Métropolite Ioann (Snytchev) Trois Saints Confesseurs de la Foi (22)

Écrits

Le Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga, de bienheureuse mémoire, est l’un des auteurs russes les plus traduits sur le présent blogue. Sa vie est longuement abordée dans la rubrique qui est consacrée à Vladika Ioann.
Le texte ci-dessous est la suite de la traduction inédite en français d’un long chapitre, en réalité un addendum, d’un livre édité à partir de leçons données par le Métropolite Ioann, alors encore Archevêque de Samara, à l’Académie de Théologie de Leningrad en 1989, au sujet de la situation de l’Église en Russie au début du XXe siècle, des schismes qui l’ébranlèrent et des grands confesseurs de la foi qui la maintinrent à flots contre vents et marées. La vie de trois d’entre eux est abordée par Vladika Ioann: le Saint Métropolite Benjamin (Kazanski) de Petrograd et Gdov, le Saint Archevêque Hilarion (Troïtski) de Vereya, et le Saint Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina. L’original russe est donc l’addendum du livre «Rester debout dans la foi» (Стояние в вере), publié à Saint-Pétersbourg en 1995, par les éditions Tsarskoe Delo.

Le Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina

(…) Le Père Nikon ne pouvait être informé de tout ce qui se passait à Kozelsk, mais il fut informé de la fermeture des églises par le Père Géronte. Le Père Nikon s’affligea lorsqu’il apprit la mort du Starets Nectaire en 1928 et de Vladika Michée. Et à propos de la fermeture des églises, il écrivit ces mots: «Et dans la tribulation qui vous a frappé, que le Seigneur vous réconforte. Il regarde dans son cœur et écoute la prière, d’où qu’elle vienne…»
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Métropolite Ioann (Snytchev) Trois Saints Confesseurs de la Foi (21)

Écrits

Le Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga, de bienheureuse mémoire, est l’un des auteurs russes les plus traduits sur le présent blogue. Sa vie est longuement abordée dans la rubrique qui est consacrée à Vladika Ioann.
Le texte ci-dessous est la suite de la traduction inédite en français d’un long chapitre, en réalité un addendum, d’un livre édité à partir de leçons données par le Métropolite Ioann, alors encore Archevêque de Samara, à l’Académie de Théologie de Leningrad en 1989, au sujet de la situation de l’Église en Russie au début du XXe siècle, des schismes qui l’ébranlèrent et des grands confesseurs de la foi qui la maintinrent à flots contre vents et marées. La vie de trois d’entre eux est abordée par Vladika Ioann: le Saint Métropolite Benjamin (Kazanski) de Petrograd et Gdov, le Saint Archevêque Hilarion (Troïtski) de Vereya, et le Saint Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina. L’original russe est donc l’addendum du livre «Rester debout dans la foi» (Стояние в вере), publié à Saint-Pétersbourg en 1995, par les éditions Tsarskoe Delo.

Le Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina

(…) Le Père Nikon endura tout, comme le Saint et Juste Job, dont le tropaire toucha toujours son âme éprise de Dieu. On peut juger de la gravité de la situation qui l’entourait par le fait qu’en dépit de toute sa grande patience et sa grande retenue, il écrivit dans une lettre une phrase qui disait tout : «Oh, comme c’est dur ici sur le plan moral! Quand allons-nous donc rentrer dîner à la maison, parmi nos proches en l’esprit!» C’était un cri, sorti peut-être involontairement, un cri d’une âme affligée, opprimée chaque jour et à chaque heure par un environnement haineux et avilissant pour sa disposition spirituelle. Ses afflictions s’accrurent avec la discorde entre ses enfants spirituels se querellant pour la priorité dans la transmission des colis. Et il dût pacifier ces querelles dans ses lettres.
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Métropolite Ioann (Snytchev) Trois Saints Confesseurs de la Foi (20)

Écrits

Le Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga, de bienheureuse mémoire, est l’un des auteurs russes les plus traduits sur le présent blogue. Sa vie est longuement abordée dans la rubrique qui est consacrée à Vladika Ioann.
Le texte ci-dessous est la suite de la traduction inédite en français d’un long chapitre, en réalité un addendum, d’un livre édité à partir de leçons données par le Métropolite Ioann, alors encore Archevêque de Samara, à l’Académie de Théologie de Leningrad en 1989, au sujet de la situation de l’Église en Russie au début du XXe siècle, des schismes qui l’ébranlèrent et des grands confesseurs de la foi qui la maintinrent à flots contre vents et marées. La vie de trois d’entre eux est abordée par Vladika Ioann: le Saint Métropolite Benjamin (Kazanski) de Petrograd et Gdov, le Saint Archevêque Hilarion (Troïtski) de Vereya, et le Saint Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina. L’original russe est donc l’addendum du livre «Rester debout dans la foi» (Стояние в вере), publié à Saint-Pétersbourg en 1995, par les éditions Tsarskoe Delo.

Le Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina

(…) Le Père Nikon devint chantre à l’église de la Dormition. Mais en plus de chanter, il devait souvent célébrer dans cette même église. Son office était parfait. Sa voix résonnait avec émotion. Le recueillement et la crainte sacrée avec lesquels il se tenait devant le Trône de Dieu étaient communiqués aux fidèles. C’est dans cette église qu’il commença son œuvre de prédicateur. Il prêchait la plupart du temps de façon improvisée, par inspiration. Il parlait des thèmes des Psaumes ou du contenu de l’Évangile lu ce jour-là.
En tant que moine, le Père Nikon était irréprochable. Ainsi, il demeura à Kozelsk, gardant pieusement ses vœux monastiques, sans les enfreindre ni par un acte ni par un mot. Chassé du monastère et comme livré à lui-même, il n’entamait rien sans la bénédiction du Père Archimandrite, et parfois, assez souvent même, il se rendait au village de Kholmishchi auprès du Père Nectaire, qui, apparemment, était devenu son starets.
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Métropolite Ioann (Snytchev) Trois Saints Confesseurs de la Foi (19)

Écrits

Le Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga, de bienheureuse mémoire, est l’un des auteurs russes les plus traduits sur le présent blogue. Sa vie est longuement abordée dans la rubrique qui est consacrée à Vladika Ioann.
Le texte ci-dessous est la suite de la traduction inédite en français d’un long chapitre, en réalité un addendum, d’un livre édité à partir de leçons données par le Métropolite Ioann, alors encore Archevêque de Samara, à l’Académie de Théologie de Leningrad en 1989, au sujet de la situation de l’Église en Russie au début du XXe siècle, des schismes qui l’ébranlèrent et des grands confesseurs de la foi qui la maintinrent à flots contre vents et marées. La vie de trois d’entre eux est abordée par Vladika Ioann: le Saint Métropolite Benjamin (Kazanski) de Petrograd et Gdov, le Saint Archevêque Hilarion (Troïtski) de Vereya, et le Saint Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina. L’original russe est donc l’addendum du livre «Rester debout dans la foi» (Стояние в вере), publié à Saint-Pétersbourg en 1995, par les éditions Tsarskoe Delo.

Le Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina

(…) Une partie de la jeunesse, d’esprit révolutionnaire, forma des groupes d’«athées militants». Dans le but de détruire la foi chrétienne dans les plus brefs délais, ils organisèrent de grandes fêtes dans les rues des villes, des processions blasphématoires, vêtus de vêtements volés dans des églises fermées, et en général se permettaient toutes sortes d’exactions et d’abus sur tout ce qui était sacré.
L’avalanche de catastrophes qui frappa l’Église du Christ balaya tout ce qui était Saint sur son chemin. Les évêques, les prêtres, les moines et les laïcs furent sévèrement réprimés. Sous le couvert de l’appellation  «contre-révolutionnaires», ils étaient arrêtés, insultés, injuriés de toutes manières, voire battus, emprisonnés, fusillés, exilés dans les endroits reculés du pays, principalement dans le grand Nord ou en Sibérie, où ils étaient forcés d’effectuer des travaux insupportables dans des conditions de vie bestiales et avec des rations alimentaires de famine.
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Métropolite Ioann (Snytchev) Trois Saints Confesseurs de la Foi (18)

Écrits

Le Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga, de bienheureuse mémoire, est l’un des auteurs russes les plus traduits sur le présent blogue. Sa vie est longuement abordée dans la rubrique qui est consacrée à Vladika Ioann.
Le texte ci-dessous est la suite de la traduction inédite en français d’un long chapitre, en réalité un addendum, d’un livre édité à partir de leçons données par le Métropolite Ioann, alors encore Archevêque de Samara, à l’Académie de Théologie de Leningrad en 1989, au sujet de la situation de l’Église en Russie au début du XXe siècle, des schismes qui l’ébranlèrent et des grands confesseurs de la foi qui la maintinrent à flots contre vents et marées. La vie de trois d’entre eux est abordée par Vladika Ioann: le Saint Métropolite Benjamin (Kazanski) de Petrograd et Gdov, le Saint Archevêque Hilarion (Troïtski) de Vereya, et le Saint Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina. L’original russe est donc l’addendum du livre «Rester debout dans la foi» (Стояние в вере), publié à Saint-Pétersbourg en 1995, par les éditions Tsarskoe Delo.

Le Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina

(…)Arriva la terrible et fatidique année 1917. La révolution éclata. Tout l’ancien monde s’effondra. Le pouvoir sur notre pays épuisé fut saisi par le parti des athées, adhérant à une vision du monde matérialiste.
Dans l’attente des changements inévitables qui allaient survenir, les moines d’Optina continuèrent à vivre tranquillement et discrètement dans leur monastère. Ils eurent vent de la fermeture des églises et des monastères et de la confiscation de leurs biens.
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Métropolite Ioann (Snytchev) Trois Saints Confesseurs de la Foi (17)

Écrits

Le Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga, de bienheureuse mémoire, est l’un des auteurs russes les plus traduits sur le présent blogue. Sa vie est longuement abordée dans la rubrique qui est consacrée à Vladika Ioann.
Le texte ci-dessous est la suite de la traduction inédite en français d’un long chapitre, en réalité un addendum, d’un livre édité à partir de leçons données par le Métropolite Ioann, alors encore Archevêque de Samara, à l’Académie de Théologie de Leningrad en 1989, au sujet de la situation de l’Église en Russie au début du XXe siècle, des schismes qui l’ébranlèrent et des grands confesseurs de la foi qui la maintinrent à flots contre vents et marées. La vie de trois d’entre eux est abordée par Vladika Ioann: le Saint Métropolite Benjamin (Kazanski) de Petrograd et Gdov, le Saint Archevêque Hilarion (Troïtski) de Vereya, et le Saint Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina. L’original russe est donc l’addendum du livre «Rester debout dans la foi» (Стояние в вере), publié à Saint-Pétersbourg en 1995, par les éditions Tsarskoe Delo.

Le Hiéromoine Nikon (Beliaev) d’Optina

(…)Le 29 janvier 1908, il fut revêtu de l’habit de novice. Le Starets lui donna la bénédiction pour la lecture des livres d’Abba Dorothée, «La Voie du Salut» de Saint Théophane le Reclus, «L’Échelle» de Saint Jean Climaque, les œuvres de Saint Théodore le Studite, des Saints Barsanuphe et Jean, de Saint Marc l’Ascète, du Saint Évêque Ignace (Briantchaninov) et d’autres encore. Cette lecture des œuvres patristiques lui donna une juste compréhension de la vie monastique et l’affermit dans la dévotion. Le novice Nicolas prêtait grande attention à ce que le Starets lui enseignait. Et celui-ci lui enseignait la prière et le sentiment d’humilité. Nicolas marchait sur les traces des novices d’antan. Il ouvrait presque tous les jours ses pensées au Starets et recevait de lui des conseils salvateurs. Certes, Nicolas était parfois lent à exécuter les bonnes instructions du Starets, mais alors il se morigénait profondément, de lui-même, disant : «Il m’a été beaucoup donné, mais beaucoup me sera demandé».
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