Le Starets Adrien, un homme étonnamment heureux (2/2)

Le texte ci-dessous est la traduction en deux parties d’un original russe publié le 30 avril 2018 sur le site Pravoslavie.ru, sous le tire «Le Starets Adrien, un homme extraordinairement heureux. En mémoire de l’Archimandrite Adrien (Kirsanov)» («Поразительно счастливый человек» Памяти архимандрита Адриана (Кирсанова)) et introduit par ces phrases : Des paroles simples, une prière efficace, des révélations extrêmement importantes et des rencontres inoubliables. Ceux qui ont eu la chance de communiquer avec cet «homme étonnamment heureux» se souviennent de l’Archimandrite Adrien (Kirsanov) de Pskov-Petchory. Ceci est la seconde partie du texte. La première se trouve ici.

Youri Silouanov
– Quand j’ai eu un problème très sérieux, avec la bénédiction du Supérieur du Monastère des Grottes de Pskov, l’Archimandrite Tikhon (Secretarev),  j’ai été conduit à la cellule du Starets.
Physiquement, il était peut-être épuisé, mais il émanait de lui une telle force d’esprit, une telle grâce qu’il brillait littéralement!

Starets Adrian couleur

Je lui ai expliqué mon problème, et il a simplement dit:
Eh bien, ne t’inquiète pas. Tout se va se mettre en place. Prie. C’est le Seigneur qui envoie cette tentation.
Une tentation à cause de certains de mes péchés?… ai-je cherché à savoir.
– Qui sait, répondit-il encore. Dieu seul le sait.
– Quand ces tentations prendront-elles fin? insistai-je. Ce qui se passait alors était vraiment insupportable.
– Nous ne connaissons pas les délais du Seigneur. Mais elles finiront, c’est tout à fait sûr!
Il me bénit et me fit une onction. Lire la Suite

Le Starets Adrien, un homme étonnamment heureux (1/2)

Le texte ci-dessous est la traduction en deux parties d’un original russe publié le 30 avril 2018 sur le site Pravoslavie.ru, sous le tire «Le Starets Adrien, un homme extraordinairement heureux. En mémoire de l’Archimandrite Adrien (Kirsanov)» («Поразительно счастливый человек» Памяти архимандрита Адриана (Кирсанова)) et introduit par ces phrases : Des paroles simples, une prière efficace, des révélations extrêmement importantes et des rencontres inoubliables. Ceux qui ont eu la chance de communiquer avec cet «homme étonnamment heureux» se souviennent de l’Archimandrite Adrien (Kirsanov) de Pskov-Petchory.

Le Métropolite Tikhon (Chevkhounov) de Pskov et Porkhov :
La dernière fois que j’ai vu le Père d’Adrian, c’était il y a environ un mois. Il était très faible, mais il m’a reçu. Nous avons pu parler un peu avec lui, nous nous sommes souvenus du passé. Je le connais depuis plus de 35 ans, et c’est un grand bonheur pour moi.
Le jour de notre rencontre, je me souviens qu’il était étonnamment lumineux et joyeux. Comme toujours, d’ailleurs. Je ne me souviens pas de lui maussade. Certains trouvaient qu’il paraissait extérieurement en colère, mais le Père Adrien n’était pas comme ça. Il était tout simplement concentré en Dieu, recueilli dans sa prière. Le Père Adrien était étonnamment heureux, si on peut dire cela à propos d’un héros de l’ascèse! Cette fois, lors de cette rencontre, ce concentré de bonheur en lui m’a tout simplement ébahi. Lire la Suite

Saint Nicolas de Serbie : L’homme et la nature

Saint Nicolas de Serbie

Nous remercions l’ami prêtre qui nous a transmis le document-photo ci-dessous, une page de calendrier. Il souhaitait en ce début d’année liturgique, nous faire profiter de la sagesse d’un saint pour aider à comprendre les temps mauvais que nous vivons. Il s’agit de la version russe d’un texte du Saint Évêque Nicolas (Velimirovtch) de Serbie, dont voici la traduction.

Si nos mauvaises qualités, nos péchés et nos passions disparaissaient, alors, les phénomènes qui leur correspondent dans la nature disparaîtraient également. Mais tant que l’homme sera un loup pour l’homme, il y aura des loups. Tant que l’homme sera pour l’homme une sangsue, il y aura des sangsues. Tant que l’âme humaine sera attachée aux choses terrestres et rampera sur terre, les serpents ramperont également sur terre. Lire la Suite

L’icône de la Très Sainte Mère de Dieu du Buisson Ardent

Photo : I.N. Kharine

Le texte ci-dessous est traduit du site russe drevo.ru, «Encyclopédie orthodoxe ouverte». Il fournit quelques informations au sujet d’une des très nombreuses icônes de la Très Sainte Mère de Dieu. Elle est fêtée en Russie aujourd’hui 4/17 septembre. En outre, suite à la difficulté d’en trouver des versions françaises, le texte ci-dessous propose une traduction du tropaire du ton 4 et de la prière qu’on lit devant cette icône et dont les originaux sont en slavon. Cette traduction est une traduction libre et ne bénéficie d’aucun aval. Qu’il en soit fait le meilleur usage pour la gloire de Dieu et de Sa Mère Toute Sainte.

Description
Cette icône représente la Très Sainte Mère de Dieu dans l’une de ces images archétypiques recensées dans l’Ancien Testament : le Buisson ardent, buisson qui brûle sans se consumer et dans lequel Dieu apparut à Moïse. Le buisson qui brûle sans se consumer signifie la conception immaculée du Christ, de l’Esprit Saint, par la Très Sainte Mère de Dieu, par laquelle Celle-ci devint Mère de Dieu tout en demeurant Vierge. Il existe une autre lecture de l’archétype : la Très Sainte Mère de Dieu, enfantant dans le monde des pécheurs, demeura étrangère au péché.
Souvent nous rencontrons un modèle plutôt récent, symbolique et allégorique de la Très Sainte Mère de Dieu du «Buisson Ardent». Sur l’icône, on peut voir une étoile à huit pointes entourant l’image de la Très Sainte Mère de Dieu et de l’Enfant-Christ. L’étoile est composée de deux quadrilatères pointus aux bords concaves, dont l’un est de couleur rouge, l’image de la flamme, et l’autre, de couleur verte, celle de la verdure du mystérieux buisson.
Dans les coins de l’icône sont positionnés les quatre symboles des Évangélistes, et des archanges, conformément aux symboles tels que les prescrit la Tradition de l’Église, Michaël et le sceptre, Raphaël et le vase d’albâtre, Uriel et l’épée de feu, Salafiel et l’encensoir, Barachiel et la grappe de raisins et Gabriel et le rameau de l’annonciateur de la bonne nouvelle. Dans les mains de la Très Pure Vierge, on voit aussi parfois une échelle, qui touche l’épaule de la Très Sainte Mère de Dieu, signe de ce qu’Elle a élevé l’humanité de la terre jusqu’au Ciel. S’y ajoutent parfois une porte et une verge, symboles du Sauveur, appelé dans les hymnes de l’Église «le rejeton de la racine de Jessé». Les champs libres de l’icône sont occupés par les Puissances Célestes et les Anges des éléments, rosée, orage, brume, gel, glace, feu, etc., chantant et adorant le Très Sainte Mère de Dieu.
La forme plus ancienne de l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu du «Buisson Ardent» est plus littérale : elle représente un buisson ardent, au-dessus duquel se dresse la Vierge Marie tenant l’Enfant-Dieu dans Ses bras ou les mains levées, dans la pose de l’orante ou du Signe. Le Prophète Moïse agenouillé est alors représenté devant le buisson.
Histoire
L’une des plus anciennes versions connues dans la Rus’ de l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu du «Buisson Ardent» fut apportée à Moscou en 1390 par des moines de Palestine. Selon la Tradition, elle fut peinte sur un fragment de la roche même d’où Moïse vit le mystérieux buisson. Cette icône sacrée est placée d ns l’autel de la Cathédrale de l’Annonciation du Kremlin de Moscou.
C’est vers la moitié du XVIe siècle qu’apparut la composition symbolique et allégorique de l’icône du «Buisson Ardent». Elle compta parmi les icônes miraculeuses de la Très Sainte Mère de Dieu les plus largement diffusées en Russie entre le XVIe et le XIXe siècle, état considérée comme protectrice contre le déchaînement des éléments, particulièrement contre le feu. Depuis l’an 1680, elle est fêtée le 4/17 septembre, jour de la fête du Prophète Moïse.

Prières
Tropaire ton 4 :

Maintenant en tant qu’Auteur des miracles et Créateur de toute créature,

Ayant présagé le mystère de Son incarnation de la Vierge Marie Qui ne connut pas le mariage,
Il glorifie Sa sainte icône par maints miracles,
la donnant aux fidèles pour la guérison de leurs maladies et la protection contre les incendies,
C’est pourquoi nous chantons à la Toute Bénie :
Espoir des Chrétiens, délivre de tout malheur, du feu et de l’orage ceux qui espèrent en Toi, et sauve nos âmes, Toi la Miséricordieuse.

Prière devant l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu du «Buisson Ardent» :
Oh, Mère Très Sainte et Toute Bénie de Notre doux Seigneur Jésus-Christ! Nous nous inclinons et nous prosternons devant Toi et devant Ta sainte et très vénérable icône qui opère de divins et très glorieux miracles, qui sauve nos demeures des incendies et des ravages de l’orage, qui guérit nos maladies et exauce toutes nos bonnes demandes.
Nous Te prions humblement , Toi qui avec toute-puissance intercède pour le genre humain, accorde-nous, indigents et pécheurs, Ta compassion et Ta bienveillance. O Souveraine, sauve et garde sous la protection de Ta miséricorde la Sainte Église, cette maison, notre pays orthodoxe et tout ceux qui maintenant se prosternent devant Toi avec foi et amour, et supplient avec tendresse et larmes Ton intercession. Accorde-nous Ton intercession, O Toute-Miséricordieuse, à nous qui sommes submergés par nos nombreux péchés et n’avons pas l’audace de demander grâce et pardon au Christ notre Seigneur. Nous Te demandons de Le supplier, Toi Sa Mère selon la chair:  Toi, Toute Bonne, étends vers Lui Tes mains qui L’ont porté et intercède auprès de Sa Bonté, Lui demandant le pardon de nos transgressions, une vie vertueuse en ce monde, une fin chrétienne, et une bonne réponse lors de Son Jugement.
À l’heure même de la visite terrible de Dieu, quand l’incendie menacera notre maison, quand la foudre et le tonnerre nous rempliront d’effroi, manifeste Ta miséricordieuse intercession et Ton aide puissante: afin que par Tes prières toutes-puissantes devant le Seigneur, nous soyons sauvés de la punition de Dieu ici-bas, que nous héritions de la béatitude éternelle du paradis, et qu’avec tous les saints nous célébrions le nom très vénérable et magnifique de l’adorable Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, et Ta grande miséricorde envers nous, dans les siècles des siècles. Amen.
Traduit du russe et du slavon
Source

La Bienheureuse Lioubouchka (Lazareva) 4/4

A l’instar de tous les horizons de Russie, de nombreux saints et bienheureux ont en leur temps mené leur podvig à Saint-Pétersbourg et dans sa région. On se souviendra sûrement de la Bienheureuse Xénia, de Saint Jean de Kronstadt et de Saint Seraphim de Vyritsa, mais une myriade d’autres saints justes et moines leur tiennent compagnie dans ce coin de Ciel de notre Église Triomphante. Il en est ainsi de la Bienheureuse Lioubouchka. Comme Sainte Xénia, elle mena le podvig de folle-en-Christ, et de plus, elle fut aussi pendant des décennies, le pivot d’un intense vie spirituelle dans la région, mais s’étendant aussi jusqu’à la Laure de la Trinité Saint Serge. En effet, le Starets Naum (Baiborodine) de bienheureuse mémoire envoyait régulièrement ses propres enfants spirituels auprès de la Staritsa de Sousanino, à proximité de Vyritsa, pour y recueillir sa bénédiction et ses conseils. Plusieurs livres ont été écrits à son sujet. Le texte ci-dessous est la suite de la traduction d’un site internet, dont le début se trouve ici.

Entretien avec Lucie Ivanovna Mironov, moniale Kyrilla, auxiliaire de cellule de la Bienheureuse Lioubouchka
Le 30 septembre est le jour de l’ange de la Staritsa Lioubouchka. Dieu voulut que ses parents la nomment, elle la cadette, Lioubov [Amour. N.d.T.], alors qu’elle vint au monde le 17 septembre 1912, deux semaines avant son jour de l’ange. Le jour de la fête onomastique de Lioubouchka, jour où nous fêtons les saintes martyres Foi, Espérance, Amour et leur mère Sophie, nous étions assises autour de la table dans la maison de Lucie Ivanovna Mironov, qui chemina pendant de longues années aux côtés de Lioubouchka. Nous buvions du thé accompagné de petits gâteaux, et nous nous souvenions de la Bienheureuse. La maison était spacieuse et lumineuse, achetée récemment avec la bénédiction et les prières de la Bienheureuse Staritsa. Dans un coin, une énorme icône ancienne de Saint Nicolas, achetée avec la maison. Selon notre hôtesse, Lioubouchka vénérait particulièrement Saint Nicolas le Thaumaturge. A Sousanino, elle le priait avec ferveur devant une ancienne icône (Cette icône fut offerte au Monastère, pour hommes, Saint Cyrille du Lac Blanc). Pendant 22 ans la Bienheureuse vécut dans la maison de Lucie Ivanovna Mironov. Lire la Suite

Le Baiser de la Très Sainte Mère de Dieu (Lioubouchka 3/4)

A l’instar de tous les horizons de Russie, de nombreux saints et bienheureux ont en leur temps mené leur podvig à Saint-Pétersbourg et dans sa région. On se souviendra sûrement de la Bienheureuse Xénia, de Saint Jean de Kronstadt et de Saint Seraphim de Vyritsa, mais une myriade d’autres saints justes et moines leur tiennent compagnie dans ce coin de Ciel de notre Église Triomphante. Il en est ainsi de la Bienheureuse Lioubouchka. Comme Sainte Xénia, elle mena le podvig de folle-en-Christ, et de plus, elle fut aussi pendant des décennies, le pivot d’un intense vie spirituelle dans la région, mais s’étendant aussi jusqu’à la Laure de la Trinité Saint Serge. En effet, le Starets Naum (Baiborodine) de bienheureuse mémoire envoyait régulièrement ses propres enfants spirituels auprès de la Staritsa de Sousanino, à proximité de Vyritsa, pour y recueillir sa bénédiction et ses conseils. Plusieurs livres ont été écrits à son sujet. Le texte ci-dessous est la troisième partie d’une traduction en quatre articles; le début se trouve ici. Dans cette troisième partie du récit, la Bienheureuse Lioubouchka se retire à l’arrière plan, au profit d’un aperçu de la présence monastique russe en Terre Sainte.

La Bienheureuse Lioubouchka passa les dernières années de sa vie comme celles de sa jeunesse, en errance. Ils furent nombreux à l’inviter chez eux, mais elle n’accepta pas toutes les invitations. Quand elle demandait elle-même à rendre une visite, les gens considéraient cela comme une grande grâce. En 1995, elle visita pour la première fois le Monastère de la Très Sainte Mère de Dieu de Kazan à Vychny Volotchiok , où sa fille spirituelle, l’higoumène Théodora, était supérieure. Puis la Staritsa exprima le désir d’aller au Monastère Saint Nicolas de Chartom dans la région d’Ivanovo. «Père, emmène-moi chez toi», disait Lioubouchka à l’Archimandrite Nikon. «Chez moi?» Le Père Higoumène s’étonna et, ne croyant pas son bonheur, emmena Lioubouchka dans son monastère, où elle mena son podvig pendant environ un an. Lire la Suite