Saint Jean de Kronstadt. Prier la Très Sainte Mère de Dieu.

St Jean de Kronstadt

Le texte ci-dessous est la traduction du chapitre huit (paragraphes 86 à 94) du livre «Le Saint et Juste Jean de Kronstadt. Dans le monde de la prière. Extraits de ses écrits». (святой праведный Иоанн Кронштадтский. В мире молитвы. Выборки из его писаний), publié en 1988 par le Comité de la Jeunesse Orthodoxe Russe hors Frontières, en tant que contribution au millénaire du Saint-Baptême du Peuple Russe. Ce livre est constitué de 221 paragraphes relatifs à la prière, extraits des œuvres écrites de Saint Jean de Kronstadt, d’une notice biographique et d’une homélie inédite au moment de la publication du livre. Le Saint et Juste Jean de Kronstadt, propose en ces paragraphes de merveilleux enseignements, authentiques guides dans notre cheminement vers le salut.

§86. Quand vous voulez commencez à prier la Très Sainte Reine et Mère de Dieu, avant la prière, vous devez être fermement convaincu que vous ne prendrez pas congé d’Elle Sans avoir reçu Sa grâce. Lire la Suite

Prie, la Très Sainte Mère de Dieu écoute.

Le texte ci-dessous est la traduction d’un original russe préparé par Madame Olga Orlova et publié sur le site Pravoslavie.ru, le 23 mars 2018, sous le titre : «Молись — Божия Матерь услышит! О современных чудесах Пресвятой Богородицы». Il rassemble quelques récits relatifs à des miracles contemporains de la Très Sainte Mère de Dieu. Toutes les photos proviennent du site Pravoslavie.ru.

L’Archiprêtre Georges Breev, Recteur de l’église de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, à Krylatskoe (Moscou) :
Quand je fut nommé recteur de l’église de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, à Krylatskoe, on m’y apporta une icône de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia. L’autel est dédicacé à cette icône car des paysans l’avaient trouvée près d’une sainte source proche de l’église. Je me souviens, la starosta arriva et me dit :
– Batiouchka on aimerait t’offrir quelque chose, du fait que tu as été nommé pour restaurer cette église…
Elle savait que l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu était vénérée ici. Elle me remit l’icône, fort sombre. On n’y distinguait rien, ni couleur, ni même aucune forme.
– Et comment as-tu compris que c’est une icône de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia ? Lui demandai-je
– On me l’a dit quand je l’ai achetée au marché des antiquités à Ismaïlovo. Expliqua-t-elle.
– Eh bien d’accord, si c’est une Roudnia, je l’accepte avec plaisir!

Icône Roudnaia dans la cellule du Père Georges

Le fait est que dans notre église, il n’y avait qu’une seule icône vénérable de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia, préservée par les anciens paroissiens. Selon la tradition, lorsque l’église fut fermée en 1936, l’icône a été débitée en morceaux et brûlée par une habitante de Krylatskoe. Quelques années plus tard, pendant la Grande Guerre Patriotique, lors d’une incursion de l’aviation allemande sur une usine derrière la rivière Moskva, l’une des bombes fut lâchée «accidentellement» et tomba sur le village, précisément sur la maison de cette femme, la tuant avec sa fille. Ailleurs dans le village, personne d’autre ne fut blessé.
J’examinai donc cette icône Roudnaia, très sombre, qui m’avait été remise, et je pensai : «Elle a besoin d’un nettoyage». Cependant, lors de la première fête de cette icône, célébrée dans notre église en cours de restauration, j’ai quand même placé l’icône sombre dans l’église sur l’analoï. Puis, après que l’icône y fut demeurée quelques temps, je l’ai emmenée dans ma cellule. Je n’y compris rien. Que se passait-il?! C’était comme si elle se transformait sous mes yeux, certaines couleurs devenaient plus vives… Tamara Alekseevna Gavrilova, trésorière de l’église, arriva :
– Regardez Tamara Alekseevna, l’icône n’était pas ainsi!
– C’est vrai, Batiouchka! Elle confirma, stupéfiée.
Et réellement, sous nos yeux, l’icône se rénovait, les couleurs commençaient à scintiller, malgré le fait que le pinceau de l’artiste restaurateur ne l’ait même pas touchée! On voyait ses couleurs. Alors que c’était juste une planche sombre sur laquelle seuls certains contours transparaissaient, et maintenant, comme elle brillait!

Père Georges et l’icône du Buisson ardent

Et puis il y eut aussi l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu «du Buisson Ardent». Elle aussi me fut offerte par les paroissiens, complètement noircie. Je l’ai amenée ici dans ma cellule. On ne distinguait rien, ni visage, ni détails, juste quelques lignes qui ressortaient un peu de la planche sombre. D’après ces lignes qui convergeaient vers les coins, je compris qu’il s’agissait du «Buisson Ardent». Je l’ai suspendue au mur dans ma cellule… Je me pensai «Eh bien, il faut que je déniche un bon artiste». Je m’étais justement rendu compte de ce qu’il ne fallait pas confier au premier venu une icône à restaurer ; la veille, on m’en avait gâché une. Si bien que je décidai de patienter… Et cette icône elle-aussi apparut d’elle-même ! Tout ce qu’on peut y voir aujourd’hui n’existait pas! On y voit même du bleu-ciel, couleur qui était complètement absente. Et on ne voyait pas les anges! Le visage noble est maintenant visible sur l’icône.
Ce sont là deux miracles contemporains.
Et voici quelques jours, on m’a appelé de Tsaritsine, de l’église de la Très Sainte Mère de Dieu «Source de Vie», où j’étais recteur auparavant, pour m’annoncer que là aussi, trois icônes s’étaient « nettoyées » et resplendissaient. Il faut aller voir ça! Ce sont les icônes de la Très Sainte Mère de Dieu «Joie de Tous les Affligés» et «Visitation de ceux qui se perdent», et une icône du Saint Megalomartyr Georges le Victorieux. Dans ma cellule, une icône de Saint Georges s’est aussi auto-nettoyée. Et je me souviens encore que quand je fus nommé recteur à Krylatskoe, une artiste m’apporta une icône de la Très Sainte Mère de Dieu «Libératrice».
– Placez-la dans le sanctuaire ! Demanda-t-elle.
– Pourquoi donc dans le sanctuaire ? Interrogeai-je.
Alors, elle me raconta son histoire. Elle était devenue sérieusement malade et fit à la Très Sainte Mère de Dieu la promesse de peindre Son icône. Lorsqu’elle guérit, dans le tourbillon des tracas de la vie, elle oublia ce qu’elle avait promis. Une année s’écoula, et puis une autre. Un matin, elle sorti faire une promenade avec son chien, et voici ce qu’elle vit. Une moniale grande et élégante s’avançait vers elle… Elle tira sur la laisse du chien en pensant : «Comme elle est belle…». Soudain, avançant encore, la moniale s’adressa à elle :
– Tu m’a fait une promesse; pourquoi ne la respectes-tu pas ?
– Mais quelle promesse,… A qui ? Pensa l’artiste. Mais soudain elle se souvint. Elle avait promis à la Très Sainte Mère de Dieu de peindre Son icône.
Et la Très Sainte Mère de Dieu Se fit invisible.
Serguei Korablev
En 2016, après avoir terminé mon service dans la réserve, j’ai séjourné dans un sanatorium à Sotchi. Je me souviens, j’étais au bord de mer. C’était une journée claire et ensoleillée. La mer était calme, pas la moindre vague. Exactement à midi, j’ai vu un troupeau de dauphins nager vers le rivage, j’ai commencé à les compter: douze. J’étais assis sur une chaise longue et je les regardais. Alors je me suis soudain rendu compte qu’ils poussaient un objet vers le bord de l’eau… Quand les dauphins se sont retirés, la seule vague que j’ai remarquée ce jour-là a soudainement roulé et a jeté un paquet sur le sable. Je l’ai remarqué, mais bientôt j’ai été distrait et j’ai quitté la plage pendant un moment. Je revins, et cette offrande de la mer était toujours au même endroit… J’ai sorti un e-book et j’ai essayé de me lancer dans la lecture mais une voix intérieure me dit:
– Ouvre le petit sac, ouvre le sac.
J’obéis. Je m’avançai. Le sac était plein de vase. J’enlevai les algues et dénouai la cordelette. Le contenu était emballé dans un pull masculin, attaché avec des agrafes et des punaises en plastique. Je dépliai le pull, et il contenait une icône! De la Très Sainte Mère de Dieu.

icône de la Très Sainte Mère de Dieu du Signe, ramenée par les dauphins

J’ai appelé ma mère, j’envoyai à la maison, par whatsapp, une photo de ma trouvaille. Maman me répondit :
– Elle t’est envoyée. Emporte-la.
Immédiatement quelqu’un approcha et proposa d’apporter ce saint trésor à l’église. Mais j’ai quand même écouté ma mère. Ensuite j’ai demandé à l’Archimandrite du Grand Schème Élie (Nozdrine) si ma décision était correcte, et je lui ai apporté l’icône à Peredelkino. L’Archiprêtre Valérian Kretchetov était justement à ses côtés. Je voulais leur donner l’icône, mais le Père Élie a dit:
– Qu’elle reste pour l’instant avec toi.
Cette icône est miraculeuse. Combien de fois est-il déjà arrivé que des collègues qui avaient de sérieux problèmes dans leur vie viennent chez moi. Et je leur ai dit chaque fois:
– Crois, prie! Avec tes propres mots, demande à la Très Sainte Mère de Dieu!
Et à chaque fois, de manière miraculeuse, tout dans la vie de ces personnes a été résolu.
Ma vie a complètement changé. Tout s’est mis à prendre forme. Sur l’internet, quelqu’un a écrit quelque chose à propos de mon cas, mais il y a beaucoup de mensonges. Pour une raison quelconque, ils ont écrit que j’étais là avec ma femme, mais je me suis marié il y a seulement un an! Je sens l’aide et la protection de la Très Sainte Mère de Dieu.

Archimandrite Élie (Reizmir), moine de la Laure de la Trinité-Saint Serge :

Archimandrite Élie (Reizmir)

Je me souviens que dans les années 1970, les moines de Laure ont été empêchés de célébrer des onctions privées. Ils disaient, qu’il y avait assez de croyants et qu’une seule onction le Grand et Saint Mercredi suffisait. Bientôt, une jeune fille tomba malade. Elle travaillait comme comptable dans un dispensaire pour enfants. Dans la cour de l’institution, on construisait quelque chose, des tranchées avaient été creusées. Elle y tomba par inadvertance et se blessa. Il lui sembla qu’elle avait juste une solide bosse, et pensa qu’elle passerait. Mais les médecins diagnostiquèrent un cancer, déjà avec des métastases… Elle était seule dans la chambre de l’hôpital de Botkin, et elle pleura:
– Pour quoi, Seigneur ?..
Soudain, elle vit la Très Sainte Mère de Dieu dans la chambre.
– Lydia, pourquoi murmures-tu ? Personne ne t’a abandonné.
Les médecins la renvoyèrent chez elle, sans espoir. Sa maman était croyante et s’adressa aux moines de la Laure, leur demandant de donner à sa fille l’onction et les Saints Dons. La jeune fille fut emmenée à la Laure, et nous nous enfermâmes dans l’église du Saint Archistratège Mikhaïl, sans allumer la lumière, juste éclairés par des cierges. Elle reçut l’onction. Ensuite elle vint communier trois fois. Et elle reprit le travail, en bonne santé.
– Comment as-tu guéri ? Lui demandaient ses collègues.
– Le Seigneur m’a guérie. La Sainte Communion. Répondait-elle.
Il faut juste croire et prier. La Très Sainte Mère de Dieu écoute, et le Seigneur ne vous abandonnera pas.
Traduit du russe
Source

Le Métropolite Ioann (Snytchev). Le silence du cœur

Écrits

Le texte ci-dessous est la traduction d’une homélie de Son Éminence le Métropolite Ioann (Snytchev) de Saint-Pétersbourg et Ladoga, de bienheureuse mémoire, prononcée en 1971. L’original russe a été publié dans le livre «La Voix de l’Éternité. Homélies et enseignements» (Голос вечности. Проповеди и поучения), publié à Saint-Pétersbourg en 1994, par les éditions Tsarskoe Delo, pages 65 à 69.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit!
Avez-vous déjà réfléchi, chers frères et sœurs bien-aimés, à ces questions: «Pourquoi, bien souvent, la paix de l’esprit ne règne pas dans nos cœurs? Pourquoi n’adoptons-nous pas l’une ou l’autre pieuse habitude qui nous disposerait à faire le bien?». Ces sont des questions très sérieuses, et il faut leur accorder toute l’attention qu’elles méritent. Pourquoi tout ce que nous voyons autour de nous se produit-il? Parce que, chers frères et sœurs, nous ne surveillons pas nos sens, ni notre vue, ni notre audition, ni encore notre bouche. Trop souvent, nous éparpillons nos sens vers les affaires de la vie quotidienne. Nous sommes pareils à une maison qui a une multitude de portes et de fenêtres. Si quelque chose de bon entre par une fenêtre, très vite, sans s’attarder, elle s’en va par une autre fenêtre ou porte ouverte. Ainsi, rien de bon ne demeure dans nos cœurs.
Quand une lampade est allumée dans notre maison, si nous ouvrons des fenêtres et créons un courant d’air, alors le vent éteint la petite flamme. Et nous devons recommencer à faire tout ce qu’il faut pour allumer le luminaire, et puis le courant d’air éteint une fois encore la lampade. Voilà ce qui se produit en nos cœurs quand nous donnons libre cours à nos sens, la vue, l’audition, la parole, pour appréhender la vie humaine si agitée. Surveillez-vous et vous comprendrez que c’est réellement cela qui se produit en nos vies.
Il n’est pas nécessaire d’aller très loin pour trouver un exemple. Nous pouvons dire qu’aujourd’hui, nous sommes venus à l’église et y avons glorifié le nom grand et saint de la Trinité, et aussi la Très Sainte Mère de Dieu et les Saints du Christ. Et il me semble que ce que nous avons reçu avec vous ici, à l’église, pendant la liturgie, nous devrions l’enfermer fermement dans notre cœur, et ne pas admettre dans ce dernier quelque chose d’étranger qui pourrait en éliminer ces dons de la grâce. Mais, hélas, nous ne possédons pas ce verrou! Et à peine franchissons-nous la clôture de l’église, que les portes de notre âme s’ouvrent à tout, sans discernement. Nous dénouons notre langue, ouvrons nos yeux et nos oreilles afin de tout voir, parler de tout, commérer, examiner notre prochain à la loupe, demander qui était où, qui a vu quoi, qui a entendu quoi.
Et en conséquence, en raison de cette intempérance de nos sens, tout ce que nous avons acquis à la fin de l’office s’érode progressivement et, comme une lampade, est éteint par un courant d’air. Les bons sentiments reçus au cours de l’office s’éteignent dans nos cœurs. Parce que, frères et sœurs bien-aimés, nous ne créons rien dans nos cœurs! Nous ne sommes jamais silencieux en nous-mêmes, nous nous adressons toujours à nous-mêmes ou aux autres, mais pas à Dieu, et nous sommes toujours dans l’oisiveté, c’est-à-dire que nous ne travaillons pas à notre création, mais à notre perte. Voilà le genre de calamité qui s’opère dans nos cœurs à cause de l’inattention, à cause du désordre des sens. Mais les grands héros de l’ascèse de la piété aspiraient au silence dans leur cœur. Beaucoup ne comprennent pas de quoi il s’agit.
Qu’est-ce que le silence du cœur? C’est un état très élevé du domaine de l’esprit de l’homme. C’est une état élevé. Peu de pieux héros de l’ascèse ont atteint une telle hauteur. Le silence du cœur, c’est comme si l’homme s’isolait intérieurement dans son cœur, et par son regard spirituel, se trouve dans un état d’effroi et de crainte révérente devant la face de Dieu. Pour lui le monde extérieur n’existe plus. Il ne reste que lui et Dieu. Voilà de quoi il s’agit quand on parle de silence du cœur ; c’est quand plus aucune pensée ne s’élève dans le cœur, plus le moindre mouvement pécheur, rien qui puisse affecter le calme et la contemplation intérieure de Dieu le Verbe.
Je vais vous proposer un exemple remarquable de la vie d’un authentique serviteur de Dieu qui a atteint le silence du cœur.
Un héros de l’ascèse, l’Égyptien Apollos, avait un disciple nommé Isaac. C’était un novice à la grande obéissance, qui avait atteint les hauteurs de la perfection spirituelle. Isaac avait aussi acquis l’humilité, la douceur, et, plus important encore, le silence du cœur. Il chérissait particulièrement ce don au moment de l’offrande du sacrifice non-sanglant, c’est-à-dire, pendant la Divine Liturgie. Quand il devait se rendre dans l’église de Dieu, il ne parlait plus à personne. Quelle que soit la question qu’on lui adressait, il gardait le silence. Isaac fermait les yeux et sur ses lèvres apposait le sceau du silence. Entrant dans l’église, il ne se comportait pas comme la plupart d’entre nous. Au lieu de prier, nous réfléchissons bien souvent à des choses accessoires ; nous avons vu ceci, entendu cela, dit ceci à l’un, cela à l’autre, celui-ci à péché en ceci, celle-là en cela, et en fin de compte, nous passons du bon au mauvais. Mais le grand héros de l’ascèse Isaac, quand il se présentait pour la Divine Liturgie, se plongeait dans la pensée de Dieu. C’était comme si il s’approchait de la table mystique du Christ et participait à la Dernière Cène avec les Apôtres. Et quand l’office se terminait, Saint Isaac, comme brûlant d’une sorte de feu, se hâtait vers sa cellule. Il arrivait qu’après la liturgie, les frères reçoivent un morceau de pain sec et un petit bol de vin. Jamais Isaac ne participait à cela. Non parce qu’il méprisait les dons reçus de Dieu, mais pour préserver en son cœur le silence de la grâce. Il se précipitait dans sa cellule et se plongeait de nouveau dans une profonde contemplation, car il sentait en son cœur la présence du Christ Sauveur.
Un jour, Saint Isaac tomba malade et s’alita. Les frères se rassemblèrent autour de lui et lui demandèrent : «Abba Isaac, dis-nous, s’il-te-plaît, pourquoi tu nous fuis!». Le saint répondit : «Ce n’est pas vous que je fuis, frères, mais les subterfuges démoniaques».
Voilà comment, frères et sœurs bien-aimés, Saint Isaac protégeait le silence de son cœur! Voilà comment les héros de l’ascèse s’efforçaient de surveiller leurs sens.
Si nous éclaircissons ces choses en y réfléchissant et gardons dans notre cœur la signification du silence du cœur, nous aurons certainement accompli un premier bon pas dans la direction de la surveillance de nos sens, de la protection des dons de la grâce que nous recevons non seulement pendant les offices divins, mais en tout temps et en toute heure.
Ne vous livrez donc pas, frères et sœurs bien-aimés, aux vaines paroles, aux plaisanteries, à la rigolade et aux écarts, car tout cela génère le désordre intérieur.
L’oisiveté et le désordre intérieur ouvrent nos portes spirituelles et tout ce qui est bon est balayé comme dans un tourbillon. Vérifiez vous-même et vous verrez qu’il en est ainsi et pas autrement. Quand vous aurez vérifié et serez convaincus de ce que l’oisiveté et le désordre intérieur causent la dévastation de notre cœur, y ravageant les vertus, alors, Dieu veuille que petit à petit vous commenciez à œuvrer à la surveillance de vos sens. Et à mesure que nous réussirons dans cette vertu, nos fenêtres spirituelles tiendront fermement et seront closes par des verrous costauds, et ce qui sera déposé dans nos cœurs par la grâce divine s’affermira à l’intérieur et sera en sécurité, hors de l’influence du monde extérieur.
Le bien s’édifiera, grandira, communiquera une chaleur particulière, détruira la discorde intérieure, les querelles intérieures dans les pensées et les sentiments, et le silence divin s’établira, qui nous aidera dans la pureté, dans la prière, dans les vertus.
Que Dieu vous bénisse pour ce premier pas dans la bonne direction, pour que vous parcouriez sans faiblir la voie du salut, et atteigniez la vie éternelle en notre Seigneur Jésus Christ, à qui reviennent, ainsi qu’au Père et à L’Esprit Saint, l’honneur et la gloire dans les siècles des siècles. Amen.
Traduit du russe

Source :

Les Anges plein d’amour nous défendent (2/2)

Le texte ci-dessous est la deuxième partie de la traduction d’un original russe intitulé «Les Anges plein d’amour s’efforcent de nous protéger. Citations choisies relatives au monde des anges» («Любвеобильные ангелы стремятся защитить нас. Избранные цитаты об ангельском мире», préparé par Madame Olga Orlova et publié le 8 avril 2020 sur le site Pravoslavie.ru. Le texte est introduit par ces phrases : «Les anges sont toujours avec nous aujourd’hui. Pour ceux qui sont fidèles au Seigneur, la dernière sonnerie de la trompette archangélique sera celle de la Bonne Nouvelle».

L’Archimandrite Macaire (Vremennikov)
Nous avons cette antique Tradition selon laquelle le lundi, tout comme le mercredi et le vendredi, on observe le jeûne, et ce jour est consacré aux saints anges. Dans le Nomocanon, à la fin du Grand Trebnik, nous lisons : «Que les moines, pendant toute l’année observent le lundi toutes choses de la même manière que le mercredi et le vendredi, car des Saints Pères nous apprenons : quel pardon pourrait-il y avoir pour le moine, si son jeûne n’abonde pas alors que le pieux laïc observe le jeûne?». V.I. Dal a introduit une expression particulière en ce sens : «faire lundi», ce qui signifie «jeûner le lundi en plus du mercredi et du vendredi». Il ajoute également un adage russe : «Qui fait lundi se réjouit de l’intercession de l’Archange Mikhaïl». Lire la Suite

Les Anges plein d’amour nous défendent (1/2)

Le texte ci-dessous est la traduction d’un original russe intitulé «Les Anges plein d’amour s’efforcent de nous protéger. Citations choisies relatives au monde des anges» («Любвеобильные ангелы стремятся защитить нас. Избранные цитаты об ангельском мире»), préparé par Madame Olga Orlova et publié le 8 avril 2020 sur le site Pravoslavie.ru. Le texte est introduit par ces phrases : «Les anges sont toujours avec nous aujourd’hui. Pour ceux qui sont fidèles au Seigneur, la dernière sonnerie de la trompette archangélique sera celle de la Bonne Nouvelle».

L’Ange Blanc de Milecheva (Serbie)

Saint Païssios l’Athonite :
Si tu as en toi de l’amour, de la gentillesse, tu es un ange, et partout où tu iras, tu apporteras le paradis avec toi. Ainsi, dès cette vie, nous commençons à ressentir le paradis ou l’enfer.
Le Starets Thaddée de Vitovnitsa :
Voici de nombreuses années, un jeune homme de Banja-Louka vint me voir Il pratiquait la prière de Jésus. Il avait récemment enseigné la prière à un ami qui avait une femme et des enfants. J’ai été surpris quand son ami dit que la prière coulait constamment dans son cœur. Il était éclairé d’une telle joie, rempli d’une telle paix. Lui et sa famille, s’en sont complètement remis à Dieu et ont acquis la grâce. Et celui qui lui avait parlé de la prière de Jésus, qui avait prié plus longtemps que son compagnon, n’avait pas une telle grâce. Ainsi, le Seigneur regarde le cœur et, lorsque nous nous tournons vers lui de tout notre cœur, il nous réconforte immédiatement. Seuls ceux qui ont reçu une telle grâce peuvent éprouver l’état des anges et des saints, car il est impossible de l’expliquer par des mots. C’est un état de paix et de joie indescriptibles. Tu te souviens de ce que tu étais auparavant, comment tu t’irritais, et maintenant il n’y a plus d’irritation. Il n’y a plus personne qui puisse t’offenser, aucune pensée méchante qui puisse te blesser, parce que tu es protégé par le Saint-Esprit. C’est pourquoi nous devons prier de tout notre cœur, aimer jalousement le Seigneur; Il nous donnera Sa grâce, et nous atteindrons l’état des saints et des anges, et personne ne pourra nous blesser. Aime tout le monde, et tu en retireras la paix et la joie indicibles, que les mots ne peuvent décrire.
Moniale Nadejda (Brenner) (1890-1983), dernière moniale ayant fait partie avant la révolution du Monastère Marthe-et-Marie.
Quelle récompense nous attend dans le Ciel! Notre bien le plus précieux, c’est quand pour un bienfait désintéressé, nous recevons le contraire. C’est une imitation faible de la voie du Christ Lui-même. Nous ne consolerons pas le diable avec notre tristesse, mais nous ravirons les anges par notre joie!
Saint Jean Chrysostome
Les anges sont partout présents, et en particulier dans la maison de Dieu où, le Roi étant devant, tout est rempli de ces puissances célestes.
Saint Justin (Popovitch)
Quand la terre te torturera par son enfer, hâte-toi d’aller à l’église, entres-y, et ainsi tu seras arrivé au paradis. Si les gens t’embêtent en te faisant du mal, vas à l’église, prosterne-toi devant Dieu, Et Il te prendra sous Sa bonne et toute-puissante protection. Et s’il t’arrive d’être attaqué par des légions entières de démons, cours à l’église, et tiens-toi parmi les saints anges, car l’église est toujours pleine d’anges, et les anges de Dieu te protégeront de tous les démons de ce monde. Et rien ne pourra te nuire. N’oubliez pas, frères: nous, chrétiens, sommes forts par Dieu. Qui peut être plus fort que nous? Personne, personne! La Divine Liturgie est toujours une échelle, un pont vers le Ciel. Chaque jour tu es au Ciel. Tout ce qu’il y a en elle t’élève et te transporte dans l’autre monde et te place au milieu des anges et des saints.
Saint Seraphim (Romantsov) de Glinsk
Ne fais pas trop confiance aux rêves consolants. Mieux vaut ne pas accepter un ange que de prendre un démon pour un ange. Nous sommes orgueilleux, nous pouvons facilement nous tromper à ce sujet.
Le Saint Évêque Macaire (Nevski)
Quand survient une mauvaise pensée, essaye de le chasser en te souvenant de la mort, des tourments de l’enfer. Imagine qu’un ange se tient à côté de toi; rappelle-toi que tu appartiens au Christ, que tu communies à Son Corps et à Son Sang divins.
L’Higoumène Nectaria du Monastère de la Dormition de la Mère de Dieu Chryssoléondissa à Égine, fille spirituelle de Saint Nectaire d’Égine.
Un jour, je me promenais avec mon Père spirituel (Saint Nectaire d’Égine), quand il me demanda de façon inattendue:
-Nectaria, veux-tu voir ton ange?
-Oh oui, répondis-je, je veux le voir.
-Regarde, dit-il, ton ange est devant toi.
Et j’ai vraiment vu mon ange, mais sa vue était si éblouissante que j’ai eu peur.
Saint Jean Chrysostome
Orne ton visage de chasteté, de modestie, de charité, de philanthropie, d’amour, d’affabilité, de douceur, d’humilité, de patience. Voici les couleurs des vertus; par elles, tu attireras l’amour non seulement des hommes, mais aussi des anges; pour elles, Dieu Lui-même te louera.
Le Saint Starets Gabriel de Semioziorka
Je vous en prie, soyez purs de cœur et d’âme, comme les anges de Dieu et les hommes du Ciel, soyez aimables, joyeux, pleins d’amour pour le Christ Jésus, notre Seigneur Dieu… et alors vous sentirez que l’Esprit du Seigneur est avec vous, et vous vous sentirez libérés de vos péchés. Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous délivrera, et la parole du Seigneur sera très claire pour vous. «Si donc le Fils vous affranchit, vous serez vraiment libres»(Jean 8;36).
Le Saint Archimandrite Andronique (Loukach) de Glinsk
Dors peu, avec mesure, et les anges veilleront sur toi.
Sa Béatitude le Métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine
Nous devons nous comporter de manière à ne pas affliger notre Ange Gardien, dont le patron est le Saint Archistratège de Dieu Mikhaïl, c’est-à-dire que nous devez essayer de vivre selon les commandements du Seigneur.
L’Archiprêtre Oleg Steniaev:
La lecture du Psautier correspond à un certain état d’esprit : lorsque l’homme se plonge dans ces paroles, c’est comme s’il aspirait à la grâce angélique. Nous savons que les anges se tiennent constamment devant le Trône de Dieu et louent Ses Noms merveilleux. Chaque fois que nous ouvrons le Psautier et commençons à prier les psaumes, nous nous unissons au chœur des anges. Et tout en vivant sur terre, nous nous retrouvons en quelque sorte dans les Cieux. Aimez le slavon, les démons le craignent, et les anges l’aiment. La prière procure la joie spirituelle, et avec celle-ci, une authentique consolation et l’espérance en la miséricorde et l’amour de Dieu.
Saint Seraphim de Vyritsa:
Tout ce que nous mangeons est offrande de l’amour de Dieu pour nous les hommes. A travers la nourriture, toute la nature et le monde angélique servent l’homme. C’est pourquoi, avant de passer à table, il est nécessaire de prier sincèrement. Avant tout, nous appelons la bénédiction du Père Céleste, en disant le Notre Père. Et là où est le Seigneur, là est la Très Sainte Mère de Dieu, et là sont les anges, c’est pour cela que nous chantons : «Mère de Dieu et Vierge, réjouis-Toi…» et le tropaires aux Puissances Angéliques «Puissances Célestes des Archistratèges…». Ce n’est pas en vain que nous clamons «Anges à notre table!» ; en vérité, les anges sont avec nous à table lorsque nous mangeons avec reconnaissance et après avoir prié. Pour cela aussi, nous chantons le tropaire de Saint Nicolas, appelant à travers lui sur notre table la bénédiction de tous les saints. (A suivre)
Traduit du russe
Source.

Archimandrite Raphaël (Kareline). Le Saint Métropolite et ascète Zénobe

Texte de l’Archimandrite Raphaël Kareline, défenseur ardent de la Tradition de l’Église. Il a consacré une grande partie de sa vie longue de 90 ans ainsi que la majeure part de sa production littéraire foisonnante à la défense des dogmes et à la façon de les mettre en œuvre dans la vie de l’Église et du chrétien. Le texte ci-dessous est paru initialement sur le site «Православие и современность» (Orthodoxie et Actualité), de la Métropole de Saratov, et fut repris le 9 mars 2010 sur le site Pravoslavie.ru. Quelques éléments de biographie de l’Archimandrite Raphaël sont accessibles ici.

Dans les années ’20, après que le Désert de Glinsk eût été détruit pour la première fois, la Divine Providence voulut que l’un des moines de Glinsk vint en Géorgie: le moine Zénobe (Majouga). Il fut ordonné hiéromoine au monastère de Dranda, qui n’était pas encore fermé à l’époque, puis il vécu dans un lieu désert à l’arrière de la ville de Soukhoumi, près du village grec de Georgievka, et il attira sur lui beaucoup d’amour et de vénération de la part des habitants locaux. Je vais ici faire une incise afin d’évoquer un épisode.
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