Temps d’épidémie. «Regarde l’Humilité»

La traduction ci-dessous est celle de la première partie d’un article paru le 11 décembre 2006 sur le site du magazine Pravmir. Il fut écrit par Madame Irina Dmitrieva . Il existe des centaines de types d’icônes de la Très Sainte Mère de Dieu. Et les miracles qui se sont produits en lien avec elles sont innombrables. Le texte qui suit fait découvrir l’icône appelée «Regarde l’Humilité» (Призри на смирение, ‘prizri na smirénié’). Elle date du XVe siècle et est conservée dans l’église du Monastère de l’Entrée au Temple à Kiev. Par ailleurs, le petit livre «Celle Qui avec zèle intercède. 43 prières à la Mère de Dieu devant Ses saintes Icônes» (non traduit en français), publié par les éditions Kovtcheg en 2018, indique, à la page 65, qu’on a prié et qu’on prie tout particulièrement cette icône de la Très Sainte Mère de Dieu lorsque sévissent les épidémies de maladies mortelles.

Les habitants de plusieurs villes de Yakoutie ont pu vénérer et prier devant une sainte icône. Ont-il tous compris à Qui ils s’adressaient ? Savent-ils Qui la Très Pure Vierge priera suite à leurs demandes ? Non, sans doute. Mais la joie était pareille à celle de Pâques, joie pour les croyants, les non-croyants, les convaincus, les dubitatifs, les riches, les pauvres, ceux qui sont expérimentés dans la prière, et ceux qui vinrent prier pour la première fois. Nous avons interrogé au sujet de cette Hôte exceptionnelle le Hiérodiacre Abner du Monastère de la Sainte Entrée au Temple, de Kiev. Il a accompagné l’icône dans le voyage de celle-ci. Lire la Suite

Le Saint Hiéromartyr Hilarion (Troïtski) Huit Lettres d’Occident. (18)

C’est par le texte ci-dessous que se termine notre traduction des «huit Lettres d’Occident», écrites par le Saint Hiéromartyr Hilarion (Troïtski). Ces huit lettres, éditées pour la première fois en 1915, sont incluses dans les Œuvres en trois volumes du Saint Hiéromartyr, au tome 3, pp 396 à 458. (Священномученик Иларион (Троицкий). Творения в 3 томах. -épuisé-), Moscou, 2004, Éditions du Monastère de la Sainte Rencontre. Le texte de ces huit lettres fut également publié sur le site Pravoslavie.ru, entre le 16 et le 22 mai 2006. Ces écrits, qui ne relèvent pas d’une démarche académique, plongent le lecteur avec animation et profondeur dans l’atmosphère spirituelle, philosophique, culturelle et sociopolitique du début du XXe siècle; c’est en 1912 que l’Archimandrite Hilarion (Troïtski) effectua un périple dans les grandes villes d’Europe. Voici la fin de la huitième lettre, relative à la Madone de la Chapelle Sixtine. Le début de celle-ci et les précédentes lettres se trouvent ici.

Quand je me rappelle la Madone de la Chapelle Sixtine, les paroles de l’acathiste à la Très Sainte Mère de Dieu me viennent à l’esprit : «Réjouis-toi en qui les contraires sont conduits vers l’Unité,
Réjouis-toi en qui se joignent la virginité et la maternité». Selon notre acception des choses, virginité et maternité sont incompatibles, mais en la Très Sainte Mère de Dieu, les règles de notre nature humaine pécheresse sont vaincues : Sa maternité est virginale. Elle est Mère et Vierge. Dans cette union des contraires,ou pour l’exprimer de façon plus élaborée, dans ce dépassement de l’antinomie, réside le mystère de la Très Sainte Mère de Dieu, ce mystère qui nous est nécessaire et que nous chérissons. Le nom de «mère» est cher à l’homme, et l’humanité a besoin de la «Vierge». Voilà pourquoi Elle nous est infiniment chère, Marie, Vierge et Mère. Lire la Suite

Les quatre apanages de la Très Sainte Mère de Dieu sur terre

Très Sainte Mère de Dieu “de Tendresse”

Le texte ci-dessous est la traduction d’une page du site du Saint Monastère de la Trinité-Saint Seraphim à Divéyevo. Cette page est elle-même un condensé du début du premier chapitre du livre rédigé par le Saint Hiéromartyr Seraphim Tchitchagov: «Chroniques du Monastère de Seraphimo-Divéyevo» (Éditions du Désert,février 2016, pour la version française. Летопись Серафимо-Дивеевского монастыря). Le texte russe du site étant légèrement différent de celui des «Chroniques», la traduction ci-dessous diffère elle aussi quelque peu de la version française précitée. Ce texte énonce une réalité qui relève des trésors sacrés de l’Église glorieuse, et rappelle la présence et l’activité incessantes sur terre de la Très Sainte Mère de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ.
La Très Sainte Mère de Dieu a pris sous Sa particulière protection quatre lieux sur notre terre, qui forment Son lot, Son apanage terrestre : l’Ibérie, l’Athos, Kiev et Divéyevo. Dans la lettre du 07 mars 1854 à l’Empereur Nicolas Ier, du «petit serviteur de Seraphim et de la Mère de Dieu», Nicolas Alexandrovitch Motovilov, celui-ci explique que «Sa bénédiction pour chacun de ces quatre lieux consiste en ce qu’Elle promettait d’être personnellement présente en ces quatre endroits pendant trois heures chaque jour, et qu’Elle ne laissera se perdre aucun de ceux qui vivent en ces lieux». Lire la Suite

Saint Jean de Kronstadt. Prier la Très Sainte Mère de Dieu

Le texte ci-dessous est tiré du livre édité en 1988 par le Comité de la Jeunesse Orthodoxe Russe hors Frontière, à l’occasion du millénaire du Baptême de la Sainte Russie. Ce livre est composé essentiellement d’extraits du journal de Saint Jean de Kronstadt consacrés à la prière, et particulièrement à la Très Sainte Mère de Dieu et aux prières qui Lui sont adressées.Il est disponible en ligne sur le site ‘Foi Orthodoxe’ (Вера Православная).

Soyez fermement convaincu, lorsque vous commencez à prier la Reine Mère de Dieu que vous ne La quitterez pas sans avoir reçu Sa miséricorde. Il est digne et juste de penser ainsi et d’éprouver cette ferme conviction à Son propos. Elle est la Mère toute-miséricordieuse du très miséricordieux Dieu le Verbe. Tous les siècles et toutes les églises chrétiennes proclament Ses innombrables et incommensurables miséricordes ; Elle est vraiment un abîme de bonté et de générosité, comme le dit d’Elle le Canon de l’Odigitria (Canon, Ode 5, St.1). Dès lors commencer à lui adresser votre prière sans vous être pénétré de cette ferme conviction ne serait pas raisonnable, et serait même audacieux, et le doute affligerait Sa bonté, comme il afflige la bonté de Dieu, quand on commence à Le prier sans l’espoir de recevoir de Sa part ce que nous Lui demandons. Comment se précipite-t-on vers la miséricorde d’un homme haut-placé et riche, et dont tout le monde connaît la miséricorde, celle-ci ayant été prouvée par d’innombrables expérience? On le fait d’habitude avec la plus parfaite conviction et l’espoir de recevoir ce que l’on souhaite. De la même façon, on ne doit pas douter dans la prière, on ne doit pas être timoré. Lire la Suite

L’icône de la Très Sainte Mère de Dieu Starorousskaia.

L’icône aujourd’hui, dans l’église Saint Georges

Le texte ci-dessous a été publié le 1 octobre 2019 dans sa version russe originale, sur la page du réseau social Live Journal de la paroisse des Saints Apôtres Pierre et Paul de la ville de Staraia Roussa, dans l’Oblast de Novgorod. Les auteurs du textes sont Evgueni Poselianine, Valeri Melnikov et Nadejda Dmitrieva. Staraia Roussa est une des anciennes villes de Russie. Il en est fait mention dans un document datant de 1167. Jadis, elle occupa le quatrième rang dans les villes de Russie, aujourd’hui, elle est devenue une simple petite ville de 30 000 habitants. L’écrivain Fiodor Dostoievski y loua et ensuite acheta, en 1876, une ‘datcha’, où il écrivit «Les Frères Karamazov».
«Très Sainte Mère de Dieu, sauve nous, et rends-nous dignes, nous indignes, de soulever et porter Ton icône toute pure dans les rues de notre ville» Voilà la prière des habitants de Staraia Roussa à la Très Sainte Mère de Dieu.
Cette icône est appelée ‘starorousskaia’ car elle se trouve depuis des temps immémoriaux dans la ville de Staraia Roussa. La tradition explique que des Grecs d’Olviopol, bourgade du Gouvernorat de Kherson, à l’embouchure du Boug méridional, l’amenèrent, aux premiers temps du Christianisme, à Staraia Roussa, où elle demeura jusqu’à la moitié du XVIIe siècle. La ville se trouvait alors sur l’ancienne voie reliant Varègues et Grecs. Lire la Suite

L’Archevêque Ioann (Snytchev) de Samara. Merveilleux Pokrov.

Peinture de P. Moskvitine (fragment)

Voici la traduction de l’homélie que l’Archevêque Ioann (Snytchev) de Samara (à partir de 1990, Métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga), prononça le jeudi 14 octobre 1976 en la Cathédrale de l’Éparchie, à l’occasion de la fête du Pokrov de la Très Sainte Mère de Dieu. Le texte original est repris aux pages 285 à 287 du recueil d’homélies du saint Vladika Ioann, publié en 2012 à Saint-Pétersbourg (4e édition), par les éditions Tsarskoe Delo, sous le titre «La voix de l’Éternité» (голос вечности). Le journal qu’a laissé Vladika Ioann fournit une vision stupéfiante de la vie quotidienne des Orthodoxes en Union soviétique, au cours des cinquante dernières années de cette dernière. Ce journal permet aussi de comprendre pourquoi de nombreux Russes considèrent Vladika Ioann comme un saint.
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit !
Aujourd’hui, nous célébrons triomphalement dans la prière, la fête de notre église, «La Protection de la Très Sainte Mère de Dieu». Cette divine protection de la Très Sainte Mère de Dieu s’étend non seulement sur ceux qui prient, mais sur le monde entier.
Voici d’où provient cette fête. Voilà bien longtemps, Constantinople, confluent symbolique de la foi chrétienne, courrait le grand danger d’être attaquée par les Sarrasins. Ses habitants pétris d’effroi, rassemblés dans l’église des Blachernes, prièrent Dieu et demandèrent l’aide de la Reine des Cieux. Et voici que pendant l’office, le Fol-en-Christ André, qui se trouvait parmi l’assemblée, éleva son regard, et il vit, en l’air, la Mère de Dieu, entourée par le chœur des anges, des prophètes et des apôtres, étendait Son omophore sur l’assemblée en prière. Ce fut un signe de victoire, et le peuple en larmes rendit grâce à la Reine des Cieux. C’est donc en l’honneur de cet événement que fut instauré dès l’époque où il survint, le fête de la protection (Pokrov) de la Très Sainte Mère de Dieu. Lire la Suite