Saint Luc de Crimée. Homélie pour la fête de la Nativité du Christ

«... en 38 années de sacerdoce presbytéral et épiscopal, j'ai prononcé environ 1250 homélies, dont 750 furent mises par écrit et constituent douze épais volumes dactylographiés...»
(Le Saint Archevêque Confesseur et chirurgien Luc de Crimée)
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Homélie prononcée par Saint Luc de Crimée, le jour de la fête de la Nativité du Christ en l’année 1957. Le texte original russe est la première homélie du Tome 2 des Homélies de Saint Luc de Crimée, publiées par l’Éparchie de Simféropol en 2004.

Je vois un Mystère étonnant qui dépasse l’entendement:une grotte est devenue le Ciel et la Vierge remplace le trône des Chérubins;la crèche est la demeure où repose celui que l’univers entier ne pouvait contenir, le Christ notre Dieu infini que nous chantons et magnifions (Irmos de la Nativité, neuvième ode)
En ce grand jour, la Sainte Église se souvient d’un grand événement profondément mystérieux et incompréhensible, devant lequel tous les autres événements de l’histoire du monde sont complètement insignifiants : la Nativité du Fils Coéternel de Dieu dans la chair humaine par la Toute Sainte Vierge Marie, pour le salut du genre humain tombé dans les péchés. La crèche dans laquelle ce profond mystère a eu lieu est devenue vraiment le ciel, car Dieu y est apparu. La petite crèche, à partir de laquelle les animaux se nourrissaient, abrita le Dieu de l’univers entier. Du prophète Isaïe, du Psalmiste David, dans les Livres des Rois, nous lisons que Dieu est assis sur les chérubins, comme sur Son trône, et maintenant nous voyons le Fils Coéternel de Dieu reposer sur une humble couchette et sur les bras de sa Très Pure Mère terrestre, Qui est maintenant en vérité nommée Trône des Chérubins.
Prosternons-nous devant la crèche de Bethléem, dans laquelle le Roi des cieux, en Son Image d’Homme-Dieu, s’est manifesté au Monde dans les conditions les plus misérables.
Insondable pour nous est cette immense humilité, insondable, ce mépris du Seigneur Jésus né maintenant, envers toute gloire de ce monde. Mais rappelez-vous les paroles de Dieu annoncées par le prophète Isaïe: «Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, – oracle de Yahweh. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées» (Is.55, 8-9).
Et non pas à notre manière, mais à Sa manière, le Seigneur notre Dieu, Jésus-Christ, a souligné la grandeur de Sa Nativité dans la crèche de Bethléem.
Quel miracle, cette faculté propre à Dieu seulement, d’annoncer Sa naissance terrestre aux proches et à ceux qui étaient loin, au simple et à l’analphabète comme au sage et au savant. Les simples étaient proches de lui. C’est de leur milieu que plus tard, Il élit Ses Apôtres. Ils appartenaient au peuple qu’Il avait choisi, ils croyaient en le Vrai Dieu, ils comprenaient la langue des de la Sainte Écriture. A eux, Il envoya au milieu de la nuit profonde, Son ange, qui leur dit: «Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie. Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. Et voici ce qui vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche.»(Lc.2,10-12). Et soudain, le ciel s’ouvrit devant les yeux des bergers, et une foule d’anges apparut devant eux, confirmant ce qui venait de leur être annoncé par un chant céleste étonnant: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre et aux hommes, bienveillance»(Lc.2,14).
Tout à fait différente, mais tout aussi miraculeuse, est la révélation par le Seigneur Dieu du grand secret de la descente sur la terre de Son fils Coéternel à d’autres gens, très éloignés, les mages de l’Orient, savants sages, gens nobles qui ne connaissaient pas encore Le vrai Dieu. Par l’apparition miraculeuse de l’étoile, il les convainquit de parcourir un long chemin et aller adorer le Fils de Dieu Qui venait de S’incarner, le Sauveur du monde.
Qui étaient ces mages de l’Orient? Des scientifiques très éminents du monde antique, des observateurs profonds et incessants du ciel étoilé, du mouvement et du courant des étoiles.
Les moyens dont disposait leur science étaient très primitifs. Ils n’avaient pas de télescopes et d’autres instruments optiques puissants dont disposent les astronomes actuels, mais ils connaissaient profondément les mathématiques, cette science très importante, car sans elle, il est impossible de comprendre le mouvement des étoiles et des planètes. Leur science, l’astrologie, est maintenant considérée comme une fausse science, car ils croyaient que, par le mouvement des étoiles et surtout par l’apparition de nouvelles étoiles, il était possible de reconnaître et de prédire les événements historiques, la naissance et le destin des grands hommes.
Il plut à Dieu d’attirer l’esprit et le cœur de ces anciens savants vers la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ, de la Deuxième Personne de la Sainte Trinité, qui prit chair à leur époque, le Sauveur du monde.
Comme je voudrais que de tout cela, des anciens savants, les mages, de la miraculeuse étoile qui les amena à Bethléem, se souviennent aussi les savants actuels, qui, pour la plupart, ont remplacé la foi en Dieu par la foi en la science; afin qu’ils se souviennent qu’il y a deux sphères d’existence: l’existence matérielle et l’existence spirituelle. La puissance de la science est extrêmement grande, pénétrant de plus en plus profondément dans les mystères de l’être matériel, et on ne voit pas la fin de ses grandes réalisations. Mais que les savants ne tirent pas fierté de leur sagesse! Et je rappellerai à ceux qui ne vivent que par la foi scientifique la parole étonnante du Seigneur Jésus-Christ: «Je contemplais satan tombant du ciel comme la foudre»(Lc.10,18). On ne tombe que de haut en bas, et la chute de satan du ciel sur terre montre que les cieux, cette sphère de l’être spirituel, sont bien au-dessus de l’existence matérielle. Cela nous est également confirmé lors de la tentation de notre Seigneur Jésus-Christ par le diable après son jeûne de 40 jours dans le désert. Le diable a emmené le Seigneur Jésus sur une haute montagne, et Lui a montré en un instant tous les royaumes de la terre et leur gloire, il a dit: «Je Te donnerai toute cette puissance et toute la gloire de ces royaumes; car elle m’a été livrée, et je la donne à qui je veux. Si donc Tu Te prosternes devant moi, elle sera toute à Toi» (Lc.14,6-7).
Il est fort possible que la science si puissante révèle un jour tous les mystères de l’existence matériel. Mais comme le diable, rejeté du ciel pour son orgueil, fut privé de sa participation aux grands mystères de la sphère spirituelle, aux orgueilleux savants qui ont perdu la foi en Dieu, sera inaccessible tout ce qui se rapporte à la sphère supérieure de l’être spirituel, dans laquelle existent et agissent ses lois propres, inaccessibles à l’esprit humain. Ces lois ne sont accessibles qu’aux saints qui sont devenus des temples de l’Esprit de Dieu, des amis et même des frères du Seigneur et Dieu Jésus-Christ, descendu maintenant du ciel sur la terre pour sauver le genre humain par Sa divine prédication, et non seulement par elle, mais même, et il est terrible de le dire, par Sa Chair et Son Sang. Vous et moi, marchons à Sa suite, vous tous, frères et sœurs.
Amen.

Traduit du russe.

Saint Jean de Kronstadt: le prêtre est un ange.

Le texte ci-dessous est la traduction d’extraits tirés du journal de Saint Jean de Kronstadt, et consacrés à la prêtrise. Il s’agit toutefois en même temps de la traduction des pages 583 à 585 du livre «Le Père Jean de Kronstadt» («Отец Иоанн Кронштадский»), du Métropolite Benjamin Fedtchenkov, au Chapitre 8 de la partie de ce livre intitulée Journal «Ma vie en Christ», extraits, dans laquelle le Métropolite Benjamin a repris les extraits qu’il avait sélectionnés, en leur ajoutant des intertitres. L’édition utilisée est celle publiée en 2000 à Moscou par Palomnik. En ce jour, 20 décembre / 02 janvier, nous célébrons la fête de la natalice du Saint et Juste Père Jean de Kronstadt.

Le Christ est le vrai Pasteur
«Maître! Ma prière avec larmes pour mes enfants spirituels et pour tous les chrétiens orthodoxes qui te plaisent, accueille-la, à cause des soins que je leur donne pour leur salut, à cause de mes soins pastoraux! Sois, à cause de ma prière, Toi-même pour eux… Sois pour eux tous, l’amour maternel, dont moi je suis pauvre, dévoué tendrement à leur vrai bien, «afin de les sauver tous»(1Cor.9,22). Tu es le seul vrai Pasteur, qui pait invisiblement et secrètement les âmes humaines, Tu es le seul vrai et sage Maître, Qui au cœur même de ceux qui sont à Toi; Tu es le Seul à aimer vraiment Tes créatures, Tes enfants par la grâce; en Toi est la sagesse, l’abîme de toute-puissance.
Sois donc, Vladika, à ma place, Pasteur et Maître de Tes brebis qui me sont confiées par Toi. A ma place sois pour eux la lumière, l’œil, les lèvres, la main, et la sagesse, et plus que tout l’amour, dont je suis pauvre, moi le grand pécheur.»

La grâce de la prêtrise

«Moi, prêtre et pasteur, je suis pécheur et impur plus que tout homme, mais ne regarde pas mes péchés, Seigneur, méprise-les par Ta grande miséricorde et à cause de ma prière, à cause de la grâce de la prêtrise qui repose sur moi et qui demeure en moi, écoute-moi en cette heure, que la grâce de la prêtrise ne soit pas vaine en moi, Seigneur, mais qu’elle brûle en moi toujours par la foi, l’espérance, l’amour et l’audace filiale de la prière pour Ton peuple.»

LA Grâce de la prêtrise et la médiation

«La grâce a magnifié et élevé le prêtre au niveau de l’ange terrestre qui accomplit les Mystères vivifiants et terribles de Dieu, du réconciliateur des créatures avec le Créateur, de celui qui éclaire les âmes raisonnables par ses conseil, le médiateur entre Dieu et l’homme déchu, le divinificateur qui divinifie les fidèles par les Mystères. Cela, il doit le comprendre, le ressentir et en rendre grâces. Cependant, il y a peu de prêtres qui sont conscients de toute la hauteur de leur ministère, et qui s’efforcent de répondre aux intentions de Dieu à leur sujet et à celui de leurs ouailles. Comme les laïcs, ils sont séduits par la vie terrestre, les richesses terrestres et les plaisirs, ils luttent peu pour leurs intérêts spirituels et ceux de leurs brebis; ils sont fascinés par les pensées terrestres, par les passions charnelles et tombent très bas de la hauteur de leur rang. Et ainsi, le diable, l’antique ennemi de Dieu et des hommes, se moque de nous à l’extrême et nous oppose le mal aux œuvres de Dieu et détruit beaucoup de gens. Comme il est nécessaire de mépriser le monde, et tous ses charmes, hostile à Dieu, de mépriser notre chair corrompue et toutes ses passions, et de voir toute l’affliction qui y et liée. Que celui qui a des oreilles entende!»

Du rang de prêtre

«Comme la lumière et la chaleur sont inséparables du soleil, de même, de la personne du prêtre doivent être inséparables la Sainteté, la capacité d’enseigner, l’amour, la miséricorde envers tous, car quel rang porte-t-il? Le rang Christique. A Qui communie-t-il si souvent? Au Christ Dieu Lui-même, son Corps et son Sang. C’est pourquoi le prêtre doit être dans le monde spirituel, au milieu de son troupeau, tout que le soleil est au milieu de la nature: il doit être la lumière pour tous, la chaleur vivifiante, l’âme de tous.»

De l’Autorité du prêtre

«Ceux qui rejettent la prêtrise ne peuvent avoir de sainteté et ne peuvent plaire à Dieu. Les prêtres sont revêtus du pouvoir de la grâce de la prêtrise, du pouvoir du Saint-Esprit. L’autorité des prêtres est extrêmement grande et importante. Ce sont en quelque sorte des dieux terrestres par don de Dieu et divinisant autrui par les Mystères. Ce sont des bergers spirituels qui paissent le troupeau du Christ. Ils ont été rachetés par le Sang et les souffrances du Grand-Prêtre Éternel Jésus-Christ Lui-même. Sans le prêtre, il n’y a personne pour remettre les péchés, personne pour baptiser, appliquer l’onction de l’huile, et pour accomplir les Mystères du Corps et du Sang du Christ. Quelle puissance d’intercession le Seigneur a donné aux prêtres, en les autorisant à prier pour le monde entier, pour tous les hommes, pour toute l’Église, pour toutes et tous, sur terre et aux enfers! Chéris, prêtre, cette grâce! Elle vient en vertu du Christ Omnipotent, «seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus fait homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous»(1Tim.2,5-6) et S’est adjoint des prêtres des hommes et pour les hommes. Et j’ai l’audace d’espérer en le Seigneur, en ce qu’Il me sauvera, moi l’indigne, à cause de Sa bonté».

Qui est cet Ange qui se tient devant le Seigneur?

Car il est propre aux anges de sans cesse servir et se tenir devant Son Trône. C’est un homme qui intercède pour les hommes, qui porte l’image de l’Intercesseur, l’Homme-Dieu Jésus-Christ, c’est l’un des hommes établis au service de Dieu (Héb.5,1), comme le dit l’Apôtre Paul, mais son ministère est angélique. Il est un intermédiaire entre Dieu et les hommes, un ami proche de Lui. Selon la parole du Seigneur «Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande»(Jn.15:14). C’est comme s’il était dieu pour les hommes, avec le pouvoir de lier et de délier les péchés des hommes, et d’agir sacerdotalement pour eux par les Mystères vivifiants et terribles, d’être divinisé par ceux-ci et de diviniser autrui à travers eux. C’est un deuxième Moïse, dans le Nouveau Testament, qui guide la multitude du peuple de Dieu dans le désert de ce monde jusqu’à la terre promise, c’est l’Élie du Nouveau Testament, qui nourrit ses frères avec le pain du ciel, dans les temps de famine spirituelle. C’est un Prêtre. Élevé est le rang de Prêtre!»

Prêtre-médiateur

«Dans quelle Grandeur radieuse et divine baigne le prêtre devant le Trône de Dieu pendant la liturgie, en particulier lors de l’accomplissement du sacrifice non-sanglant, le plus saint, très céleste et terrible sacrifice transformant pain et vin en le Corps et le Sang du Christ! Les anges le regardent avec révérence et une certaine jalousie, contemplant cette condescendance de Dieu envers nous, une telle intime union du Seigneur Dieu avec notre nature mortelle. Le prêtre ici est le médiateur le plus proche entre Dieu et l’humanité coupable, qui plaide pour toute l’Église, pour le monde entier. Non seulement le prêtre est ici serviteur, mais aussi ami de Dieu, auquel Dieu confie le plus grand secret caché à toutes les générations en Dieu. Et pour qui, pour quoi, en sa prière ardente, ne prie-t-il pas le Seigneur, alors que c’est par sa prière, qu’un telle mystère s’accomplit, lorsque le Seigneur Lui-même Se donne en nourriture et boisson de vie éternelle? Celui qui n’a pas épargné Son Fils pour nous, ne nous donnera-t-Il pas tout ce que nous Lui demanderons avec foi selon Sa volonté?»

Prêtre représentant du Christ

«Tu es le représentant de la foi et de l’Église, ô prêtre, tu es le représentant du Christ-Seigneur.
Tu fais l’œuvre de Dieu, et devant personne tu ne dois perdre courage, personne tu ne dois flatter, ni être servile et considérer ton œuvre au-dessus de toutes les œuvres des hommes.»

Prêtre, ange du Seigneur

«Le prêtre, comme ange du Seigneur Tout-Puissant, doit être au-dessus de toutes les passions et de toutes les indignations de l’esprit, de toutes les dépendances du monde ou de toutes les peurs infâmes causées par les démons; il doit être tout en Dieu, l’aimer Lui seul et Le craindre. La peur de l’homme signifie qu’il n’est pas tout entier attaché à Dieu.»

Serviteur De Dieu

«Le prêtre est le serviteur de Dieu, revêtu de Son pouvoir et de Sa puissance (dans le repentir); la force de la Croix est une bénédiction sacerdotale.»

Prêtre apôtre

«Chaque prêtre est un apôtre dans son village ou dans sa paroisse (ou dans l’église de sa ville) et doit aller dans les maisons, évangélisant le Royaume de Dieu, instruisant les ignorants, appelant à la vie chrétienne les négligents, les insouciants, ceux qui vivent dans les passions et les convoitises, encourageant et affermissant les pieux et les sobres par les récompenses futures, soutenant et réconfortant (…) les belliqueux.»

Traduit du russe

Source

Les traces de Saint Seraphim dans la neige

Le texte ci-dessous est la traduction d’un original russe de Madame Olga Rojniova, publié le 22 janvier 2015 sur le site Pravoslavie.ru. Il s’agit du récit d’un pèlerinage effectué par un groupe de jeunes moniales accompagnées de leur père spirituel auprès des reliques de Saint Seraphim de Sarov en 1991. Un pèlerinage sur lequel Saint Seraphim veilla lui-même tout particulièrement.

Photo : Pravoslavie.ru

Le voyage ne put se faire qu’à la fin de l’automne, pas le bon moment pour voyager. Le gel fixait la raspoutitsa, la cimentant pendant la nuit. Le matin, les talons battaient le sol durci, mais à midi, ils enfonçaient de nouveau dans les ornières ramollies du chemin de campagne. Prélude à l’hiver: un ciel nuageux, la noirceur des arbres, le silence maussade des oiseaux, les jacassements stridents d’une pie solitaire. Prélude à l’hiver, pressentiment, avant-goût, attente de l’hiver. Un matin, la première jeune neige tomba, cachant le vieux feuillage fané. Elle remplit l’air d’un souffle froid, glacial.
On se tenait sur un terrain vague. Celui-ci était complètement désert, justifiant son nom. Pas de piste, pas de chemin, rien. Là, on ne savait vers où aller. Lire la Suite

Saint Luc de Crimée. Homélie pour la fête du Pokrov.

«... en 38 années de sacerdoce presbytéral et épiscopal, j'ai prononcé environ 1250 homélies, dont 750 furent mises par écrit et constituent douze épais volumes dactylographiés...»
(Le Saint Archevêque Confesseur et chirurgien Luc de Crimée)
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Homélie prononcée par Saint Luc de Crimée, le jour de la fête du Pokrov en l’année 1958. Le texte original russe est la 22e homélie dans le Tome 2 des Homélies de Saint Luc de Crimée, publiées par l’Éparchie de Simféropol.

La Très Sainte Mère de Dieu est apparue à de nombreuses reprises à des grands saints. D’habitude, en compagnie de l’un ou l’autre Apôtre. Et à Saint Seraphim de Sarov, elle apparut aussi seule. Mais nulle part, à personne, Elle n’apparut dans une gloire telle que la Sienne dans l’église des Blachernes à Constantinople, en cette grande fête de Sa Protection. Dans l’église, il y avait une énorme foule, et dans cette foule se trouvaient André, le Bienheureux Fol-en-Christ, et son disciple Épiphane. C’était pendant les vigiles. Le peuple priait ardemment pour être délivré de l’invasion des barbares qui étaient arrivés devant Constantinople elle-même.
Vers quatre heures du matin, le Bienheureux André vit soudainement sous les voûtes de l’église la Très Sainte Mère de Dieu, debout sur des nuages, entourée d’une foule d’anges, d’apôtres, de prophètes, de saints évêques et de nombreux grands saints. Le Bienheureux André demanda à Épiphane: «Vois-Tu la Souveraine, la Reine du Monde?». «Je la vois, Père spirituel, et je suis terrifié», répondit Épiphane. Sous leurs yeux à tous les deux, la Très Sainte Mère de Dieu descendit, entra dans l’autel et pria longtemps Dieu, à genoux devant le Trône. Puis Elle se leva, avança sur l’ambon, et ôta de Ses épaules Son grand voile resplendissant de lumière céleste et lançant des éclairs, et Elle l’étendit sur tout le peuple qui priait. Alors, la vision miraculeuse d’André et d’Épiphane se termina soudainement.
Dans la matinée, tout le monde apprit qu’à l’aube, les barbares avaient levé le siège de Constantinople et étaient partis.
Je pense que vous comprenez tous à quel point la différence est grande, entre cette manifestation glorieuse et miraculeuse de la Protection de la Très Sainte Mère de Dieu, et Ses nombreuses apparitions à certains grands Saints, en compagnie d’un ou deux apôtres, ou même seule.
Je voudrais attirer votre attention et l’arrêter sur trois caractéristiques très importantes qui distinguent son apparition miraculeuse dans l’église des Blachernes le grand jour de sa Protection.
Bien sûr, la différence est grande entre ce que nous croyons seulement par ouï-dire ou par écrit et ce que les yeux des hommes voient. Certes, dans l’église des Blachernes aussi,la vision merveilleuse du Pokrov de la Très Sainte Mère de Dieu ne fut pas perçue par tous les fidèles, mais seulement par André le fol-en-Christ et par son disciple Épiphane, mais le témoignage du bienheureux fol-en-Christ, qui observait dans une large mesure le premier commandement des béatitudes, sur la pauvreté spirituelle, est tout à fait convaincant pour nous, car un si grand saint, bien sûr, ne pouvait pas mentir ou inventer une fiction, et à sa vision, nous pouvons y croire, comme si elle avait été la nôtre.
Que personne ne doute de ce que virent les yeux humains du Bienheureux André et de son disciple Épiphane. La Très Sainte Mère de Dieu n’est plus jamais apparue dans une si grande gloire, avec tant d’anges, d’apôtres, de prophètes et de saints. Cette suite si grande et glorieuse que virent André et Épiphane ne pouvait accompagner que Celle qui est plus sainte que tous les saints, et la signification de ce témoignage de Dieu à propos d’Elle est énorme pour nous.
Dans nos cœurs, nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu prie toujours pour les Chrétiens et intercède pour eux devant Son Fils Divin, et de leurs yeux humains, le Bienheureux André et Épiphane purent s’en convaincre, quand Elle descendit de sous les voûtes de l’église à l’autel et y pria longtemps, à genoux. Rappelez-vous que l’Apôtre Paul appelle le diable le prince régnant dans les airs, et alors, avec une grande gratitude pour Elle et pour Son Divin Fils, nous comprendrons l’importance de la divine lumière étincelante du voile de sa Protection, étalé au-dessus de la tête de tous ceux qui priaient, et qu’Elle protégeait ainsi du prince des ténèbres, qui rôdait bas dans les airs, avec ses anges ténébreux qu’elle frappait par les éclairs de Ses prières sortant de Son voile.
Voyez-vous, gens de Dieu, combien la signification de la fête du Pokrov de la Très Sainte Vierge et Mère de Dieu est grande et sainte pour nous, comment la vision du Bienheureux André et d’Épiphanie affermit notre foi en Elle, en Sa qualité d’Intercesseur diligent en faveur de notre monde. Nous L’aimerons de tout notre cœur, comme les petits enfants aiment leur mère, et nous rendrons une grande gloire et un grand honneur à Son fils divin selon la chair humaine, le Seigneur et notre Dieu Jésus-Christ, avec son père Éternel et sans commencement et son Saint-Esprit. Amen
Traduit du russe.

Saint Luc de Crimée. La profondeur du cœur des saints.

«... en 38 années de sacerdoce presbytéral et épiscopal, j'ai prononcé environ 1250 homélies, dont 750 furent mises par écrit et constituent douze épais volumes dactylographiés...»
(Le Saint Archevêque Confesseur et chirurgien Luc de Crimée)
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Homélie prononcée par Saint Luc de Crimée, le 11 avril 1954. Le texte original traduit ici est traduit de la version mise en ligne le 27 octobre 2021 sur le site de la paroisse Saint Luc de Crimée à Ekaterinbourg.

Voici peu, je vous ai parlé de la profondeur inhabituelle du cœur du larron, qui soudain a cru en notre Seigneur Jésus Christ, crucifié à côté de lui. Maintenant, je propose de vous parler du cœur de tous les saints. À cela s’ajoute le fait que la Sainte Église consacre le cinquième dimanche du Grand Carême à la mémoire d’une toute grande Sainte, Marie l’Égyptienne. Je vais tout d’abord parler de son cœur.
Marie était une brillante jeune fille d’une grande beauté. Elle vivait dans l’immense Alexandrie, la capitale de l’Égypte. Par sa beauté, elle captivait beaucoup, beaucoup de jeunes gens, par la débauche elle acquit une grande richesse et vécut dans le luxe. Un jour, elle alla se promener au bord de la mer, et elle vit un navire prêt à appareiller, et apprit que ce navire emmenait beaucoup de pèlerins à Jérusalem pour la fête de l’Exaltation de la Croix du Christ. Par caprice elle monta sur ce bateau, et agit tout au long du voyage comme elle le faisait d’habitude, séduisant les jeunes hommes qui voyageaient avec elle, et péchant tout au long du trajet. Ils arrivèrent en Palestine et se rendirent au temple de Jérusalem. Toute la foule du peuple entrait dans le temple, mais quand Marie voulut y pénétrer, une force inconnue l’en empêcha, lui interdisant l’entrée du temple. Elle en fut stupéfaite. Elle essaya d’entrer à plusieurs reprises, et à chaque fois une force inconnue la repoussa, l’empêcha d’entrer dans le temple. Alors son regard tomba sur une icône de la Très Sainte Mère de Dieu, suspendue au-dessus de la porte d’entrée, et elle, de son cœur profondément ébranlé, fit une prière ardente à la Très Sainte Mère de Dieu, Lui demandant de l’aider, Lui demandant d’intercéder devant son Fils né avant les siècles, et d’obtenir le pardon pour elle, pécheresse repentante. Après cette prière, elle put entrer dans le temple.
L’exaltation de la Sainte Croix la stupéfia encore plus, et elle vécut brusquement une conversion profonde. Elle sortit du temple et parcourut un long chemin, sur la rive du Jourdain, puis elle traversa le Jourdain et entra dans le désert de Jordanie. Elle marcha loin, loin dans le désert, et dans ce désert, elle vécut pendant 47 ans, sans jamais voir un visage humain, sans savoir que manger. Comment sa vie s’y déroula, on ne sait pas. Nous savons seulement, par le récit qu’elle fit avant sa mort, que pendant seize ans, elle fut tourmentée, gravement tourmentée, par les souvenirs de sa vie dans le luxe, des plats exquis et des vins fins dont on la régalait. Et au bout de seize ans seulement, ces souvenirs douloureux et tentateurs l’abandonnèrent. Au cours de sa vie dans le désert pendant 47 ans, elle acquit des dons extraordinaires du Saint-esprit. Elle ne lut jamais les Sainte Écritures, mais elle les connaissait profondément, car elles lui furent enseignées par le Saint-Esprit Lui-même. Sa prière était si extraordinaire qu’elle s’élevait dans les airs, assez haut, et priait très longtemps, avec larmes, suspendue debout dans les airs, les bras et mains levés vers le ciel. Nous voyons ainsi ce qu’était le merveilleux cœur de cette femme, ce cœur autrefois plein d’impureté, d’abomination, de fornication, de débauche, et dans lequel se produisit soudainement un retournement aussi radical et merveilleux. Ce cœur fut ébranlé par la puissance de Dieu. Le Seigneur savait la profondeur de ce cœur autrefois pécheur, Il savait de quels exploits extraordinaires ce cœur était capable. Et le Seigneur toucha de Sa dextre le cœur de Marie, et ce cœur, autrefois pécheur, devint l’un des plus grands cœurs de l’histoire de l’humanité.
Rappelons-nous aussi la grande et ardente myrophore, Sainte Marie-Madeleine. Ne lisons-nous pas à son sujet que notre Seigneur Jésus-Christ a chassé sept démons d’elle, alors imaginez à quel point la souillure de son cœur était énorme, quelle terrible méchanceté faisait rage en elle, si sept démons habitaient en elle. Et pourtant, ce cœur s’est avéré être tel que dans sa vie ultérieure, elle reçut le titre d’«égale aux apôtres», car son amour pour le Seigneur Jésus-Christ était ardent. Elle manifesta envers Lui un amour qu’aucun amour humain ne peut égaler.
Et maintenant, souvenons-nous du grand enseignant de l’Église, Tertullien. Il est considéré comme un grand maître, en particulier dans l’Église d’Occident, bien qu’il ne figure pas parmi les Pères de l’Église, car pendant un certain temps il tomba dans l’erreur et l’hérésie montaniste. Il était presbytre à Carthagène, au deuxième siècle après J.C. I était doué d’une intelligence remarquable, d’une grande profondeur. Il composa de nombreuses œuvres qui exercèrent une influence telle sur tous ses contemporains et sur tous les hiérarques ultérieurs de l’Église, qu’elles devinrent la lecture de référence de très nombreux grands et saints évêques. Et le grand Tertullien, ce cœur ardent qui brûlait d’amour pour le Christ, qui brûlait d’amour pour la vérité éternelle, raconta à son propre sujet que dans sa jeunesse, avant qu’il ne connaisse le Christ et reçoive le saint baptême, il menait une vie très dépravée. Comme vous le voyez, dans ce cœur coexistaient la perversité et cette grande sagesse qui lui permit d’expliquer de nombreux passages difficiles à comprendre dans la Sainte Écriture. Cette sagesse lui permit de rédiger de nombreux ouvrages dénonçant les hérétiques de son temps, et ils formèrent la base de la formation théologique des évêques et des prêtres.
Rappelons-nous également un autre grand Père de l’Église, particulièrement honoré dans l’Église Latine, le Bienheureux Jérôme, un homme merveilleux, qui vécut plusieurs dizaines d’années dans des grottes en Palestine, consacrant son temps à l’étude et l’analyse des Saintes Écritures. Pour ce faire, il étudia de façon approfondie toutes les langues nécessaires : il savait non seulement le latin et le grec, mais aussi l’araméen, ancienne langue juive, le syro-chaldéen, et l’arabe. Il écrivit un nombre impressionnant d’interprétations de passages de la Sainte écriture. Et ce grand homme, lui aussi, raconta qu’il avait auparavant, dans sa jeunesse, mené une vie impure.
Au même siècle vivait à Carthage l’un des grands maîtres-enseignants de l’Église, le Saint Martyr Cyprien. Il fut païen jusqu’à l’âge de 40 ans, et dans le paganisme, il mena une vie déréglée et impure, puis tout à coup, sous l’action de la puissance du Christ, son cœur naquit de nouveau, complètement. Il crut ardemment en Christ. Il fut consacré prêtre par l’Évêque de Rome, et un peu plus tard, il devint Évêque de l’Église de Carthage.Il fut lui aussi l’un des plus grands saints de l’ancienne Église.
À ses côtés on trouve un quatrième grand Père de l’Église, le Bienheureux Augustin, évêque d’Hippone. Lui aussi connut le Christ seulement à l’âge adulte, après avoir passé une jeunesse violente et pécheresse. Déjà à l’âge de 18 ans, il devint père hors de la légalité. Il maltraitait sa concubine, dont il avait eu un fils. Monique, mère d’Augustin, une femme au cœur le plus pur et de la plus grande piété, une vraie chrétienne, versa des larmes amères au sujet de son fils, car elle voyait sa vie perverse et savait qu’il avait par nature des capacités scientifiques et un grand talent oratoire. La pauvre mère pleura toutes les larmes de ses yeux, devant la mauvaise vie de son fils. Un jour, elle alla trouver l’évêque, un starets, et le supplia de sauver son fils de la perte. Et l’évêque lui dit des paroles étonnantes: «Le fils de tant de larmes ne peut aller à sa perte». Et ces paroles devinrent prophétiques. Augustin s’inscrivit à l’école de rhétorique à Carthage, où il montra de brillantes capacités oratoires. Il ouvrit même son école dans laquelle il enseignait. Mais sa vanité était blessée du fait qu’il avait très peu d’élèves; alors il alla à Rome. Puis, il fut nommé juge à Milan, et s’y installa. A cette époque, à Milan, l’évêque n’est autre que le grand Saint Ambroise. Augustin alla écouter les homélies de Saint Ambroise, s’intéressant à la rhétorique de celui-ci afin d’améliorer ses propres facultés oratoires. Mais la rhétorique s’effaça devant la vérité de ces homélies apostoliques, qui pénétra immédiatement jusqu’en son âme. Il fut e plus en plus pénétré par les enseignements du Christ, et il intensifia sa lecture des Saintes Écritures. Et par la même occasion, il abandonna ses tendances pécheresses, quitta la secte des manichéens à laquelle il appartint environ neuf ans, et devint un pourfendeur ardent et talentueux de l’hérésie manichéenne. Il vécut alors au milieu d’un nouvel entourage, chrétien, étranger à ses anciennes fréquentations.
Un jour, il entama la lecture des récits concernant les héros de l’ascèse vivant dans les ermitages et déserts de l’Égypte, et ces récits ébranlèrent Augustin jusque dans les profondeurs de son âme. S’adressant à ses amis, comme lui, jeunes et bien éduqués, et leur dit : «Qu’est-ce donc?! Nous avons consacré tant de temps à la philosophie et à l’éloquence: pourquoi n’avons-nous pas réussi à construire notre vie comme l’ont construite ces gens qui vécurent bien avant nous?» Et, sortant dans le jardin, Augustin tomba à terre, et pleura, demandant à Dieu de le guider sur une nouvelle voie: «Quand, quand donc, Seigneur, auras-Tu pitié de moi? Aie pitié de moi, Seigneur, aie pitié, aie pitié maintenant!» Et soudain, il entendit une voix: «Prends, lis, prends, lis!». Et voici ce qu’il lut dans l’Épître aux Romains : «Marchons honnêtement, comme en plein jour, ne nous laissant point aller aux excès de la table et du vin, à la luxure et à l’impudicité, aux querelles et aux jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne prenez pas soin de la chair, de manière à en exciter les convoitises» (Rom.13;13-14). Voici la réponse de Dieu reçue par Augustin. Après cela, il fut bientôt honoré du rang de presbytre. Puis il devint évêque, et en ce rang, il lutta pendant trente-cinq ans, menant une vie sans faille. Il vivait comme un vrai moine, comme un ermite, jeûnait durement, priait toujours, reclus dans sa cellule, se nourrissant de la nourriture commune avec ceux qui servaient à ses côtés, prêtres et diacres. Au cours de ses trente-cinq années de service épiscopal, il composa un grand nombre d’ouvrages théologiques qui formèrent la base de la théologie pour d’autres grands Pères de l’Église. Non seulement les latins, mais aussi l’Église orthodoxe l’honorent comme un grand Maître de l’Église. Ses écrits théologiques et ses enseignements sont remplis d’une sagesse extraordinaire et d’une connaissance profonde.
Je vous ai montré le cœur de deux saintes, autrefois femmes très corrompues, et le cœur de quatre grands Pères et instructeurs de l’Église, eux-aussi d’abord corrompus et ayant mené une vie impure. Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ce récit pour nous-mêmes?
Nous dirons que le cœur humain, même le cœur pur, est souvent recouvert d’une croûte sale, et nous, les pécheurs, avons l’habitude de condamner chaque personne dont le cœur nous semble couvert d’une croûte sale. Et si nous avions été contemporains de ces grands pères de l’Église, nous les aurions condamnés, sans pitié. Mais le Seigneur ne voit pas seulement la croûte sale autour du cœur de l’homme. Il voit ce qui est à l’intérieur de ce cœur, ce qui est caché profondément dans le cœur: il sait de quoi le cœur est capable, même quand il est temporairement recouvert d’une croûte sale. Sous la croûte de boue, Il voit le plus grand Saint, il voit de grandes vertus spirituelles. Et Il protège Ses Saints tout le temps où leur cœur reste couvert de la croûte de vilenie.
Souvenez-vous de cela et ne vous aventurez jamais à condamner des gens qui vous semblent manifestement pécheurs, et même vicieux. Pensez au fait que le cœur de leurs forces cachées, de leurs capacités spirituelles, nous ne le connaissons pas, et donc retenez votre mauvaise langue, qui brûle du désir de prononcer la condamnation. Et à vous, mères qui avez des enfants pervers, je vous dirai ceci : souvenez-vous de Sainte Monique, mère du Bienheureux Augustin, rappelez-vous comment, par ses larmes, elle supplia Dieu d’aider son fils. Pleurez sur vous et sur vos enfants pervers, mais ne tombez pas dans le désespoir: rappelez-vous que le Seigneur a la puissance de faire de vos enfants impurs et pervers, des purs et même des saints.
Amen.

Traduit du russe
Source

Saint Luc de Crimée. Homélie pour la fête de la Transfiguration

«... en 38 années de sacerdoce presbytéral et épiscopal, j'ai prononcé environ 1250 homélies, dont 750 furent mises par écrit et constituent douze épais volumes dactylographiés...»
(Le Saint Archevêque Confesseur et chirurgien Luc de Crimée)
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Homélie prononcée par Saint Luc de Crimée, le jour de la fête de la Transfiguration en l’année 1957. Le texte original traduit ici est traduit de la version mise en ligne le 19 août 2021 sur le site de la paroisse Saint Luc de Crimée à Ekaterinbourg.
La très glorieuse fête de la Transfiguration du Seigneur nous donne l’occasion de réfléchir aux paroles que notre Seigneur Jésus Christ adressa aux Apôtres et au peuple: ««Je vous le dis, en vérité, parmi ceux qui sont ici, quelques-uns ne goûteront point la mort, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance» (Mc 9,1).
Nous ne pouvons comprendre ces paroles prophétique inhabituelles du Fils de Dieu si nous considérons qu’elles concernent la Parousie de notre Seigneur Jésus Christ, car plus de 1900 années se sont écoulées et tous les contemporains de notre Seigneur Jésus sont morts, alors que nous attendons encore la Parousie. Lire la Suite