Métropolite Nikolaos : Geronda Jérôme de Simonos Petras 1/3

Le Métropolite Nikolaos (Hadjinikolaou) de Mésogée et de Lauréotique est l’une des personnalités contemporaines marquantes de l’Église de Grèce. Diplômé de la faculté de physique de l’Université de Thessalonique, d’astrophysique à Harvard et d’ingénierie mécanique à l’Institut de technologie du Massachusetts, il a étudié ensuite la théologie au Collège de la Sainte-Croix à Boston et à la faculté de théologie de Thessalonique. Tonsuré moine en 2003, il servit au metochion du monastère de Simonos Petras pendant quinze ans. Devenu métropolite du diocèse de Mésogée, il est membre du comité de bioéthique auprès du Saint-Synode de l’Église de Grèce. Despotis Nikolaos, a écrit de nombreux ouvrages, dont un, intitulé «La Sainte Montagne, Point le plus élevé de la terre» (traduit et publié en 2016 en russe – «Святая Гора – высочайшая точка Земли» – par les Éditions du Monastère de la Sainte Rencontre à Moscou. Ce livre est le journal des visites que rendit l’auteur au Mont Athos depuis les années ’70 du siècle dernier jusqu’à nos jours). Le texte ci-dessous n’en est toutefois pas extrait, même s’il présente des événements qui y sont liés; il s’agit de la traduction d’un long texte mis en ligne dans les pages russe du site « Pemptousia », sans date.

Geronda Jérôme, originaire du berceau des saints d’Asie Mineure, était un homme qui concentrait en lui maintes rares vertus et des facultés et dons uniques. Le monde, enfoncé dans le péché et assoiffé de recherche spirituelle trouva en lui un père. Il sut écouter et comprendre le monde, l’étreindre avec douceur, lui indiquer le chemin, lui montrer une issue, l’inspirer, lui donner espoir, lumière, amour et grâce divine. Le monde trouva en lui celui qui témoigna par ses sages paroles, ses actes bons sa paix intérieure secrète.
L’humble Père Jérôme, higoumène de Simonos Petras pendant une dizaine d’années, se singularise, parmi les personnages les plus significatifs, importants, qui ont marqué l’histoire de ce monastère. Originaire d’Asie Mineure, berceau des saints, il grandit en sainteté dans le vignoble de la Panagia, dans les fleurs des vertus et les fruits du sacerdoce, au Metochion de l’Ascension. Lire la Suite

A la Mémoire Lumineuse du Père Jean de Kronstadt

La traduction ci-dessous est celle d’un texte publié sur la page VK de l’Appartement-Mémorial de Saint Jean de Kronstadt, intitulé « A la Mémoire Lumineuse du Père Jean de Kronstadt (Par l’Higoumène Taïssia de Leouchino) », et repris d’une publication du 1er janvier 2019 de la page VK de la Paroisse du Monastère Saint Jean de Rila, à Saint-Pétersbourg, où sont conservées les saintes reliques de Saint Jean de Kronstadt. L’Higoumène Taïssia, en voie de glorification par l’Église, a été longuement présentée dans la traduction intitulée «Le secret de Leouchino», publiée sur le présent blog. Elle fut un des personnages-clés dans la vie du saint Batiouchka de toute la Russie. Auteur de célèbres «Entretiens spirituels» avec Batiouchka Jean, de «Notes de cellules» et de recueils de poèmes, elle sut unir spiritualité et qualité littéraire. Le poème-hommage, écrit par Matouchka Taïssia peu de temps après la natalice du Saint Père Jean, et traduit ci-dessous, indique avec force l’influence spirituelle qu’exerça Batiouchka Jean sur les Chrétiens de son temps. La photo du tableau représentant Batiouchka Jean est repris du même article.
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Métropolite Athanasios de Limassol : Une taxe sur la bêtise.

Propos tenus par Son Éminence le Métropolite Athanasios (Nikolaou) de Limassol au cours d’une émission de la Station de Radio Pravoslavie.fm et retranscrits sur le site «Vie Orthodoxe» («Православная Жизнь»), le 08 septembre 2018.

«Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction» (Eph4,14).

Il existe par «la tromperie des hommes», des milliers d’enseignements qui s’avèrent mensongers et inutiles pour les gens. Ils créent des problèmes pour l’homme et ne correspondent pas à la vérité de Dieu. Souvent, je me demande comment les gens lisent des livres tellement fastidieux et saturés de supercheries, au contenu tellement «ténébreux» et je me dis : Mais est-ce donc possible? Les gens ne sont-ils pas fatigués de lire pareils livres imprégnés de mensonges? Lire la Suite

Saint Jean de Kronstadt. De l’importance de la Proscomidie.

L’ensemble de textes ci-dessous est la traduction d’un choix d’extraits du livre Живой Колос (Le Colosse Vivant), Ed. Otchii Dom, Moscou, 2018. Il s’agit d’extraits du chapitre I de ce livre, pages 30, 32 et 33, intitulé «La Foi et l’Église Orthodoxe». Le livre tout entier est constitué lui-même d’une sélection opérée par l’éditeur en collaboration avec le Monastère Saint Jean à Saint-Pétersbourg, parmi les notes de Journal rédigées en 1907 et 1908 par notre Saint Père Jean de Kronstadt.

Souviens-toi de l’union divine, sainte, spirituelle, céleste, dont tu fais partie (je veux dire, l’Église céleste et terrestre), dans cette union vivante des plus intime (la communion aux Saints Dons) avec Dieu Lui-même, avec la Mère de Dieu, avec les saints anges, avec tous les saints hommes et femmes de l’Église terrestre, avec toute la hiérarchie, et les fidèles chrétiens. Comme en témoigne la constitution de la proscomidie, de la liturgie des catéchumènes et des fidèles. Atteins cette union, et alors, tu raisonneras et te sentiras à son image. «Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ»(Phil.2,5).

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Saint Jean de Kronstadt: La conscience de soi.

Le texte ci-dessous est extrait des pages du livre de Saint Jean de Kronstadt «Мысли христианина», «Pensées d’un chrétien», pages 203 à 207. Il constitue la première partie du chapitre V de ce livre, paru aux éditions Otchii Dom en 2014. Ce chapitre V est intitulé : «Le repentir». Ce livre de 384 pages est composé d’extraits du journal personnel de Saint Jean de Kronstadt. Le choix d’extraits fut effectué en Angleterre, dans la traduction anglaise de 1897 de «Ma Vie en Christ» et publié sous le titre «Pensées et instructions du Père Jean». Celui-ci ayant été informé de cette publication, il approuva le choix d’extraits de son journal et leur regroupement en chapitres et sous-chapitres tels que présentés dans le livre anglais. Et en 1903, la version russe de l’ouvrage fut publiée en Russie sous le titre «Pensées d’un chrétien».

«Seigneur mon Roi, donne-moi de voir mes transgressions!»
Prière de Saint Ephrem le Syrien
«Éprouve-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, interroge-moi et connais mes sentiers. Et vois s’il y a en moi un chemin d’iniquité, et conduis-moi dans la voie éternelle» Ps.138:23,24

Depuis que pécha le premier homme, chaque homme est à ce point enténébré par le péché au centre même de son être (son cœur), que bien souvent ils n’ont pas conscience et ne sentent pas l’omniprésence de Dieu et pensent que quatre mur et un plafond les cachent de Celui Qui englobe tout, de Celui Qui voit celui qui se cache dans les recoins secrets. «Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie? dit l’Éternel. Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre? dit l’Éternel» (Jér.23,24), «Je suis nu, et je me suis caché» (Gen.3,10). Et bien non. Observez votre cœur toute votre vie, surveillez-le, écoutez-le. Qu’est-ce qui pourrait alors vous empêcher de l’unir à Dieu très bienheureux? Voilà la science des sciences. Et avec l’aide de Dieu, il vous est très facile de remarquer ce qui vous éloigne de Dieu et ce qui vous rapproche de Lui et vous unit à Lui. C’est le cœur lui-même qui indique ce qui unit à Dieu et ce qui repousse loin de Lui. Plus que tout, c’est le malin qui se tient entre notre cœur et Dieu ; il nous fait rejeter Dieu au moyen des différentes passions, ou la luxure physique, le désir qui naît par le regard, l’orgueil dans la vie. Testez-vous plus souvent : vers quoi se dirigent les yeux de votre cœur, vers Dieu et vers la vie du siècle à venir, vers les exemplaires puissances célestes et saintes, bienheureuses et lumineuses, situées aux cieux, ou vers le monde, vers les biens terrestres : nourriture, boisson, vêtements, habitation, vers les pécheurs préoccupés par leurs affaires ? O, si seulement nos yeux étaient toujours tournés vers Dieu ! Mais c’est seulement dans le besoin et le malheur que notre regard se dirige vers le Seigneur. En temps de prospérité, nos yeux regardent le monde et ses vaines activités. Mais alors, direz-vous, que m’apportera le fait de fixer mon regard vers Dieu ? Une paix profonde, la tranquillité de ton cœur, la lumière dans ton esprit, un saint zèle dans ta volonté, et la délivrance des rets de l’ennemi. «Mes yeux sont toujours tournés vers Dieu», dit David. Et il en ajoute la raison : «Car il fera sortir mes pieds du filet.» (Ps. 24,15). Le Seigneur parle de paix à ceux qui tournent leur cœur vers Lui. (Ps.84,9). Lire la Suite

La fin miraculeuse du Père Oleg

Le texte ci-dessous n’est pas signé par un hiérarque renommé, il ne concerne pas un saint vénéré. Il parle de la russe orthodoxe profonde, mal connue en Occident, des courants qui la traversent, de sa vigueur, et d’un miracle du Seigneur. L’original russe du premier texte ci-dessous a été mis en ligne le 17 août 2018 sur la page du réseau social VK du groupe «Mes Défunts» (Мой покойники). Il conte la fin miraculeuse du Père Oleg Stroev. Voici treize ans, le 6/19 août 2005, lors de la Fête de la Transfiguration du Seigneur, le Père Oleg Stroev (1962-2005) s’en est allé vers le Seigneur. L’original du second texte a été publié le 13 septembre 2005 sur le site «stihi.ru» (Сергей Преображенский) et est dû à Léonide Donatovitch Simonovitch-Nikchitch, Président du Conseil des Porteurs de Gonfalons Orthodoxes. L’original du troisième texte est signé par les membres du Conseil de la Fraternité Orthodoxe et fut prononcé à l’occasion de la célébration à la mémoire du Père Oleg, le neuvième jour après son décès. Il a été publié le 11 octobre 2011 sur le site logoslovo.ru.

Sa fin fut miraculeuse. Devant le saint autel, pendant l’office, lors de la célébration de la Divine Liturgie. Il célébra l’office jusqu’au bout. Il communia lui-même aux Saints Dons, distribua la communion à de nombreux paroissiens, vénéra le Trône, emmena la Coupe des Saints Dons à l’autel de la proscomidie, l’y déposa. Il s’assit quelques instants, accablé par un malaise, et… décéda.
On nommait le Père Oleg Stroev le prêtre du Tsar, suite à sa profonde vénération envers la Sainte Famille Impériale, pour ses fermes convictions monarchistes, son patriotisme et son labeur incessant à la gloire de la Sainte Rus’. Partout où il allait, il disait que bientôt la Russie aurait un Tsar, qu’un Tsar apparaîtrait bientôt au Peuple de Russie, et à tous les peuples des fidèles dans le monde. Il viendrait et restaurerait un puissant Empire Orthodoxe Russe dont il prendrait la tête, étant de la Dynastie des Romanov, donnée par Dieu à la Russie.
On lui avait donné une église au sol de terre battue, avec des arbres poussant dans la coupole. Il la restaura entièrement, la transformant en aimant attirant une foule de gens. Accordant ses soins spirituels à un troupeau d’ouailles énorme, dirigeant activement la vie de la paroisse, le Père Oleg n’oubliait personne, visitant la caserne militaire, l’Institut de Formation Professionnelle et l’école : «La télévision pervertit vos pensées. Gardez-vous de mal agir, demeurez fermes».
Jamais le Père Oleg ne laissait de côté ceux qui souffraient. Au vu et au su de tous, il arrêtait sa voiture déglinguée devant les prostituées, remplissant d’effroi leurs souteneurs, parfois au grand étonnement des gardiens de l’ordre, et il entamait des conversations avec les jeunes filles à propos du véritable amour, non pas l’amour vil et corrompu, afin de les inciter à quitter «le panel».
Un jour qu’il passait en voiture devant le club «La quatrième dimension» (ou quelque chose du genre), il aperçut des jeunes âgés de quatorze à vingt ans occupés à faire du grabuge. Le Père Oleg dit au conducteur : «Coupe le moteur». Il s’approcha et vit que tous étaient soûls, en pleine ivresse… Il leur dit : «Les enfants, quittez ce lieu de perdition. Dans la rue, le temps est merveilleux, ici dedans, il n’y a que de la crasse et des horreurs!» Eh bien… les jeunes filles et les petits gars voyaient pour la première fois peut-être, de tout près, un batiouchka avec sa croix et son rason, et ils écoutèrent ses paroles. Après cela, certains d’entre eux firent même partie des paroissiens de son église.
De même, il se rendit souvent en Tchétchénie, déjà dans son passé de «parachutiste». Il s’installa dans sa Deviatka1, laissant Matouchka et les deux enfants à la maison, et partit, à son propre compte, dans la zone des combats, en pleine dislocation de l’armée. Il baptisa, il célébra souvent des funérailles, il confessa, il communia, il consola et il rendit espoir avec ses paroles de bon pasteur nourrissant là-bas nos soldats avec les paroles de Dieu. Il partait ainsi en missionnaire, alors qu’il ne faisait pas partie formellement de ce département. C’était un pasteur remarquable. Et pourtant, malgré son activité pastorale véritablement titanesque, malgré qu’il fût un authentique exemple pour les autres clercs, le Père Oleg fut exclu et chassé de son église.
Quelques jours avant son décès, le Père Oleg conduisit à Dieu sa maman, Maria, qui l’éleva et le soutint de son exemple spirituel dans les moments d’affliction. Elle lui apprit l’endurance en supportant sa maladie fatale.
Il renonça aux opérations, procédures longues et récurrentes, afin de ne pas perdre de temps et d’agir au mieux des intérêts de la Patrie. Chrétiennement, tout fut remis à la Divine Providence. Il apporta son assistance et son concours à l’organisation à l’office de funérailles du soldat Evgueni Rodionov. Batiouchka fut responsable du fonctionnement 24h sur 24 de la cantine mise à disposition de tous ceux qui participèrent à ces jours mémorables à Kourilovo. Il pria le Seigneur et se donna sans cesse au réveil, à la restauration de notre Patrie outragée. Contre la globalisation de l’antichrist, destinée à détruire l’humanité. Pour la renaissance de notre autocratie orthodoxe.
Il fut inhumé près de l’autel de l’église qu’il avait lui-même restaurée, dédiée aux Saints Anargyres Cosme et Damien, dans le village de Metkino du raïon de Domodedovo dans la région de Moscou.
Nous demandons à tous les pieux Orthodoxes de prier pour ce prêtre qui priait pour nous.
Traduit du russe
Source.

Un homme remarquable nous a quittés, le Père Oleg Stroev. Il rendit l’âme dans le sanctuaire de l’autel de l’église, le jour de la Divine Liturgie festive de la Transfiguration du Seigneur. Il confessa des fidèles russes, distribua les Saints Dons, déposa la coupe des Saints Dons sur l’autel, vénéra le Trône et rendit l’âme.
Lors de la Transfiguration du Seigneur, cette âme pure se transfigura. Rares sont ceux, frères et sœurs, qui sont dignes d’une pareille mort… Lors de l’une de Ses plus lumineuses fêtes, le Seigneur rappela Son pasteur au village, sur la montagne. Comme un juste, comme un simple, comme un saint. C’est justement par sa simplicité et sa bonté que la vie du Père Oleg attirait les gens à lui. Toujours et partout. Et lors de nos interminables marches de pèlerins, et tout particulièrement lors d’une de ces interminables marches, qu’il parcourut immanquablement comme porteur du gonfalon au nom et à l’image du Saint Tsar Martyr Nicolas II Alexandrovitch, comme pendant les dix dernières années. C’était en Serbie et au Monténégro, où le Père Oleg se rendit avec nous en 2002. C’était surprenant de voir comme il allait rapidement et facilement vers les gens. Les Serbes l’aimèrent d’emblée. Un jour, lors d’une fête populaire serbe à Goutcha, nous fûmes témoins de la scène suivante. Le Père Oleg se tenait debout, entouré de jeunes Serbes, et il leur parlait. Tous l’écoutaient en souriant. Un jeune homme, après la bénédiction, le prit par la main et le tenant fermement, tous répétèrent : «Batiouchka Russe! Batiouchka Russe ! Batiouchka vraiment Russe!», en accentuant ce ‘a’ russe qui attendrit tellement les Serbes…
Toutefois, malgré sa simplicité et cette sorte de naïveté enfantine, le Père Oleg était un véritable guerrier. Et même un héros. Il se rendait sans cesse en Tchétchénie. Et cela, officieusement, sans prévenir, sans aucune protection. Il embarquait dans sa Deviatka avec deux cosaques, et en route pour Terek, et ensuite, la Tchétchénie. Là, il parcourait toutes les routes au milieu de notre armée en déroute. Partout, il célébrait, baptisait, confessait, communiait. Mais pas seulement cela. Comme ancien parachutiste, il participait aux exercices de tir et de saut en parachute. Et partout il prononçait de chaleureuses homélies au sujet de notre Patrie. Au sujet de l’amour de la Patrie et de notre Armée Russe. Sur la poitrine, en plus de sa croix dorée de prêtre, il portait la décoration du Conseil des Porteurs de Gonfalons, remise à l’issue de la troisième année de service irréprochable à l’Orthodoxie et à la Patrie.
Et une croix émaillée avec un bas-relief du Tsar Nicolas II au centre, L’Ordre du Souverain Empereur Nicolas II Alexandrovitch. Jamais il ne l’enlevait ; il en était très fier. Partout où il passait, il disait que bientôt, la Russie aurait un nouveau tsar, que le tsar apparaîtrait bientôt au Peuple de Russie et à tous les autres peuples qui seront ses fidèles sujets. Il viendra et restaurera un puissant Empire Orthodoxe de Russie avec à sa tête le Tsar issu de la lignée des Romanov, choisie par Dieu. Il disait aussi que l’on réunirait un Zemski Sobor et que de nombreux peuples s’y joindraient, et ensuite Dieu nous donnerait un tsar, à l’esprit grand et à la volonté forte. Et il sauvera, inspirera et fera renaître la Russie! De plus, le Père Oleg pouvait s’adresser aux Cosaques gardes-frontières, ces Cosaques de nationalité qui surveillent la frontière entre la Russie et le Kazakhstan, aux parachutistes russes en mission dans les montagnes de Tchétchénie et aux moines serbes dans le monastère d’Ostrog, dans la montagne du Monténégro, à quiconque, en tous lieux. Et tous le croyaient sur le champ, et tous étaient prêts à le suivre, où que ce soit, à l’église pour un office, à un baptême, au combat, à une procession de pèlerins, vers la vie, et vers la mort. Nous, les membres du Conseil des Porteurs de Gonfalons Orthodoxes, et du Conseil de la Fraternité Orthodoxe, nous ne pouvons que nous émerveiller devant l’action exercée sur les gens par la force spirituelle du bon regard rayonnant de cet homme simple. Cette force, elle était dans sa cordialité, dans son amour des gens, des chevaux, de tout ce qui vit sur terre… Cette force n’était pas de ce monde, elle était céleste, elle venait de Dieu et elle nous transmettait la vie à tous. Imitant le Christ, le Père Oleg se donnait à tous. Et lors de la Transfiguration du Seigneur, ce vendredi, jour où le Christ fut crucifié, il se donna entièrement, jusqu’à son dernier souffle, communiant les fidèles russes au Corps et au Sang de notre Seigneur Jésus Christ.
A toi le Royaume des Cieux, Batiouchka, notre Père Oleg! Là, au pied du Trône du Seigneur, prie pour les Russes et la Russie!
Traduit du russe
Source

Pour nous tous, le Père Oleg Stroev s’en est allé soudainement. Il est décédé à l’autel, le jour de la Transfiguration du Seigneur, à la fin de la Divine Liturgie de la Fête. Il avait quarante trois ans. Comme de nombreux millions de nos compatriotes, il n’avait pas atteint l’âge limite de 58 ans, fixé par nos réformateurs pour les hommes russes. Tout le monde l’aimait. Tous, sauf les ennemis de la Russie. Il fut parachutiste, c’était un sportif, un vrai jeune Russe. Et il consacra toute sa vie au Seigneur, à l’Église Orthodoxe Russe. Son âme était saturée de l’amour de Jésus Christ et du prochain. Personne ne se souvient avoir entendu sa bouche prononcer une mauvaise parole, une calomnie, une humiliation, à quiconque. En vérité, seul le bien émanait de lui, comme notre Sauveur nous l’a ordonné à tous.
On lui confia une église en ruines, au sol en terre battue, avec des arbres qui poussaient dans la coupole. Il restaura entièrement l’église. Il attirait les gens de partout, non seulement des villages proches, mais aussi de la capitale. Il paissait un immense troupeau. Dans sa direction de la vie paroissiale, il n’oubliait personne. (…) Néanmoins, nonobstant son activité pastorale titanesque qui fit de lui un prêtre modèle, le Père Oleg fut privé du rectorat de son église et chassé de celle-ci par le Métropolite Juvénal, privé de ses ouailles bien-aimées.
Pourquoi ? L’unique raison fut que ce prêtre orthodoxe aimait la Russie et souffrait pour son peuple. Son patriotisme fut le seul motif de sa mise en disponibilité voici quelques années. En outre, il fut démis sans que la cause fit l’objet de la moindre explication. La hiérarchie qui haït le patriotisme russe n’osa pas exprimer cette raison et elle n’en donna donc aucune. Des voix orthodoxes se firent entendre dans la société, protestant et faisant part de leur émotion lors de l’expulsion du Père Oleg. Mais cela n’aidait pas ; pour eux, les petits laïcs étaient des nullités, des marginaux qui ne méritaient pas une goutte d’attention. Le proscrit, restaurateur hors pair d’une église en ruines, décida de célébrer alternativement dans d’autres éparchies. Il s’occupa de la communauté cosaque, continua à se rendre en Tchétchénie, considérant que là où les balles continuaient à siffler, on avait d’urgence besoin de son aide. Et il pratiqua le combat spirituel contre l’ennemi.
Au fil des décennies de domination internationale, de nombreux étrangers sont arrivés dans notre Église, leur nombre atteignant une proportion démesurée. Le pouvoir les attirait consciemment afin de fractionner l’uniformité sacrée, affaiblir la foi, et éteindre la flamme spirituelle. Afin aussi que les monastères de Dieu soient remplis, non pas de guerriers du Christ, mais de tièdes serviteurs des offices. Bien sûr, dans le christianisme, il n’y a «ni Hellènes, ni Juifs». Mais certains Juifs se font baptiser, et font comme s’ils quittaient leur synagogue, mais ils ne renoncent pas à leur judéité, ils la nourrissent et la protègent comme une relique. Tout le monde sait qu’ils représentent un groupe révolutionnaire incitant les laïcs à l’œcuménisme, au cosmopolitisme et à l’indifférence envers la Patrie. Tous, nous nous souvenons comment le supérieur d’un monastère, ami de Gousinski, lors de la veillée en mémoire des héros de Plevna, nous reprocha de «tomber dans la politique», parce que nous souffrons pour le peuple russe, pauvre, laissé-pour-compte, pillé par les oligarques et la bureaucratie corrompue, parce que nous nous émouvons du génocide moral du peuple à travers la télévision, la presse, l’éducation sexuelle dans les écoles, parce que nous ne nous accommodons pas de la destruction consciente de la nation. Nous nous rappelons aussi cet autre clerc qui nous appelait à aimer la seule Patrie Céleste, mais pas du tout la terrestre. Nous nous souvenons de ce prédicateur populaire qui s’exprima avec malice au sujet du rassemblement en défense du patriote B.C. Mironov et manifesta en plus sa dévotion servile envers le «peuple des élus». Tous ces élus ignorent surtout une chose: nous avons oublié que nous sommes russes pour se fondre en anonymes aseptisés sous le drapeau d’un gouvernement mondial. Comme il leur est cher le symbole de la globalisation de l’antichrist, avec quel entrain ils prennent la défense du nombre satanique, 666, «spirituellement inoffensif». Quel pathos dans leur union avec le monde libéral intérieur et extérieur, y compris la «cinquième colonne», qui déteste l’Église. On ne trouvera parmi eux aucun nouveau Patriarche Hermogène, aucun Joseph de Volokolamsk, aucun Jean de Kronstadt. Seulement la «tolérance» et la capitulation devant l’agression du sécularisme et du mondialisme.
Le remarquable Batiouchka russe, le patriote Père Oleg, restera un reproche éternel à la direction non-russe qui a pris possession des postes les plus importants dans l’Église. Il fut chassé par eux de sa paroisse. Ils l’ont martyrisé moralement, mené à une mort prématurée. Que dira-t-on aux pharisiens lors du Jugement Dernier? «Bienheureux devant le Seigneur ceux qui ont été persécutés pour Sa justice»
Mémoire éternelle au prêtre Oleg!
Traduit du russe
Source