Higoumène Gregorios de Docheiariou. Le temps des confesseurs.

La conversation spirituelle ci-dessous fut tenue entre son Éminence le Métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine, Onuphre, et l’higoumène du Monastère de Dochiariou, l’Archimandrite Gregorios (Zoumis) le 3 novembre 2017, pendant le traditionnel pèlerinage annuel du représentant de l’Église Orthodoxe d’Ukraine à la Sainte Montagne. Il fut mis en ligne le 05 novembre 2017 sur le site Agionoros.ru. Le 22 octobre 2018, Geronda Gregorios s’en est allé dans le sein d’Abraham. Éternelle Mémoire!

Geronda Grigorios et Vladika Onufre d’Ukraine (Photo: Russki Afon)

Son Éminence a remercié Geronda Gregorios et sa fraternité pour l’esprit d’amour dont est pénétré Dochiariou, et leur demanda de renforcer leurs prières pour l’Ukraine et son peuple aimé de Dieu. Lire la Suite

Les startsy s’en vont… Geronda Grégoire de Docheiariou

Le sept septembre dernier paraissait sur ce blog un texte intitulé ‘Les startsy s’en vont les uns après les autres. A la mémoire de l’Archimandrite Lazare’. Ce texte commençait par les mots suivants : Le 4 mai 2018, nous rappelions les décès successifs depuis un an de plusieurs grands starets russes. Entre-temps est venu se rajouter celui du starets Adrian.La série noire continue avec le décès de l’Archimandrite Higoumène du Saint Monastère de Docheiariou sur la Sainte Montagne. Le blog russophone ‘Russkii Afon’ vient de publier le communiqué suivant. Lire la Suite

Saint Tsar Nicolas II. «En Mémoire du Dernier Tsar» (11)

Le Saint Tsar Nicolas II
Le long texte «En mémoire du Dernier Tsar» fut publié en 1943 à Kharbine, dans le magazine «Pain céleste» ("Хлебе Небесном"). Il constitua par la suite un chapitre, aux pages 264-302, du livre Чудо русской истории. (Le Miracle de l'Histoire russe), écrit par l'Archimandrite Konstantin (Zaïtsev) (1887-1975) qui en 1949 rejoignit la communauté de Jordanville où il enseigna au Séminaire. Il dirigea les revues ««Православная Русь» (La Rus' Orthodoxe), «Православная жизнь» (La Vie Orthodoxe), «The Orthodox Life» , et Православный путь» (La Voie Orthodoxe). Il exerça une activité pastorale d'envergure et participa amplement à la contribution majeure de l’Église Russe hors Frontières en matière de théologie, d'histoire de la Russie et d'histoire de la culture russe. A notre connaissance, ce long texte de grande valeur, parfois ardu, n'a pas été traduit et publié en français à ce jour. Il est proposé ici en entier, mais fractionné. Voici la onzième partie. Les précédentes se trouvent ici.

Que restait-il au Tsar à faire? Se cacher sous la protection de l’armée qui lui restait fidèle et aller à la capitale pour y guerroyer contre un front intérieur, qui combattrait ainsi le front extérieur? Il suffit de poser la question pour comprendre l’impossibilité morale et psychologique pour le Tsar d’entreprendre pareille démarche. Le Tsar était disposé à ceci: marcher sur la capitale pour réprimer la rébellion, en collaboration avec les forces dirigeant le pays, en prenant appui sur l’armée, même si cela eût été un sacrifice pénible mais nécessaire. Lire la Suite

Kiev, ligne de front. Prier en attendant la persécution.

L’article ci-dessous, publié le 13 octobre 2018 sur le site Ruskline.ru est dû au Père Guennadi (Belovolov), le prêtre de la paroisse rurale de Somino, un petit village éloigné de 350 km de Saint-Pétersbourg. Il est également Directeur de l’Appartement-Mémorial de Saint Jean de Kronstadt, et fut l’acteur central de la restauration du Podvorié du Monastère de Leouchino à Saint-Pétersbourg. Homme de Dieu d’une activité débordante, il prend soin de la restauration d’anciennes église, de la construction de chapelles et d’oratoires dans les campagnes et forêts de sa paroisse. Docteur en littérature russe et spécialiste de Dostoïevski, il a rédigé de nombreux livres et brochures et participé à la réalisation d’une trilogie cinématographique sur Saint Seraphim de Vyritsa. Cette trilogie a remporté un prix dans un festival organisé à Kiev la semaine dernière et Batiouchka Guennadi en profite pour nous livrer son ressenti de la tension qui règne sur place. Lire la Suite

Geronda Joseph de Vatopedi. La Nature de l’Église 4

Le site Pemptousia, lié au Saint et Grand Monastère de Vatopedi, avait mis en ligne dans ses pages russes une série de quatre textes, intitulés «La Nature de l’Église», du Saint Geronda Joseph de Vatopedi, Père spirituel de la communauté de ce monastère et fils spirituel du Saint Geronda Joseph l’Hésychaste. Très récemment, la section russe du site a été supprimée sans explication. Heureusement, ces textes avaient été repris entretemps par le site Odigitria.by. Il s’agit d’extraits du livre « De la Mort à la Vie ». Voici la quatrième et  dernière partie. Les autres se trouvent ici.

La mission de l’Église consiste à enseigner à notre peuple les vertus divino-humaines que nous avons rappelées, et de tisser en son âme l’étoffe de toutes les qualités divines, car le commandement du Seigneur est : «Devenez saints comme Je suis saint» (1Pi.1,16). Les Chrétiens ont une responsabilité. En celle-ci s’intègre le sauvetage de son âme du monde du péché envahi par le mal. A l’athéisme cultivé et dissimulé, cannibalisme poli de la culture contemporaine, nous devons opposer les Christophores qui, par la douceur de l’Image selon laquelle ils furent créés et par l’imitation séculaire des amis du Christ, ont vaincu le monde. Et en vérité, la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi (1J.5,4).
Puisque le but divino-humain de l’Église est éternel et immuable, le moyen d’atteindre ce but est aussi immuable, illuminé par la lumière du Seigneur, qui est Le même, hier, aujourd’hui, et dans les siècles (Hb.13,8). Et c’est le moment de se rappeler de la différence entre les laïcs et les véritables moines chrétiens orthodoxes. Ce qui est du monde et de l’homme est limité et éphémère, alors que tout ce qui est en Christ est immuable et éternel. L’Orthodoxie, en tant qu’unique porteuse et protectrice de la parfaite et lumineuse Personne divino-humaine du Christ, est mise en œuvre exclusivement par des moyens divino-humains, les saintes vertus, et non par les moyens empruntés par les catholiques romains et les protestants, qui conviennent seulement au fier humaniste européen et absolument pas à l’humble Christ Divino-humain.
Posons-nous la question : «Avec quels moyens notre Seigneur Jésus Christ affronta-t-Il le prince des ténèbres quand, après Son baptême, Il se retira en haut de la montagne?» Notre Seigneur et Maître de notre salut, souhaitant nous enseigner à lutter contre le principe et les pouvoirs des ténèbres et contre le péché en général, fit, du jeûne et de la prière, de remarquables armes et moyens de lutte pour le combat invisible. Depuis lors, notre nature est devenue vainqueur du mal et de satan lui-même, car nos armes, comme le dit Saint Paul, «ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses» (2Cor.10,4).
Toute l’histoire de notre Église Christophore et porteuse de l’Esprit regorge de héros, de saints ascètes, de héros de l’ascète, qui révélèrent en eux le visage du Christ et combattirent avec succès de multiples péchés et le diable lui-même. Ils furent puissant dans cette guerre et mirent en déroute des régiments d’ennemis, et ils reçurent la promesse et pénétrèrent en vainqueurs en leur intérieur le plus secret, au-delà du voile, où les avait précédés, pour ne plus en ressortir, Dieu le Verbe, notre Seigneur Jésus Christ, et devinrent des exemples d’ascèse et de vie juste.
Notre homme intérieur, créé à l’image de Dieu, tombe, se flétrit, se dessèche et petit à petit, se meurt de tout le mal et de tout le péché, de tout ce qui est démoniaque.
Pour échapper à cette influence et ne pas mourir en esprit, l’homme doit en permanence cultiver la foi de l’Évangile et préserver les vertus christophores, que le Seigneur Lui-même lui a remises :le jeûne et la prière. Ainsi, il fortifiera son âme, sa conscience et sa volonté, car «Tout est possible à celui qui croit»(Mc.9,23). Acquérons cette force divine toujours invincible dont parle Saint Paul : «Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante»(Eph.6,10). Si dans ce monde où réside le diable, quelqu’un veut devenir vainqueur, il doit aspirer à l’esprit du Christ, renforcer sa vie évangélique dans le Seigneur et dans la puissance de Ses muscles «fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse» (Col1,11), «en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi»(Eph.3,17).
Le Mystère du Christ se dévoile dans l’esprit de l’homme seulement en l’Esprit Saint. C’est une immuable règle de la connaissance du Christ. Ce mystère éternel, très pur et très saint, l’Évangile du Christ et de Son Église fut atteint par le grandiose Apôtre Paul, et d’autres de ses compagnons d’ascèse et de lutte, dans des visions miraculeuses, afin de vous les dévoiler à tous «et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses,» (Eph.3,9) par Jésus Christ, afin que nous sachions «quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, à savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire»(Col,27).
Finalement, Saint Paul, ayant atteint l’esprit de Dieu, prédit : «Dieu nous ouvre une porte pour la parole, en sorte que je puisse annoncer le mystère de Christ, pour lequel je suis dans les chaînes» (Col.4,3). «Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ. Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ, par l’Évangile, dont j’ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu, qui m’a été accordée par l’efficacité de sa puissance». (Eph.3,5-7)
Traduit du russe.
Source.

Saint Tsar Nicolas II. «En Mémoire du Dernier Tsar» (10)

Le Saint Tsar Nicolas II
Le long texte «En mémoire du Dernier Tsar» fut publié en 1943 à Kharbine, dans le magazine «Pain céleste» ("Хлебе Небесном"). Il constitua par la suite un chapitre, aux pages 264-302, du livre Чудо русской истории. (Le Miracle de l'Histoire russe), écrit par l'Archimandrite Konstantin (Zaïtsev) (1887-1975) qui en 1949 rejoignit la communauté de Jordanville où il enseigna au Séminaire. Il dirigea les revues ««Православная Русь» (La Rus' Orthodoxe), «Православная жизнь» (La Vie Orthodoxe), «The Orthodox Life» , et Православный путь» (La Voie Orthodoxe). Il exerça une activité pastorale d'envergure et participa amplement à la contribution majeure de l’Église Russe hors Frontières en matière de théologie, d'histoire de la Russie et d'histoire de la culture russe. A notre connaissance, ce long texte de grande valeur, parfois ardu, n'a pas été traduit et publié en français à ce jour. Il est proposé ici en entier, mais fractionné. Voici la dixième partie. Les précédentes se trouvent ici.

La Catastrophe.

Alexandre III

«Mon père tomba suite à une brèche, mais le coup porté contre lui le fut en réalité contre la société chrétienne. Elle mourra, si les forces sociales ne s’unissent pas pour la sauver». Voilà ce qu’écrivit l’Empereur Alexandre III en 1881, encore sous l’impression fraîche de la catastrophe du premier mars, à l’Empereur François-Joseph. Le règne de l’Empereur Alexandre III fut une époque d’apaisement intérieur;la révolution se mit à couvert. Rapidement, la Russie reprit des forces, l’énergie revint. Mais il ne s’agissait que du calme avant la tempête. L’union consciente des forces sociales autour du Tsar pour sauver la «société chrétienne» n’eut pas lieu!
La tempête reprit avec une force nouvelle avec le règne du fils de l’Empereur Alexandre. Il ne faut toutefois pas s’imaginer que la révolution bénéficiait de cadres puissants à l’époque de Nicolas II:ils étaient infimes par comparaison à la puissance de l’État russe. Le malheur résida en ce qu’au sein de la société disparaissait avec une vitesse menaçante la capacité de s’opposer au poison de la révolution, et le souhait même de manifester quelque opposition s’éteignit. Elle était malade, la Russie. Le processus de la maladie se développait à vue d’œil. Était-ce une maladie mortelle? Hélas! Même les cœurs les plus vaillants n’offrirent aucune aide! Et le grandiose chambardement de 1905 ne fournit aucun impact salutaire.
«Les gens devenaient des bêtes, des bêtes vicieuses, implacables, indomptables sinon par les armes. Les fusils et les mitrailleuses commencèrent à crépiter… Et dans les vieilles églises de la capitale russe, nous priions dans le vacarme des fusillades, comme dans une ville assiégée…», écrivait l’Archevêque Nikon dans les «Feuillets de la Trinité», à l’occasion du Nouvel An 1906. «Ainsi se termina l’année, cette année noire, cette année de ténèbres, cette année ignominieuse, cette année de grande affliction et de colère divine… Qu’endura le malheureux cœur russe? Quelles épreuves traversa le cœur de notre Tsar bon, doux et débordant d’amour, notre Tsar qui endura tant de souffrance , en réalité, un martyre? Ces tourments qui ravagèrent son cœur ne furent-ils pas plus accablants encore que ceux du Grand et Juste Job de l’Ancien Testament, qui endura lui aussi de longues souffrances? Seigneur, jusque quand?! Serait-il possible que la fiole de Ta colère ne fût pas encore vide? Ou s’abattra-t-elle encore sur nous Ta main qui punit? Oh, épée de Dieu! Quand t’apaiseras-tu? Quand rentreras-tu dans ton fourreau? Déjà s’écoulent les rivières de sang et les ruisseaux de larmes, déjà s’élèvent les gémissements des veuves désemparées et des malheureux petits orphelins:par ce sang, par ces larmes, par ces gémissements, aie pitié, Seigneur de notre Rus’ si pécheresse!… Ne Te souviens pas de nos fautes, baisse Ta main qui châtie, rentre Ton épée dans son fourreau, souviens-Toi de Ta miséricorde d’antan et prends en pitié notre malheureuse Patrie! Que Ta force se lève et vienne nous sauver!» Voilà comment s’émut ce bon fils de l’Église devant les troubles de 1905-1906. Mais ce ne fut pas ainsi que la société russe comprit cette terrible leçon. Elle ne comprit pas les signes de la colère de Dieu! Et de toutes façons, elle pensait peu à Dieu.
Une nouvelle période de prospérité commença, plus brillante encore que celle qui prévalut sous l’Empereur Alexandre III. Mais cette miséricorde divine ne mena pas au salut, et ils ne firent pas réfléchir la société russe, ces dons divins qui pleuvaient à nouveau sur la Russie. La société n’ouvrit pas les yeux, elle ne guérit pas de l’ivresse révolutionnaire. Elle n’avait rien appris:on ne vit pas se former un front conservateur uni autour du pouvoir du gouvernement, alors que la dernière heure avait sonné. L’antithèse ‘nous’ et ‘eux’ conservait toute sa force. La vague d’opposition se déploya de manière fabuleuse;les «gens les meilleurs» étaient prêts à aller aussi loin qu’il le fallait dans le sens de la conciliation avec la révolution;il fallait surtout ne pas se trouver aux côtés du Gouvernement du Tsar.

C’est dans les jours de février que la Russie subit le paroxysme destructeur et mortel de la fièvre révolutionnaire. Les désordres qui survinrent à Petersbourg ne représentaient pas un danger en soi. Ils auraient pu être réprimés relativement facilement. Des interruptions peu importantes dans la livraison de denrées alimentaires prirent de l’ampleur dans les imaginations déjà enflammées de la société au point de donner à la société le droit de «descendre dans la rue» afin d’exiger du pain. Les circonstances objectives ne correspondaient pas à ces «émeutes des affamés»:la Russie en général, et d’autant plus Saint-Pétersbourg ne vivait pas plus mal, et peut-être mieux qu’avant la guerre. Une évaluation sobre de la situation, effectuée par le regard d’un administrateur expérimenté, aurait suggéré facilement les mesures indispensables dans pareils cas et qui sont normalement mise en œuvre spontanément par l’instinct de conservation de tout gouvernement. Toutefois, la Russie était arrivée au point où son instinct de conservation avait cessé de fonctionner:on ne trouva pas les forces de l’ordre, policières ou militaires minimes capables d’écraser dans l’œuf la rébellion qui s’abattit impitoyablement sur la vie russe au moment où la Russie était plus proche que jamais de remporter la guerre. Dans une sorte d’extase maladive de rébellion frénétique, la Russie devint soudainement folle et une fraction d’instant, la rébellion de traîtres s’orna aux yeux de la société de l’auréole de la «révolution», devant laquelle s’inclinèrent avec impuissance les forces policières et militaires. Le Tsar fut quasiment le seul dont la conscience nationale ne se troubla pas. Sa santé spirituelle n’était en rien affectée par les tendances corruptrices de son temps. Il continua à voir les choses simplement et clairement. Dans la capitale, à l’apogée de la guerre, la Grande Guerre, dont l’issue devait déterminer le destin du monde, éclatait une émeute de rue! Il eût fallu la réprimer sur place, avec une implacabilité instantanée, qui dans pareils cas est l’unique méthode qui garantit des pertes de sang minimales. Pour le Tsar, c’était très clair, comme était aussi clair pour lui, lors de confrontations antérieures avec l’opinion publique, qu’en temps de guerre, et de plus à la veille de la victoire finale sur l’ennemi, il est exclu de s’occuper de réformes organiques intérieures qui affaiblissaient le pouvoir régnant. Le Tsar était au front, à la tête de l’armée qui demeurait soumise. Il lui suffisait dès lors, dirait-on, de mettre un terme à cette émeute! Mais pour cela, il eût fallu que ce qui se produisait dans la capitale fût perçu par les forces gouvernementales et sociales à la tête de la Russie, précisément comme une émeute. Pour cela, il eût été nécessaire que le Tsar puisse aller maîtriser l’émeute dans la capitale, en tant que Tsar de Toutes les Russie, sauvant la Patrie de l’ennemi intérieur sous la forme d’une émeute de la canaille qui menaçait l’existence du pays!
Il n’en fut pas ainsi.Entre la canaille en rébellion et le Tsar existait une barrière séparant le pays de son Guide, son Tsar Oint de Dieu. Et l’émeute se transforma non pas en groupes isolés, en gens séparés;elle prit l’aspect d’une coalition d’une ampleur grandiose rassemblant des gens de toutes les qualités, de toutes les orientations de pensée qu’unissait non l’idée de former bloc autour du Tsar afin de défendre le pays, mais au contraire, l’idée d’empêcher le Tsar de manifester sa volonté de pouvoir, l’idée, terrible à dire, de sauver le pays du Tsar et de sa Famille. (A suivre)