Le Métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine. Dieu m’a appelé et je suis venu. 1/2

L’entretien ci-dessous fut accordé le 17 septembre 2014 aux rédacteurs de différentes publications orthodoxes ukrainiennes, dont le portail d’informations «l’Orthodoxie en Ukraine» (Православие в Украине). Il a été traduit en russe pour le site Pravmir le même jour, et repris le 19 septembre 2014 sur le portail Pravoslavie.ru. Ce premier grand entretien était accordé par Vladika Onuphre à l’issue du premier mois écoulé après son intronisation en qualité de Métropolite de l’Église Orthodoxe d’Ukraine. Ce long entretien, présenté ici en deux parties permet de découvrir la personnalité de Vladika à travers le récit des moments et éléments importants de sa vie tels qu’il les a vécus et les rapporte lui-même. Le style des réponses de Son Éminence est accueillant, ouvert, manifestant de l’intérêt, empreint de légèreté et d’un humour bon. Peu de mots sont nécessaires pour transmettre la sagesse. Et n’importe quel thème est abordé avec calme et préparation. Notre conversation chargée en émotion dura une heure et demie, passant d’un sujet à un autre, et elle a pris fin non par manque de questions, mais parce que le temps s’était écoulé à toute vitesse.(…)

Mon père-prêtre était respecté même par les dirigeants soviétiques locaux.
Votre Éminence, nous savons que votre père était prêtre. Y eut-il d’autres prêtres dans votre famille?
En effet, je né dans la famille d’un prêtre. Le frère de mon père fut également prêtre. Il célébrait dans notre village, quand la Bucovine était encore occupée par les Roumains. Mon père fut ordonné à l’époque soviétique. Lire la Suite

Le Saint Tsar Nicolas II et Saint André de Crète

Le Saint Tsar Nicolas II
 
Dans un texte intitulé «A la Mémoire du Dernier Tsar», l'Archimandrite Konstantin Zaïtsev développe une série de réflexions au sujet du sens spirituel et eschatologique de la vie et de la mort en martyr du Tsar Nicolas II, et de sa Famille. Dans un passage de ce texte, l'Archimandrite Konstantin, largement traduit sur ce blog, dans la section «Nicolas II», attire l'attention du lecteur sur une «coïncidence» pour le moins significative : le meurtre sauvage du Saint Tsar et de sa Famille a été perpétré le 4/17 juillet, jour où l'on célèbre la mémoire de Saint André de Crète. Dans un texte paru le 19 mars 2013 sur le blog «Journal d'un Orthodoxe Ordinaire», on lit, à propos du Grand Canon de Saint André de Crète: «...Saint André, se basant sur son expérience pastorale, sonde l'abîme de la décadence morale et existentielle de l'homme qui s'est détourné de Dieu. Les exemples cités, à partir de l'Ancien ou du Nouveau Testament, sont très nombreux, ce qui fait que le Grand Canon, en plus de l'incitation à une auto-psychanalyse qu'il nous propose et de l'exhortation qu'il nous adresse à nous réveiller et à nous repentir avant que le point de non-retour ne soit atteint...». 
La «décadence morale et existentielle» de la société russe en 1918 n'est plus à prouver. La société, le peuple de Russie s'était «détourné de Dieu», en faveur des chimères sanglantes de la révolution. Le lien entre la mort en martyr du Saint Tsar Nicolas II et de sa Famille et «l'exhortation.... à nous réveiller et à nous repentir avant que le point de non retour ne soit atteint» est l'un des éclairages de la réflexion du Père Archimandrite Konstantin.

Comment la Russie récompensa-t-elle son Souverain qui de son cœur pur, l’aima plus que sa propre vie? Elle le paya au moyen de calomnies. Il était d’une haute moralité, et on parlait de sa dépravation. Il aimait la Russie, et on parlait de trahison. Même des gens qui lui étaient proches répétaient ces calomnies, se rapportant mutuellement des rumeurs et des conversations. Sous l’influence de l’intention malveillante des uns et de la débauche des autres, les bruits se répandirent et commencèrent à refroidir l’amour pour le Tsar. Ensuite, on a commencé à parler de danger pour la Russie, et de la manière de se défaire de ce danger inexistant, et au nom d’un soi-disant sauvetage de la Russie, on commença à dire qu’il faudrait éloigner le Tsar. La malice calculatrice fit son oeuvre:elle éloigna la Russie de son Tsar, pendant les instants terribles à Pskov, il resta seul… Effroyable abandon du Tsar… Mais ce n’est pas lui qui abandonna la Russie, c’est la Russie qui l’abandonna, lui qui aimait la Russie plus que sa propre vie. Voyant cela, et dans l’espoir que son effacement volontaire apaiserait et dompterait les passions populaires qui avaient été éveillées, le Souverain renonça au trône… Éclata alors la jubilation de ceux qui voulaient la chute du Souverain. Les autres se turent. S’en suivit l’arrestation du Souverain, et la suite des événements était inévitable… Le Souverain fut assassiné, et la Russie se tut… Quel grand péché que de porter la main sur l’Oint de Dieu… La moindre des participations à pareil péché ne demeurera pas impunie. Nous dirons avec affliction : «Son sang retombe sur nous et sur nos enfants». Mais nous nous souviendrons que ce crime fut commis le jour où nous fêtons la mémoire de Saint André de Crète, qui nous appelle au plus profond des repentirs… Mais notre repentir doit être complet, sans la moindre auto-justification, sans la moindre réserve, en condamnant tout le mal dès son début… Oui, tout le mal contemporain de la Russie porte d’une certaine manière en lui la culpabilité du meurtre du Tsar: ceux qui n’en furent pas les complices directs furent complices par le tolérèrent.

Traduit du russe Source

Saint Jean de Kronstadt. Un témoignage remarquable provenant de l’Oblast du Don.

Le texte ci-dessous est traduit des pages 371 et 372 du livre «Le Père Jean de Kronstadt» de I.K. Sourskii (pseudonyme composé à partir du nom du village natal de Saint Jean: Soura), au chapitre 18 du tome II, intitulé «la clairvoyance du Père Jean». La version du livre utilisée est celle qui fut publiée en 2008 à Moscou par les Éditions «Otchii Dom», et qui regroupe en un seul volume les deux tomes du livre écrits l’un à Paris, l’autre à Belgrade, par l’auteur. Il s’agit vraisemblablement de la plus ancienne biographie de Saint Jean de Kronstadt, que l’auteur, un haut fonctionnaire de l’Empire de Russie, a connu personnellement, et qui a largement servit de base à la première (courte) biographie de Saint Jean de Kronstadt publiée en langue française (épuisée à ce jour) et traduite d’un original allemand écrit par Alla Selawry. D’autre extraits de cette excellente biographie, exceptionnelle source d’informations, seront traduits au cours de l’année 2019 sur le présent blog.

Ceci se passa en l’an 1902. Dans l’Oblast du Don, au village de Cheptoukhovo vivait le propriétaire terrien Nikolaï Alexandrovitch Poliakov. Son domaine était immense. On ne sait s’il lui était échu en récompense pour ses services dans l’armée , ou par héritage, de son père. C’était un homme dur et sévère, et que Dieu ne le permette, si du bétail appartenant à autrui venait à paître sur ses terres, il entrait en grande colère et punissait le propriétaire des bêtes. Ils étaient nombreux à ne plus oser le regarder en face après avoir subi pareil coup de semonce. Il ne croyait pas en Dieu, ni en ce qu’on écrivait à l’époque au sujet du Père Jean. Il ne croyait en rien dont il n’ait fait lui-même l’expérience. Lire la Suite

Geronda Gabriel de Karyes. Histoires athonites

Le texte ci-dessous est issu de la traduction de deux articles, publiés le 08 février 2019 et le 23 mars 2018 sur le portail russe de l’Union des Journalistes Orthodoxes.
Geronda Gabriel de Karyes mène son podvig en ermite dans sa kelia de Saint Christodoulos, près du Monastère de Koutloumoussiou sur la Sainte Montagne, pas loin de l’endroit où vivait Saint Païssios. Il est l’un des gerondas athonites les plus connus. Certains considère qu’il est d’ores et déjà saint. Après être demeuré 23 ans sur le Mont Athos sans en sortir, Geronda Gabriel a subi depuis 2012 plusieurs interventions chirurgicales pour soigner un cancer au cerveau, qui le maintient en position allongée la plupart du temps. En 2012, quand il «se reposait» dans une maison de Thessalonique, suite à une intervention chirurgicale, plus de 20.000 personnes vinrent le voir pour recevoir sa bénédiction (par groupes de vingt). Après la dernière intervention chirurgicale, en 2018, Geronda Gabriel annonça, de retour au Mont Athos, que cette fois, il était revenu pour y mourir. Au début de l’année 2019, il semble que l’état de santé de Geronda se soit un peu amélioré.

On ne peut pas comparer les gens d’aujourd’hui à ceux d’il y a cinquante ans. Les hommes et les femmes d’aujourd’hui sont faits d’une pâte complètement différente.
Ils sont complètement immergés dans l’internet et ils ont fait tant d’expériences dans leur vie. Bien souvent, ils ont essayé les narcotiques, l’alcool et la luxure. La plupart d’entre eux n’obéissaient pas à leurs parents et trouvaient cela normal. Si on force un novice pareil à s’intégrer au cadre habituel, il ne pourra pas le supporter. Ces gens malade au plus profond de leur âme, on ne peut les attirer dans la vie monastique que très progressivement. Souvent, cela prend de nombreuses années avant qu’ils n’accèdent à la véritable obéissance.
A la Sainte Montagne, il existe une tradition selon laquelle sortir de l’Athos revient à perdre sa virginité. Mais de nombreux saints sortirent, et même de nombreuses fois, de la Sainte Montagne. Nous ne savons pas comment le Seigneur organise la vie des hommes. Souvenez-vous de ce qu’écrivit Saint Nicodème l’Athonite dans l’office des Saints de l’Athos.
Nombreux sont ceux qui vinrent mener leur podvig dans le Jardin de la Mère de Dieu. Pourquoi? Parce qu’ils crurent les paroles de la Toute Sainte Mère de Dieu: celui qui viendra à la Sainte Montagne et n’en sortira pas Je serai sa Nourricière, sa Protectrice, sa Reine et son Higoumène. Un tel homme disposera de tout, ici. Et après, il aura accès au Royaume des Cieux. Et à l’heure du Jugement, Je parlerai pour lui, afin que ses péchés lui soient absous. Voilà la conception de la vie monastique sur l’Athos.
Saint Païssios l’Athonite déménagea maintes fois, sur la Sainte Montagne elle-même, mais aussi au Mont Sinaï, et en d’autres endroits. La Providence divine le conduisit sur son chemin particulier. Même si chez nous sur l’Athos, on dit: tu peux déménager tant de fois que tu veux, mais ne quitte pas la Sainte Montagne. Et finalement, au monastère, quand le moine reçoit le Grand Schème, le prêtre lui demande : tu es prêt à mourir sur le lieu même où tu es tonsuré? Et le moine doit faire le serment d’y être prêt.
Mais les héros de l’ascèse et les saints sortirent souvent, que ce soit Saint Païssios, Saint Gerassime de Kefalonie, et de nombreux autres. Il s’agit là de la Providence divine. Dans pareils cas, les saints ont toujours reçu l’instruction divine de se rendre à un certain endroit. Il ne s’agit pas d’un déplacement entrepris de sa propre volonté. Il ne s’agit pas d’une excursion.
Toujours, nous devons accueillir les errants et les pauvres. Nous avons même une ancienne chanson grecque qui dit: bonheur dans la maison qui accueille toujours les errants et les indigents. En effet, il vient obligatoirement un moment, où c’est la Panagia ou le Christ qu’on accueille sans le savoir.
Nos gerondas racontent l’histoire suivante. Un geronda vivait en un endroit retiré, seul, privé de toute consolation. Il se nourrissait seulement des fruits d’arbres poussant à proximité. Un jour, ce geronda tout simple entendit que dans le monde, certains moines accomplissaient des miracles. Il se dit alors:«Je pratique mon ascèse depuis tant d’années, et je n’ai encore rien! Et dans le monde, les pères accomplissent des miracles. Moi aussi, je vais aller dans le monde». Il rassembla ses affaires et s’en alla vers le monde. Il cheminait sur le sentier montagneux qui commence à Sainte Anne. Mais Dieu décida de l’arrêter et envoya un ange à sa rencontre. Voyant le moine, l’ange s’avança vers lui et demanda:«Geronda, où vas-tu?». Le geronda répondit : «Je vais dans le monde. Je veux aussi voir des miracles». Alors, l’ange lui répondit : «Insensé! Quel plus grand miracle souhaites-tu que Dieu accomplisse? Au moment où le monde devient fou, tu vis ici dans un endroit retiré, au milieu de la nature, et tu as tout ce qui t’est nécessaire. La nourriture te tombe dans la main. Et tu voudrais trouver plus grand miracle en allant vers les gens exténués par les soucis et la course aux richesses? Retourne sur ton lieu de podvig!»
Voici une autre histoire. Un moine, que vous connaissez tous, se rendit à la Skite Sainte Anne, auprès de Geronda Papa Yannis. Il dit au geronda:«Geronda, j’ai décidé de quitter la Sainte Montagne. Je vois beaucoup trop de choses du malin ici». Papa Yannis lui demanda:«Tu souhaite connaître mon avis ou la volonté de Dieu?» Le moine répondit:« Je veux la réponse de Dieu». Geronda Yannis se tut. Ensuite, il lui dit:«Voilà la volonté de Dieu. Tu peux entreprendre ce que tu voudras sur la Sainte Montagne. Si tu le souhaites, tu peux n’observer aucune règle. Mais veille à une chose:ne mets jamais un pieds hors de la Sainte Montagne».
Ces histoires nous offrent des exemples de patience et de prière, deux piliers de la vie monastique. Tant que nous le pouvons, nous devons demeurer ici.
Traduit du russe
Source.

Le pécheur observe sa situation avec effroi, et pendant ce temps, le Seigneur l’observe en tant que futur saint. C’est pourquoi il ne faut jamais juger personne sur son apparence. Parfois nous sommes troublés parce que nous ne pouvons pas faire beaucoup de grandes métanies ou jeûner strictement. Mais il faut se demander: «Que craint satan?». Pensez-vous qu’il craigne les métanies? Pensez-vous qu’il ne jeûne pas plus que nous? Il craint une chose: les pensées de pure confession et de totale obéissance. Alors, l’homme ou la femme lui est entièrement inaccessible.
Voici une histoire édifiante, qui se déroula sur la Sainte Montagne. Chez nous, sur l’Athos, vivait au Monastère Grigoriou l’Higoumène Gabriel, un geronda renommé. Vivait également là un moine zélé, qui faisait 5000 grandes métanies par jour. Mais il ni demandé ni reçu la bénédiction pour une telle ascèse. Il faisait cela sur base de son propre zèle et de sa volonté individuelle. Un jour, l’higoumène demanda par hasard à ce moine : «Père, combien fais-tu de métanies?». Le moine répondit «cinq mille». «Et qui t’a donné la bénédiction?» Évidemment, le moine ne put rien répondre à cette question. Alors, le sage higoumène lui dit «A partir d’aujourd’hui fait autant de métanies que les autres pères du monastère, trois cents». Et que pensez vous qu’il se passa? Le lendemain même, le moine alla trouver l’higoumène et avec humilité, il lui dit : «Geronda, je ne parviens pas à supporter la lourdeur de cette règle que vous m’avez imposée». «En quoi est-elle lourde?» s’étonna l’higoumène. «C’est dur pour moi de faire trois cents métanies». Encore plus étonné, l’higoumène répondit «Mais n’en faisais-tu pas cinq mille jusque maintenant?». Voilà comme est léger le podvig sans bénédiction; il fait croître notre orgueil. Le moine ne parvint pas à faire trois cents métanies, et il en perdit sa haute estime de lui-même, et devint comme tout le monde. L’orgueil le priva de nourriture, l’orgueil finit par saigner.
Traduit du russe
Source

Saint Jean de Kronstadt. La Prière. (2)

Le texte ci-dessous est la traduction d’extraits d’écrits et surtout du Journal de Saint Jean de Kronstadt, dans lesquels il exprima l’expérience persévérante de la prière telle qu’il la vécut et pratiqua de tout son être au fil des années. Cette sélection fut publiée en 1943 en russe, sous forme de recueil, par les éditions de la Fraternité Saint Jean le Théologien à Kharbin. Voici la deuxième  partie de cette traduction.

1. Tant que nous demeurons dans la prière fervente, nous ressentons paix, chaleur, légèreté et lumière dans notre âme, car alors, nous sommes avec Dieu et en Dieu. Mais quand l’intensité de la prière diminue, la tentation survient, ainsi que trouble et confusion. O, temps bienheureux de la prière!
2. Quand nous prions, nous devrions toujours maîtriser notre cœur et le tourner vers le Seigneur. C’est nécessaire pour l’empêcher d’être froid, malicieux, infidèle, duplice. Sinon, quelle est l’utilité de notre prière, de notre piété? Aime-t-on entendre la voix du Seigneur, teintée de colère: «Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi» (Math. 15,8)? De même, que notre âme ne s’amollisse pas quand nous sommes à l’église; notre esprit doit être brûlant et œuvrer pour le Seigneur. Les fidèles n’apprécient pas les offices célébrés avec froideur, par habitude. C’est notre cœur que Dieu veut.«Mon fils, donne-moi ton cœur» (Prov. 23,26), car le cœur est l’essentiel en l’homme, c’est sa vie, plus encore, son cœur est l’homme lui-même. C’est pourquoi celui qui ne prie pas ou ne sert pas Dieu avec son cœur, c’est exactement comme s’il ne priait pas du tout. C’est son corps qui prie, et le corps en lui-même est dépourvu d’âme, c’est juste un peu de terre. Souvenez-vous que lorsque vous vous tenez en prière, vous vous tenez devant Dieu qui détient l’esprit de chacun. C’est pourquoi votre prière doit être, comme on dit, tout esprit, toute raison. Lire la Suite

Saint Seraphim de Vyritsa. Prophète de nos temps mauvais.

L’Église vit. Sur terre et dans les Cieux. Les Saints sont vivants. A nos côtés. Dans les temps mauvais que nous traversons, il nous est donné de comprendre que seuls nous ne pouvons rien. L’ennemi est à l’œuvre. Vers qui nous tourner? Vers notre Créateur et Sauveur, d’abord, vers Sa Mère Toute Sainte, vers nos pères spirituels qui peinent et prient à nos côtés, mais aussi vers les saints. Ils prient avec audace et ferveur, répondent à nos supplications. Ils nous guident. Mais ils nous ont également laissé un héritage. L’héritage de leur passage sur terre. Nous connaissons tous Saint Seraphim de Vyritsa. Nous le fêtons particulièrement ce 21 mars/3 avril. La littérature le concernant est abondante. Un des auteurs les mieux informés sur la vie et les paroles et la spiritualité de Saint Seraphim est Valery Pavlovitch Filimonov. Il a rédigés plusieurs ouvrages concernant Saint Seraphim. L’un d’entre eux s’intitule : “Prophéties de Saint Seraphim de Vyritsa” ( Пророчества преподобного Серафима Вырицкого), publié aux Éditions Statis à Saint-Pétersbourg. Le texte ci-dessous est composé de deux extraits de ce livre. (pages 99 et 100 pour la première prophétie, prononcées pendant les années ’30 et transmise à l’auteur par la petite fille de Saint Seraphim, et pages 46 et 47 pour la seconde. )Outre sa fonction de confirmation stupéfiante de la clairvoyance de Saint Seraphim, ce texte peut servir de canevas, d’outil, de “grille de décodage” pour nos temps mauvais, et nous aider à identifier les vertus spirituelles qu’il convient de développer pour traverser cette houle déferlante et continuer à naviguer vers le havre auquel nous aspirons. Les intertitres ont été ajoutés par le traducteur. Reste au lecteur à conjuguer les paroles des deux prophéties pour tenter d’identifier la voie qui traverse le brouillard des souffrances. Lire la Suite