Le Saint Tsar Nicolas. Une Vie pour la Russie

Le Saint Tsar Nicolas II

Nous proposons à l'attention du lecteur les souvenirs incroyablement touchants du Capitaine de second rang, Boris Apreliev (1888-1951), qui, dès 1908, servit à bord du navire impérial, le «Shtandart». Conformément à la volonté du Destin, il se retrouva à l'étranger après la révolution. En 1932, l'officier de Marine écrivit le livre «Ne jamais oublier»  (нельзя забыть), «une modeste contribution faite de souvenirs personnels à la mémoire du défunt Empereur Nicolas Alexandrovitch et de son Auguste Famille» où, «peut-être au détriment de la qualité du style et de la beauté du mot», il a été tenté de refléter «seulement la vérité, la simple vérité d'un homme» au sujet de la Famille du Tsar, qu'il avait le bonheur de connaître personnellement ...Ce texte a été publié dans le journal «La Croix Orthodoxe» n°12 du 15 juin 2017..

Grâce à mon affectation sur le «Shtandart», il me fut donné de percevoir la vie simple du Souverain et de la Souveraine, comme celle d’un homme et d’une femme, entourés de leurs enfants qui les adulaient, qui profitaient de brèves périodes de repos au sein du réseau des îles côtières (l’archipel constitué de petites îles et écueils rocheux séparés par d’étroits hauts-fonds que séparent des détroits étriqués1 ), sur le «Shtandart», accablés de bien plus de soucis et de tristesses que maints de leurs sujets. Ces chagrins que, peut-être, ils ne révélaient à personne, étaient souvent visibles sur le «Shtandart». Mais ce qui sautait aux yeux plus que tout, et ils en avaient une conscience aiguë dans leur vie pratique, c’était qu’ils ne vivaient pas pour eux-mêmes, que tout ce luxe ne leur était pas destiné, mais qu’eux-mêmes et tout ce qui les entourait appartenaient à la Russie, servaient son bien-être et sa gloire. Combien d’entre nous, pécheurs, sans parler des «idéalistes» de la révolution, pouvons-nous dire sincèrement que nous vivons pour la Russie ? Guère, évidemment. Et qui, et comment comprennent-ils leur service? Leur compréhension est-elle fidèle? Pareil service est-il utile à la Russie ? Toutes ces questions dépassent mes compétences ainsi que le but des présentes notes. Mais le fait que le Souverain et la Souveraine vivaient à travers la Russie et pour la Russie et non pour eux-mêmes, cela, je l’ai vu personnellement, pendant mon service sur le «Shtandart» et je ne puis m’abstenir de le souligner. Les deux mois que j’ai passés à proximité de la Famille du Tsar fourmillent de souvenirs. Certains sont tellement étourdissants que ce me serait pécher que de les taire. De plus, leur vie sur le «Shtandart» est connue d’assez peu de gens. Lire la Suite

Le Starets Nicolas voulait la glorification du Tsar Nicolas II.

Le texte ci-dessous est la traduction d’un chapitre intitulé ‘Le Starets Nicolas vénérait les Strastoterptsy impériaux’ aux pages 72 à 76 du livre de Madame Liudmila Iliounina, «Le Starets Archiprêtre Nicolas Gourianov. Vie, Souvenirs. Correspondance» (Старец протоиерей Николай Гурьянов: Жизнеописание. Воспоминания. Письма), paru aux Editions Synopsis, en 2018 . Cet ouvrage récent consacré au Starets Nicolas nous permet de faire amplement connaissance avec celui-ci et sa longue vie de pasteur de l’Eglise du Christ au cours du XXe siècle tourmenté en Russie (Il naquit en 1909) . Sa biographie et sa spiritualité y sont richement décrites. Le chapitre traduit rappelle le rôle que remplit le Starets Nicolas dans le processus de glorification du Saint Tsar et de sa Famille, il souligne également que ceux-ci sont de grands saints aimés de Dieu, et il pointe le rôle que l’Oint de Dieu remplissait dans l’histoire de la Russie et du monde.

Dans la présente biographie du Starets Nicolas, nous tenons à lui adresser notre reconnaissance instante de ce que, par ses prières, auxquelles se joignirent celles de milliers de gens, en 2000, les Strastoterptsy impériaux furent glorifiés par le Synode des archevêques. Notre reconnaissance au Starets peut et doit ce manifester en ce que, suivant son exemple, nous cultivions en nous-mêmes l’esprit de vénération envers la Famille du Tsar et la compréhension profonde de l’importante signification du service rendu par les Oints de Dieu. Lire la Suite

Le Saint Tsar Nicolas II et Saint André de Crète

Le Saint Tsar Nicolas II
 
Dans un texte intitulé «A la Mémoire du Dernier Tsar», l'Archimandrite Konstantin Zaïtsev développe une série de réflexions au sujet du sens spirituel et eschatologique de la vie et de la mort en martyr du Tsar Nicolas II, et de sa Famille. Dans un passage de ce texte, l'Archimandrite Konstantin, largement traduit sur ce blog, dans la section «Nicolas II», attire l'attention du lecteur sur une «coïncidence» pour le moins significative : le meurtre sauvage du Saint Tsar et de sa Famille a été perpétré le 4/17 juillet, jour où l'on célèbre la mémoire de Saint André de Crète. Dans un texte paru le 19 mars 2013 sur le blog «Journal d'un Orthodoxe Ordinaire», on lit, à propos du Grand Canon de Saint André de Crète: «...Saint André, se basant sur son expérience pastorale, sonde l'abîme de la décadence morale et existentielle de l'homme qui s'est détourné de Dieu. Les exemples cités, à partir de l'Ancien ou du Nouveau Testament, sont très nombreux, ce qui fait que le Grand Canon, en plus de l'incitation à une auto-psychanalyse qu'il nous propose et de l'exhortation qu'il nous adresse à nous réveiller et à nous repentir avant que le point de non-retour ne soit atteint...». 
La «décadence morale et existentielle» de la société russe en 1918 n'est plus à prouver. La société, le peuple de Russie s'était «détourné de Dieu», en faveur des chimères sanglantes de la révolution. Le lien entre la mort en martyr du Saint Tsar Nicolas II et de sa Famille et «l'exhortation.... à nous réveiller et à nous repentir avant que le point de non retour ne soit atteint» est l'un des éclairages de la réflexion du Père Archimandrite Konstantin.

Comment la Russie récompensa-t-elle son Souverain qui de son cœur pur, l’aima plus que sa propre vie? Elle le paya au moyen de calomnies. Il était d’une haute moralité, et on parlait de sa dépravation. Il aimait la Russie, et on parlait de trahison. Même des gens qui lui étaient proches répétaient ces calomnies, se rapportant mutuellement des rumeurs et des conversations. Sous l’influence de l’intention malveillante des uns et de la débauche des autres, les bruits se répandirent et commencèrent à refroidir l’amour pour le Tsar. Ensuite, on a commencé à parler de danger pour la Russie, et de la manière de se défaire de ce danger inexistant, et au nom d’un soi-disant sauvetage de la Russie, on commença à dire qu’il faudrait éloigner le Tsar. La malice calculatrice fit son oeuvre:elle éloigna la Russie de son Tsar, pendant les instants terribles à Pskov, il resta seul… Effroyable abandon du Tsar… Mais ce n’est pas lui qui abandonna la Russie, c’est la Russie qui l’abandonna, lui qui aimait la Russie plus que sa propre vie. Voyant cela, et dans l’espoir que son effacement volontaire apaiserait et dompterait les passions populaires qui avaient été éveillées, le Souverain renonça au trône… Éclata alors la jubilation de ceux qui voulaient la chute du Souverain. Les autres se turent. S’en suivit l’arrestation du Souverain, et la suite des événements était inévitable… Le Souverain fut assassiné, et la Russie se tut… Quel grand péché que de porter la main sur l’Oint de Dieu… La moindre des participations à pareil péché ne demeurera pas impunie. Nous dirons avec affliction : «Son sang retombe sur nous et sur nos enfants». Mais nous nous souviendrons que ce crime fut commis le jour où nous fêtons la mémoire de Saint André de Crète, qui nous appelle au plus profond des repentirs… Mais notre repentir doit être complet, sans la moindre auto-justification, sans la moindre réserve, en condamnant tout le mal dès son début… Oui, tout le mal contemporain de la Russie porte d’une certaine manière en lui la culpabilité du meurtre du Tsar: ceux qui n’en furent pas les complices directs furent complices par le tolérèrent.

Traduit du russe Source

La fin miraculeuse du Père Oleg

Le texte ci-dessous n’est pas signé par un hiérarque renommé, il ne concerne pas un saint vénéré. Il parle de la russe orthodoxe profonde, mal connue en Occident, des courants qui la traversent, de sa vigueur, et d’un miracle du Seigneur. L’original russe du premier texte ci-dessous a été mis en ligne le 17 août 2018 sur la page du réseau social VK du groupe «Mes Défunts» (Мой покойники). Il conte la fin miraculeuse du Père Oleg Stroev. Voici treize ans, le 6/19 août 2005, lors de la Fête de la Transfiguration du Seigneur, le Père Oleg Stroev (1962-2005) s’en est allé vers le Seigneur. L’original du second texte a été publié le 13 septembre 2005 sur le site «stihi.ru» (Сергей Преображенский) et est dû à Léonide Donatovitch Simonovitch-Nikchitch, Président du Conseil des Porteurs de Gonfalons Orthodoxes. L’original du troisième texte est signé par les membres du Conseil de la Fraternité Orthodoxe et fut prononcé à l’occasion de la célébration à la mémoire du Père Oleg, le neuvième jour après son décès. Il a été publié le 11 octobre 2011 sur le site logoslovo.ru.

Sa fin fut miraculeuse. Devant le saint autel, pendant l’office, lors de la célébration de la Divine Liturgie. Il célébra l’office jusqu’au bout. Il communia lui-même aux Saints Dons, distribua la communion à de nombreux paroissiens, vénéra le Trône, emmena la Coupe des Saints Dons à l’autel de la proscomidie, l’y déposa. Il s’assit quelques instants, accablé par un malaise, et… décéda.
On nommait le Père Oleg Stroev le prêtre du Tsar, suite à sa profonde vénération envers la Sainte Famille Impériale, pour ses fermes convictions monarchistes, son patriotisme et son labeur incessant à la gloire de la Sainte Rus’. Partout où il allait, il disait que bientôt la Russie aurait un Tsar, qu’un Tsar apparaîtrait bientôt au Peuple de Russie, et à tous les peuples des fidèles dans le monde. Il viendrait et restaurerait un puissant Empire Orthodoxe Russe dont il prendrait la tête, étant de la Dynastie des Romanov, donnée par Dieu à la Russie.
On lui avait donné une église au sol de terre battue, avec des arbres poussant dans la coupole. Il la restaura entièrement, la transformant en aimant attirant une foule de gens. Accordant ses soins spirituels à un troupeau d’ouailles énorme, dirigeant activement la vie de la paroisse, le Père Oleg n’oubliait personne, visitant la caserne militaire, l’Institut de Formation Professionnelle et l’école : «La télévision pervertit vos pensées. Gardez-vous de mal agir, demeurez fermes».
Jamais le Père Oleg ne laissait de côté ceux qui souffraient. Au vu et au su de tous, il arrêtait sa voiture déglinguée devant les prostituées, remplissant d’effroi leurs souteneurs, parfois au grand étonnement des gardiens de l’ordre, et il entamait des conversations avec les jeunes filles à propos du véritable amour, non pas l’amour vil et corrompu, afin de les inciter à quitter «le panel».
Un jour qu’il passait en voiture devant le club «La quatrième dimension» (ou quelque chose du genre), il aperçut des jeunes âgés de quatorze à vingt ans occupés à faire du grabuge. Le Père Oleg dit au conducteur : «Coupe le moteur». Il s’approcha et vit que tous étaient soûls, en pleine ivresse… Il leur dit : «Les enfants, quittez ce lieu de perdition. Dans la rue, le temps est merveilleux, ici dedans, il n’y a que de la crasse et des horreurs!» Eh bien… les jeunes filles et les petits gars voyaient pour la première fois peut-être, de tout près, un batiouchka avec sa croix et son rason, et ils écoutèrent ses paroles. Après cela, certains d’entre eux firent même partie des paroissiens de son église.
De même, il se rendit souvent en Tchétchénie, déjà dans son passé de «parachutiste». Il s’installa dans sa Deviatka1, laissant Matouchka et les deux enfants à la maison, et partit, à son propre compte, dans la zone des combats, en pleine dislocation de l’armée. Il baptisa, il célébra souvent des funérailles, il confessa, il communia, il consola et il rendit espoir avec ses paroles de bon pasteur nourrissant là-bas nos soldats avec les paroles de Dieu. Il partait ainsi en missionnaire, alors qu’il ne faisait pas partie formellement de ce département. C’était un pasteur remarquable. Et pourtant, malgré son activité pastorale véritablement titanesque, malgré qu’il fût un authentique exemple pour les autres clercs, le Père Oleg fut exclu et chassé de son église.
Quelques jours avant son décès, le Père Oleg conduisit à Dieu sa maman, Maria, qui l’éleva et le soutint de son exemple spirituel dans les moments d’affliction. Elle lui apprit l’endurance en supportant sa maladie fatale.
Il renonça aux opérations, procédures longues et récurrentes, afin de ne pas perdre de temps et d’agir au mieux des intérêts de la Patrie. Chrétiennement, tout fut remis à la Divine Providence. Il apporta son assistance et son concours à l’organisation à l’office de funérailles du soldat Evgueni Rodionov. Batiouchka fut responsable du fonctionnement 24h sur 24 de la cantine mise à disposition de tous ceux qui participèrent à ces jours mémorables à Kourilovo. Il pria le Seigneur et se donna sans cesse au réveil, à la restauration de notre Patrie outragée. Contre la globalisation de l’antichrist, destinée à détruire l’humanité. Pour la renaissance de notre autocratie orthodoxe.
Il fut inhumé près de l’autel de l’église qu’il avait lui-même restaurée, dédiée aux Saints Anargyres Cosme et Damien, dans le village de Metkino du raïon de Domodedovo dans la région de Moscou.
Nous demandons à tous les pieux Orthodoxes de prier pour ce prêtre qui priait pour nous.
Traduit du russe
Source.

Un homme remarquable nous a quittés, le Père Oleg Stroev. Il rendit l’âme dans le sanctuaire de l’autel de l’église, le jour de la Divine Liturgie festive de la Transfiguration du Seigneur. Il confessa des fidèles russes, distribua les Saints Dons, déposa la coupe des Saints Dons sur l’autel, vénéra le Trône et rendit l’âme.
Lors de la Transfiguration du Seigneur, cette âme pure se transfigura. Rares sont ceux, frères et sœurs, qui sont dignes d’une pareille mort… Lors de l’une de Ses plus lumineuses fêtes, le Seigneur rappela Son pasteur au village, sur la montagne. Comme un juste, comme un simple, comme un saint. C’est justement par sa simplicité et sa bonté que la vie du Père Oleg attirait les gens à lui. Toujours et partout. Et lors de nos interminables marches de pèlerins, et tout particulièrement lors d’une de ces interminables marches, qu’il parcourut immanquablement comme porteur du gonfalon au nom et à l’image du Saint Tsar Martyr Nicolas II Alexandrovitch, comme pendant les dix dernières années. C’était en Serbie et au Monténégro, où le Père Oleg se rendit avec nous en 2002. C’était surprenant de voir comme il allait rapidement et facilement vers les gens. Les Serbes l’aimèrent d’emblée. Un jour, lors d’une fête populaire serbe à Goutcha, nous fûmes témoins de la scène suivante. Le Père Oleg se tenait debout, entouré de jeunes Serbes, et il leur parlait. Tous l’écoutaient en souriant. Un jeune homme, après la bénédiction, le prit par la main et le tenant fermement, tous répétèrent : «Batiouchka Russe! Batiouchka Russe ! Batiouchka vraiment Russe!», en accentuant ce ‘a’ russe qui attendrit tellement les Serbes…
Toutefois, malgré sa simplicité et cette sorte de naïveté enfantine, le Père Oleg était un véritable guerrier. Et même un héros. Il se rendait sans cesse en Tchétchénie. Et cela, officieusement, sans prévenir, sans aucune protection. Il embarquait dans sa Deviatka avec deux cosaques, et en route pour Terek, et ensuite, la Tchétchénie. Là, il parcourait toutes les routes au milieu de notre armée en déroute. Partout, il célébrait, baptisait, confessait, communiait. Mais pas seulement cela. Comme ancien parachutiste, il participait aux exercices de tir et de saut en parachute. Et partout il prononçait de chaleureuses homélies au sujet de notre Patrie. Au sujet de l’amour de la Patrie et de notre Armée Russe. Sur la poitrine, en plus de sa croix dorée de prêtre, il portait la décoration du Conseil des Porteurs de Gonfalons, remise à l’issue de la troisième année de service irréprochable à l’Orthodoxie et à la Patrie.
Et une croix émaillée avec un bas-relief du Tsar Nicolas II au centre, L’Ordre du Souverain Empereur Nicolas II Alexandrovitch. Jamais il ne l’enlevait ; il en était très fier. Partout où il passait, il disait que bientôt, la Russie aurait un nouveau tsar, que le tsar apparaîtrait bientôt au Peuple de Russie et à tous les autres peuples qui seront ses fidèles sujets. Il viendra et restaurera un puissant Empire Orthodoxe de Russie avec à sa tête le Tsar issu de la lignée des Romanov, choisie par Dieu. Il disait aussi que l’on réunirait un Zemski Sobor et que de nombreux peuples s’y joindraient, et ensuite Dieu nous donnerait un tsar, à l’esprit grand et à la volonté forte. Et il sauvera, inspirera et fera renaître la Russie! De plus, le Père Oleg pouvait s’adresser aux Cosaques gardes-frontières, ces Cosaques de nationalité qui surveillent la frontière entre la Russie et le Kazakhstan, aux parachutistes russes en mission dans les montagnes de Tchétchénie et aux moines serbes dans le monastère d’Ostrog, dans la montagne du Monténégro, à quiconque, en tous lieux. Et tous le croyaient sur le champ, et tous étaient prêts à le suivre, où que ce soit, à l’église pour un office, à un baptême, au combat, à une procession de pèlerins, vers la vie, et vers la mort. Nous, les membres du Conseil des Porteurs de Gonfalons Orthodoxes, et du Conseil de la Fraternité Orthodoxe, nous ne pouvons que nous émerveiller devant l’action exercée sur les gens par la force spirituelle du bon regard rayonnant de cet homme simple. Cette force, elle était dans sa cordialité, dans son amour des gens, des chevaux, de tout ce qui vit sur terre… Cette force n’était pas de ce monde, elle était céleste, elle venait de Dieu et elle nous transmettait la vie à tous. Imitant le Christ, le Père Oleg se donnait à tous. Et lors de la Transfiguration du Seigneur, ce vendredi, jour où le Christ fut crucifié, il se donna entièrement, jusqu’à son dernier souffle, communiant les fidèles russes au Corps et au Sang de notre Seigneur Jésus Christ.
A toi le Royaume des Cieux, Batiouchka, notre Père Oleg! Là, au pied du Trône du Seigneur, prie pour les Russes et la Russie!
Traduit du russe
Source

Pour nous tous, le Père Oleg Stroev s’en est allé soudainement. Il est décédé à l’autel, le jour de la Transfiguration du Seigneur, à la fin de la Divine Liturgie de la Fête. Il avait quarante trois ans. Comme de nombreux millions de nos compatriotes, il n’avait pas atteint l’âge limite de 58 ans, fixé par nos réformateurs pour les hommes russes. Tout le monde l’aimait. Tous, sauf les ennemis de la Russie. Il fut parachutiste, c’était un sportif, un vrai jeune Russe. Et il consacra toute sa vie au Seigneur, à l’Église Orthodoxe Russe. Son âme était saturée de l’amour de Jésus Christ et du prochain. Personne ne se souvient avoir entendu sa bouche prononcer une mauvaise parole, une calomnie, une humiliation, à quiconque. En vérité, seul le bien émanait de lui, comme notre Sauveur nous l’a ordonné à tous.
On lui confia une église en ruines, au sol en terre battue, avec des arbres qui poussaient dans la coupole. Il restaura entièrement l’église. Il attirait les gens de partout, non seulement des villages proches, mais aussi de la capitale. Il paissait un immense troupeau. Dans sa direction de la vie paroissiale, il n’oubliait personne. (…) Néanmoins, nonobstant son activité pastorale titanesque qui fit de lui un prêtre modèle, le Père Oleg fut privé du rectorat de son église et chassé de celle-ci par le Métropolite Juvénal, privé de ses ouailles bien-aimées.
Pourquoi ? L’unique raison fut que ce prêtre orthodoxe aimait la Russie et souffrait pour son peuple. Son patriotisme fut le seul motif de sa mise en disponibilité voici quelques années. En outre, il fut démis sans que la cause fit l’objet de la moindre explication. La hiérarchie qui haït le patriotisme russe n’osa pas exprimer cette raison et elle n’en donna donc aucune. Des voix orthodoxes se firent entendre dans la société, protestant et faisant part de leur émotion lors de l’expulsion du Père Oleg. Mais cela n’aidait pas ; pour eux, les petits laïcs étaient des nullités, des marginaux qui ne méritaient pas une goutte d’attention. Le proscrit, restaurateur hors pair d’une église en ruines, décida de célébrer alternativement dans d’autres éparchies. Il s’occupa de la communauté cosaque, continua à se rendre en Tchétchénie, considérant que là où les balles continuaient à siffler, on avait d’urgence besoin de son aide. Et il pratiqua le combat spirituel contre l’ennemi.
Au fil des décennies de domination internationale, de nombreux étrangers sont arrivés dans notre Église, leur nombre atteignant une proportion démesurée. Le pouvoir les attirait consciemment afin de fractionner l’uniformité sacrée, affaiblir la foi, et éteindre la flamme spirituelle. Afin aussi que les monastères de Dieu soient remplis, non pas de guerriers du Christ, mais de tièdes serviteurs des offices. Bien sûr, dans le christianisme, il n’y a «ni Hellènes, ni Juifs». Mais certains Juifs se font baptiser, et font comme s’ils quittaient leur synagogue, mais ils ne renoncent pas à leur judéité, ils la nourrissent et la protègent comme une relique. Tout le monde sait qu’ils représentent un groupe révolutionnaire incitant les laïcs à l’œcuménisme, au cosmopolitisme et à l’indifférence envers la Patrie. Tous, nous nous souvenons comment le supérieur d’un monastère, ami de Gousinski, lors de la veillée en mémoire des héros de Plevna, nous reprocha de «tomber dans la politique», parce que nous souffrons pour le peuple russe, pauvre, laissé-pour-compte, pillé par les oligarques et la bureaucratie corrompue, parce que nous nous émouvons du génocide moral du peuple à travers la télévision, la presse, l’éducation sexuelle dans les écoles, parce que nous ne nous accommodons pas de la destruction consciente de la nation. Nous nous rappelons aussi cet autre clerc qui nous appelait à aimer la seule Patrie Céleste, mais pas du tout la terrestre. Nous nous souvenons de ce prédicateur populaire qui s’exprima avec malice au sujet du rassemblement en défense du patriote B.C. Mironov et manifesta en plus sa dévotion servile envers le «peuple des élus». Tous ces élus ignorent surtout une chose: nous avons oublié que nous sommes russes pour se fondre en anonymes aseptisés sous le drapeau d’un gouvernement mondial. Comme il leur est cher le symbole de la globalisation de l’antichrist, avec quel entrain ils prennent la défense du nombre satanique, 666, «spirituellement inoffensif». Quel pathos dans leur union avec le monde libéral intérieur et extérieur, y compris la «cinquième colonne», qui déteste l’Église. On ne trouvera parmi eux aucun nouveau Patriarche Hermogène, aucun Joseph de Volokolamsk, aucun Jean de Kronstadt. Seulement la «tolérance» et la capitulation devant l’agression du sécularisme et du mondialisme.
Le remarquable Batiouchka russe, le patriote Père Oleg, restera un reproche éternel à la direction non-russe qui a pris possession des postes les plus importants dans l’Église. Il fut chassé par eux de sa paroisse. Ils l’ont martyrisé moralement, mené à une mort prématurée. Que dira-t-on aux pharisiens lors du Jugement Dernier? «Bienheureux devant le Seigneur ceux qui ont été persécutés pour Sa justice»
Mémoire éternelle au prêtre Oleg!
Traduit du russe
Source

Le Saint Tsar Nicolas II. Les Pleurs du Starets Nicolas Gourianov pour le Tsar.

Le Saint Tsar Nicolas II

 

Le texte ci-dessous est la traduction d'un original russe dû au Père Guennadi Belovolov, déjà présenté à plusieurs reprises sur ce blog. L'original fut publié le 14 mars 2017 sur la page du Père Guennadi du réseau "Livejournal". Le titre complet de cet original est : «Les pleurs du Starets Nicolas Gourianov pour le Tsar Martyr et la Rus'». Le Père Guennadi introduit son texte par les lignes suivantes:
J'ai eu l'occasion de lire un courriel de la moniale du grand schème Nicolaia, dont le texte convient comme jamais en ces jours où nous nous souvenons que vient de s'écouler un siècle sans Tsar. Je reproduis tant le courriel de Matouchka Nicolaia que les mots du Starets Nicolas Gourianov.
Cette traduction est la dernière de la série entamée au début janvier 2018. Au cours de cette année, le centenaire du meurtre du Saint Tsar Martyr Nicolas II, de son épouse, la sainte Tsarina Alexandra, de ses enfants, le saint Tsarévitch Alexis et les saintes Grandes Duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, ainsi que de leurs derniers fidèles, a été célébré solennellement en Russie. L'ensemble des traductions publiées à raison d'une chaque semaine sur ce blog pendant un an avait pour objet de présenter une image du Saint Tsar plus proche de la vérité que celle qui nous est habituellement proposée. Au lecteur d'en juger...

Cher en Christ Père Guennadi! Bénissez!
Le Christ est entre nous! Il l’est et le sera.
C’est la servante de cellule de Batiouchka Nicolas qui vous écrit, la moniale du grand schème Nicolaia. Je vous avais téléphoné dès les premiers jours de la non-décision d’écartement concernant Leouchino. Je vous envoie la Parole de Vie du Père Nicolas, au sujet de notre cher Tsar-Martyr bien-aimé. Je serais heureuse si vous pouviez publier ce texte sur une page de votre blog-journal (dont je suis une lectrice). Lire la Suite

Le Saint Tsar Nicolas II et Le Saint et Juste Job (2/2)

Le Saint Tsar Nicolas II

Le texte ci-dessous est traduit du livre «Le Tsar et la Russie (Réflexions à propos du Souverain Empereur Nicolas II)», publié par les Éditions Otchii Dom à Moscou en 2017. Ce livre est un recueil d'articles dont les auteurs se sont fixé pour objectif de commenter, sur base de faits et de témoignages personnels, le règne du dernier Empereur de Russie, ainsi que la signification spirituelle que prend cette période tragique de l'histoire de leur patrie pour le destin futur de la Russie et du monde entier. Un des buts poursuivis par l'édition de ce livre est de dénoncer mensonges et calomnies, et de témoigner de la vérité. L'extrait ci-dessous est un chapitre de la seconde partie du livre, pp 632 à 642, qui intègre des travaux, homélies et réflexions de clercs du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors Frontières et qui tente de répondre aux questions: A quelle fin le Seigneur permit-il la révolution, quel est le sens du chemin de croix et de la mort des Martyrs impériaux, quelle doit être l'essence de notre repentir et quelle signification spirituelle devons-nous tirer pour nous-mêmes de la catastrophe russe ? Ce chapitre fut rédigé par l'Archiprêtre Alexandre Chargounov, ancien maître de conférences à l'Académie de Théologie de Moscou, dirigeant du «Comité pour la Renaissance morale de la Patrie», recteur de l'église moscovite Saint Nicolas en Pyji, Malaya Ordynka.Il s'agit de la seconde partie du chapitre, la première se trouve ici.

Comme Job voyait et observait l’essence de ce qui se trouvait derrière ces événements, il ne détourna pas son regard de la Source première. Il vénérait Dieu dans la prospérité et dans les privations. Une fois la tempête passée, il s’inclinait, face à terre, se prosternant devant Dieu.Les afflictions ne doivent pas nous éloigner de la vraie vie, mais nous rapprocher d’elle. Lire la Suite