Geronda Joseph de Vatopedi. La Nature de l’Église 1

Le site Pemptousia, lié au Saint et Grand Monastère de Vatopedi, avait mis en ligne dans ses pages russes une série de quatre textes, intitulés «La Nature de l’Église», du Saint Geronda Joseph de Vatopedi, Père spirituel de la communauté de ce monastère et fils spirituel du Saint Geronda Joseph l’Hésychaste. Très récemment, la section russe du site a été supprimée sans explication. Heureusement, ces textes avaient été repris entretemps par le site Odigitria.by. Il s’agit d’extraits du livre « De la Mort à la Vie ». Voici la première des quatre parties.

Nous sommes accablés par la multiplication des méfaits et de l’indifférence de notre époque; les intérêts mondains se concentrent de plus en plus autour d’un individualisme ostensible et d’une cupidité agressive. Dans cette atmosphère dominée par une telle cupidité, quel sens peuvent encore avoir des concepts comme l’immortalité et l’infini? Les adhérents de la vaine gloire et du matérialisme y sont enchaînés et font preuve de la plus grande méfiance envers tout ce qui est éternel. Emprisonnés dans les dures entraves du temps et de l’espace, ils refusent toute comparaison, et peut-être à cause de la force d’inertie des habitudes, ils ne peuvent rien intégrer qui soit supérieur au temps ou à l’espace, rien d’éternel. Ils considèrent de telles pensées comme des envahisseurs étrangers auxquels ils résistent. L’adepte de l’humanisme nomme cela une violence à l’encontre de sa liberté et son impardonnable insolence. Son corps étant immergé dans la matière, la force de la pesanteur le lie à l’espace et au temps, dans son esprit, coupé de toute idée d’éternité, il fuit les théories de l’éphémère et de l’éternel, car il les considère trop complexes. Il est effrayé par le gouffre qui sépare le temps et l’éternité, considérant qu’il est impossible de le franchir, n’ayant ni la capacité, ni la force serait-ce d’y poser son regard. Le coupable de tout cela est l’ennemie vigilante et impitoyable de l’homme, la mort; elle transforme tout ce qu’elle approche en éphémère et en transitoire, se riant de tout l’éternel et de l’infini. L’humaniste, enfoncé dans le monde des éléments, tente au moyen de ses organes des sens périssables d’analyser, erronément, l’homme comme être périssable, se moquant de l’idée même d’éternité.

Église de la skite Sainte Anna

Chez l’homme, le sentiment d’immortalité n’est pas le fruit d’un enseignement ou d’un endoctrinement, mais son état intérieur. L’homme doit souffrir son immortalité à travers la communion à l’immortalité du Seigneur Qu’il suit. Mais pour retrouver son immortalité, il doit se considérer lui-même immortel, car son but essentiel, le point de convergence de ses intérêts, c’est le Christ, le seul éternel et immortel. Sans cette immortalité et cette éternité, il ne s’agit que de concepts extérieurs que l’on assimile mais qui demeurent dépourvus de sens. Il est possible que les générations précédentes possédaient ce ressenti. Dans notre génération, celui-ci s’est affaibli de façon effrayante, et nous en recevons le signal dans les tendances étranges de la vie humaine. La vraie mission consiste à rallumer en soi ce ressenti qui s’est éteint et de rectifier notre conscience polluée. Toutefois, les hommes ne peuvent réaliser cela avec tous les moyens et les philosophies dont ils disposent. Seul Dieu en est capable, Qui Lui-même s’incarna, immortellement, dans les sensations humaine et la conscience humaine de soi, et unit les natures divine et humaine en une nature divino-humaine et transmit à l’insignifiance humaine une part de Ses propriétés divines, l’infinitude, l’immortalité et l’éternité.
C’est donc de cette façon que le Christ Dieu-Homme, en Sa Personne, a posé un pont entre le temps et l’éternité, et restauré le lien entre eux. C’est pourquoi seul l’homme qui s’unit organiquement avec le Christ Dieu-Homme et Son Corps, l’Église, se sent lui-même à l’intérieur des limites de l’immortalité et de l’éternité.
C’est uniquement dans le Christ que notre nature passe du temporel à l’éternel; elle ne se sent plus mortelle mais immortelle, non pas divisée et limitée dans le temps, mais entière et éternelle. L’Église est l’hypostase éternellement vivante du Christ l’Homme-Dieu, Son hypostase, dans le présent et dans l’éternité, l’hypostase divino-humaine, l’esprit et le corps divino-humains. La définition de l’Église, sa vie, son but, son esprit, ses principes, ses méthodes, tout ce qui la constitue, lui est donné par le Christ Dieu-Homme.
Il est juste d’affirmer que la mission de l’Église est l’union organique et personnelle de tous ses membres avec la Personne du Christ Homme-Dieu, la transfiguration de leurs sentiments spirituels en ressenti et connaissance divino-humains du Christ, afin que toute leur vie se déploie dans et avec le Christ, pour qu’ils ne vivent pas pour eux-mêmes, mais pour que le Christ vive en eux. (Gal. 2,20). C’est à travers l’Église que le Christ donne aux fidèles l’immortalité et l’éternité, faisant d’eux des participants à Sa nature divine (2Pier.1,4). La mission de l’Église consiste également en ce que chacun de ses membres acquière la conscience de ce que la situation normale de la personne humaine est l’immortalité et l’éternité, et non le trajet de cette vie temporelle. L’homme est un voyageur qui chemine vers l’immortalité, l’éternité et les promesses divines. Bien que l’Église se trouvât à l’intérieur des limites du temps et de l’espace, comme elle est divino-humaine, tout en existant en ce monde, en même temps, elle est hors de celui-ci (cfr. J. 18,36). Elle se trouve en ce monde afin de sublimer cette affliction dont elle est elle-même issue.
Selon les termes de notre grand théologien, le Saint Père Justin (Popovitch), «l’Église est œcuménique, catholique, divino-humaine, éternelle, et c’est donc un blasphème inexcusable contre le Christ et contre le Saint Esprit, que de faire de l’Église une institution nationale»1. L’objectif supra national, universel de l’Église englobe toute l’humanité. Il s’agit d’unir dans le Christ tous les gens indépendamment de leur nationalité, race ou situation sociale. Il n’y a plus ni juifs ni païens, ni esclave ni homme libre, ni sexe masculin ou sexe féminin, car tous sont un dans le Christ et, «Christ est tout et en tous»(Col.3,11) (A suivre)
Traduit du russe
Source.

 

Métropolite Athanasios. La Grâce descend dans le cœur qui rend grâce. (3/3)

Les éditions du Monastère de la Présentation au Temple viennent de publier un nouveau livre de son Éminence le Métropolite Athanasios de Limassol, intitulé «Сохраним душу живой» (Gardons notre âme vivante), développant un enseignement de la pratique de l’essence de l’Orthodoxie dans la vie quotidienne et surtout dans la famille. Comme de coutume, le site Pravoslavie.ru, lié au Monastère a mis en ligne le 24 mai 2018 quelques extraits de ce nouveau livre. Voici la traduction de la troisième partie de l’un des chapitres de l’ouvrage.

Photo Diakonima

Nous rendons grâces à Dieu parce qu’Il S’est fait Homme, parce qu’Il nous a rendus dignes de nous tenir à Ses côtés, parce qu’Il nous a aimé, et nous Lui rendons grâces pour tout le reste. Savez-vous que ce qu’il y a de plus important, c’est de rendre grâces à Dieu pour les épreuves que nous devons endurer? Savez-vous combien c’est important? Il vient réellement un moment, et s’il vient, il vaut mieux qu’il intervienne pendant notre vie et non après notre mort, pour rendre grâces à Dieu pour tous les malheurs de notre vie. Savez-vous quand? Quand nous manifestons notre patience, quand nous prions et quand nous glorifions Dieu, alors la douleur dans notre cœur s’adoucit et devient agréable. Le poison se fait alors médecine, l’amer devient doux et ensuite se produit ce dont parle le Prophète David : «C’est un bien pour moi, que Tu m’aies humilié, pour que j’apprenne Tes jugements»1 . C’est un bien que Tu aies permis que je devienne malade afin que je sois affligé, vaincu, brisé, car c’est là un bien précieux pour moi. Mais quand faisons-nous cela? Uniquement lorsque nous sentons en notre vie la main bienfaisante de Dieu. Quand le médecin nous opère, nous ressentons la douleur et il est rare que nous disions merci! C’est après que l’on dit au médecin, merci de m’avoir opéré! Quand on a mal partout, on n’a pas l’esprit saturé de gratitude… Mais quand l’opération est terminée, quand nous nous rétablissons, lorsque le danger est passé, alors seulement, nous disons:
– Merci, docteur! Vous m’avez vraiment aidé et je vais retrouver la santé!
Nous remercions quand nous nous sentons mieux portants. Ce serait très bien si nous remerciions le médecin pendant nos souffrances, pendant l’opération. Rendre grâces à Dieu. Remercier pendant que nous nous trouvons plongés dans l’opération pédagogique de Dieu, pendant que nous ressentons la douleur, l’affliction, pendant que le sang coule. Vous savez combien il est important que l’homme dise alors «Gloire à Dieu!». L’Église souligne toujours l’exemple du Juste Job qui endura maintes souffrances, et Saint Jean Chrysostome dit: «Oh, bienheureuse voix de Job! Quand Job est-il devenu saint? Lorsque ses enfants moururent, lorsqu’il perdit toutes ses possessions, quand on le méprisa, quand son épouse le rejeta, quand il souffrit, et qu’il dit «Que le Nom de Dieu soit béni!» C’est vraiment alors qu’il devint saint et dit «Que le Nom de Dieu soit béni!», et non lorsque tout était parfait autour de lui. Quand tout va bien pour nous, c’est facile de dire «Gloire à Dieu». Et malheur à nous si nous ne le disons pas!
Imaginez que tout va bien pour vous, et vous ne dites pas «Gloire à Dieu!». Cela en dit long au sujet de votre ingratitude. Mais dans votre vie, tout s’effondre, vous ressentez la douleur, mais trouvez en vous la force de dire: «Gloire à Dieu!», alors, vous êtes réellement saint. Vous avez trouvé la clef, et malgré qu’elle soit petite, cette clef vous ouvrira une grande porte. Cette clef ouvre la porte du Règne de Dieu, où tout est saint.
Abba Isaac le Syrien dit: «Les lèvres qui remercient pour tout reçoivent la bénédiction de Dieu. Le cœur dans lequel vit la gratitude reçoit la grâce». Il ajoute également qu’aucun don de Dieu ne s’épanouira sinon celui pour lequel nous aurons exprimé notre gratitude.
Geronda Ephrem de Katounakia, un des piliers de l’Église, raconte qu’un jour, Geronda Joseph l’Hésychaste soupira et dit: «Ah, combien d’années m’a-t-il fallut pour découvrir le secret de la grâce!» Geronda Ephrem était encore jeune; il n’osa pas demander quel était ce secret. Le temps s’écoula et quelques années plus tard, il posa la question, et Geronda Joseph répondit: «La gratitude. Voilà le secret de la grâce». Vous voulez réussir dans la vie spirituelle? Apprenez à rendre grâces à Dieu pour tout.
Saint Isaac le Syrien dit que le cœur qui sans cesse rend grâces à Dieu fait descendre la grâce de Dieu sur l’homme. Et au contraire, ce qui attire la tentation dans l’âme de l’homme, ce sont les murmures, les ronchonnements, dans le cœur. Le Saint explique: «Dieu supporte toutes les faiblesses de l’homme, mais ne supporte pas l’homme qui murmure sans arrêt et le punit, le laissant tomber dans la tentation». Littéralement, il nous dit : «Écoutez, ne vous tourmentez pas, et si vous voulez mener à bien votre vie spirituelle et être béni, apprenez à remercier Dieu pour tout». Mais nous faisons le contraire. Immédiatement, nous commençons à murmurer :
– Pourquoi dois-je sans cesse affronter la tentation? Pourquoi suis-je chargé d’afflictions? Pourquoi tout se passe-t-il contrairement à ce que je souhaite?
Parce que nous murmurons sans cesse, et ces récriminations transforment le bien en mal. Lorsque Jésus a guéri une dizaine de lépreux, un seul a fait demi-tour pour venir remercier Dieu. Le Christ dit alors :
– J’en ai guéri dix! Et un seul est revenu?
Et qui était-il? Un étranger, un non-juif.
– Mais où sont les neuf autres? Où sont-ils partis?
Ils ne revinrent pas remercier Dieu.
Je ne veux pas vous assommer plus longtemps, mais j’insiste sur la nécessité de rendre grâces à Dieu. Car il s’agit de la clé importante dans notre vie spirituelle. Depuis toutes ces années que je vous parle, vous n’avez jamais entendu que je vous enseignait quand manger des aliments avec de l’huile végétale, quand manger sans huile, quand manger des fruits de mer, quand manger du poisson. Tout cela fait partie du cadre extérieur. Oui, nous respecterons tout cela, nous devons observer le jeûne; il s’agit d’une forme qui protège l’essence. Mais ce dont je veux vous parler, ce sont des clefs de la vie spirituelle. Pourquoi ? Parce que, malheureusement, nous avons appris à observer seulement la forme, et il est déplorable que nous soyons depuis tant d’années dans l’Église et que nous n’ayons pas encore acquis les traits et les caractéristiques de l’homme de Dieu, et nous ne sommes pas semblables à notre Père. Si nous sommes les enfants de notre Père Céleste, alors comment se fait-il que nous soyons si différents de Lui? Dieu est Lumière, et Il dit : «Je fais toutes choses nouvelles»(Apoc.21,5). Dieu vit dans l’inaccessible lumière, Il est lumière, amour, paix, Il donne la joie, la gratitude. «Rendez grâces pour tout» (1Thes.5,18), dit l’Apôtre.
L’essence de l’Église, c’est la Sainte Eucharistie, et elle nous appelle instamment à remercier le Seigneur, Qui nous donne pareille grâce, pareille liberté. Nous sommes les enfants libres de Dieu. Aujourd’hui, tout le monde parle de liberté, de joie. Mais où trouver tout cela sinon dans l’Église? Est-il possible que l’homme de Dieu n’ait pas la joie, ni la gratitude, ni la paix? Cela veut dire qu’il se passe quelque chose, cela signifie que sa vie spirituelle a été jusqu’ici insatisfaisante. On ne peut manger une nourriture trop salée. Il se passe la même chose avec nous. Nous sommes tous ici des gens relativement liés à l’Église. Que chacun s’observe soi-même, plutôt que de scruter les autres, pour trouver ce qui nous manque le plus et quelle image nous offrons aux autres. Quelle est cette image? L’image du Règne de Dieu venu sur terre et montrant que l’Église du Christ est l’espoir du monde. Les gens nous demandent:
– Mais où est cet espoir? Qui incarne cet espoir? Si nous sommes des gens tellement difficiles et ingrats, comment pourrions-nous donner espoir aux autres? Avec des paroles? Non.
Nous devrons répondre devant Dieu non seulement de ce qui nous a perdu, mais aussi de ce que nous avons piétiné devant les autres cette image de Dieu. Nous devons réellement être tels que la ville dont parle le Christ: «Une ville située sur une montagne ne peut être cachée …elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison»(Mat.5,14).
Permettons à Dieu d’agir en nous et reconnaissons ce secret de la gratitude. Rendons dignement et justement grâces au Christ. Pourquoi et quand? Quand notre cœur commencera à penser d’abord aux choses célestes et non aux choses terrestres. Nous devons rendre grâces à Dieu pour tous les grands dons spirituels qu’Il nous a donnés, et ensuite Le remercier pour tous les biens terrestres. Alors la gratitude transfigurera notre caractère.
Traduit du russe
Source.

Saint Cosme d’Étolie. Les Temps sont mûrs. (2)

Athanasios Zoïtakis, professeur à la Faculté d’Histoire de l’Université d’État de Moscou (MGU), et auteur d’une monographie consacrée à Saint Cosme d’Étolie (Le texte original russe de la monographie précitée, qui compte plus de 200 pages, est accessible librement ici.), a commenté pour le site Pravoslavie.ru les prophéties de Saint Cosme se rapportant à notre époque, parmi les deux cents prophéties que ce Saint nous a léguées. Plusieurs textes du Professeur Zoïtakis au sujet de Saint Cosme d’Étolie ont déjà été traduits sur le présent blog. Voici la deuxième partie de la traduction française du commentaire accordé au site Pravoslavie.ru. La première partie se trouve ici.

Prophéties concernant notre époque

Saint Cosme d’Etolie

«Il viendra un temps où vous n’apprendrez plus rien». Il est malaisé d’affirmer que ces paroles s’appliquent précisément à notre époque, mais il est suffisamment évident aujourd’hui qu’en Europe Occidentale et aux États-Unis, et ailleurs aussi, l’opinion publique est manipulée. En Europe Occidentale, rares sont ceux qui savent réellement se qui se passe en Ukraine et en Syrie, de la même façon que quasiment personne ne savait se qui se passait en Yougoslavie quand l’Occident y intervint. Ceux qui le souhaitent disposent encore toutefois de la faculté de chercher l’information sur l’internet et de la creuser jusqu’à atteindre la vérité, toutefois c’est devenu chose impossible au moyen des seuls médias occidentaux. Lire la Suite

Saint Cosme d’Étolie. Les Temps sont mûrs. (1)

Athanasios Zoïtakis, professeur à la Faculté d’Histoire de l’Université d’État de Moscou (MGU), et auteur d’une monographie consacrée à Saint Cosme d’Étolie (Le texte original russe de la monographie précitée, qui compte plus de 200 pages, est accessible librement ici.), a commenté pour le site Pravoslavie.ru les prophéties de Saint Cosme se rapportant à notre époque parmi les deux cents prophéties que ce Saint nous a léguées.  Plusieurs textes du Professeur Zoïtakis au sujet de Saint Cosme d’Étolie ont déjà été traduits sur le présent blog. Voici la première partie de la traduction française du commentaire accordé au site Pravoslavie.ru.

La vénération populaire sans précédent dont fit l’objet Saint Cosme d’Étolie permit au monde de découvrir les prophéties de celui-ci. Saint Cosme vécut au XVIIIe siècle, mais il fut glorifié par l’Église seulement vers la moitié du XXe siècle. Le peuple, lui, ne douta jamais de la sainteté de cet homme. C’est ce qui permit la préservation de tout ce qui avait trait à la mémoire du saint. De très anciennes icônes le représentent. Chacune de ses paroles a été précieusement consignée. Et tout cela fut transmis de génération en génération. C’est ainsi que l’on conserve encore de nombreux objets liés à Saint Cosme: par exemple des vêtements, et des croix de bois et de métal, qu’il laissa sur les lieux où il allait prêcher. Lire la Suite

Geronda Amvrosios l’Athonite (21/12/1912 – 02/12/2006)

Deux textes de Geronda Ephrem, Cathigoumène du Saint et Grand Monastère de Vatopedi, mis en ligne dans les pages anglaises du site Pemptousia les 14 et 18 Décembre 2013, présentent un saint geronda contemporain moins connu dans nos contrées: Geronda Amvrosios de Dadi. Voici l’adaptation française des deux textes ici réunis.
Le hiéromoine Amvrosios (né Spyridon Lazaridis) quitta cette vie le 2 décembre 2006 (nouveau calendrier), à l’âge de 92 ans. Il était le père spirituel du Saint Monastère de la Panagia Gavriotissa, à Dadi, ainsi que de milliers de Chrétiens dans toute la Grèce. Il fut dans le monde une source de la fragrance athonite du Christ, et l’une des saintes personnes qui ornèrent l’Église en l’époque contemporaine. Il est également le fruit de l’incarnation du Christ ; pendant des siècles, l’Église a été l’atelier de production des saints, et elle continue à l’être de nos jours. Lire la Suite

L’héritage historique de Saint Cosme d’Étolie et de Saint Païssios l’Athonite. 2

Texte d’Athanasios Zoitakis publié en quatre parties sur le site russe Agionoros.ru. L’auteur est rédacteur en chef du Portail informatique Agionoros.ru, responsable des Éditions «Sviataïa Gora» (Святая Гора) et professeur d’histoire à l’Université d’État de Moscou. La vénération populaire des Saints Cosme et Païssios se répandit au sein du peuple immédiatement après leur décès. Le texte original russe est pourvu d’un important appareil de notes, omis ici ou en partie intégré au texte, en faveur de la lisibilité de celui-ci.

Les Prophéties
Saint Païssios l’Athonite proposa de relire toute une série de prophéties de Saint Cosme d’Étolie, et avant tout, celles ayant trait à la libération de Constantinople. La valeur des explications de Saint Païssios réside en ce qu’il propose une lecture essentiellement nouvelle des prophéties de Saint Cosme. Geronda Païssios possédait lui-même le don de prophétie et s’éloigna des interprétations répétitives dans lesquelles s’étaient enfermés de nombreux auteurs, qui diffusèrent pendant une très longue période une interprétation figée des prédictions de Saint Cosme d’Étolie. Lire la Suite