Saint Luc de Crimée. Le Mépris de la Patrie et la Vénération de l’Europe.

agios-louka-st-lukaInnombrables sont les miracles accomplis par l’intercession du Saint Archevêque et Confesseur de la Foi Luc de Crimée. Saint Luc a illuminé la Terre de Russie et il illumine aujourd’hui le monde entier. Puisse-t-il nous accompagner dans la joie sur notre chemin vers le Christ et nous donner la force de porter notre croix. Afin de nous y aider le Saint homme a prononcé ses homélies et écrit ses textes. Ce site propose la traduction d’homélies et de textes de Saint Luc, à notre connaissance inédits en langue française. L’homélie ci-dessous, intitulée : «Les sources de l’athéisme contemporain»,  a été prononcée le vendredi de la semaine du publicain et du pharisien, le 27 février 1948. Elle est intégrée dans le recueil intitulé «Hâtez-vous à la suite du Christ» (Спешите идти за Христом)

Vous savez ce que dirent les contemporains juifs du Christ : «Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon?» (Jean 1,46). Voilà ce qu’ils disaient de Lui. Quand le Seigneur entra à Nazareth, où Il avait grandi, où Il avait été élevé, les gens le considéraient avec mépris. Ils ne Le prenaient ni pour un saint, ni pour un prophète, disant «Nous savons bien qu’Il est le fils du charpentier Joseph». C’est avec pareil mépris qu’aujourd’hui encore, une partie significative du genre humain parle du Sauveur, cette partie du genre humain qui fut jadis largement chrétienne et qui a maintenant quitté Dieu. Pourquoi, à cause de quoi ? Précisément parce que l’enseignement du Christ est simple au plus haut degré, tellement simple qu’il est accessible à la compréhension de l’homme le plus simple, le moins éduqué. Mais les gens fiers n’ont que mépris pour les simples, les petits, alors qu’ils s’inclinent devant ceux qu’ils trouvent grands et de valeur. Conformément à leur fierté, à leur grandeur d’esprit, ils ne veulent rien savoir de notre Seigneur Jésus Christ ; ils se choisissent d’autres maîtres, d’autres guides.
Ils ont renoncé à notre Seigneur et Sauveur. Mais n’allez pas imaginer que ce rejet du Seigneur, le dénigrement de Son Nom, soient propre à notre époque. Dès les temps très anciens, aux premiers siècles du Christianisme, apparurent le refus du Seigneur, le dénigrement des enseignements du Christ. Dans tous les peuples, au cours de tous les siècles, il exista des gens qui rejetaient l’Évangile.
Mais, comme je vous l’ai dit à maintes reprises, jusqu’à la fin du XVIIe siècle, tous les gens étaient très pieux dans notre pays, tous étaient chrétiens. Le rejet des enseignements chrétiens et le mépris du Nom du Christ survinrent voici  plus de deux cents ans déjà, au cours de la première moitié du XVIIIe siècle. D’où vint ce dénigrement du Christianisme, ce rejet de l’Évangile dans notre pays ? Il vint de France avec l’apparition, là-bas, des philosophes matérialistes, ceux qu’on nomme ‘encyclopédistes’, quand commença le ‘siècle des lumières’, et plus particulièrement lorsque toute la haute société, les gens éduqués, adoptèrent Voltaire comme idole, ce philosophe français athée et calomniateur du Christ. Il jouissait d’une intelligence acérée et se moqua du Christ et Le bafoua en des termes extrêmement caustiques. Et ces railleries alimentèrent les tendances blasphématoires des gens, en tous lieux et à tout moment. Et je vous assure qu’il n’y eut nulle part autant d’admirateurs de Voltaire que chez nous, en Russie, dans la soi-disant haute société.

C’est donc dès l’époque de l’Impératrice Catherine II que débuta le rejet généralisé du Christ au sein de cette haute société. Catherine elle-même fut une fervente admiratrice de Voltaire. Tout ce qui était russe était méprisé, on se moquait du patriotisme, on raillait l’amour de la patrie, on avait honte de se dire russe, honte de notre langue russe. Et tous les gens aisés, tous les nobles se mirent à éduquer leurs enfants dans l’esprit français athée. Ils faisaient appel à des éducateurs venus de France. Et ces éducateurs, libres-penseurs formés par la philosophie des ‘encyclopédistes’ propageaient ces sentiments et ces idées dans les jeunes cœurs et les éduquaient dans l’esprit de la France athée, dans l’esprit du voltairien, dans l’esprit du dédain envers le Christianisme. Ils instillaient en eux le mépris de la patrie et la vénération de l’Europe. Et ces choses en vinrent à ce que les nobles avaient quasiment oublié la langue russe. Les enfants étudiaient seulement en français, lisaient exclusivement des livres français. La langue russe devint la langue du petit peuple. La religion était tournée en dérision, le clergé était humilié. Il était devenu indigne de compter un prêtre dans sa maisonnée. Et on ne souffrait jamais, au grand jamais, aucune admonition, aucune remontrance.

Saint Tikhon de Zadonsk

Parviendrez-vous à croire qu’un jour, alors que le grand Saint Tikhon de Zadonsk se mit à admonester avec douceur un jeune aristocrate, invitant celui-ci à abandonner la libre-pensée et à revenir à la foi de ses ancêtres, ce jeune homme audacieux osa gifler le Saint au visage ? Celui-ci tomba alors aux pieds de l’aristocrate, implorant son pardon. Le jeune homme en éprouva un choc tel qu’il se sentit couvert de honte ; il renonça alors à la libre-pensée et devint un Chrétien exemplaire.
Tel était l’état d’esprit qui prévalut pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, jusqu’au début du XIXe. Au XIXe siècle apparut et se répandit largement une nouvelle tendance, remplaçant la libre-pensée voltairienne : les enseignements mystiques de la pensée protestante, loin de tout Christianisme authentique. La maçonnerie se manifesta, hostile au Christianisme. Sous Alexandre Ier le Bienheureux, une vague de sectes mystiques se développa au sein de la haute société. Et les Russes continuaient de la sorte à se tenir à l’écart de l’humble christianisme de l’Évangile. Voyez comme elles sont profondes, comme elles remontent loin, les racines de notre athéisme.
Pour quelles raisons les gens ont-ils été attirés par l’athéisme, pourquoi jadis succombèrent-ils à la vague de «voltairisme» ou à la vague des sectes mystiques? Uniquement parce que ces gens étaient et  orgueilleux, en eux il n’y avait aucune humilité, seulement parce qu’ils se tenaient infiniment loin de l’état d’esprit qui imprégnait entièrement le cœur de l’Apôtre Paul, qui disait ne rien vouloir connaître à l’exception du Christ. Il rejetait toute sagesse humaine, il ne voulait connaître que le Christ crucifié. Il nous avertit de ne pas nous laisser emporter «par tout vent de doctrine» (Eph.4,14), ou par la philosophie.
Depuis les années ’50 et même ’40, toute la société russe devint fascinée par la philosophie de Hegel, qui contredit le Christianisme, philosophie tenue de nos jours en haute estime. Les Russes ne veulent pas entendre l’avertissement de l’Apôtre Paul de ne pas se laisser entraîner par tous les vents des enseignements et des philosophies, mais de vivre dans une chrétienne simplicité.

Les gens ne comprennent pas que les paroles du Christ sont d’une force incomparable, qui surpasse tout, à cause justement de leur simplicité, cette simplicité grâce à laquelle elles pénètrent, avec une force que nul ne peut arrêter, au plus profond du cœur de l’homme, même le plus simple. C’est une telle simplicité qui nous est demandée, à chacun et chacune d’entre nous. Notre Seigneur Jésus Christ a dit que nous devions être pareils à des enfants, et que si nous ne devenons pas comme eux, nous ne pourrons entrer dans le Royaume des Cieux. Le Seigneur exige de nous cette simplicité d’enfant, cette crédulité. Le Seigneur nous demande d’ouvrir notre cœur, pour qu’Il y entre et y fasse la demeure de Son Père. C’est seulement lorsque notre cœur se fera simple, d’une simplicité d’enfant, quand il se détournera des audacieuses théories philosophiques, seulement quand il comprendra que les paroles du Christ sont supérieures à tout, que nous entrerons dans le Règne de Dieu. Que notre Dieu et Seigneur Jésus Christ nous l’accorde ! Amen.
Traduit du russe.

Archimandrite Georgios : Le Christ et la Mondialisation.

Texte d’une homélie prononcée par l’Archimandrite Georgios Kapsanis, cathigoumène du Monastère de Grigoriou sur la Sainte Montagne, à l’occasion de la fête de la Nativité de notre Seigneur, en 1998, et publié dans l’ouvrage en langue grecque portant le titre «Dieu s’est manifesté dans la chair» («Αρχιμανδρίτου Γεωργίου, Καθηγουμένου. Ιερά Μονή Οσίου Γρηγορίου. Θεός εφανερώθη εν σαρκί, Άγιον Όρος, 2004»). La version russe, qui a servi de base à la traduction ci-dessous, a été publiée sur le site «ПРАВОСЛАВНЫЙ АПОЛОГЕТ». Ce texte datant d’une vingtaine d’années s’avère prophétique à bien des égards.

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui parlent de la mondialisation. Celle-ci est planifiée et préparée par un petit nombre de gens. Elle est mise en œuvre à travers l’économie, afin de créer un État mondial et une religion unique. La mondialisation fit son apparition à travers le mouvement du ‘Nouvel Âge’ et elle constitue l’objectif de ce mouvement. Elle vise à remplacer le Christ par l’antéchrist. Selon les prévisions du mouvement du ‘Nouvel Âge’, le règne de l’antéchrist commencera au troisième millénaire après la Nativité du Christ. Le signe du poisson (dont le monogramme, ΙΧΘΥΣ, est un antique symbole chrétien et se déchiffre de la façon suivante : Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur) sera remplacé par celui du verseau (symbole de l’antéchrist). Mais il sera impossible de réaliser cette mondialisation si tant est que les religions en ce monde conservent leur conviction selon laquelle elles détiennent la Vérité et refusent leur fusion dans une ‘religion supérieure’, une sorte de mélange des religions du monde. Lire la Suite

Geronda Gabriel l’Athonite et Geronda Ephrem.

Geronda Gabriel K recadréGeronda Gabriel est l’un des ‘anciens’ athonites contemporains les plus connus. Depuis de nombreuses années, il mène son exploit ascétique dans la kelia de Saint Christodoulos, près de la capitale de l’Athos, Kariès. Il est impossible de dénombrer les pèlerins qui s’efforcent de rencontrer Geronda. Le site Pravoslavie.ru a publié en novembre 2012 un entretien avec Geronda. En voici deux extraits.

Pour nous sauver, Dieu attend que nous nous repentions. Le Seigneur ne souhaite ni guerre, ni malheur, ni maladie. Dieu ne nous a pas créés pour que nous souffrions sur terre et ensuite pour que nous tombions en enfer. Mais Il ne peut nous sauver si nous ne le voulons pas.
Les Saints Pères disent que le repentir peut sauver non seulement notre pays, mais l’humanité entière. Mais si nous ne nous repentons pas, nous serons perdus! Il nous adviendra la même chose qu’à Sodome et Gomorrhe: elles brûlèrent intégralement, excepté Lot et ses deux filles. Ou la même chose qu’à l’humanité de l’époque de Noé : nous périrons noyés dans le déluge.
Dieu nous a donné Sa Loi afin que nous puissions être heureux sur terre et hériter la joie éternelle du Paradis. Si seulement l’humanité observait un seul commandement de l’Évangile, nous serions déjà, ici, en cette vie, au Paradis.
De quel commandement s’agit-il ?
«Aime ton prochain comme toi-même». Si les gens commençaient à le mettre en pratique, toute armée serait superflue et on pourrait cesser de produire du matériel militaire. Les prisons, les facultés de droit et les tribunaux n’auraient plus aucune utilité. Les policiers seraient forcés de trouver un nouvel emploi. Et on n’aurait plus besoin de signalisation, ni de serrures.
Pourquoi ?
Parce que j’aimerai mon prochain comme moi-même. Vais-je me tuer moi-même? Vais-je me détrousser? Vais-je me porter préjudice? Dieu est très affligé par le comportement des Orthodoxes contemporains. Car enfin, ne l’avons-nous pas renié? Nous avons rejeté sa loi et avons institué nos propres lois.
Un jour, pendant une bataille, Alexandre le Grand vit un soldat qui se dissimulait derrière le dos de ses camarades. Il accourut et lui demanda : «Comment t’appelles-tu?» Le jeune homme lui répondit Geronda Gabriel ombre«Alexandre». Alors, Alexandre le Macédonien lui répliqua «Alexandre? Dans ce cas, ou tu changes de nom ou tu changes de comportement. M’as-tu jamais vu me cachant pendant une bataille?» Ainsi, le Parlement de Grèce doit changer de comportement ou de nom. Avec tout ce qu’il fait, il ne mérite pas de s’appeler «Vouli» [Le grec ‘βουλή’ fait partie du champ lexical indo-européen se rapportant à la notion de ‘vouloir’ N.d.T.] Il serait beaucoup plus approprié de l’appeler «dépourvu de volonté, inconsistant et irréfléchi» car il a abrogé les Commandements de Dieu et adopté ses propres «lois». Un des dix commandements dit :  «Tu ne tueras point». Les députés grecs ont dit : «A bas le Commandement de Dieu. Tue!» Et ils ont légalisé l’avortement. Le Seigneur a dit : «Tu ne commettras point l’adultère». Et eux de répliquer : «A bas le Commandement de Dieu». Et ils ont légalisé la prostitution, l’homosexualité, la crémation et le mariage civil. Ils ont ôté les icônes des bâtiments publics ainsi que la croix du drapeau grec. Les députés grecs se préoccupent-ils du bien de leur patrie? Lui veulent-ils du bien? Sont-ils les pères et les sauveurs du peuple ou le détruisent-ils et lui arrachent-ils ses racines? Par leurs propos et leurs actes politiques, ils démontrent qu’ils ne croient pas en Dieu, en l’immortalité de l’âme, au Paradis et à l’enfer, au Jugement Dernier et à la rétribution des péchés. Tout cela, ils considèrent que ce sont de dangereuses erreurs, «l’opium du peuple». S’ils ne se repentent pas, on ne les prendra même pas en enfer. Dieu créera un lieu de tourment particulièrement pour eux. Et avec tous leurs titres, leurs honneurs, leurs «mérites politiques» ils iront décorer les fosses les plus profondes et effrayantes de la géhenne!» C’est à Eleftherios Venizelos [Premier Ministre de Grèce à plusieurs reprises entre 1910 et 1932] qu’appartiennent les paroles suivantes: le politicien pense à la prochaine élection, l’homme politique, aux générations futures. Nos acteurs politiques pensent-ils au destin de notre Patrie? Les hommes politiques du passé vivaient pour la Patrie, et non sur son compte. Les députés d’aujourd’hui vivent-ils pour la Grèce ?
(…)

Je vais vous conter deux histoires.
ST EphremSur la Sainte Montagne de l’Athos, dans les Katounakia, vivait Geronda Ephrem. Un de ses voisins vint à construire une église près de sa kelia. Et il décida d’y ériger une iconostase. Il se rendit auprès d’un moine et lui demanda :
-Tu me demanderais combien de pièces pour me faire une iconostase ?
-Quinze pièces.
Il alla en voir un autre et demanda combien coûterait le travail.
-Douze pièces.
Ensuite, il se rendit auprès du Père Ephrem et lui dit: «Construis-moi une iconostase.» Geronda Ephrem, sans poser la moindre question, se lança à l’ouvrage. Quand tout fut terminé, le voisin proposa à Geronda deux pièces en échange de son pénible labeur de plusieurs jours et lui demanda :
-Est-ce suffisant, Père ?
-Cela suffit. Répondit Geronda Ephrem.
Après le départ du voisin, un novice vint auprès du Père Ephrem et dit :
-Mais Geronda, il t’a floué! Tu as travaillé si longtemps et tu n’as reçu que deux pièces?
Geronda Ephrem lui répondit :

-Fils, il nous faut garder quelque chose pour la vie à venir. Si ici sur terre, nous recevons tout «notre dû», quelle récompense aurons-nous quand nous arriverons dans l’éternité?
Les années passèrent. Geronda Ephrem mourut. Et voilà que le novice le vit en songe. Geronda se trouvait dans un vallon merveilleux et autour de lui étaient dispersées quelques jolies maisonnettes. L’une d’entre elles était particulièrement belle et le novice demanda:
-Père, elle vaut combien cette maison?
-Elle a été construite avec l’argent de l’iconostase. Ce que nous ne recevons pas sur terre, Dieu nous le donne plus tard.
Voici la seconde histoire.
Deux hommes se querellèrent à propos d’une parcelle de terrain. Ils ne parvenaient pas à résoudre le litige de façon paisible et décidèrent d’aller s’adresser à un sage geronda. Les ayant entendus, celui-ci proposa d’aller jusque la parcelle contestée, ce qu’ils firent. «Cette terre est à moi!», cria l’un. «Non, à moi!», répliqua l’autre. Alors, le geronda se mit à genoux et commença à prier. Ensuite, il se leva et dit :
-J’ai demandé à la terre.
-Que t’a-t-elle répondu ? S’enquirent les querelleurs.
-Elle a dit que c’est vous qui lui appartenez, et non le contraire.
Source

Geronda Gabriel l’Athonite s’adresse au peuple russe.

 Geronda Gabriel de KGeronda Gabriel est l’un des ‘anciens’ athonites contemporains les plus connus. Il mène sont exploit ascétique dans la kellia Saint Christodoulos, proche de Kariès. Des centaines de pèlerins y vont recevoir sa bénédiction, et ils sont bien plus nombreux encore à l’approcher quand il sort des limites de la Sainte Montagne. Ce message de Geronda Gabriel a été publié en russe sur le site Tsargrad.tv.

Que la Grâce de Dieu soit avec les dirigeants de la Russie et avec le peuple de Russie!

A mon humble avis, le peuple de Russie est digne d’admiration. C’est un peuple éminent, remarquable, brillant, beau, doué et béni de Dieu. C’est le nouveau peuple de Dieu, le nouveau peuple d’Israël sur lequel est la grâce de Dieu. Parmi tous les peuples de la terre, le peuple russe est le plus béni de Dieu. Dieu a marqué le peuple russe d’une multitude de grâces et de dons. La joie éternelle du peuple russe, c’est son armée d’innombrables saints, saints moines et saints martyrs.
A mon humble avis, par comparaison aux autres peuples vivant aujourd’hui sur terre, le peuple russe est le plus parfait, le plus remarquable, dans la mesure où il est doué d’amour, de toutes sortes de Peuple russevertus, de grandeur et de bonnes mœurs. Il s’agit en outre du peuple le plus humble et le plus modeste et il se distingue par sa piété et sa consécration à Dieu et au prochain. Le peuple russe est incomparablement plus digne d’être admiré et imité que n’importe quel autre peuple vivant sur terre. Le peuple russe est incomparable, insurpassable, unique en son genre sur la terre entière.
Les dirigeants de Russie doivent veiller avec attention à ne promulguer aucune loi qui soit contraire à la Loi de Dieu, pour que ne soient pas légalisés la prostitution, l’adultère, l’avortement, la cohabitation libre, le mariage civil, la crémation, les unions de même sexe, car tout cela mène à la dépravation et à la privation de la Grâce de Dieu. La renaissance spirituelle du peuple de Russie viendra de ce qu’il ira à l’église, se confessera, priera, jeûnera, apprendra les Saintes Écritures et fera l’aumône. Alors, Dieu sera toujours avec le peuple de Russie et l’aidera toujours. Mais si comme nous le mentionnions, les dirigeants de Russie venaient à légaliser la prostitution, l’adultère, l’avortement, la cohabitation libre, le mariage civil et le unions de même sexe, et si un rapprochement devait s’opérer avec le Pape et aller vers une union, alors, Dieu ne donnera plus sa bénédiction et commencera alors un mouvement de destruction. Je souhaite que le Patriarche de Moscou et de Toute la Russie observe la Parole de Vérité et n’entretienne pas l’amitié avec le Pape. Nous ne pouvons pas nous réunir. Le Pape est l’ennemi du Christ et de la Très Sainte Mère de Dieu.
Le «huitième Concile Œcuménique» est illégitime. Nous ne devons pas accepter tout ce dont on essaie de nous convaincre. Les hiérarques russes sont insuffisamment informés. Il est nécessaire de les mettre au courant. L’essentiel est qu’il ne faut pas se coaliser avec le Pape. Nous ne pouvons entretenir de relation avec les hérétiques, ni prier ensemble. Nous admettons dans l’Église des partisans du Pape et nous prions avec eux. Le quarante-cinquième canon apostolique dit : «L’Évêque, ou le prêtre, ou le diacre qui prie avec des hérétiques, qu’il soit excommunié. S’il leur a permis d’exercer la fonction de clerc, qu’il soit déposé».
Par référence à ce canon, notre patriarche est déjà déposé et excommunié car il a par deux fois invité le Pape lors d’une célébration officielle et l’a fait entrer dans le sanctuaire, lui permettant de proclamer la prière du «Notre Père…» et de bénir le peuple. Les canons des apôtres sont toujours en vigueur, c’est pourquoi le Patriarche est potentiellement excommunié et déchu de sa dignité. Il suffirait pour ce faire, de convoquer le Saint Synode.
De tout cœur je prie pour que la bénédiction de Dieu soit sur vous et sur vos familles. Je prie aussi pour que notre Dieu, le seul et unique vrai Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, protège toujours la Russie et le peuple russe sur la terre entière. Je prie Dieu de donner paix et repentance à l’humanité, afin qu’au jour de la Seconde Venue, tous soient placés à Sa droite, et afin que nous entendions Son ordre ardemment désiré : «Venez, bénis de Mon Père, héritez le royaume qui a été préparé pour vous». Je prie Dieu de renforcer dans ces temps présents la foi sainte et immaculée des Chrétiens orthodoxes et Sa Sainte Église, comme Il l’a fait au cours des siècles quand vivaient nos saints pères.

Le peuple russe est digne de toute admiration. Il s’est dressé et a enduré de nombreuses épreuves à travers lesquelles il conserva héroïquement sa foi, sans s’effondrer, au cours de plus de septante années d’athéisme communiste. Au contraire, il a manifesté de nombreux saints, parmi lesquels on compte les membres de la famille du dernier tsar, Nicolas II; toute entière elle endura une fin martyre, le Tsar lui-même, son épouse Alexandra et leurs enfants, Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le jeune Alexis.
Des liens spirituels étroits unissent les peuples russe et grec. On compte de nombreux Grecs parmi le Saint Maxime le GrecChœur des Saints en Russie, comme Saint Maxime le Grec, dont on vénère les reliques dans, pardonnez du peu, le plus célèbre des monastères russes : la Laure de la Trinité Saint Serge. Ou le Saint Moine Aristokles, supérieur du métochion moscovite du Saint Monastère russe de Saint Panteleimon. De même en Grèce, on vénère de nombreux Saints russes, comme Saint Seraphim de Sarov et le Saint Évêque Luka de Crimée. Des liens particuliers unissent la Sainte Montagne et la Russie. C’est pourquoi nous nous réjouissons d’accueillir des pèlerins venant de Russie. Au cours des dernières années, nous avons eu l’honneur de recevoir des dirigeants politiques de Russie, et surtout, le Président Vladimir Poutine.
paisios (1)Ce lien qui nous unit a été particulièrement renforcé par Saint Païssios l’Athonite envers qui on fait preuve en Russie, nous le savons, d’une grande piété. Je prie le Seigneur de permettre que d’autres pères suivent cette tradition que Saint Païssios l’Athonite a rendue vivante.

Traduit du russe.

Source

V. Karpets. Le Social-Monarchisme russe. 5

karpec-00Vladimir Igorievitch Karpets, juriste, orthodoxe Vieux-Croyant, a écrit entre autres un ouvrage intitulé Социал-Монархизм (Le Social-Monarchisme), publié en 2014.  La traduction ci-dessous en est un extrait dans lequel l’auteur évoque les éléments tirés de l’histoire et de la civilisation russes et pouvant intervenir dans la structure  de la société dans le cadre du Monarchisme social en Russie. Nous avons déjà proposé des extraits traduits ce livre ici. Aux lecteurs initiés à la langue russe, nous conseillons la lecture du blog de Vladimir Igorievitch.

Si la Monarchie russe venait à être restaurée, elle ne reprendrait de façon mécanique ni le modèle moscovite, ni le pétersbourgeois, ni encore le ‘stalinien’. Elle devra être spirituelle (au sens de la fidélité à l’Orthodoxie et à son modèle de relations entre l’État et l’Église) et ainsi, elle deviendra sur le plan social l’héritière de la Rus’ Moscovite. Lire la Suite

Byzance. L’empereur, gardien du bien commun.

Louis Bréhier Vie et Mort de ByzanceC’est de l’ouvrage exceptionnel «Vie et Mort de Byzance» de Louis Bréhier, publié par  Albin Michel et plus précisément des pages 140-141 et 181-182 de l’édition de février 1992, que sont extraits les deux passages ci-dessous. A contre-pieds des dirigeants actuels de nos pays, les empereurs apparaissent comme les gardiens de la justice sociale, faisant primer le bien commun sur les intérêts particuliers des puissants.
Aidé par ses conseillers, Romain Lécapène s’efforça d’agir toujours en vue du bien commun. Il est le premier empereur qui ait pris des mesures législatives pour enrayer l’extension inquiétante des grands domaines aux dépens de la petite propriété et pour préserver l’intégrité des biens militaires, fondement du régime des thèmes et du recrutement d’une armée indigène. Lire la Suite