Saint Jean de Kronstadt. Les Royaumes terrestres tombent par iniquité et manque de foi

Le texte ci-dessous est la traduction d’une homélie qui fait partie de la série de celles dans lesquelles le Saint Batiouchka Jean attire l’attention des fidèles sur les événements terribles et spectaculaires qui se déroulaient dans la société russe qui leur était contemporaine et replaçait ces événements politiques, sociaux, économiques et moraux dans une perspective orthodoxe en les reliant à maints extraits de la Sainte Écriture relatifs au Jugement dernier et aux événements apocalyptiques. Cette série est regroupée dans un livre intitulé «О Церкви и Страшном Суде» , «A propos de l’Église et du Jugement dernier» , dont l’édition utilisée ici est celle publiée à Sebastopol en 2018, aux pages 368 à 373. Pareille mise en perspective offre évidemment une grille de lecture plutôt pertinente du monde du XXIe siècle. L’homélie fut prononcée le 06 mai 1907 à la Cathédrale Saint André de Kronstadt.

Ayant accepté le Royaume inébranlable (L’Église), puissions-nous garder la grâce qui nous permet de servir de manière agréable à Dieu, avec piété et crainte.
Car notre Dieu est aussi un feu dévorant (Héb.12,29).

La Russie et l’Église célèbrent solennellement aujourd’hui la naissance du Tsar couronné par Dieu pour régner sur l’Empire de toutes les Russies, et prient le Roi des rois d’accorder à notre Tsar terrestre succès et victoire en sa souveraineté, c’est-à-dire un long règne, la paix, la santé, le salut. Que le Seigneur lui accorde prospérité et assistance en toutes choses. Qu’il soumette à ses pieds tout rival et ennemi perfide. Read more

Le Saint Archevêque Martyr Seraphim, à propos de son père spirituel, Saint Jean de Kronstadt (4/4)

Voici la quatrième partie de la traduction de la longue homélie prononcée par le Saint Archevêque Martyr Seraphim (Tchitchagov) de Saint-Pétersbourg, lors de la pannychide qu’il célébra à l’occasion du quarantième jour suivant le décès du saint Père Jean de Kronstadt, dont il était le fils spirituel. La biographie en français du saint hiérarque est disponible dans l’introduction de la superbe traduction de son livre, écrit vers 1896, «Chroniques du Monastère de Seraphimo-Divyeevo» ,publié récemment, en deux volumes, par les Éditions du Désert. Les trois premières parties se trouvent ici.

On continuera à écrire et à dire tant de choses au sujet de notre Batiouchka Jean bien aimé, ce grand héros de l’ascèse et intercesseur de toute la Russie. Des centaines de milliers de gens le virent, le connurent, prièrent avec lui et bon nombre d’entre eux reçurent la guérison à travers sa prière, mais je ne me tromperai pas en écrivant que peu de gens cultivés le comprirent. L’importance de leur expérience et de leur développement spirituels était telle qu’elle ne leur permettait ni de comprendre son esprit, ni, surtout, son chemin exceptionnel vers la perfection. Read more

Le Saint Archevêque Martyr Seraphim, à propos de son père spirituel, Saint Jean de Kronstadt (3/4)

Voici la troisième partie de la traduction de la longue homélie prononcée par le Saint Archevêque Martyr Seraphim (Tchitchagov) de Saint-Pétersbourg, lors de la pannychide qu’il célébra à l’occasion du quarantième jour suivant le décès du saint Père Jean de Kronstadt, dont il était le fils spirituel. La biographie en français du saint hiérarque est disponible dans l’introduction de la superbe traduction de son livre, écrit vers 1896, «Chroniques du Monastère de Seraphimo-Divyeevo» ,publié récemment, en deux volumes, par les Éditions du Désert. Les deux premières parties se trouvent ici.

Le Saint Vladika Seraphim

Pour prendre mesure de la foi et de l’esprit de Batiouchka Jean, il fallait prier avec lui à l’autel pendant la Liturgie. Pour commencer, à l’autel de la Proscomidie, il faisait mémoire de tous les vivants et els morts, il priait pour tous, en pleurant, en intercédant avec audace auprès Seigneur pour tous les affligés et tous ceux qui souffraient. Parfois, il s’éloignait un moment, puis y revenait et recommençait à prier, agenouillé, tenant le diskos entre les mains, et souffrant visiblement avec eux pour lesquels il priait. Read more

Le Saint Archevêque Martyr Seraphim, à propos de son père spirituel, Saint Jean de Kronstadt (2/4

Voici la deuxième partie de la traduction de la longue homélie prononcée par le Saint Archevêque Martyr Seraphim (Tchitchagov) de Saint-Pétersbourg, lors de la pannychide qu’il célébra à l’occasion du quarantième jour suivant le décès du saint Père Jean de Kronstadt, dont il était le fils spirituel. La biographie en français du saint hiérarque est disponible dans l’introduction de la superbe traduction de son livre, écrit vers 1896, «Chroniques du Monastère de Seraphimo-Divyeevo» ,publié récemment, en deux volumes, par les Éditions du Désert. La première partie du texte se trouve ici.

Le Saint Vladika Seraphim

Jouissant d’une simplicité et d’une sincérité extrêmes, le Père Jean possédait le don grandiose de la prière. C’était sa caractéristique distinctive. Il croyait profondément, de tout son cœur, en ce qu’il avait reçu de Dieu, en qualité de prêtre, la grâce de prier pour les enfants de Dieu. Il croyait que le Seigneur était proche du fidèle chrétien, à la manière du cœur et du corps, car notre corps est le temple de l’Esprit Saint Qui vit en nous et Que nous avons reçu de Dieu. Read more

Le Saint Archevêque Martyr Seraphim, à propos de son père spirituel, Saint Jean de Kronstadt (1/4)

Voici la première des quatre parties de la traduction de la longue homélie prononcée par le Saint Archevêque Martyr Seraphim (Tchitchagov) de Saint-Pétersbourg, lors de la pannychide qu’il célébra à l’occasion du quarantième jour suivant le décès du saint Père Jean de Kronstadt, dont il était le fils spirituel. La biographie en français du saint hiérarque est disponible dans l’introduction de la superbe traduction de son livre, écrit vers 1896, «Chroniques du Monastère de Seraphimo-Divyeevo» ,publié récemment, en deux volumes, par les Éditions du Désert.

Le Saint Vladika Seraphim

Notre cher Jean de Kronstadt, qui repose en Dieu, et se tient devant Son trône, ce grand juste, cet intercesseur pour toute la Russie, le vrai ami de tous ceux qui souffrent, qui peinent dans leurs labeurs et sous leur joug, demeurera toujours proche du cœur du peuple russe, ainsi que source la plus pure d’inspiration pour les serviteurs du culte. Pendant leur vie, les gens aussi exceptionnels que le Père Jean jouissent toujours plus de l’amour du peuple que de gloire terrestre, car des forces s’opposent à celle-ci, ouvertement et aussi secrètement. Mais après leur décès, ils sont exaltés tout particulièrement par les descendants de cette société «éclairée» qui fut incapable en son temps de reconnaître leur esprit, pour diverses raisons, mais surtout du fait de leur faible développement spirituel. Read more

Le Métropolite Ioann (Snytchev). Je naquis mort-né. (2/2)

Voici la deuxième partie de la traduction d’un texte publié sur le site Pravoslavie.ru le 9 octobre 2017. Il propose plusieurs extraits d’un livre non encore publié, d’Alexis Solonitsine. illustrant ce que fut l’enfance du célèbre Métropolite de Saint-Pétersbourg et  Ladoga, Vladika Ioann (Snytchev), aujourd’hui vénéré par de nombreux russes comme un véritable saint de notre temps. Son corps repose dans un des cimetières de la Laure de la Trinité – Saint Alexandre Nevski à Saint-Pétersbourg. La première partie du texte se trouve ici.

Une autre fois qu’ils conversaient à deux, Vladika expliqua qu’il était important d’apprendre à réfléchir. Il enseigna à son élève à s’observer intérieurement.
– Je suis entré à l’institut d’enseignement technique industriel, raconta l’Hypodiacre Ioann à son maître. Mais il ne put y rester, souffrant de nouveau de la faim. Dur à vivre.
– Je retournai à Sorotchinsk et y passai le reste de l’année, jusqu’à ce que je fus appelé à l’armée. J’y allai et là, de nouvelles épreuves commencèrent. Je commencerai par dire que jamais, nulle part, je n’ai dissimulé ma foi. Ivan apprit rapidement à se lever avant tout le monde. Il priait et ensuite, faisait sa promenade matinale autour de la caserne. Ce fut immédiatement remarqué et rapporté au commandant du quartier. Mais le commandant avait fait la guerre, et il savait qu’avant les combats, ils étaient nombreux à prier. Les uns silencieusement, les autres à voix haute. C’est pourquoi on fit preuve de condescendance envers le jeune soldat. Qu’il prie donc. Il était discipliné et servait normalement. Seulement, voilà que pendant le Carême de la Saint Philippe, le soldat Snytchev ne mangea que du pain et ne bu que du thé sucré. On le dénonça une fois encore. Certains décidèrent qu’il essayait de se rendre malade, afin d’être déclaré physiquement inapte. On envoya Ioann en observation dans le quartier médical. Il fut reçu par le médecin, une femme décidée et sévère. Il est vrai que les médecins sont supposés être sévères, particulièrement les femmes. Mais celle-là était irritable jusqu’à la méchanceté quand elle surprenait le moindre signe de désobéissance. Et voilà que tombe entre ses mains un simple soldat qui pense et agit selon ses règles, et croit en Dieu, ce qui est une absurdité et une attitude de sauvage… Read more