propres péchés. C’est également une tristesse continue à propos de ce que nous voyons dans le monde : des impies qui ne croient pas en notre Christ, qui vivent comme si c’était satan qui dirigeait leur vie. Ils ne veulent pas connaître la voie du Christ. La tristesse selon Dieu, c’est la tristesse pour toutes les choses injustes, et les vols et les meurtres et l’obscénité et le mensonge, l’effroyable mensonge qui imprègne tout et dans lequel ont vécu et vivent des gens de toutes conditions. La tristesse selon Dieu, c’est la tristesse pour l’infortune de nos enfants, de notre jeunesse qui ne connaît rien de Dieu, et qui vit sans Dieu.
agios-louka-st-lukasC’est cela la tristesse, celle qui naît de ce que nous-mêmes nous écartons souvent de la voie de Dieu, de ce que le monde entier emprunte un chemin qui éloigne du Christ. «Une repentance qui conduit au salut et dont on ne se repent jamais»
Cette tristesse engendre une repentance continuelle et immuable, elle engendre un sentiment de culpabilité devant Dieu, le sentiment de notre propre culpabilité et de celle de ces malheureuses gens impies qui nous entourent. Cette tristesse, cette affliction, ces larmes versées sur nous-mêmes et sur notre prochain nous conduisent à la repentance. Et nous vivons alors dans ce saint et salutaire sentiment de repentance, dans la prière pour nous-mêmes pour notre propre indignité, et pour notre prochain, pour ceux aussi qui nous sont étrangers, pour tous les malheureux qui ne croient pas en le Christ. La repentance dont on ne se repent pas mène au salut. Elle suscite en notre esprit la puissance de la prière du repentir, la prière avec larmes, la prière pour tous.
«Mais la tristesse selon le monde mène à la mort». Qu’est-ce, la tristesse selon le monde ? C’est la tristesse de ceux qui placent le but de leur vie dans les seuls plaisirs de ce monde, dans leur seule prospérité en cette vie terrestre, ceux qui ne veulent rien savoir du chemin du salut, qui ne connaissent rien de la vie spirituelle, qui ne prient pas, qui ne croient en rien ou croient seulement en le veau d’or, en la richesse qui leur procure bien-être et prospérité en cette vie. Et la tristesse frappe très souvent ces gens car leurs théories orientées vers l’acquisition de la prospérité matérielle, s’écroulent comme des  châteaux de cartes. Mais cela peut être pis encore car il arrive que ces impies se lancent à la poursuite de leur prospérité matérielle par des voies criminelles et ils en arrivent à une catastrophe intégrale. Leur iniquité et leurs crimes finissent par être découverts, il apparaît que pour satisfaire leur avidité, ils ont porté atteinte au bien et à l’intégrité de leurs prochains ou aux intérêts de l’État. Alors un dur châtiment leur est réservé : la prison, la déportation, l’exil. Mais tout cela n’est encore qu’un demi-mal. Ce n’est pas si terrible que d’atterrir en prison ou d’être exilé. Ce qui est terrible, c’est la mort éternelle qui les attend, l’éternelle perdition. C’est pour cette raison qu’il est dit que la tristesse selon le monde, la tristesse pour les biens de ce monde, conduit à la mort. Écoutez ces paroles avec crainte, craignez d’emprunter ce chemin de la tristesse selon le monde qui vous mènera à la mort. Vivez dans la tristesse selon Dieu, baignez dans les larmes saintes suite à votre propre indignité, pour les impies qui succombent et parmi lesquels vous vivez, et vous recevrez le salut éternel. Amen.agios-louka-mix

Traduit du russe.