Métropolite Nikolaos : la Recherche spirituelle

Le Site russe Pravmir a publié le 31 mars 2014 le texte ci-dessous dans sa version russe. Il s’agit de la transcription d’un entretien accordé par Despotis Nikolaos à une chaîne de télévision grecque, dont la traduction est proposée ici en deux parties dont voici la première.

A notre époque, l’homme se trouve en recherche permanente, parmi de nombreuses options religieuses, dont celles d’Orient. Dites-nous ce qui peut inciter l’homme à choisir l’Orthodoxie.

Je ne sais trop, étant moi-même né Orthodoxe ; j’essaie de protéger et d’aimer ce que j’ai. Je dispose évidemment d’une certaine expérience de communication avec des représentants d’autres cultures, d’autres confessions, qui ont décidé d’adopter la foi Orthodoxe, de même qu’avec des athées qui sont entrés dans l’Orthodoxie. Lire la Suite

Saint Jean de Kronstadt : Nous devons fêter notre anniversaire.

St Jean de Kronstadt

Les deux courts textes ci-dessous sont la traduction de deux extraits du recueil des écrits de Saint Jean de Kronstadt publié en 2012 par l’Institut de la Civilisation russe (Институт русской цивилизации ) à Moscou et intitulé «Je prévois la restauration d’une Russie puissante» (Я предвижу восстановление мощной России). Saint Jean de Kronstadt y éclaire brièvement, mais avec force, le sens de l’anniversaire de la naissance et de la fête onomastique du Chrétien. Lire la Suite

Métropolite Nikolaos : Un indicible Parfum

Le site Pravoslavie.ru a mis en ligne le 13 janvier 2014 le texte ci-dessous dans sa version russe. Il s’agit de la traduction des pages 139 à 144 du livre du Métropolite Nikolaos de Mésogée et de Lauréotique «La Voix d’une Brise légère». Lors de l’événement qui est rapporté dans ce récit, Despotis Nikolaos, âgé alors de 22 ans, était encore un universitaire brillant ; il allait devenir moine en 1989 et métropolite en 2004.

Inexprimables sont le raffinement et la noblesse des ascètes! Ces hommes et femmes portent sur eux les signes de la dureté de leur ascèse, leur corps est desséché, décharné, mais un parfum s’en dégage, et leur âme merveilleuse est imprégnée de grâce. Lire la Suite

Métropolite Athanasios de Limassol: Il n’est pas facile d’être pasteur.

Le Portail Pravoslavie.ru a publié le 5 février 2017 la version russe du texte du Métropolite Athanasios de Limassol dont l’adaptation française est proposée ci-dessous. Le Métropolite Athanasios développe particulièrement le rôle de l’évêque, en se fondant sur sa riche expérience, et insiste sur la nécessité de prier pour tous nos pasteurs.
Pendant la Divine Liturgie, alors que le chœur chante «Il est digne en vérité…», le prêtre lit une prière qui dit «Nous T’en prions encore : Souviens-Toi Seigneur, de tous les évêques orthodoxes qui dispensent fidèlement la parole de Ta vérité ; de tous les prêtres, les diacres dans le Christ, de tout le clergé et de tout l’ordre monastique». L’Église du christ n’est pas un vague concept, mais un corps concret, un ensemble de gens qui croient en Christ, en accord avec les règles, et qui sont unis par les Saints Mystères. L’Église dépasse les différences ethniques et phylétiques. Pour elle, la nationalité de l’homme, grecque, russe, bulgare, roumaine, géorgienne, turque ou israélienne ne signifie rien. Qui qu’il fût, dès le moment où il a été baptisé au nom de la Sainte Trinité, il est devenu membre de l’Église du Christ, Sainte, Catholique et Apostolique. Nous sommes tous membres de l’Église et frères en Christ. Cela ne signifie toutefois évidemment pas que nous mépriserions ou rejetterions notre patrie. Tous, nous aimons notre pays, nous éprouvons de l’amour pour lui, mais c’est d’abord vers le Christ que nous dirigeons notre amour qu’a fait naître l’unité de foi, la relation à l’Esprit Saint et la participation au Mystère de l’Eucharistie, la communion à une seule Coupe. Nous pouvons célébrer la Divine Liturgie avec des Russes, des Bulgares, des Monténégrins, des Blancs, des Jaunes, des Européens, des Asiatiques, avec quiconque, car, de façon émouvante, nous, Chrétiens Orthodoxes, sommes unis par la Coupe commune de la Sainte Eucharistie. Elle nous unit et nous rend frères. Nous prions pour tous les évêques de l’Église. Le christ est la Tête de l’Église et l’évêque est le lien visible de celle-ci avec chaque Église Locale. Les évêques, avec les prêtres, les diacres et tout le peuple, les laïcs, nous formons le Corps de l’Église. Lire la Suite

Vladika Tikhon. L’amour du pasteur pour son troupeau.

L’Évêque Tikhon (Dorovskikh) dirige l’Éparchie de l’Extrême Orient depuis un peu moins de six ans (22/23 janvier 2011). Parmi les moyens de contact, sur le site de l’Éparchie, on trouve son email personnel. Une telle ouverture se justifie-t-elle de la part d’un hiérarque ? Quel en est le résultat ? L’entretien mené par le magazine Pravmir avec Vladika Tikhon, nous informe sur la vie des Orthodoxes à Sakhaline et dans les Kourilles, sur les problèmes qu’y rencontrent les prêtres, sur l’éducation chrétienne, et bien d’autres choses. Le texte russe de l’entretien a été publié le 26 décembre 2012 sur le site Pravmir.ru. Deuxième partie de l’entretien. La première se trouve ici.

La question de l’égoïsme
Souvent revient la question suivante : dans notre pays, on compte 80% d’Orthodoxes, on construit beaucoup d’églises, et malgré cela, nous avons des taux tellement élevés en matière de tabagie, de consommation de drogue, de divorces, d’avortement… Pourquoi ?
Nous trouvons dans l’héritage législatif que nous a laissé le pouvoir soviétique un oukaze de 1917 selon lequel la femme a le droit de décider si elle avortera ou non. Ce genre de stéréotype est déplorable. Lire la Suite

Vladika Tikhon : Tous connaissent mon numéro de téléphone.

L’Évêque Tikhon (Dorovskikh) dirige l’Éparchie de l’Extrême Orient depuis un peu moins de six ans (22/23 janvier 2011). Parmi les moyens de contact, sur le site de l’Éparchie, on trouve son email personnel. Une telle ouverture se justifie-t-elle de la part d’un hiérarque ? Quel en est le résultat ? L’entretien mené par le magazine Pravmir avec Vladika Tikhon, nous informe sur la vie des Orthodoxes à Sakhaline et dans les Kourilles, sur les problèmes qu’y rencontrent les prêtres, sur l’éducation chrétienne, et bien d’autres choses. Le texte russe de l’entretien a été publié le 26 décembre 2012 sur le site Pravmir.ru. Première partie de l’entretien.

«Où ça ? Mais dans l’église!»
Vladika, vous avez grandi dans une famille extraordinaire. Vos frères sont métropolite et higoumène! Comment furent éduqués les trois soldats du Christ? Quelle était l’atmosphère à la maison ? Quelle était la relation avec l’Église ? Il est devenu difficile, de nos jours, de faire des enfants des croyants et des hommes d’église. Comment cela s’est passé chez vous ?
C’est vrai, j’ai grandi dans une famille extraordinaire. Et cette dimension ne dépendit pas de nous, les enfants, mais bien des parents et des grand-mères. La guerre nous prit, à mes frères et moi, nos deux grands-pères. Mais les deux babouchkas élevèrent leurs enfants, nos parents, dans la tradition et la culture de l’Orthodoxie. Nous fûmes éduqués, vraisemblablement, comme tous le furent à l’époque soviétique. Je n’ai pas peur du mot «soviétique». Cette période fait partie de notre histoire et est liée à différents éléments. Nos parents travaillaient, comme tout le monde ; papa comme serrurier et maman dans une entreprise chimique, toute sa vie. C’était simple, le matin ils partaient travailler et le soir ils nous éduquaient comme ils pouvaient, essayant autant que l’époque le permettait de nous donner des occupations «de jeunes». Je me rappelle qu’alors la paie était répartie en une avance, et plus tard le solde. Avant de recevoir le solde, ils sortaient de l’avance dix ou quinze kopeks qu’ils plaçaient sur le téléviseur, pour le pain. Mais cela ne signifie pas qu’on vivait mal ou bien ; nous vivions normalement. L’atmosphère était toute ordinaire, je dirais une atmosphère chrétienne. Chaque action des aînés, surtout des grands-mères, était envisagée en fonction de l’éternité, c’est-à-dire en fonction de l’absence ou de la présence du péché. Au début du Grand Carême et avant l’entame de l’année scolaire, nous devions aller à l’église, nous confesser et recevoir la Communion. C’était obligatoire, sans compter les autres fêtes liturgiques auxquelles nos parents s’efforçaient de nous emmener. Je me souviens que le dimanche, tous ensemble, la famille au complet, nous quittions l’appartement. La voisine aussi était croyante, une femme très digne, mais comme tout le monde, elle avait ses faiblesses : elle était curieuse. Ainsi, elle se demandait où nous partions ainsi, et elle m’interrogea. Je lui répondis, comme toujours, honnêtement : «Où ça? Mais à l’église!», sans comprendre qu’il n’était pas toujours possible, ni utile, de répondre à de telles questions. Vous affirmez qu’aujourd’hui, il est malaisé d’amener les jeunes à l’église et d’en faire des croyants comme cela se produisit dans ma famille. Si cela se produisit chez nous, ce fut, comme je l’ai déjà mentionné, grâce à nos parents, pas de notre fait. Nos parents s’évertuaient à mener une vie chrétienne et cela nous a été transmis. Les enfants sont comme des éponges, ils absorbent tout, le bien comme le mauvais. Lire la Suite