Hiéromoine Kyrill. Homélie pour l’Annonciation

Les frères Cyrille et Méthode Zinkovski

Le texte ci-dessous est la traduction d’un original russe accessible sur le site du Monastère (en construction) de la Dormition – Saint Seraphim de Vyritsa . Cet original est sous-titré: «Extrait du sermon du 7 avril 2020 du Hiéromoine Kyrill». Les frères jumeaux hiéromoines Cyrille et Méthode Zinkovski, membres du clergé de l’église de la Très Sainte Mère de Dieu de Kazan, à Vyritsa, portent matériellement et spirituellement la construction de ce monastère pour femmes, guidés par leur père spirituel l’Archimandrite Ioann Mironov et l’Évêque Mitrophane de Gatchina et Louga.

Toute l’histoire de l’Église nous enseigne l’importance de la vénération de la Très Sainte Mère de Dieu

Au nom du Père, du Fils et du Saint-esprit!

Chers frères et sœurs, bonne fête de l’Annonciation à la Très Pure Souveraine et Mère de notre Dieu!

Cette grande fête est liée, comme le disent les hymnes, au début de notre salut. Nous connaissons tous ces événements évangéliques liés à l’Annonciation à la Toute Sainte Vierge par l’Archange Gabriel. Bien sûr, d’une part, c’est une fête grandiose, incroyable, dont on peut parler longuement. D’autre part, sa grandeur est tellement indicible qu’il est difficile de la décrire en langage humain. Comment est-il possible que le Créateur, Tout-puissant, Indescriptible, Omniscient, Omniprésent, soit devenu un petit bébé dans le ventre de la Vierge Marie? Pourquoi le Grand Dieu eut-Il besoin de venir dans ce monde? Comme l’a dit le Métropolite Antoine de Souroge, jamais un homme ne pourrait penser par lui-même une telle religion. Dans toutes les religions, la divinité suprême est quelque part en-haut et ne peut que donner ou commander certaines lois. Mais venir dans ce monde rempli de péchés, et même ainsi s’unir à la matière, nous ne rencontrons cela dans aucune autre religion. Un homme n’aurait jamais inventé ça. Et, en effet, l’Évangile est une grande nouveauté, une grande révélation pour nous. Et même parmi ceux qui étaient alors à Nazareth, à Jérusalem, personne ne pouvait y croire, bien que les Juifs aient lu les Écritures, les prophètes, le prophète Isaïe qui avait prédit que «la Vierge concevrait en son sein» (Isaïe 7:14). Mais ils avaient lu sans comprendre. C’est pourquoi, par l’Œuvre de Dieu, la Vierge Marie fut fiancée à Joseph. Parce que si elle avait conçu et donné naissance à un bébé par le Saint-Esprit, sans être fiancée, alors elle aurait dû, selon la loi de Moïse, être mise à mort. Personne parmi ces Juifs «orthodoxes» n’aurait jamais cru qu’un miracle tel que la conception sans semences eût été possible. Elle aurait été accusée d’adultère secret, dissimulé. Le Seigneur, sachant cela, recouvrit ce mystère. Et il faut dire que, malheureusement, des soi-disant chrétiens, nombreux parmi les chrétiens occidentaux, cessent maintenant de croire à ce grand mystère de la conception sans semence par le Saint-Esprit. Ils disent toutes sortes de choses ridicules et blasphématoires. Mais nous, orthodoxes, Dieu merci, honorons la Très Sainte Mère de Dieu. Même dans l’antiquité, Saint Grégoire le Théologien a dit «Quiconque n’honore pas Sainte Marie comme Mère de Dieu, est excommunié de la Divinité»(lettre 101). Les protestants disent qu’il suffit d’honorer le Seigneur Jésus-Christ, pourquoi donc la Vierge Marie? Mais c’est par Elle, qu’Il est venu au monde. Toute l’histoire de l’Église nous enseigne l’importance de la vénération de la Très Sainte Mère de Dieu.

Protection de la Très Sainte Mère de Dieu

Et chaque chrétien a probablement déjà fait l’expérience de recevoir l’aide particulière de la prière de la Très Sainte Mère de Dieu. Toujours nous Lui demandons Son aide, en tant que Mère Céleste. A chaque jour, chaque heure de notre vie, nous devons accourir vers Elle. Les Saints Pères disent d’Elle qu’Elle a accompli «un travail gigantesque» (Saint Nicolas de Serbie). Et ce travail gigantesque, Elle l’accomplit pour Se rapprocher de Dieu. C’est différent du christianise occidental, où ils ont inventé le dogme de l’immaculée conception, selon lequel la Vierge Marie serait née de Ses parents de façon immaculée, exemptée du péché originel. Ce faisant, ils ont minimisé, réduit à néant Son podvig personnel. Les Saints Pères disent que le péché n’a pas touché l’âme de la Très Sainte Mère de Dieu, mais ce fut le résultat de Son podvig personnel et pas simplement par l’intervention de Dieu. Nous savons qu’Elle est plus glorifiée comme étant plus vénérable que les anges, pas juste comme ça, mais suite à Son podvig spirituel. Saint Nicolas Velimirovitch qualifie Son podvig de gigantesque, mais il note en même temps que Son âme était comme celle d’un enfant. Elle sut demeurer comme une enfant toute Sa vie parce qu’Elle avait une grande pureté, la chasteté et la simplicité de l’âme. Et c’est incroyablement merveilleux. D’un côté les traits d’une enfant, et de l’autre, une œuvre gigantesque, la compréhension des mystères divins. Quand Elle lisait le Prophète Isaïe, Elle comprenait ce qu’Elle lisait. De façon étonnante, Son âme est si large et profonde et pure qu’il est difficile de La comparer même au plus beau des lacs ou à l’océan, qui ne sont ni aussi purs, ni aussi nobles. Mais on peut recourir à une comparaison : comme le soleil se reflète dans l’eau la plus pure, de même l’Esprit-Saint trouva place dans Son âme. Et il faut dire que pour le Seigneur Dieu Lui-même, ce fut une grande joie, qu’il y avait une telle âme parmi le genre humain. Nous vivons tous de façon très impure, très futile et indigne du nom d’Image de Dieu. Si une telle âme n’avait pas été trouvée, le Fils de Dieu n’eût pu s’incarner.
Le Seigneur a donné à l’homme le libre arbitre. Et une personne peut l’utiliser de différentes manières. Le fait que Dieu sache comment nous l’utiliserons ne signifie pas qu’Il préjuge de notre comportement.
Et la Vierge Marie choisit cette voie du service à Dieu dès Son enfance. Ce n’était pas seulement une pièce de théâtre que Dieu a mis en scène pour sauver les gens. Dans cette démarche sacerdotale, il fallait aussi bien le libre arbitre que le podvig de cette Jeune Fille, grâce à Laquelle nous avons reçu le Fils de Dieu, notre Sauveur incarné. C’est pourquoi aujourd’hui nous vénérons particulièrement la Très Sainte Mère de Dieu, Son mystérieux silence dans l’autel du temple de Salomon. Au-delà des pages du Saint Évangile, nous en savons très peu sur la vie intérieure qu’Elle a vécu. Cela restera probablement un mystère du siècle à venir, pour autant que nous soyons digne de nous retrouver avec vous dans le Royaume de Dieu. Entre-temps, vénérons avec une pieuse crainte ce que Saint Jean Chrysostome qualifie de Mystère, quand il écrit dans l’homélie sur l’Annonciation que ce mystère de l’incarnation de Dieu ne peut être mesuré, découvert, ni compris par l’esprit humain.
Saint Nicolas de Serbie dit de la Très Sainte et Très Pure Mère de Dieu qu’il n’y avait rien de faux en Elle, aucun artifice, et en même temps, dans cette grande simplicité résidait une profonde humilité. Tentons d’approcher un tant soit peu le secret de l’âme de la Très Sainte Mère de Dieu, efforçons-nous de La vénérer, de Lui demander Sa bénédiction. Afin que pendant ce Grand Carême et pendant toute notre vie, nous essayions, en nous souvenant d’Elle, de contrôler notre langue, de limiter nos pensées, car par rapport à Elle, nous pensons si souvent à tout ce qui est vide, et même, malheureusement, sale. Et ne vous inquiétez pas particulièrement de ce que notre âme soit comme ça. Nous n’osons pas être comme la Mère de Dieu, mais comme Elle est notre Mère, nous devons essayer de La réjouir un peu. Non seulement nous réjouir de ce qu’Elle a fait pour nous, mais aussi réfléchir à ce que nous pouvons faire pour Elle et Son fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Amen!
Traduit du russe
Source

Prie, la Très Sainte Mère de Dieu écoute.

Le texte ci-dessous est la traduction d’un original russe préparé par Madame Olga Orlova et publié sur le site Pravoslavie.ru, le 23 mars 2018, sous le titre : «Молись — Божия Матерь услышит! О современных чудесах Пресвятой Богородицы». Il rassemble quelques récits relatifs à des miracles contemporains de la Très Sainte Mère de Dieu. Toutes les photos proviennent du site Pravoslavie.ru.

L’Archiprêtre Georges Breev, Recteur de l’église de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, à Krylatskoe (Moscou) :
Quand je fut nommé recteur de l’église de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, à Krylatskoe, on m’y apporta une icône de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia. L’autel est dédicacé à cette icône car des paysans l’avaient trouvée près d’une sainte source proche de l’église. Je me souviens, la starosta arriva et me dit :
– Batiouchka on aimerait t’offrir quelque chose, du fait que tu as été nommé pour restaurer cette église…
Elle savait que l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu était vénérée ici. Elle me remit l’icône, fort sombre. On n’y distinguait rien, ni couleur, ni même aucune forme.
– Et comment as-tu compris que c’est une icône de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia ? Lui demandai-je
– On me l’a dit quand je l’ai achetée au marché des antiquités à Ismaïlovo. Expliqua-t-elle.
– Eh bien d’accord, si c’est une Roudnia, je l’accepte avec plaisir!

Icône Roudnaia dans la cellule du Père Georges

Le fait est que dans notre église, il n’y avait qu’une seule icône vénérable de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia, préservée par les anciens paroissiens. Selon la tradition, lorsque l’église fut fermée en 1936, l’icône a été débitée en morceaux et brûlée par une habitante de Krylatskoe. Quelques années plus tard, pendant la Grande Guerre Patriotique, lors d’une incursion de l’aviation allemande sur une usine derrière la rivière Moskva, l’une des bombes fut lâchée «accidentellement» et tomba sur le village, précisément sur la maison de cette femme, la tuant avec sa fille. Ailleurs dans le village, personne d’autre ne fut blessé.
J’examinai donc cette icône Roudnaia, très sombre, qui m’avait été remise, et je pensai : «Elle a besoin d’un nettoyage». Cependant, lors de la première fête de cette icône, célébrée dans notre église en cours de restauration, j’ai quand même placé l’icône sombre dans l’église sur l’analoï. Puis, après que l’icône y fut demeurée quelques temps, je l’ai emmenée dans ma cellule. Je n’y compris rien. Que se passait-il?! C’était comme si elle se transformait sous mes yeux, certaines couleurs devenaient plus vives… Tamara Alekseevna Gavrilova, trésorière de l’église, arriva :
– Regardez Tamara Alekseevna, l’icône n’était pas ainsi!
– C’est vrai, Batiouchka! Elle confirma, stupéfiée.
Et réellement, sous nos yeux, l’icône se rénovait, les couleurs commençaient à scintiller, malgré le fait que le pinceau de l’artiste restaurateur ne l’ait même pas touchée! On voyait ses couleurs. Alors que c’était juste une planche sombre sur laquelle seuls certains contours transparaissaient, et maintenant, comme elle brillait!

Père Georges et l’icône du Buisson ardent

Et puis il y eut aussi l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu «du Buisson Ardent». Elle aussi me fut offerte par les paroissiens, complètement noircie. Je l’ai amenée ici dans ma cellule. On ne distinguait rien, ni visage, ni détails, juste quelques lignes qui ressortaient un peu de la planche sombre. D’après ces lignes qui convergeaient vers les coins, je compris qu’il s’agissait du «Buisson Ardent». Je l’ai suspendue au mur dans ma cellule… Je me pensai «Eh bien, il faut que je déniche un bon artiste». Je m’étais justement rendu compte de ce qu’il ne fallait pas confier au premier venu une icône à restaurer ; la veille, on m’en avait gâché une. Si bien que je décidai de patienter… Et cette icône elle-aussi apparut d’elle-même ! Tout ce qu’on peut y voir aujourd’hui n’existait pas! On y voit même du bleu-ciel, couleur qui était complètement absente. Et on ne voyait pas les anges! Le visage noble est maintenant visible sur l’icône.
Ce sont là deux miracles contemporains.
Et voici quelques jours, on m’a appelé de Tsaritsine, de l’église de la Très Sainte Mère de Dieu «Source de Vie», où j’étais recteur auparavant, pour m’annoncer que là aussi, trois icônes s’étaient « nettoyées » et resplendissaient. Il faut aller voir ça! Ce sont les icônes de la Très Sainte Mère de Dieu «Joie de Tous les Affligés» et «Visitation de ceux qui se perdent», et une icône du Saint Megalomartyr Georges le Victorieux. Dans ma cellule, une icône de Saint Georges s’est aussi auto-nettoyée. Et je me souviens encore que quand je fus nommé recteur à Krylatskoe, une artiste m’apporta une icône de la Très Sainte Mère de Dieu «Libératrice».
– Placez-la dans le sanctuaire ! Demanda-t-elle.
– Pourquoi donc dans le sanctuaire ? Interrogeai-je.
Alors, elle me raconta son histoire. Elle était devenue sérieusement malade et fit à la Très Sainte Mère de Dieu la promesse de peindre Son icône. Lorsqu’elle guérit, dans le tourbillon des tracas de la vie, elle oublia ce qu’elle avait promis. Une année s’écoula, et puis une autre. Un matin, elle sorti faire une promenade avec son chien, et voici ce qu’elle vit. Une moniale grande et élégante s’avançait vers elle… Elle tira sur la laisse du chien en pensant : «Comme elle est belle…». Soudain, avançant encore, la moniale s’adressa à elle :
– Tu m’a fait une promesse; pourquoi ne la respectes-tu pas ?
– Mais quelle promesse,… A qui ? Pensa l’artiste. Mais soudain elle se souvint. Elle avait promis à la Très Sainte Mère de Dieu de peindre Son icône.
Et la Très Sainte Mère de Dieu Se fit invisible.
Serguei Korablev
En 2016, après avoir terminé mon service dans la réserve, j’ai séjourné dans un sanatorium à Sotchi. Je me souviens, j’étais au bord de mer. C’était une journée claire et ensoleillée. La mer était calme, pas la moindre vague. Exactement à midi, j’ai vu un troupeau de dauphins nager vers le rivage, j’ai commencé à les compter: douze. J’étais assis sur une chaise longue et je les regardais. Alors je me suis soudain rendu compte qu’ils poussaient un objet vers le bord de l’eau… Quand les dauphins se sont retirés, la seule vague que j’ai remarquée ce jour-là a soudainement roulé et a jeté un paquet sur le sable. Je l’ai remarqué, mais bientôt j’ai été distrait et j’ai quitté la plage pendant un moment. Je revins, et cette offrande de la mer était toujours au même endroit… J’ai sorti un e-book et j’ai essayé de me lancer dans la lecture mais une voix intérieure me dit:
– Ouvre le petit sac, ouvre le sac.
J’obéis. Je m’avançai. Le sac était plein de vase. J’enlevai les algues et dénouai la cordelette. Le contenu était emballé dans un pull masculin, attaché avec des agrafes et des punaises en plastique. Je dépliai le pull, et il contenait une icône! De la Très Sainte Mère de Dieu.

icône de la Très Sainte Mère de Dieu du Signe, ramenée par les dauphins

J’ai appelé ma mère, j’envoyai à la maison, par whatsapp, une photo de ma trouvaille. Maman me répondit :
– Elle t’est envoyée. Emporte-la.
Immédiatement quelqu’un approcha et proposa d’apporter ce saint trésor à l’église. Mais j’ai quand même écouté ma mère. Ensuite j’ai demandé à l’Archimandrite du Grand Schème Élie (Nozdrine) si ma décision était correcte, et je lui ai apporté l’icône à Peredelkino. L’Archiprêtre Valérian Kretchetov était justement à ses côtés. Je voulais leur donner l’icône, mais le Père Élie a dit:
– Qu’elle reste pour l’instant avec toi.
Cette icône est miraculeuse. Combien de fois est-il déjà arrivé que des collègues qui avaient de sérieux problèmes dans leur vie viennent chez moi. Et je leur ai dit chaque fois:
– Crois, prie! Avec tes propres mots, demande à la Très Sainte Mère de Dieu!
Et à chaque fois, de manière miraculeuse, tout dans la vie de ces personnes a été résolu.
Ma vie a complètement changé. Tout s’est mis à prendre forme. Sur l’internet, quelqu’un a écrit quelque chose à propos de mon cas, mais il y a beaucoup de mensonges. Pour une raison quelconque, ils ont écrit que j’étais là avec ma femme, mais je me suis marié il y a seulement un an! Je sens l’aide et la protection de la Très Sainte Mère de Dieu.

Archimandrite Élie (Reizmir), moine de la Laure de la Trinité-Saint Serge :

Archimandrite Élie (Reizmir)

Je me souviens que dans les années 1970, les moines de Laure ont été empêchés de célébrer des onctions privées. Ils disaient, qu’il y avait assez de croyants et qu’une seule onction le Grand et Saint Mercredi suffisait. Bientôt, une jeune fille tomba malade. Elle travaillait comme comptable dans un dispensaire pour enfants. Dans la cour de l’institution, on construisait quelque chose, des tranchées avaient été creusées. Elle y tomba par inadvertance et se blessa. Il lui sembla qu’elle avait juste une solide bosse, et pensa qu’elle passerait. Mais les médecins diagnostiquèrent un cancer, déjà avec des métastases… Elle était seule dans la chambre de l’hôpital de Botkin, et elle pleura:
– Pour quoi, Seigneur ?..
Soudain, elle vit la Très Sainte Mère de Dieu dans la chambre.
– Lydia, pourquoi murmures-tu ? Personne ne t’a abandonné.
Les médecins la renvoyèrent chez elle, sans espoir. Sa maman était croyante et s’adressa aux moines de la Laure, leur demandant de donner à sa fille l’onction et les Saints Dons. La jeune fille fut emmenée à la Laure, et nous nous enfermâmes dans l’église du Saint Archistratège Mikhaïl, sans allumer la lumière, juste éclairés par des cierges. Elle reçut l’onction. Ensuite elle vint communier trois fois. Et elle reprit le travail, en bonne santé.
– Comment as-tu guéri ? Lui demandaient ses collègues.
– Le Seigneur m’a guérie. La Sainte Communion. Répondait-elle.
Il faut juste croire et prier. La Très Sainte Mère de Dieu écoute, et le Seigneur ne vous abandonnera pas.
Traduit du russe
Source

L’Archimandrite Alipi (Voronov) et sa cheminée

Le texte ci-dessous est la traduction d’un original russe, la page consacrée à l’Archimandrite Alipi (Voronov) de bienheureuse mémoire dans le paterikon du Monastère des Grottes de Pskov-Petchory. L’Archimandrite Alipi (Voronov) devint à quarante cinq ans le Supérieur de la Laure des Grottes de Pskov, le 28 juillet 1959. Il fut un grand supérieur. Et il décida de quitter le monde et d’entrer au monastère 25 ans, jour pour jour, avant que Dieu ne l’appelle dans Sa demeure éternelle.

L’Archimandrite Alipi (dans le monde Ivan Mikhailovitch Voronov) naquit en 1914 dans la famille d’un paysan pauvre dans le village de Tartchikha, près de Moscou. En 1927, il s’installa à Moscou, où il termina ses études secondaires en 1931, mais il retournait souvent au village pour aider sa mère malade. À partir de 1933, il travailla comme ouvrier dans la construction du métro et étudia simultanément dans un studio d’art de l’Union des Artistes de Moscou. Ensuite, après avoir servi à partir de 1935 dans l’armée, il fut diplômé en 1941 de l’École des Arts des Syndicats de l’Union. De 1942 à 1945, il se trouva dans l’armée active et reçut un certain nombre de décorations. Après la guerre, il fut accepté dans l’Union des Artistes de Moscou. Lire la Suite

Saint Philarète de Tchernigov : Les représentations de Dieu dans l’Ancien Testament

Saint Philarète, Archevêque de Tchernigov

Le texte ci-dessous est la traduction d’un long paragraphe d’un ouvrage de théologie dogmatique de Saint Philarète (Goumiliov) de Tchernigov. (1805-1866. Commémoré le 9/22 août): Théologie dogmatique orthodoxe Tome 1. Partie 1: Dieu en Soi. Chapitre 1: Dieu est un par essence. Sous-chapitre: La connaissance de Dieu possible pour l’homme. Paragraphe 14: Les représentations de Dieu dans l’Ancien Testament. (Православное догматическое богословие. Том 1 /Часть 1. Бог сам в себе/Отделение 1. Бог единый по существу/Познание о Боге, возможное для человека/§ 14. Изображение Бога в ветхом завете). Saint Philarète est également populaire de nos jours à travers son «Histoire de l’Église Russe», ses «Vie des Saints», et «Vie des Saints Russes vénérés par toute l’Église ou localement», ouvrages tenu en très haute estime par l’Église Orthodoxe Russe.

Parce que d’une part notre connaissance de Dieu dépend de la révélation de Dieu, et que d’autre part le contenu de notre pensée s’exprime par certains noms, dans l’étude de la connaissance de Dieu, il est nécessaire de voir les représentation de Dieu dans leur révélation, d’autant plus que, comme Origène l’a dit à Celse, les noms de Dieu apparaissant dans les Saintes Écritures ne sont pas tels que les noms souvent approximatifs donnés aux objets par l’homme ; ils sont comme des révélations de Dieu Lui-même, des désignations fidèles, bien qu’incomplètes, de l’être de Dieu. Lire la Suite

Le Métropolite Manuel (Lemechevski). Tranches de vie. (2)

Écrits

Le texte ci-dessous est la traduction des pages 24 à 28 de l’essai biographique intitulé «Vie et service du Métropolite Manuel» (Жизнь и служение Митрополита Мануила), écrit par le Métropolite Ioann (Snytchev) l’année qui suivit la natalice du Métropolite Manuel (Lemechevski) qui fut son père spirituel pendant plusieurs dizaines d’années. La version utilisée pour cette traduction est celle qui fut publiée à Samara en 1997, par les Éditions «Samara Orthodoxe».L’auteur bénéficia non seulement de l’accès à de nombreux témoins directs et aux notes du journal que tint le Métropolite Manuel, mais il vécut auprès de celui-ci de nombreuses années et partagea avec lui toutes les épreuves de la vie de l’Église à l’époque de sa persécution impitoyable par le pouvoir. L’extrait ci-dessous propose une tranche de vie, celle des événements qui déclenchèrent la décision de Viktor Viktorovitch, futur héros de l’ascèse et métropolite, d’entrer au monastère. La première tranche de vie se trouve ici.

Vladika Manuel avec le jeune Vladika Ioann

Le 15 août 1909, son frère tomba soudainement malade. Paul vivait alors à Kronstadt où il suivait les cours de l’École de la Marine. La maladie, une pneumonie purulente, était si aiguë qu’il y avait très peu de chances de le voir se rétablir. Les heures de l’affliction étaient de retour dans la famille Lemechevski. Viktor était celui que cette maladie tourmentait le plus. Il aimait ce frère plus que ses autres frères et sœurs. Lire la Suite

Le Starets Adrien, un homme étonnamment heureux (2/2)

Le texte ci-dessous est la traduction en deux parties d’un original russe publié le 30 avril 2018 sur le site Pravoslavie.ru, sous le tire «Le Starets Adrien, un homme extraordinairement heureux. En mémoire de l’Archimandrite Adrien (Kirsanov)» («Поразительно счастливый человек» Памяти архимандрита Адриана (Кирсанова)) et introduit par ces phrases : Des paroles simples, une prière efficace, des révélations extrêmement importantes et des rencontres inoubliables. Ceux qui ont eu la chance de communiquer avec cet «homme étonnamment heureux» se souviennent de l’Archimandrite Adrien (Kirsanov) de Pskov-Petchory. Ceci est la seconde partie du texte. La première se trouve ici.

Youri Silouanov
– Quand j’ai eu un problème très sérieux, avec la bénédiction du Supérieur du Monastère des Grottes de Pskov, l’Archimandrite Tikhon (Secretarev),  j’ai été conduit à la cellule du Starets.
Physiquement, il était peut-être épuisé, mais il émanait de lui une telle force d’esprit, une telle grâce qu’il brillait littéralement!

Starets Adrian couleur

Je lui ai expliqué mon problème, et il a simplement dit:
Eh bien, ne t’inquiète pas. Tout se va se mettre en place. Prie. C’est le Seigneur qui envoie cette tentation.
Une tentation à cause de certains de mes péchés?… ai-je cherché à savoir.
– Qui sait, répondit-il encore. Dieu seul le sait.
– Quand ces tentations prendront-elles fin? insistai-je. Ce qui se passait alors était vraiment insupportable.
– Nous ne connaissons pas les délais du Seigneur. Mais elles finiront, c’est tout à fait sûr!
Il me bénit et me fit une onction. Lire la Suite