Saint Jean de Kronstadt: Anniversaire de la naissance du Tsarévitch Alexandre.

Ce dimanche 26 février/10 mars est le jour anniversaire de la naissance du Tsar Alexandre III, né en 1845. Voici plus d’un siècle, à l’occasion de ce même jour anniversaire, Saint Jean de Kronstadt proclama l’homélie ci-dessous, extraite des pages 138-140 du recueil «Paroles de l”Archiprêtre Ioann Ilitch Sergueev prononcées à la Cathédrale Saint André à diverses occasions lors de grandes solennités» (Слова на Высокоторжественные дни Протоіерея Iоанна Ильича Сергіева, произнесенныя въ разное время въ Кронштадтскомъ Андреевскомъ Соборѣ), publié à Kronstadt en 1888, par l’Organisation Paroissiale de la Cathédrale de Kronstadt.

Propos lors du jour anniversaire de la naissance de l’Héritier du Trône de toutes les Russies, le Croyant fidèle, Souverain et Tsarévitch, le Grand Duc Alexandre Alexandrovitch.

La femme, lorsqu’elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue;
mais, lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance,
à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. (Jean 16, 21).

La naissance en ce monde d’un homme, créature raisonnable de Dieu, image de Dieu, est œuvre divine de la toute-puissance, de la bonté et de la sagesse de Dieu. L’être nouveau vient au monde, de la non-existence à l’existence, un être qui, certainement, n’est ni insignifiant ni impuissant dès le départ, et qui par la suite exerce souvent une influence importante sur la destinée de son entourage, sur le destin de tout un peuple, et parfois même sur le destin du monde entier. Lire la Suite

Le Saint Tsar Nicolas II et Le Saint et Juste Job (2/2)

Le Saint Tsar Nicolas II
Le texte ci-dessous est traduit du livre «Le Tsar et la Russie (Réflexions à propos du Souverain Empereur Nicolas II)», publié par les Éditions Otchii Dom à Moscou en 2017. Ce livre est un recueil d'articles dont les auteurs se sont fixé pour objectif de commenter, sur base de faits et de témoignages personnels, le règne du dernier Empereur de Russie, ainsi que la signification spirituelle que prend cette période tragique de l'histoire de leur patrie pour le destin futur de la Russie et du monde entier. Un des buts poursuivis par l'édition de ce livre est de dénoncer mensonges et calomnies, et de témoigner de la vérité. L'extrait ci-dessous est un chapitre de la seconde partie du livre, pp 632 à 642, qui intègre des travaux, homélies et réflexions de clercs du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors Frontières et qui tente de répondre aux questions: A quelle fin le Seigneur permit-il la révolution, quel est le sens du chemin de croix et de la mort des Martyrs impériaux, quelle doit être l'essence de notre repentir et quelle signification spirituelle devons-nous tirer pour nous-mêmes de la catastrophe russe ? Ce chapitre fut rédigé par l'Archiprêtre Alexandre Chargounov, ancien maître de conférences à l'Académie de Théologie de Moscou, dirigeant du «Comité pour la Renaissance morale de la Patrie», recteur de l'église moscovite Saint Nicolas en Pyji, Malaya Ordynka.Il s'agit de la seconde partie du chapitre, la première se trouve ici.

Comme Job voyait et observait l’essence de ce qui se trouvait derrière ces événements, il ne détourna pas son regard de la Source première. Il vénérait Dieu dans la prospérité et dans les privations. Une fois la tempête passée, il s’inclinait, face à terre, se prosternant devant Dieu.Les afflictions ne doivent pas nous éloigner de la vraie vie, mais nous rapprocher d’elle. Lire la Suite

Le Saint Tsar Nicolas II et Le Saint et Juste Job (1/2)

Le Saint Tsar Nicolas II
Le texte ci-dessous est traduit du livre «Le Tsar et la Russie (Réflexions à propos du Souverain Empereur Nicolas II)», publié par les Éditions Otchii Dom à Moscou en 2017. Ce livre est un recueil d'articles dont les auteurs se sont fixé pour objectif de commenter, sur base de faits et de témoignages personnels, le règne du dernier Empereur de Russie, ainsi que la signification spirituelle que prend cette période tragique de l'histoire de leur patrie pour le destin futur de la Russie et du monde entier. Un des buts poursuivis par l'édition de ce livre est de dénoncer mensonges et calomnies, et de témoigner de la vérité. L'extrait ci-dessous est un chapitre de la seconde partie du livre, qui intègre des travaux, homélies et réflexions de clercs du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors Frontières et qui tente de répondre aux questions: A quelle fin le Seigneur permit-il la révolution, quel est le sens du chemin de croix et de la mort des Martyrs impériaux, quelle doit être l'essence de notre repentir et quelle signification spirituelle devons-nous tirer pour nous-mêmes de la catastrophe russe ? Ce chapitre fut rédigé par l'Archiprêtre Alexandre Chargounov, ancien maître de conférences à l'Académie de Théologie de Moscou, dirigeant du «Comité pour la Renaissance morale de la Patrie», recteur de l'église moscovite Saint Nicolas en Pyji, Malaya Ordynka..

Pour tous, c’est évidemment un miracle, une révélation de la Divine Providence, que la coïncidence du jour de naissance du Tsar-Martyr Nicolas Alexandrovitch avec celui où l’on célèbre la mémoire de Saint Job (le 6/19 mai). Le Souverain lui-même voyait dans ce fait une préfiguration de son destin, lorsqu’il dit «J’ai non pas le pressentiment mais la pleine conviction d’être prédestiné à de terribles épreuves, et je n’en recevrai pas la récompense ici, sur terre. Combien de fois me suis-je appliqué à moi-même les paroles de Job : «Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive; Ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint. Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos. Et le trouble s’est emparé de moi» (Job 3,25-26)1 , et encore «Je nourris la conviction ferme et absolue que le destin de la Russie, mon propre destin et le destin de ma famille se trouvent entre les mains de Dieu, Qui m’a placé à l’endroit où je me trouve. Quoi qu’il arrive, je m’incline devant Sa volonté, avec la conscience de n’avoir jamais eu d’autre pensée que celle de servir le pays qu’Il m’a confié».2
Le Livre de Job, comme toute la Parole de Dieu, éclaire l’histoire de l’humanité du rayon de la lumière divine et nous aide à comprendre la profondeur des événements récents et de ce qui se produisit avec notre dernier Tsar. Nous savons, par la grâce du Saint Esprit, que notre Tsar est un saint. C’est pourquoi nous pouvons le comparer à un autre saint, le Juste Job. Lire la Suite

Le Saint Tsar Nicolas. La signification du Tsar pour le peuple russe, par le Starets Anatoli d’Optina.

Le Saint Tsar Nicolas II
Traduction du texte publié par le journal «La Croix Orthodoxe» (Православный Крест) et mis en ligne le 28 juillet 2011. A la veille de ces jours au cours desquels nous commémorons le Tsar, me revient à l’esprit l’exceptionnelle rencontre entre le Prince Nicolas Davidovitch Jevakhov et l’un des grands startsy d’Optina Poustin’, aujourd’hui glorifié parmi le chœur des saints, Saint Anatoli (Potapov) [N.d.T. dit aussi «le jeune, pour le distinguer de Saint Anatoli (Zertsalov) d’Optina, «l’ancien»]. L’entretien fut tenu avant la nomination du Prince, sur ordre du Tsar, au rang de Camarade Haut-Procureur du Saint Synode, en 1916. Les mémoires de Nicolas D. Jevakhov furent publiées en exil à Munich, en 1923, et ensuite à Novi Sad, en Serbie, en 1928. En voici un extrait qui témoigne de la réelle relation orthodoxe entretenue par les Saints de Russie avec l’Autocratie, nous indiquant la voie du repentir et du discernement après quasiment un siècle d’hébétude spirituelle, et permettant au peuple de Russie de se purifier par la souffrance et le martyr. Voici cette remarquable conversation .

Batiouchka, Père Anatoli, je n’y comprends rien, commençai-je, depuis mes années d’enfance, je suis inconsciemment tourné vers le monastère et ce n’est pas la première fois que je viens frapper à votre porte et dans votre communauté, mais malgré cela, je ne parviens pas à me détacher du monde. Et il me semble que je m’empêtre de plus en plus dans les rets sataniques… Je crains pour mon âme… Lire la Suite

Pour que la Russie devienne l’héritière de Byzance.

Double drapeauLa Russie est-elle l’héritière du grand Empire Byzantin ? Si elle ne l’était pas que devrait-elle faire pour le devenir ?  La Russie peut-elle s’approprier l’héritage civilisationnel, moral et politique de Byzance ?  Voici la traduction française du riche entretien d’Andreï Norkine avec les historiens Pavel Kouzenkov et Evgueni Spitsyne, publié le 09 juin 2016, sur le site Tsargradtv.ru. Ce texte a en outre l’avantage de mettre en perspective certaines dimensions de la tragédie qui se déploie  actuellement au sein et autour de l’Église.
Le récent pèlerinage du Président de Russie, Vladimir Poutine, sur la Sainte Montagne de l’Athos a provoqué un débat qui s’est répandu au sein de la société. Qu’est-ce que la Russie d’aujourd’hui ? Est-elle l’héritière de Byzance, oui ou non ? Un tel débat a-t-il raison d’être?
P.K. Ce débat est plus que pertinent. Car qu’est-ce donc que Byzance ? Essentiellement, il s’agit de l’Empire Romain, chrétien, grec, mais, Empire Romain. L’empire continuateur direct de celui de César Auguste. Et l’État le plus emblématique de l’histoire. Les discussions au sujet de l’héritage romain vont bon train depuis longtemps, dès la fin de l’Antiquité. Et dans le monde contemporain, la Russie est loin d’être la seule à revendiquer cet héritage. Les États-Unis également ont des prétentions à cet égard.. Lire la Suite

Le Saint Tsar Nicolas II. Comment il assura la défense de l’Éthiopie orthodoxe contre les colonisateurs.

Le Saint Tsar Nicolas II
Le site «l'Aigle Bicéphale» («Двуглавый Орёл») a mis en ligne le 12 février 2018 un article élaboré à l'aide d'extraits d'un des nombreux livres de l'historien spécialiste de la vie et du règne du Saint Tsar Nicolas II, Pëtr Multatuli: «Внешняя политика Императора Николая II» (Moscou FIV, 2012) («La Politique Extérieure de l'Empereur Nicolas II»). Cet article met en lumière le rôle essentiel joué par l'Empire de Russie, et plus particulièrement par le Saint Tsar Nicolas II dans la défense de l’Éthiopie, considérée comme un pays frère orthodoxe, contre les menées des colonisateurs italiens, et britanniques.

En 1889, le Gouvernement italien déclara que dès lors, il représenterait les intérêts de l’Abyssinie dans l’arène internationale, s’appuyant sur la signature, le 2 mai 1889, du Traité d’Uccialli «relatif à l’amitié et au commerce», et selon lequel l’Éthiopie accepterait soi-disant que l’Italie exerce sur elle une forme de suprématie. En même temps, les diplomates italiens modifièrent de fait l’article 17 de ce Traité rédigé en deux exemplaires, un en italien et l’autre en amharique. Lire la Suite