Saint Spyridon chez les Romanov (2/2)

Ce titre quelque peu léger masque une réalité riche et dense, celle de la vénération de Saint Spyridon, véritable tradition spirituelle, au sein de la lignée impériale des Romanov. Le texte ci-dessous est la traduction d’une conférence donnée au Monastère des Danilov à Moscou, le 13 mars 2007, par Madame Olga Nikolaevna Koulikovskaïa-Romanova, Présidente du fonds de bienfaisance de Son Altesse Impériale la Grande Princesse Olga Alexandrovna, à l’occasion de la venue en Russie de la dextre de Saint Spyridon. Voici la seconde partie du texte, la première se trouvant ici.

En 1817, suite aux démarches de la Souveraine Impératrice Élisabeth Alekseievna, une autre église Saint Spyridon fut installée dans l’Institut Élisabéthain pour dames à Saint-Pétersbourg ; on y conserve une relique provenant de Kerkyra : un morceau d’une pantoufle de velours de Saint Spyridon. A Kerkyra, un usage consiste à changer une fois l’an les pantoufles qui chaussent les pieds des saintes reliques protégeant le saint lors de ses excursions miraculeuses entreprises à travers la terre entière, en réponse aux prières des fidèles. Pareil usage prévaut chez nous avec les chaussures de Saint Serge de Radonège. Les pantoufles de Saint Spyridon, usées au bout d’un an, sont données aux fidèles. Ce genre de présent est évidemment remis aux Orthodoxes les plus illustres. La construction de l’église Saint Spyridon, grâce aux démarches mises en œuvre par l’Impératrice Élisabeth, fut clairement un cadeau spirituel de l’Impératrice à l’occasion du quarantième anniversaire de son époux béni, le Souverain Alexandre Ier. Lire la Suite

Le Saint Starets Théodore de Tomsk. Récit de deux moniales.

Le 20 juillet 2017, le site Pravoslavie.ru a publié la version originale russe du texte ci-dessous, écrit le 23 octobre 1990 par l’Archiprêtre Alexandre Novopachine. Celui-ci y aborde, en présentant un témoignage essentiel, un élément fascinant de l’histoire de la Russie : le 19 novembre 1825, à Taganrog, le Tsar Alexandre Ier le Béni ne serait pas mort mais aurait commencé une vie érémitique et serait devenu par la suite le Saint Starets Théodore Kouzmitch.
Le cinq juillet est un jour solennel à Tomsk. C’est en effet le cinq juillet 1995 que furent inventées les saintes reliques du juste serviteur de Dieu, le Saint Starets Théodore de Tomsk, appelé au cours de sa vie terrestre, et parfois maintenant encore, Saint Théodore Kouzmitch. On célèbre donc ce jour une Liturgie à l’occasion de la fête dans l’église de la Mère de Dieu de Kazan du Monastère de la Mère de Dieu-Saint Alexandre.Et il arrive que ce soit le Métropolite Rostislav de Tomsk et Asinovsk lui-même qui préside la célébration, entouré d’autres évêques. Lire la Suite

Saint Spyridon chez les Romanov (1/2)

Ce titre quelque peu léger masque une réalité riche et dense, celle de la vénération de Saint Spyridon, véritable tradition spirituelle, au sein de la lignée impériale des Romanov. Le texte ci-dessous est la traduction d’une conférence donnée au Monastère des Danilov à Moscou, le 13 mars 2007, par Madame Olga Nikolaevna Koulikovskaïa-Romanova, Présidente du fonds de bienfaisance de Son Altesse Impériale la Grande Princesse Olga Alexandrovna, à l’occasion de la venue en Russie de la dextre de Saint Spyridon.
La vénération de Saint Spyridon le Thaumaturge de Trimythonte existe depuis des temps très anciens au sein du peuple des simples fidèles, particulièrement dans la paysannerie. L’Évêque cypriote était lui-même berger, occupation à laquelle il ne renonça jamais après son ordination épiscopale. Saint Spyridon est le céleste protecteur des gardiens de cheptel et des paysans. En Russie, la vénération du Thaumaturge cypriote se répandit jusqu’à la cime du pouvoir tsariste. En effet, lors de la campagne de Kazan, Saint Spyridon de Trimythonte apparut au Tsar Ivan le Terrible et affermit spirituellement le Souverain dans sa décision de vaincre les adversaires et libérer le Kazan des usurpateurs liés à Nogaï. Après la victoire, le Tsar fit, conformément à sa promesse, ériger un monastère portant le nom de Saint Spyridon. Lire la Suite

L’Archiprêtre Gennadi: «Nous savons peu de choses de Batiouchka Jean de Kronstadt». 2/2


Le 19 octobre/01 novembre, on fête en Russie l’anniversaire de la naissance de Saint Jean de Kronstadt. L’Archiprêtre Gennadi Belovolov, bien connu à Saint-Pétersbourg où il créa et dirige encore l’appartement-musée mémorial du Saint et Juste Jean de Kronstadt, est considéré à juste titre comme le principal conservateur de la mémoire du Batiouchka de toute la Russie. Il est confesseur de la communauté de moniales qui fut dirigée par feu l’higoumène Taïssia au podvorié du Monastère de Leouchinski, auteur d’articles scientifiques sur l’héritage de Saint Jean de Kronstadt, sur l’œuvre de Dostoïevski, ainsi que d’articles et d’ouvrages sur l’histoire de l’Église et sur des ascètes contemporains. Il produit un programme radio sur la «Radio Orthodoxe de Saint-Pétersbourg» et est lauréat du prix du Club des Journalistes Orthodoxes de Moscou «pour son œuvre et ses enseignements au sujet de l’héritage de Saint Jean de Kronstadt». Et ceci n’est pas même un résumé des réalisations du Père Gennadi. Une journaliste du journal «Blagovest», de Samara, a rencontré le Père Gennadi en 2008, et le site Pravoslavie.ru a reproduit l’entretien dont voici la seconde partie de la traduction, la première se trouvant ici. Lire la Suite

L’Archiprêtre Gennadi: «Nous savons peu de choses de Batiouchka Jean de Kronstadt» 1/2

Le 19 octobre/01 novembre, on fête en Russie l’anniversaire de la naissance de Saint Jean de Kronstadt. L’Archiprêtre Gennadi Belovolov, bien connu à Saint-Pétersbourg où il créa et dirige encore l’appartement-musée mémorial du Saint et Juste Jean de Kronstadt, est considéré à juste titre comme le principal conservateur de la mémoire du Batiouchka de toute la Russie. Il est confesseur de la communauté de moniales qui fut dirigée par feu l’higoumène Taïssia au podvorié du Monastère de Leouchinski, auteur d’articles scientifiques sur l’héritage de Saint Jean de Kronstadt, sur l’œuvre de Dostoïevski, ainsi que d’articles et d’ouvrages sur l’histoire de l’Église et sur des ascètes contemporains. Il produit un programme radio sur la «Radio Orthodoxe de Saint-Pétersbourg» et est lauréat du prix du Club des Journalistes Orthodoxes de Moscou «pour son œuvre et ses enseignements au sujet de l’héritage de Saint Jean de Kronstadt». Et ceci n’est pas même un résumé des réalisations du Père Gennadi. Une journaliste du journal «Blagovest», de Samara, a rencontré le Père Gennadi en 2008, et le site Pravoslavie.ru a reproduit l’entretien dont voici la traduction en deux parties. Lire la Suite

L’héritage historique de Saint Cosme d’Étolie et de Saint Païssios l’Athonite. 3

Texte d’Athanasios Zoitakis publié en quatre parties sur le site russe Agionoros.ru. L’auteur est rédacteur en chef du Portail informatique Agionoros.ru, responsable des Éditions «Sviataïa Gora» (Святая Гора) et professeur d’histoire à l’Université d’État de Moscou. La vénération populaire des Saints Cosme et Païssios se répandit au sein du peuple immédiatement après leur décès. Le texte original russe est pourvu d’un important appareil de notes, omis ici ou en partie intégré au texte, en faveur de la lisibilité de celui-ci.

Maîtres spirituels et éducateurs du peuple
De toute l’ardeur du zèle qui brûlait en son cœur, tel l’homme courageux, sage et humble, Saint Cosme d’Étolie ne se lança pas dans son ministère apostolique animé exclusivement par ses aspirations personnelles, sans s’enquérir d’abord du dessein de Dieu à ce propos. Souhaitant savoir si son intention plaisait à Dieu, il ouvrit la Sainte Écriture et y lut à cet endroit les paroles de l’Apôtre : «Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui» (1Cor. 10,24). Lire la Suite