Comme nous l’avons déjà souligné pour l’œuvre du Saint Confesseur de la Foi, le Père Nikon d’Optina, le site internet du Saint Monastère d’Optina propose une bibliothèque en ligne généreusement fournie. On y trouve de nombreux ouvrages des startsy d’Optina et des recueils de leurs lettres et homélies. Parmi ces ouvrages, on compte les «Entretiens spirituels et Notes de Cellule» du Saint Starets Barsanuphe d’Optina ( Духовные беседы Келейные записки) publié en 2017 par le Monastère de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu. Nous proposons ici la traduction de ce livre préfacé comme suit par l’éditeur russe : «La présente édition de l’héritage spirituel de l’Archimandrite du Grand Schème Barsanuphe (Plikhankov) inclut tous les textes conservés de ses entretiens avec ses enfants spirituels entre 1909 et 1912 et ses «Notes de Cellule», consignées dans un cahier qu’il tint entre les années 1892 et 1896. Il était alors novice et ensuite rasophore à la Skite du monastère d’Optina».
26 décembre 1909. Saints jours de la Nativité de notre Seigneur Jésus Christ.
Je viens de raccompagner une femme affligée, et je vais vous parler un peu d’elle. Voici trois ans, elle est venue me voir, accompagnée de son mari. Elle est originaire de Koursk et ce sont des négociants très riches. A cette époque, la vie était belle. Mais maintenant, elle vient d’enterrer sa mère et c’est tout juste si elle n’a pas été enterrée elle-même. Read more
Le texte ci-dessous est la traduction du livre consacré par la Laure de la Trinité Saint Serge, et plus particulièrement, la Skite de Gethsémani-Tchernigov qui lui est rattachée, au Saint Starets Barnabé de la Skite de Gethsémani : «Преподобный Варнава, старец Гефсиманского скита. Житие, письма, духовные поучения».(Saint Barnabé, Starets de la Skite de Gethsémani. Vie, lettres, enseignements spirituels). Cet ouvrage a fait l’objet de maintes éditions et rééditions. Le Saint Starets Barnabé (1831 – 1906) fut le père spirituel non-seulement de celui qui allait devenir Saint Seraphim de Vyritsa, mais aussi d’une foule immense de fidèles qui venaient de très loin recevoir ses conseils spirituels, et parmi lesquels on compte des membres de la famille du Tsar. Le Saint Tsar Martyr Nicolas II lui-même se confessa auprès du Saint Starets Barnabé. Le livre se divise en trois parties. Nous nous attachons, pour commencer, à l’histoire de sa vie.
La splendeur du monastère
Parmi toutes les églises du monastère, la principale, construite en 1877 et consacrée en l’honneur de l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu des Ibères, se distinguait par sa beauté particulière. Elle comptait deux chapelles latérales, celle de droite, dédicacée à Saint Basile le Grand et à Sainte Ksénia et celle de gauche, à Saint Nicolas le Thaumaturge et à Saint Serge de Radonège. Read more
Comme nous l’avons déjà souligné pour l’œuvre du Saint Confesseur de la Foi, le Père Nikon d’Optina, le site internet du Saint Monastère d’Optina propose une bibliothèque en ligne généreusement fournie. On y trouve de nombreux ouvrages des startsy d’Optina et des recueils de leurs lettres et homélies. Parmi ces ouvrages, on compte les «Entretiens spirituels et Notes de Cellule» du Saint Starets Barsanuphe d’Optina ( Духовные беседы Келейные записки) publié en 2017 par le Monastère de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu. Nous proposons ici la traduction de ce livre préfacé comme suit par l’éditeur russe : «La présente édition de l’héritage spirituel de l’Archimandrite du Grand Schème Barsanuphe (Plikhankov) inclut tous les textes conservés de ses entretiens avec ses enfants spirituels entre 1909 et 1912 et ses «Notes de Cellule», consignées dans un cahier qu’il tint entre les années 1892 et 1896. Il était alors novice et ensuite rasophore à la Skite du monastère d’Optina».
22 décembre 1909
A la Skite existe l’habitude de demander la bénédiction du Starets pour la nuit, et pour la journée. Le matin et le soir, toute la Skite se rend chez l’higoumène, et il bénit chacun. Le signe de croix revêt une grande signification. Personne ne sait ce qu’apportera la nuit qui approche, c’est pourquoi il est tellement important de se protéger avec la force de la Croix Pure et Vivifiante. Parfois chez nous, on entend des choses étranges dans les cellules. Read more
Le texte ci-dessous est la traduction du livre consacré par la Laure de la Trinité Saint Serge, et plus particulièrement, la Skite de Gethsémani-Tchernigov qui lui est rattachée, au Saint Starets Barnabé de la Skite de Gethsémani : «Преподобный Варнава, старец Гефсиманского скита. Житие, письма, духовные поучения».(Saint Barnabé, Starets de la Skite de Gethsémani. Vie, lettres, enseignements spirituels). Cet ouvrage a fait l’objet de maintes éditions et rééditions. Le Saint Starets Barnabé (1831 – 1906) fut le père spirituel non-seulement de celui qui allait devenir Saint Seraphim de Vyritsa, mais aussi d’une foule immense de fidèles qui venaient de très loin recevoir ses conseils spirituels, et parmi lesquels on compte des membres de la famille du Tsar. Le Saint Tsar Martyr Nicolas II lui-même se confessa auprès du Saint Starets Barnabé. Le livre se divise en trois parties. Nous nous attachons, pour commencer, à l’histoire de sa vie.
(…) La veille des célébrations, le soir du 7 juillet, on officia les vigiles de toute la nuit spécifiques à la rénovation de l’église. Le lendemain, à neuf heures du matin, Vladyka, accompagné d’une multitude de membres du clergé, commença la consécration de l’église. Pendant la première liturgie, dans l’église nouvellement consacrée, la Supérieure de la communauté, Mère Mitrophania fut élevée par le hiérarque au rang d’higoumène ; on lui passa au cou la croix pectorale en or et ornée de pierres, et on lui remit le bâton d’higoumène. A la fin de la liturgie, Vladyka prononça une homélie adaptée à cet événement marquant. Read more
Comme nous l’avons déjà souligné pour l’œuvre du Saint Confesseur de la Foi, le Père Nikon d’Optina, le site internet du Saint Monastère d’Optina propose une bibliothèque en ligne généreusement fournie. On y trouve de nombreux ouvrages des startsy d’Optina et des recueils de leurs lettres et homélies. Parmi ces ouvrages, on compte les «Entretiens spirituels et Notes de Cellule» du Saint Starets Barsanuphe d’Optina ( Духовные беседы Келейные записки) publié en 2017 par le Monastère de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu. Nous proposons ici la traduction de ce livre préfacé comme suit par l’éditeur russe : «La présente édition de l’héritage spirituel de l’Archimandrite du Grand Schème Barsanuphe (Plikhankov) inclut tous les textes conservés de ses entretiens avec ses enfants spirituels entre 1909 et 1912 et ses «Notes de Cellule», consignées dans un cahier qu’il tint entre les années 1892 et 1896. Il était alors novice et ensuite rasophore à la Skite du monastère d’Optina».
(…) Toutefois, le Seigneur n’envoie pas toujours la prière mentale et du cœur : certains passent toute leur vie à réciter la prière oralement et ils meurent ainsi, sans avoir ressenti les délices de la prière du cœur. Mais ceux-là ne doivent pas se décourager ; pour eux, les délices spirituels commenceront dans l’autre vie et ne connaîtront pas de fin. Ils iront croissant à chaque instant, pareils aux délices des Seraphims qui à chaque instant acquièrent de plus en plus la perfection divine et répètent en frémissant : «Saint, saint, saint!».
On connaît le cas suivant, tiré de la vie de Saint Pimène le grand. Ce grand héros de l’ascèse reçut un jour la visite de sa mère venue de loin en Afrique, souhaitant le voir. Lorsqu’on en avertit le Saint, il répondit :
– Je n’ai pas de mère.
– Comment ça ? Lui répliqua-t-on. Cette femme qui vient d’arriver dit avec conviction qu’elle est ta mère.
– Je n’ai pas de mère, répéta le Saint. Mais demandez tout de même à ma mère si elle veut me voir.
– C’est une question étrange, Père. Si elle ne voulait pas te voir, elle n’aurait jamais entrepris un tel voyage.
– Non, demandez-lui où elle souhaite me voir, dans cette vie ou dans la vie future.
Quand on posa cette question à la mère de Saint Pimène, elle comprit sa signification et répondit :
– Je souhaite voir mon fils dans la vie future. Et elle repartit d’où elle était venue. Ce cas est très édifiant. Peut-être que si la mère avait insisté pour voir son fils immédiatement, elle ne l’aurait pas vu dans la vie future. Alors que quand son célèbre fils lui promit de la voir au-delà de la tombe, il lui promettait ainsi le salut éternel. De tout cela, on peut déduire une conclusion : pratiquant la prière de Jésus, nous pouvons ne pas en ressentir les délices en cette vie, mais ensuite, nous les ressentirons dans toute leur force dans la vie future.
La prière de Jésus se répartit en trois, et même en quatre niveaux.
Le premier niveau est le niveau de la prière orale. L’esprit s’enfuit sans cesse et l’homme doit produire un grand effort pour rassembler ses pensées dispersées. C’est une prière laborieuse, mais elle donne à l’homme l’humeur du repentir.
Le deuxième niveau est la prière mentale et du cœur. Quand l’esprit et le cœur, la raison et le sentiment s’unissent. Alors la prière s’accomplit sans cesse, quoi que l’homme fasse, qu’il mange, boive, se repose, la prière s’accomplit toujours.
Le troisième niveau est la prière créatrice, qui permet de déplacer les montagnes d’un seul mot. Une telle prière fut accomplie, par exemple, par le vénérable ermite Marc de Thrace. Un jour, un moine vint lui demander des instructions. Au cours de leur conversation, Marc demanda : y a-t-il chez vous des pratiquants de la prière qui peuvent déplacer des montagnes? Pendant qu’il demandait cela, la montagne sur laquelle ils se trouvaient trembla. Saint Marc s’adressa à elle comme à un être vivant : reste tranquille, ce n’est pas de toi que je parle.
Pour finir, le quatrième niveau et celui de la prière tellement élevée que seuls les anges y ont accès, et peut-être un homme dans toute l’humanité.
Le défunt Batiouchka Ambroise avait la prière mentale et du cœur. Cette prière le plaçait parfois en dehors des lois de la nature. Par exemple, pendant la prière, il s’élevait du sol. Ses auxiliaires de cellule purent voir cela. Dans ses dernières années, Batiouchka était comme malade et restait tout le temps à moitié allongé sur son lit, au point de ne pas pouvoir aller à l’église. Tous les offices, à l’exception de la liturgie, étaient célébrés dans sa cellule. Une fois qu’ils célébraient les vigiles de toute la nuit, Batiouchka était allongé, un auxiliaire de cellule se tenait devant l’icône en train de lire, et l’autre, derrière Batiouchka. Soudain, ce dernier vit le Père Ambroise s’asseoir sur le lit, puis se soulever de dix pouces, décoller du lit, et prier dans les airs. L’auxiliaire de cellule était stupéfié, mais il resta silencieux. Quand ce fut son tour de lire, l’autre, debout à la place du premier, reçut la même vision. Lorsque l’office fut terminé et que les auxiliaires de cellule rentrèrent dans leurs chambres, l’un dit à l’autre :
– Tu as vu ?
– Oui
– Qu’as-tu vu ?
– J’ai vu que Batiouchka se soulevait du lit et priait en l’air.
– Bon, alors, c’est vrai. Je pensais que j’avais eu une illusion.
Ils voulaient interroger le Père Ambroise, mais ils n’osaient pas. Le Starets n’aimait pas qu’on parle de l’un ou l’autre aspect de sa sainteté. Il arrivait qu’il prenne un bâton et frappe celui qui le questionnait en disant : «Stupide, stupide… Pourquoi interroges-tu Ambroise le pécheur à ce sujet?», et c’était tout.
A notre époque, dans les Monts du Caucase, le Père Hilarion lutte pour son salut. Au début, il vivait dans un monastère cénobitique, sur l’Athos, mais il a tout abandonné et il sert Dieu comme ermite dans ce désert. Un jeune moine de trente ans vit avec lui, le Père Benoît. Son starets lui a donné certaines missions, entre autres, apprendre comment on accomplit la prière de Jésus dans les monastères. Il a visité de nombreux monastères, d’hommes et de femmes, et est arrivé à une triste conclusion : cette incontournable prière était quasi partout abandonnée, surtout dans les monastères de femmes. Ceux qui la pratiquaient s’éteignaient les uns après les autres, comme les cierges.
Auparavant, la prière de Jésus n’était pas seulement pratiquée par les moines, elle était aussi obligatoire pour les laïcs (par exemple, le célèbre historien Speransky, éditeur des lois, a pratiqué la prière de Jésus et il était toujours joyeux, malgré ses multiples labeurs). Maintenant, même les moines considèrent ce podvig avec méfiance. Ils se disent par exemple l’un l’autre :
– Tu as entendu ?
– Quoi ?
– Eh bien, le Père Piotr a commencé à dire la prière de Jésus.
– Pas possible ? Bah, il a sans doute perdu la tête.
Le dicton affirme : il n’y a pas de fumée sans feu. Il y eut effectivement des cas où certains avaient perdu la tête, mais pourquoi ? Ils se mettaient à cette prière de leur propre volonté, sans bénédiction, et, ayant juste commencé, ils voulaient immédiatement devenir saints, monter tout droit au Paradis, comme on dit; eh bien, ils ont tout perdu. Il faut se considérer comme inférieur à tous les autres et s’efforcer de recevoir du Seigneur les dons que la prière de Jésus apporte, sans aucun doute, le sentiment de repentir, de patience et d’humilité. Amen. (A suivre)
Traduit du russe Source
Le texte ci-dessous est la traduction du livre consacré par la Laure de la Trinité Saint Serge, et plus particulièrement, la Skite de Gethsémani-Tchernigov qui lui est rattachée, au Saint Starets Barnabé de la Skite de Gethsémani : «Преподобный Варнава, старец Гефсиманского скита. Житие, письма, духовные поучения».(Saint Barnabé, Starets de la Skite de Gethsémani. Vie, lettres, enseignements spirituels). Cet ouvrage a fait l’objet de maintes éditions et rééditions. Le Saint Starets Barnabé (1831 – 1906) fut le père spirituel non-seulement de celui qui allait devenir Saint Seraphim de Vyritsa, mais aussi d’une foule immense de fidèles qui venaient de très loin recevoir ses conseils spirituels, et parmi lesquels on compte des membres de la famille du Tsar. Le Saint Tsar Martyr Nicolas II lui-même se confessa auprès du Saint Starets Barnabé. Le livre se divise en trois parties. Nous nous attachons, pour commencer, à l’histoire de sa vie.
(…) À l’invitation particulière de la Supérieure, qui rendait souvent visite à Vladyka Macaire à Nijni-Novgorod, le 28 juin 1881, celui-ci se présenta lui-même, soi-disant pour calmer la situation. Mais pour une raison inconnue, il n’interféra pas avec l’intention de la Supérieure d’expulser à nouveau celles qui ne lui plaisaient pas. À la fin de l’office, Vladyka sortit de l’autel et nomma, selon la liste préparée, les moniales sélectionnées pour être expulsées et il ordonna strictement à l’officier civil d’éloigner immédiatement tous celles qui avaient été nommées. Avant de rentrer chez elles, les victimes décidèrent de demander la bénédiction du Starets Barnabé. Batiouchka lui-même, calomnié aussi à cette époque, sali par de fausses accusations portées contre lui, subissait également l’oppression de ses supérieurs. Mais, inébranlable dans la foi et l’espérance en la miséricorde et la justice de Dieu, il trouva en lui la force non seulement de supporter les peines et le déshonneur sans le moindre murmure, mais aux sœurs exilées, qui se plaignaient amèrement de l’injustice de l’évêque, il interdit sévèrement même de se révolter mentalement contre le saint évêque de Dieu. Leur enseignant avec humilité, d’endurer patiemment les afflictions infligées par les gens; il leur ordonna de les accepter comme si elles venaient de la main de Dieu Lui-même. Il les bénit toutes pour qu’elles rentrent chez elles et attendent que la Reine du Ciel daigne les rassembler à nouveau sous Sa protection. Par la volonté de Dieu, il en fut bientôt ainsi. Le bon défenseur, qui assuma la part la plus active pour alléger le sort de celles qui étaient persécutées pour la vérité, fut l’administrateur de la Chancellerie synodale, Vladimir Karlovitch Sabler, qui devint plus tard Ober-Procureur du Saint-Synode. Ayant fait sa connaissance par hasard, le Père Barnabé évoqua dans une conversation l’état lamentable du monastère qu’il avait fondé. Le Starets demanda de l’aide. Sabler promit de s’en occuper et d’intervenir auprès de qui il s’indiquait pour rectifier la situation. La personnalité même du Hiéromoine Barnabé suscitait en Sabler une fort chaleureuse sympathie. L’esprit brillant, l’humilité profonde et la simplicité des manières, la douceur et la bénignité authentiques de Batiouchka, ainsi que la grandeur de son esprit, voilà les traits qui rendirent Sabler bienveillant et éveillèrent en lui une profonde confiance dans le Starets. Bientôt, un décret particulier du Saint-Synode ordonna aux autorités diocésaines de Nijni-Novgorod de s’occuper de la nomination d’une moniale fiable issue d’un des monastères locaux au rang de supérieure de la communauté de l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu des Ibères. La nouvelle supérieure était chargée d’accueillir à nouveau dans la communauté celles parmi les sœurs expulsées, qu’elle jugerait possible de faire revenir. Dès le début de 1882, Maria Pivovarova fut éloignée de la direction du monastère, et toutes les affaires furent transférées à la trésorière, jusqu’à l’élection d’une nouvelle supérieure. Le doux Père Barnabé ordonna strictement de ne pas embarrasser l’ancienne dirigeante de quelque manière que ce soit et de ne pas l’inquiéter. Mais elle continua à créer des dommages.
Elle tenta de toutes ses forces de conserver une partie des terres dont la propriété n’avait pas encore été confirmée au monastère, mais elle ne put y parvenir. Ses conseillères proches continuaient à troubler son esprit instable et la menèrent au point où Maria sombra dans une folie violente. Elle fut placée à l’infirmerie, où une infirmière et plusieurs sœurs furent affectées à ses soins. Ses auxiliaires de cellule n’avaient plus le droit de la voir. Grâce à de bons soins, elle commença peu à peu à reprendre ses esprits et se calma complètement. Elle fut retirée de l’infirmerie par des parents, et bientôt, le 7 mai 1883, elle mourut. Elle fut enterrée au cimetière du monastère.
Les sœurs apaisées
En 1882, avec la bénédiction du Saint-Synode, la moniale Mitrophania, du Monastère Sainte Sophie de Rybinsk, fut élue et son élection confirmée par l’Évêque Macaire de Nijni-Novgorod. Dans l’éparchie locale, on ne trouva aucune moniale disposée à diriger le Monastère de l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu des Ibères.
La moniale Mitrophania, dans le monde Maria Mikhailovna Krioukova, était née dans une famille de paysans du Gouvernorat de Tver, dans le district de Novotorjski. Elle commença sa vie monastique au monastère Sainte-Sophie, où elle remplit pendant vingt et un ans diverses obédiences, la dernière étant celle de trésorière. Mère Mitrophania prit la fonction de Supérieure de la communauté de l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu des Ibères à l’âge de soixante ans.
Le saint monastère accueillit joyeusement cette vénérable vieille femme expérimentée dans la vie spirituelle, plaçant en elle de grands espoirs. Tout le monde s’attendait à ce qu’elle soit une vraie mère chaleureusement aimante pour les sœurs. Et les sœurs ne se trompèrent pas : leurs attentes furent satisfaites. Les moniales expulsées et les sœurs qui avaient quitté volontairement la communauté furent de nouveau accueillies avec amour par la nouvelle Supérieure pour poursuivre leur vie monastique de façon paisible et stricte.
Les dons qui avaient cessé affluèrent à nouveau dans le monastère très appauvri. Grâce au Père Barnabé, de nouveaux philanthropes généreux apparurent, parmi lesquels le négociant de Saint-Pétersbourg G.F.Choustrov et l’aristocrate moscovite M.A.Jouravlev méritent d’être mentionnés en premier lieu.
Ce fut à cette époque, que la grande église principale du monastère fut décorée de fresques, et son iconostase magnifiquement dorée. En 1886, la chapelle de la nef gauche de l’église fut consacrée, une église en pierre fut construite avec en annexes une infirmerie de deux étages et un asile pour les pauvres. Des bâtiments en pierre avec étage furent érigés, le réfectoire et la résidence de l’higoumène, sans parler d’autres bâtiments relativement plus petits. En 1887, par décret du Saint-Synode, la communauté des moniales fut élevée au rang de monastère de troisième classe. À cette époque, la construction de l’église de la Dormition, dans la nouvelle infirmerie, était achevée. S’ensuivit une bénédiction du Synode pour élever Mère Mitrophania au rang d’higoumène et lui décerner la croix pectorale en or. L’Évêque de l’Éparchie, Son Éminence Modeste (Strelbitski), fut invité au monastère pour célébrer officiellement ces joyeux événements.
V.K.Sabler accompagna Vladyka. De nombreux philanthropes se joignirent également. À l’arrivée des invités aux Saintes Portes du clocher, Son Éminence daigna lire l’Acathiste à la Mère de Dieu devant Son icône des Ibères. Tout le peuple pria avec ferveur et chaleur. (A suivre)
Traduit du russe. Source :