Métropolite Athanasios de Limassol. La Force que nous donne le Christ.

Athanasios 5Le site Pravoslavie.ru a publié la version russe du texte ci-dessous le 17 novembre 2016. Son Éminence le Métropolite Athanasios de Limassol y aborde, avec la puissance  et la beauté du verbe qui lui sont si coutumières,  le thème de l’homme contemporain dans l’épreuve.

Souvent, quand nous nous sentons épuisés, nous comprenons ce que signifient les paroles du Christ : «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos» (Mat.11,28). Les jeunes ne peuvent ressentir cela pleinement : ils ne portent pas de fardeau. Mais pour le vieil homme qui a dû traverser de nombreux dangers, les afflictions, les labeurs, les échecs, l’asthénie, chaque année ajoute son poids au fardeau, à la fatigue, aux peines, et il a besoin de souffler, de poser ce fardeau quelque part, de s’en libérer. Et le seul qui puisse soulager, c’est le Christ. Personne d’autre. Tout ce que nous puissions entreprendre d’autre, cela reste humain ; cela ne peut nous aider que dans une mesure limitée. Nous pouvons par exemple voyager, rentrer au village pour revoir un vieil ami, ou encore aller dans l’un ou l’autre bel endroit. Cela peut nous aider et nous apaiser, mais pas en profondeur. Seul le Christ est en mesure d’apporter véritablement la paix à l’âme de l’homme car Il est Lui-même la Paix de nos âmes. Lire la Suite

Saint Luc de Crimée : «Ceux qui demandent signes et miracles»

agios-louka-st-lukaInnombrables sont les miracles accomplis par l’intercession du Saint Archevêque et Confesseur de la Foi Luc de Crimée. Saint Luc a illuminé la Terre de Russie et il illumine aujourd’hui le monde entier. Puisse-t-il nous accompagner dans la joie sur notre chemin vers le Christ et nous donner la force de porter notre croix. Afin de nous y aider le Saint homme a prononcé ses homélies et écrit ses textes. Ce site propose la traduction d’homélies et de textes de Saint Luc, à notre connaissance inédits en langue française. L’homélie ci-dessous a été prononcée le 7 juin 1947. Elle est intégrée dans le recueil intitulé «Hâtez-vous à la suite du Christ» (Спешите идти за Христом)
«Les pharisiens survinrent, se mirent à discuter avec Jésus, et, pour l’éprouver, lui demandèrent un signe venant du ciel. Jésus, soupirant profondément en son esprit, dit: Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Je vous le dis en vérité, il ne sera point donné de signe à cette génération» (Mc8;11-12).
Pourquoi donc notre Seigneur Jésus Christ soupira-t-il profondément ? Quand soupirons-nous profondément en votre présence ? Nous soupirons profondément quand nous voyons ou entendons quelque chose qui soit difficilement supportable, quand nous entendons des paroles blasphématoires, des mensonges, des propos inadmissibles. Alors, nous soupirons profondément et disons «Seigneur, Seigneur!» Lire la Suite

«Saint Luc de Crimée, modèle d’abnégation», par le Métropolite Nektarios d’Argolide.

Le Saint Archevêque Luc (Voïno-Yasenietski) de Simferopol est décédé le 29 mai/11 juin 1961. Grande est la vénération dont jouit Saint Luc au sein de l’Église Orthodoxe de Grèce. En 2016, plus de quarante églises en Grèce sont dédiée à Saint Luc de Crimée. Et bien souvent, le Métropolite Nektarios (Antonopoulos) d’Argolide est surnommé le ‘secrétaire de l’éparchie de Saint Luc’. Despotis Nektarios nous parle de Saint Luc, dans un entretien accordé à Irina Akhoundouva, collaboratrice du Fonds André le Premier Appelé.C’est sur le site de cette institution que fut publié l’original russe du texte ci-dessous.
Despotis, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis né à Athènes, en 1952. J’y ai terminé les cycles d’étude du Séminaire, de l’École de Théologie et de la Faculté de Théologie de l’Université d’Athènes. Dès l’enfance, j’avais décidé de me consacrer à Dieu. Au Monastère de Sagmata, en Grèce, dont je fus higoumène, il existe une chapelle dédiée à Saint Luc de Crimée. Je me suis employé à y créer un petit musée dans lequel furent  rassemblés de nombreuses photographies et des effets personnels du Saint : une mitre archiépiscopale, des ornements liturgiques, ses études et travaux de recherches scientifiques, des livres, des tableaux et des lettres. Le Monastère de Sagmata est âgé de plus de 900 ans, mais sa renommée est toute récente, grâce à l’icône de Saint Luc, peinte par des iconographes grecs, enrichie de ses reliques, dont une partie de son cœur, et toute ornée de tamas et d’offrandes en remerciement de guérisons et aides diverses. Hommes et femmes s’y précipitent pour implorer l’aide du Saint. Au cours de ces dernières années, Saint Luc de Crimée, gloire et joyau de l’Église Orthodoxe de Russie et de tout l’Œkoumène orthodoxe, est devenu en Grèce un Saint exceptionnellement proche et aimé. On le vénère partout ; chaque maison, littéralement, est ornée de son icône. Lire la Suite

Le Saint Monastère de la Panagia Faneromeni, en Crète.

faneromeniLe texte ci-dessous a été composé à partir des deux brochures en français (2015) et en russe (2012) publiées par les «Éditions de la Sainte Métropole d’Ierapetra et de Siteia» et relatives au «Saint Monastère de la Panagia Faneromeni d’Ierapetra». Les photos sont tirées du site de la Métropole d’Ierapetra et Siteia.                                                                    Le Saint Monastère de la Mère de Dieu Faneromeni d’Ierapetra, connu également sous l’appellation «Panagia de Gourniès» se trouve au Sud-Ouest de la Localité de Pachia Amos, dans la Municipalité d’Ierapetra. Il est érigé à 540 mètres d’altitude, en surplomb de l’antique cité minoenne de Gournia, accroché au flanc d’une des branches du Mont Diktis. Depuis le monastère, on jouit d’une vue panoramique exceptionnelle sur la Baie de Mirambello, ses côtes pittoresques et ses îlots, ainsi que sur la ville d’Agios Nikolaos. Lire la Suite

Geronda Joseph de Vatopedi, Disciple de Geronda Joseph l’Hésychaste. 2/2

Geronda Ephrem, le Cathigoumène du Saint et Grand Monastère de Vatopedi, est l’auteur de six textes publiés entre le 12 et le 22 juillet 2016 dans les pages anglaises du site Pemptousia.com. Dans ces six textes, Geronda Ephrem éclaire pour les lecteurs plusieurs facettes du diamant que fut Geronda Joseph de Vatopedi, père spirituel de la communauté et fils spirituel du saint Geronda Joseph l’Hésychaste. L’adaptation en français de ces six textes est proposée en deux parties, dont voici la seconde. La première est ici.

L’obéissance est pour le moine la plus importante des vertus
Nonobstant le fait qu’il ait été un grand hésychaste, Geronda Joseph le béni considérait l’obéissance comme la vertu principale du moine. C’est pour cela qu’il entraînait ses disciples a conquérir l’esprit et les fruits de l’authentique obéissance ; démarche que d’aucuns jugent très dure. Il disait à ses disciples, en s’exclamant : «Oh, obéissance bénie, toujours, l’obéissance. Sans aucun doute, le sceptre te revient. Geronda Arsenios et moi avons répandu beaucoup de notre sang au cours de notre vie ascétique pour parvenir à goûter les bonnes choses du ciel. Si vous vous en tenez à la seule obéissance, vous parviendrez à jouir de la même Grâce que celle qui nous fut donnée. De toute votre âme, attachez-vous à l’obéissance. Il n’existe aucun chemin plus aisé, ou supérieur» 1 . Geronda Joseph considérait que «le mystère de l’obéissance était vraiment et réellement grand». Dans une de ses lettres, il écrivit : «L’obéissance ou la désobéissance ne se limitent pas à l’ancien. A travers celui-ci, c’est Dieu qui est atteint… [un disciple] doit regarder son geronda comme il regarderait le Christ». Lire la Suite

Geronda Joseph de Vatopedi, Disciple de Geronda Joseph l’Hésychaste. 1/2

Geronda Ephrem, le Cathigoumène du Saint et Grand Monastère de Vatopedi, est l’auteur de six textes publiés entre le 12 et le 22 juillet 2016 dans les pages anglaises du site Pemptousia.com. Dans ces six textes, Geronda Ephrem éclaire pour les lecteurs plusieurs facettes du diamant que fut Geronda Joseph de Vatopedi, père spirituel de la communauté et fils spirituel du saint Geronda Joseph l’Hésychaste. L’adaptation en français de ces six textes est proposée en deux parties, dont voici la première.

Geronda Joseph de Vatopedi renonça au monde à l’été 1937, au Monastère de Stavrovouni, à Chypre, alors qu’il était âgé de seize ans. Il prit sa décision suite à l’événement suivant. Après avoir regardé un film, une comédie, il ressentit un immense vide intérieur dans sa vie, comme une nécrose de l’éphémère. Ce soir-là, il se tenait en haut d’une colline surplombant Paphos. Soudain, dans une lumière joyeuse et douce, venue d’un autre monde, la forme réconfortante du Seigneur lui apparut, saturée d’amour et de paix. Le Christ Se manifestait à lui. Il lui dit : «Est-ce pour cela que j’ai créé l’homme? L’homme est immortel». A la suite de cette vision, il décida d’abandonner le monde et de devenir moine. Lors de sa tonsure, il reçut le nom de Sophronios, et vécut ensuite au monastère pendant une dizaine d’années. Il quitta le monastère, extérieurement à cause de la question du calendrier qui avait divisé la communauté en deux camps, mais en réalité, c’était la Providence divine qui le guidait, et, avec la bénédiction du père spirituel du monastère, Papa Kyprianos, il s’en alla à la Sainte Montagne, à la recherche d’une forme supérieure de vie spirituelle. Lire la Suite