Le Saint Archevêque Martyr Seraphim, à propos de son père spirituel, Saint Jean de Kronstadt (3/4)

Voici la troisième partie de la traduction de la longue homélie prononcée par le Saint Archevêque Martyr Seraphim (Tchitchagov) de Saint-Pétersbourg, lors de la pannychide qu’il célébra à l’occasion du quarantième jour suivant le décès du saint Père Jean de Kronstadt, dont il était le fils spirituel. La biographie en français du saint hiérarque est disponible dans l’introduction de la superbe traduction de son livre, écrit vers 1896, «Chroniques du Monastère de Seraphimo-Divyeevo» ,publié récemment, en deux volumes, par les Éditions du Désert. Les deux premières parties se trouvent ici.

Le Saint Vladika Seraphim

Pour prendre mesure de la foi et de l’esprit de Batiouchka Jean, il fallait prier avec lui à l’autel pendant la Liturgie. Pour commencer, à l’autel de la Proscomidie, il faisait mémoire de tous les vivants et els morts, il priait pour tous, en pleurant, en intercédant avec audace auprès Seigneur pour tous les affligés et tous ceux qui souffraient. Parfois, il s’éloignait un moment, puis y revenait et recommençait à prier, agenouillé, tenant le diskos entre les mains, et souffrant visiblement avec eux pour lesquels il priait. Read more

Le Saint Archevêque Martyr Seraphim, à propos de son père spirituel, Saint Jean de Kronstadt (2/4

Voici la deuxième partie de la traduction de la longue homélie prononcée par le Saint Archevêque Martyr Seraphim (Tchitchagov) de Saint-Pétersbourg, lors de la pannychide qu’il célébra à l’occasion du quarantième jour suivant le décès du saint Père Jean de Kronstadt, dont il était le fils spirituel. La biographie en français du saint hiérarque est disponible dans l’introduction de la superbe traduction de son livre, écrit vers 1896, «Chroniques du Monastère de Seraphimo-Divyeevo» ,publié récemment, en deux volumes, par les Éditions du Désert. La première partie du texte se trouve ici.

Le Saint Vladika Seraphim

Jouissant d’une simplicité et d’une sincérité extrêmes, le Père Jean possédait le don grandiose de la prière. C’était sa caractéristique distinctive. Il croyait profondément, de tout son cœur, en ce qu’il avait reçu de Dieu, en qualité de prêtre, la grâce de prier pour les enfants de Dieu. Il croyait que le Seigneur était proche du fidèle chrétien, à la manière du cœur et du corps, car notre corps est le temple de l’Esprit Saint Qui vit en nous et Que nous avons reçu de Dieu. Read more

Le Saint Archevêque Martyr Seraphim, à propos de son père spirituel, Saint Jean de Kronstadt (1/4)

Voici la première des quatre parties de la traduction de la longue homélie prononcée par le Saint Archevêque Martyr Seraphim (Tchitchagov) de Saint-Pétersbourg, lors de la pannychide qu’il célébra à l’occasion du quarantième jour suivant le décès du saint Père Jean de Kronstadt, dont il était le fils spirituel. La biographie en français du saint hiérarque est disponible dans l’introduction de la superbe traduction de son livre, écrit vers 1896, «Chroniques du Monastère de Seraphimo-Divyeevo» ,publié récemment, en deux volumes, par les Éditions du Désert.

Le Saint Vladika Seraphim

Notre cher Jean de Kronstadt, qui repose en Dieu, et se tient devant Son trône, ce grand juste, cet intercesseur pour toute la Russie, le vrai ami de tous ceux qui souffrent, qui peinent dans leurs labeurs et sous leur joug, demeurera toujours proche du cœur du peuple russe, ainsi que source la plus pure d’inspiration pour les serviteurs du culte. Pendant leur vie, les gens aussi exceptionnels que le Père Jean jouissent toujours plus de l’amour du peuple que de gloire terrestre, car des forces s’opposent à celle-ci, ouvertement et aussi secrètement. Mais après leur décès, ils sont exaltés tout particulièrement par les descendants de cette société «éclairée» qui fut incapable en son temps de reconnaître leur esprit, pour diverses raisons, mais surtout du fait de leur faible développement spirituel. Read more

Métropolite Benjamin (Fedtchenkov). «Miracles du Père Jean de Kronstadt».

Le texte ci-dessous est la traduction d’un chapitre tiré d’un long texte rédigé par le Métropolite Benjamin Fedtchenkov. Ce long texte fut pendant une grande partie du XXe siècle un des très rares témoignages directs contribuant à la diffusion d’éléments biographiques fiables au sujet du Saint Père Jean de Kronstadt. En plus de leur valeur spirituelle, l’intérêt historique de ces textes est indéniable. Voici la traduction d’un troisième extrait, intitulé «Чудеса отца Иоанна Кронштадтского», les deux premiers sont disponibles ici.
Ivan Fedtchenkov naquit le 2/14 septembre 1880. Il reçut la tonsure monastique en 1907, année au cours de laquelle il termina l’Académie de Théologie de Saint-Pétersbourg. En 1910-1911, il fut le secrétaire particulier de l’Archevêque Serge de Finlande, le futur patriarche. Entre 1904 et 1908, il rencontre le Père Jean de Kronstadt à trois reprises, et à l’une de ces occasion, il concélébra la Divine Liturgie avec lui. Ces rencontres produisirent sur lui une impression intense, et il nourrit toute sa vie une vénération profonde envers Saint Jean de Kronstadt, lui consacrant plusieurs écrits. Il fit partie des fondateurs et fut recteur de l’Église des Trois Saints Docteurs à Paris, et fondateur de la représentation du Patriarcat de Moscou en France. Il fut exarque du Patriarcat de Moscou en Amérique et y devint métropolite. Il termina sa vie à la Laure des Grottes de Pskov, en 1961, et son corps y fut inhumé. Vladika Benjamin a laissé un riche héritage littéraire et spirituel.

L’objet de ces notes consiste en partie à mettre sur papier ce dont j’ai été le témoin ou tout a moins, ce que j’ai entendu de la part de témoins fiables. Telle est ma démarche.
Ses miracles, on les connaissait dans toute la Russie. Une mère m’amena son fils qui souffrait des yeux et me demanda de les guider et accompagner jusqu’au Père Jean. Batiouchka les fit entrer avec moi. Read more

Vladika Benjamin. Chez le Père Jean (2/2)

Le texte ci-dessous est la traduction d’un chapitre d’un long texte rédigé par le Métropolite Benjamin Fedtchenkov. Ce long texte fut pendant une grande partie du XXe siècle un des très rares témoignages directs contribuant à la diffusion d’éléments biographiques fiables au sujet du Saint Père Jean de Kronstadt. En plus de leur valeur spirituelle, l’intérêt historique de ces textes est indéniable. Voici la traduction du deuxième extrait, suite directe du premier, qui est disponible ici.
Ivan Fedtchenkov naquit le 2/14 septembre 1880. Il reçut la tonsure monastique en 1907, année au cours de laquelle il termina l’Académie de Théologie de Saint-Pétersbourg. En 1910-1911, il fut le secrétaire particulier de l’Archevêque Serge de Finlande, le futur patriarche. Entre 1904 et 1908, il rencontre le Père Jean de Kronstadt à trois reprises, et à l’une de ces occasion, il concélébra la Divine Liturgie avec lui. Ces rencontres produisirent sur lui une impression intense, et il nourrit toute sa vie une vénération profonde envers Saint Jean de Kronstadt, lui consacrant plusieurs écrits. Il fit partie des fondateurs et fut recteur de l’Église des Trois Saints Docteurs à Paris, et fondateur de la représentation du Patriarcat de Moscou en France. Il fut exarque du Patriarcat de Moscou en Amérique et y devint métropolite. Il termina sa vie à la Laure des Grottes de Pskov, en 1961, et son corps y fut inhumé. Vladika Benjamin a laissé un riche héritage littéraire et spirituel.

Novembre était froid, mais il n’y avait quasiment pas de neige. Les cochers menaient encore leur drojki. Nous sommes arrivés au foyer de la «Maison de l’amour du travail», créée par le Père Jean. Nous fûmes reçus de façon attentionnée, car nous étions des étudiants de l’Académie. Le matin, il fallait se lever tôt, afin d’être à l’église dès quatre heures. On nous emmena dans le sanctuaire de la Cathédrale. Celle-ci pouvait accueillir environ cinq mille fidèles. Et elle était déjà pleine. Mis à part nous, plusieurs membres du clergé et quelques laïcs se trouvaient dans le sanctuaire. Read more

Vladika Benjamin. Chez le Père Jean (1/2)

Le texte ci-dessous est la traduction d’un chapitre d’un long texte rédigé par le Métropolite Benjamin Fedtchenkov. Ce long texte fut pendant une grande partie du XXe siècle un des très rares témoignages directs contribuant à la diffusion d’éléments biographiques fiables au sujet du Saint Père Jean de Kronstadt. En plus de leur valeur spirituelle, l’intérêt historique de ces textes est indéniable. La traduction de plusieurs extraits sera proposée ici.
Ivan Fedtchenkov naquit le 2/14 septembre 1880. Il reçut la tonsure monastique en 1907, année au cours de laquelle il termina l’Académie de Théologie de Saint-Pétersbourg. En 1910-1911, il fut le secrétaire particulier de l’Archevêque Serge de Finlande, le futur patriarche. Entre 1904 et 1908, il rencontre le Père Jean de Kronstadt à trois reprises, et à l’une de ces occasion, il concélébra la Divine Liturgie avec lui. Ces rencontres produisirent sur lui une impression intense, et il nourrit toute sa vie une vénération profonde envers Saint Jean de Kronstadt, lui consacrant plusieurs écrits. Il fit partie des fondateurs et fut recteur de l’Église des Trois Saints Docteurs à Paris, et fondateur de la représentation du Patriarcat de Moscou en France. Il fut exarque du Patriarcat de Moscou en Amérique et y devint métropolite. Il termina sa vie à la Laure des Grottes de Pskov, en 1961, et son corps y fut inhumé. Vladika Benjamin a laissé un riche héritage littéraire et spirituel.

C’est vraisemblablement seulement durant la deuxième année de mes études, et non la première (c’est-à-dire en 1904), que je parvins à me rendre chez Batiouchka. Pourquoi pas au cours de la première, se demandera naturellement le lecteur. On peut effectivement se poser cette question. La réponse se trouve dans la situation spirituelle générale de la Russie, ou plutôt, sa situation non-spirituelle. Maintenant, après la secousse de la révolution, beaucoup s’empressent de louer le passé. C’est il y avait tant de belles choses. Mais le malheur, c’est que nous ne voulions pas les remarquer. Il en allait de même avec le Père Jean. Son nom était glorifié dans le monde entier. Et nous, les étudiants, nous savions cela. Ici, nous vivons à côté de Kronstadt et en une ou deux heures, on peut arriver chez le Père Jean… Mais nous, les étudiants, nous n’y pensions même pas. Quelle énigme. Read more