Saint Cosme d’Étolie. Les Temps sont mûrs. (2)

Athanasios Zoïtakis, professeur à la Faculté d’Histoire de l’Université d’État de Moscou (MGU), et auteur d’une monographie consacrée à Saint Cosme d’Étolie (Le texte original russe de la monographie précitée, qui compte plus de 200 pages, est accessible librement ici.), a commenté pour le site Pravoslavie.ru les prophéties de Saint Cosme se rapportant à notre époque, parmi les deux cents prophéties que ce Saint nous a léguées. Plusieurs textes du Professeur Zoïtakis au sujet de Saint Cosme d’Étolie ont déjà été traduits sur le présent blog. Voici la deuxième partie de la traduction française du commentaire accordé au site Pravoslavie.ru. La première partie se trouve ici.

Prophéties concernant notre époque

Saint Cosme d’Etolie

«Il viendra un temps où vous n’apprendrez plus rien». Il est malaisé d’affirmer que ces paroles s’appliquent précisément à notre époque, mais il est suffisamment évident aujourd’hui qu’en Europe Occidentale et aux États-Unis, et ailleurs aussi, l’opinion publique est manipulée. En Europe Occidentale, rares sont ceux qui savent réellement se qui se passe en Ukraine et en Syrie, de la même façon que quasiment personne ne savait se qui se passait en Yougoslavie quand l’Occident y intervint. Ceux qui le souhaitent disposent encore toutefois de la faculté de chercher l’information sur l’internet et de la creuser jusqu’à atteindre la vérité, toutefois c’est devenu chose impossible au moyen des seuls médias occidentaux. Lire la Suite

Saint Cosme d’Étolie. Les Temps sont mûrs. (1)

Athanasios Zoïtakis, professeur à la Faculté d’Histoire de l’Université d’État de Moscou (MGU), et auteur d’une monographie consacrée à Saint Cosme d’Étolie (Le texte original russe de la monographie précitée, qui compte plus de 200 pages, est accessible librement ici.), a commenté pour le site Pravoslavie.ru les prophéties de Saint Cosme se rapportant à notre époque parmi les deux cents prophéties que ce Saint nous a léguées.  Plusieurs textes du Professeur Zoïtakis au sujet de Saint Cosme d’Étolie ont déjà été traduits sur le présent blog. Voici la première partie de la traduction française du commentaire accordé au site Pravoslavie.ru.

La vénération populaire sans précédent dont fit l’objet Saint Cosme d’Étolie permit au monde de découvrir les prophéties de celui-ci. Saint Cosme vécut au XVIIIe siècle, mais il fut glorifié par l’Église seulement vers la moitié du XXe siècle. Le peuple, lui, ne douta jamais de la sainteté de cet homme. C’est ce qui permit la préservation de tout ce qui avait trait à la mémoire du saint. De très anciennes icônes le représentent. Chacune de ses paroles a été précieusement consignée. Et tout cela fut transmis de génération en génération. C’est ainsi que l’on conserve encore de nombreux objets liés à Saint Cosme: par exemple des vêtements, et des croix de bois et de métal, qu’il laissa sur les lieux où il allait prêcher. Lire la Suite

Geronda Amvrosios l’Athonite (21/12/1912 – 02/12/2006)

Deux textes de Geronda Ephrem, Cathigoumène du Saint et Grand Monastère de Vatopedi, mis en ligne dans les pages anglaises du site Pemptousia les 14 et 18 Décembre 2013, présentent un saint geronda contemporain moins connu dans nos contrées: Geronda Amvrosios de Dadi. Voici l’adaptation française des deux textes ici réunis.
Le hiéromoine Amvrosios (né Spyridon Lazaridis) quitta cette vie le 2 décembre 2006 (nouveau calendrier), à l’âge de 92 ans. Il était le père spirituel du Saint Monastère de la Panagia Gavriotissa, à Dadi, ainsi que de milliers de Chrétiens dans toute la Grèce. Il fut dans le monde une source de la fragrance athonite du Christ, et l’une des saintes personnes qui ornèrent l’Église en l’époque contemporaine. Il est également le fruit de l’incarnation du Christ ; pendant des siècles, l’Église a été l’atelier de production des saints, et elle continue à l’être de nos jours. Lire la Suite

L’héritage historique de Saint Cosme d’Étolie et de Saint Païssios l’Athonite. 2

Texte d’Athanasios Zoitakis publié en quatre parties sur le site russe Agionoros.ru. L’auteur est rédacteur en chef du Portail informatique Agionoros.ru, responsable des Éditions «Sviataïa Gora» (Святая Гора) et professeur d’histoire à l’Université d’État de Moscou. La vénération populaire des Saints Cosme et Païssios se répandit au sein du peuple immédiatement après leur décès. Le texte original russe est pourvu d’un important appareil de notes, omis ici ou en partie intégré au texte, en faveur de la lisibilité de celui-ci.

Les Prophéties
Saint Païssios l’Athonite proposa de relire toute une série de prophéties de Saint Cosme d’Étolie, et avant tout, celles ayant trait à la libération de Constantinople. La valeur des explications de Saint Païssios réside en ce qu’il propose une lecture essentiellement nouvelle des prophéties de Saint Cosme. Geronda Païssios possédait lui-même le don de prophétie et s’éloigna des interprétations répétitives dans lesquelles s’étaient enfermés de nombreux auteurs, qui diffusèrent pendant une très longue période une interprétation figée des prédictions de Saint Cosme d’Étolie. Lire la Suite

Geronda Seraphim (Dimopoulos) 9

Agionoros.rua mis en ligne une série de textes concernant des ascètes contemporains. Plusieurs de ces textes concernent Geronda Seraphim (Dimopoulos), dont une biographie fut publiée en 2011 : «Père Seraphim Dimopoulos (1937-2008). Un ascète dans le monde contemporain» («Πατήρ Σεραφείμ Δημόπουλος (1937-2008) Ένας ασκητής στον συγχρονό κόσμο»). Les textes publiés par Agionoros.ru ne sont pas extraits de ce livre, mais ont plutôt pour objet d’apporter un éclairage complémentaire. Voici la neuvième partie de la série. Les premières parties se trouvent ici.

Au cours de l’année 2000, une enseignante du nom de Maria fut atteinte du cancer. Son mari était soldat et ils avaient deux enfants, un garçon et une fille. Les médecins qui avaient établi le diagnostic annoncèrent à Maria qu’il lui restait seulement quelques mois à vivre. Son époux alla en faire part à Geronda Seraphim, qui se mit à prier pour Maria. Après deux ou trois ans, Geronda dit un jour à un membre de la famille de Maria : «Le fruit est mûr, Le Seigneur va le cueillir. Maria s’en ira dans quelques mois. Son mari est venu me voir il y a peu et je l’y ai préparé moralement. Dieu prendra soin de leurs enfants ; ils grandiront et trouveront leur place dans la vie». Les paroles de Geronda se réalisèrent. Et le Seigneur n’abandonna pas les enfants. La fille se maria et donna naissance à un fils. Lire la Suite

Taras Sidash. L’Antiquité hellénique, Source spirituelle de la Russie.

Taras SidashTaras Sidash, naquit en 1972, il vit à Saint Saint-Pétersbourg. Diplômé de l’Institut de Philosophie et de Théologie de Saint-Pétersbourg, il est traducteur du grec ancien, écrivain, poète et philosophe. Une partie de ses écrits viennent récemment d’être publiés, en deux fascinants volumes de plus de mille pages chacun. Orthodoxe, il fait partie depuis 2009 des Vieux-Croyants Unis (единоверие) au sein de l’Église Orthodoxe Russe. Dans le court texte ci-dessous, mis en ligne en 2016 sur sa page Vkontakte, Taras Sidash affirme l’existence d’un lien historique philosophique entre monde hellénique et monde slave. C’est précisément cette thèse qu’il développe dans les deux ouvrages précités, qui peuvent être commandés sur le site de la maison d’édition qu’il a lui-même créée.

 Jamais l’Antiquité hellénique ne se réduisit pour moi à un intérêt purement académique (c’est-à-dire à un moyen de gagner ma vie et me faire un nom à l’université). A mes yeux, jamais elle ne se limita à un intérêt strictement esthétique (une sorte de narcotique qui vous permettrait d’oublier le présent).
Je me suis toujours occupé de l’Antiquité hellénique en la considérant comme mon propre passé, convaincu de ce que la source spirituelle, de notre mentalité de Slaves, ou du moins de Russes, nous devons la rechercher et en remonter la trace jusqu’à l’État achéen créto-mycénien.
L’Antiquité hellénique est notre maison. Celui qui la voit pour la première fois, en lisant, disons, Eschyle ou Platon, la voit de très loin, comme un temple perché en haut d’une montagne. Les esthètes se satisfont de ce genre de vision. Pour ma part, j’ai toujours souhaité pouvoir me trouver en elle et ne pas seulement la regarder de loin.
Et pour nous le seul chemin qui conduit à elle, c’est le chemin de l’histoire de Russie, dans la portion la plus spirituelle et la plus hellénisée de son histoire : la période de l’État ecclésiastique russe qu’on appelle aujourd’hui, en modernisant monstrueusement le concept, l’Église russe du Moyen-âge. Admettons que lors de descentes dans l’un ou l’autre profond défilé, on n’aperçoive plus ses blanches colonnes, mais le moment vient où elle se fait proche. Il n’existe pas d’autre voie. Les Romains, en leur temps, comprirent cela parfaitement ; ils passèrent par l’Antiquité hellénique pour créer, à travers leur filtre, leur style profondément original.
Les Romains eux-mêmes ne peuvent être la voie. Considérer qu’ils le sont, comme le firent les humanistes italiens ou encore Nietzsche, c’est une profonde erreur, même si les Romains furent sans aucun doute un exemple paradigmatique de la mise en œuvre d’une telle démarche.
Traduit du russe
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