
Le texte ci-dessous est la deuxième partie de la traduction d’un chapitre du livre «L’Archiprêtre Ioann Sergueev de Kronstadt» (Протоиерей Иоанн Сергиев Кронштадтский), recueil d’articles de divers auteurs, publié en 1943 à Kharbin par les éditions de la «Fraternité Saint Jean le Théologien» (“Братство св. Иоанна Богослова”). Le titre original complet du chapitre est «Entretien autobiographique avec les pasteurs de Sarapoul» (Автобиографическая беседа с сарапульскими пастырями). L’ouvrage ne précise pas la date à laquelle fut tenu cet entretien, dont la traduction est proposée ici en deux parties.
A ce moment, les propos du Père Jean furent interrompus par un des auditeurs.
–Très vénéré Père Jean, enseignez-nous comment nous devons agir quand tous nos efforts déployés pour chasser l’ennemi hors de nous-même, de le vaincre par nous-même, ne mènent à rien. Alors surgit, involontairement, le découragement, la volonté faiblit et les mains reculent devant l’ouvrage. Est-il convenable dans ce cas de recourir à la méthode qui consisterait à essayer de n’accorder aucune attention à l’ennemi intérieur, un peu comme si on crachait sur lui?
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personne de Nicolas II ne correspond absolument pas à la réalité. Cet entretien avec la journaliste Ludmila Boniouchkine fut tenu le lendemain du jour où l'Empereur Nicolas II et sa Famille furent officiellement accueillis dans le chœur des saints par le Patriarcat de Moscou. L'Archiprêtre Valentin Asmus fait autorité dans le domaine de l'histoire de la monarchie en Russie; il enseigne à L'Académie de Théologie de Moscou. Voici la seconde partie de la traduction de l'entretien.
«Tout le monde sait que je suis né dans le Gouvernorat d’Arkhangelsk et que j’ai terminé le cycle d’études de l’Académie de Théologie de Saint-Pétersbourg. Dès la fin de mes études, j’ai occupé à Kronstadt la place qui est encore la mienne aujourd’hui: prêtre à la Cathédrale Saint André. C’est une ville militaire; à chaque pas, on croise des soldats, des matelots, des artisans des chantiers navals, etc… Les matelots passent la plus grande partie de leur temps en mer, sur leur vaisseau, et quand ils débarquent, ils veulent profiter au maximum de leur temps libre, en tirer le plus de plaisirs. Voilà pourquoi dans les rues, on peut toujours rencontrer des gens ivres et entendre toutes sortes d’horreurs.
Il faut dire que les historiens soviétiques ne sont pas les seuls à évaluer de façon négative la personne de l’Empereur Nicolas II. Un grand nombre d’historiens russes et occidentaux libéraux, ceux qu’on nomme les historiens bourgeois, l’évaluent exactement de la même manière. Pour dépasser cette évaluation, je conseillerais avant tout deux travaux sereins et objectifs. L’un est relativement ancien; il fut écrit dans les années ’30-’40 du siècle dernier par Sergueï Sergueevitch Oldenburg: «Le Règne de l’Empereur Nicolas II». Ce livre fut réédité il y a peu en Russie. Le second fut rédigé par notre contemporain, l’historien Alexandre Nikolaevitch Bokhanov. Son livre «Nicolas II» a déjà connu plusieurs rééditions.
Le site Pravoslavie.ru a publié la version russe du texte ci-dessous, consacré à la spiritualité de Geronda Arsenios le Spiléote et Hésychaste, le 15 septembre 2015. Cette version a été préparée par Madame Olga Rojniova.
созидательного национализма), dont est extraite et traduite des pages 165 et 166, la première partie du texte ci-dessous. Viaziguine naquit en 1867, il fut historien, enseignant à l'Université de Kharkov. Il fut arrêté, emprisonné, bestialement torturé et assassiné par les bolcheviques en 1919. Il semble que la cause de leurs agissements fut la conviction de Viaziguine que le peuple russe devait vivre selon ses propres coutumes, traditions et idéaux, personne n'étant habilité à imposer aux Russes un mode de vie étranger. Son ouvrage a été publié en 2008, à Moscou, aux éditions de l'Institut de la Civilisation Russe.
Ce premier extrait est complété par un second, tiré de la page 287 du livre de l'historien Pëtr Multatuli ««L'Empereur Nicolas II, l'Homme et le Monarque» («Император Николай II. Человек и
монарх», Éditions Veche, Moscou, 2016) dans lequel l'auteur rapporte les propos du publiciste et philosophe D.A. Khomiakov au sujet du Manifeste Impérial du 26 février 1903