«Les Propos foudroyants» du Père Jean de Kronstadt

Le texte ci-après est un extrait de la deuxième section du livre «’Surmonter les troubles’, Adresse au peuple russe» (“Одоление смуты”. Слово к русскому народу), du Saint Métropolite Ioann (Snytchev) de Saint-Pétersbourg et Ladoga, publié en 1995 par les Éditions Tsarskoe Delo. Le livre regroupe des articles, homélies et interventions de Vladika Ioann datant de la dernière période de sa vie, entre 1992 et 1994. Tant les propos foudroyants du Saint Pasteur de Kronstadt que les commentaires du saint Métropolite Ioann résonnent d’une tonalité qui semble sortie de ce début de XXIe siècle.

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit!

Peinture de P. Moskvitine (fragment)

Très vénérés pères, frères et sœurs! Mes enfants bien-aimés!
Aujourd’hui, la Sainte Église Orthodoxe célèbre une date remarquable qui propose pour notre édification la sainte vie et les miracles du grand pasteur de Kronstadt. En vérité, il est grand devant Dieu, l’inoubliable Père Jean, pendant sa vie priant et s’affligeant pour toute la Russie, et maintenant, notre céleste intercesseur, intervenant avec audace devant Dieu, et aussi, protecteur de Saint-Pétersbourg. Glorifiés dans le monde entier par ses miracles, ayant atteint gloire et vénération même dans les peuple non-orthodoxes et même non-chrétiens, par sa vie merveilleuse et ses écrits inspirants, le Saint et Juste Père Jean nous guide maintenant, nous les pécheurs qui avons besoins de nous débarrasser de la paresse et d’œuvrer activement au salut de notre âme. Lire la Suite

La sainteté de Vladika Ioann (Snytchev)

En Russie, beaucoup de croyants considèrent que le Métropolite Ioann (Snytchev) de Saint-Pétersbourg et Ladoga fut un saint. Le Patriarcat de Russie n’a toutefois pas encore procédé à la glorification de Vladika Ioann. Souvent dans l’introduction des traductions concernant celui-ci, un rappel de sa sainteté est mentionné. Le texte ci-dessous est composé de la traduction de quelques extraits du livre «Il y eut un homme envoyé de Dieu… Description de la vie du Métropolite de Saint-Pétersbourg et ladoga IOANN (SNYTCHEV), transmise par des témoins visuels et par lui-même» (Был человек от Бога. Жизнеописание митрополита Санкт-Петербургского и Ладожского ИОАННА (СНЫЧЕВА), переданное очевидцами и им самим ) , hélas non traduit en français, édité par les Éditions Tsarskoe Selo en 2005. La Version utilisée ici est la seconde édition, de 2015. Ce livre est constitué d’extraits du journal que tenait Vladika Ioann, d’extrait du livre de souvenirs de sa fille spirituelle la Moniale du Grand Schème Barbara, et des souvenirs d’autres proches de Vladika, qui furent imprimés dans la presse périodique en Russie. La sainteté d’un homme ne se résume évidemment pas à quelques événements de sa vie, fussent-ils exceptionnels, mais il est impossible de traduire ici les 750 pages de l’ouvrage précité. Ces événements peuvent toutefois être lus comme quelques signes.
pp.152.- 153. V. M.
[En 1967, au moment des faits, Vladika Ioann était âgé de 40 ans. N.d.T.] Ma première rencontre avec Vladika se déroula en novembre 1967, sur l’insistance de ma mère, la servante de Dieu Anna, qui voulait que son fils reçoive, avant de partir à l’armée, la bénédiction de l’évêque. Dans la maison de Vladika, mon âme ressentit une paix inhabituelle. Je ne voulais plus en sortir, rester là et vivre avec lui. Lire la Suite

Vladika Ioann, le Chrysostome russe. Mémoire éternelle!

Le soir du 20 octobre/02 novembre 1995, vers 20h 30 le Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga décédait subitement d’un infarctus, à l’âge de 68 ans, dans un des vestibules de l’Hôtel Septentrional, sur l’Île Petrogradski, à Saint-Pétersbourg, s’y étant rendu par obligation, afin y rencontrer, pour défendre les intérêts de l’Église, le maire de la ville, qui avait refusé de le recevoir pendant deux ans. Nous célébrons donc le vingt-quatrième anniversaire de la natalice du saint Vladika Ioann dont de nombreux Russes attendent la glorification officielle. Le texte ci-dessous a été publié le premier novembre 2017 sur le site Russkaia Narodnaia Linia. Il s’agit de souvenirs de l’Archimandrite Pacôme (Tregoulov), ‘assistant’ de Vladika Ioann et Supérieur du Monastère de la Sainte-Trinité de Zelenets, situé à une centaine de kilomètres à l’Est de Saint-Pétersbourg.

Vladika reçut de Dieu le don de simplicité. Celle-ci se manifestait en tout, dans son mode de vie, dans sa nourriture, dans ses relations, qui jamais ne firent place à la familiarité, avec qui que ce fût. Il était en effet archevêque. Sa résidence de Métropolite ressemblait à un musée, mais Vladika ne s’en rendait pas compte du tout, se sentant à l’aise dans tous les environnements. Il y avait emmené son ancien lit métallique. Il vivait modestement. Ni son transfert dans l’ancienne capitale, ni son ordination épiscopale ne se reflétaient en son comportement. Il avait toujours été un homme simple et il le demeurait, tout en répondant aux exigences élevées du rang de métropolite, en ayant la main ferme que requiert la direction d’une éparchie. Il ne craignait rien ni personne. Il prenait ses décisions en fonction des canons et de la pieuse Tradition de l’Église. Lire la Suite

«Son cœur brûlait, il ne pouvait se taire». En mémoire de Vladika Ioann (Snytchev) (2/2)

Le texte ci-dessous a été composé par le moine Raphaïl Popov pour le site Pravoslavie.ru, le 2 novembre 2015, à l’occasion du vingtième anniversaire de la natalice du Métropolite Ioann (Snytchev) de Saint-Pétersbourg et Ladoga.
Vladika Ioann est l’une des personnalités les plus brillantes de l’histoire de l’Église au XXe siècle. Théologien, historien, publiciste, il clamait à voix forte la nécessité de faire renaître les idéaux de la Sainte Rus’, la nécessité pour l’État de se fonder sur la foi orthodoxe, et la nécessité de plaire à Dieu. Au tournant des années 1980′-1990′, quand la conscience sociale fut intoxiquée par les «vapeurs suaves» de la liberté, de telles vues ne pouvaient que susciter des réactions de radicale réprobation. (…) Nous avons demandé à trois proches de Vladika de partager leurs souvenirs à son sujet : l’Archiprêtre Alexandre Zakharov, recteur de l’église des Saints Strastoterptsy impériaux à Sologoubovka, Sergueï Astakhov, directeur des Éditions «Tsarskoe Delo», collaborateur du service de presse du Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga entre 1993 et 1995, et l’Higoumène Ioanna (Smolkine), Supérieure du Monastère de la Très Sainte Mère de Dieu de Tabynsk (Éparchie de Oufa) et membre de la communauté du Monastère de la Dormition de Pioukhtinsk entre 1979 et 1999. Voici la seconde partie de la traduction de ce texte, la première se trouve ici.
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«Son cœur brûlait, il ne pouvait se taire». En mémoire de Vladika Ioann (Snytchev) (1/2)

Le texte ci-dessous a été composé par le moine Raphaïl Popov pour le site Pravoslavie.ru, le 2 novembre 2015, à l’occasion du vingtième anniversaire de la natalice du Métropolite Ioann (Snytchev) de Saint-Pétersbourg et Ladoga.
Vladika Ioann est l’une des personnalités les plus brillantes de l’histoire de l’Église au XXe siècle. Théologien, historien, publiciste, il clamait à voix forte la nécessité de faire renaître les idéaux de la Sainte Rus’, la nécessité pour l’État de se fonder sur la foi orthodoxe, et la nécessité de plaire à Dieu. Au tournant des années 1980′-1990′, quand la conscience sociale fut intoxiquée par les «vapeurs suaves» de la liberté, de telles vues ne pouvaient que susciter des réactions de radicale réprobation. Les publicistes libéraux ne lésinèrent pas sur les étiquettes, mais pour des millions, sa voix sonnait pareille à celle du tocsin qui éveille la conscience et guide sur le chemin qui mène à l’église, à la prière. Vladika fut un grand «priant» et un père spirituel ferme. Ferme avant tout envers lui-même. Nous avons demandé à trois proches de Vladika de partager leurs souvenirs à son sujet : l’Archiprêtre Alexandre Zakharov, recteur de l’église des Saints Strastoterptsy impériaux à Sologoubovka, Sergueï Astokhov, directeur des Éditions «Tsarskoe Delo», collaborateur du service de presse du Métropolite Ioann de Saint-Pétersbourg et Ladoga entre 1993 et 1995, et l’Higoumène Ioanna (Smolkine), Supérieure du Monastère de la Très Sainte Mère de Dieu de Tabynsk (Éparchie de Oufa) et membre de la communauté du Monastère de la Dormition de Pioukhtinsk entre 1979 et 1999.
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L’Archevêque Ioann (Snytchev) de Samara. Merveilleux Pokrov.

Peinture de P. Moskvitine (fragment)

Voici la traduction de l’homélie que l’Archevêque Ioann (Snytchev) de Samara (à partir de 1990, Métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga), prononça le jeudi 14 octobre 1976 en la Cathédrale de l’Éparchie, à l’occasion de la fête du Pokrov de la Très Sainte Mère de Dieu. Le texte original est repris aux pages 285 à 287 du recueil d’homélies du saint Vladika Ioann, publié en 2012 à Saint-Pétersbourg (4e édition), par les éditions Tsarskoe Delo, sous le titre «La voix de l’Éternité» (голос вечности). Le journal qu’a laissé Vladika Ioann fournit une vision stupéfiante de la vie quotidienne des Orthodoxes en Union soviétique, au cours des cinquante dernières années de cette dernière. Ce journal permet aussi de comprendre pourquoi de nombreux Russes considèrent Vladika Ioann comme un saint.
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit !
Aujourd’hui, nous célébrons triomphalement dans la prière, la fête de notre église, «La Protection de la Très Sainte Mère de Dieu». Cette divine protection de la Très Sainte Mère de Dieu s’étend non seulement sur ceux qui prient, mais sur le monde entier.
Voici d’où provient cette fête. Voilà bien longtemps, Constantinople, confluent symbolique de la foi chrétienne, courrait le grand danger d’être attaquée par les Sarrasins. Ses habitants pétris d’effroi, rassemblés dans l’église des Blachernes, prièrent Dieu et demandèrent l’aide de la Reine des Cieux. Et voici que pendant l’office, le Fol-en-Christ André, qui se trouvait parmi l’assemblée, éleva son regard, et il vit, en l’air, la Mère de Dieu, entourée par le chœur des anges, des prophètes et des apôtres, étendait Son omophore sur l’assemblée en prière. Ce fut un signe de victoire, et le peuple en larmes rendit grâce à la Reine des Cieux. C’est donc en l’honneur de cet événement que fut instauré dès l’époque où il survint, le fête de la protection (Pokrov) de la Très Sainte Mère de Dieu. Lire la Suite