Le Père Corneille et le cadeau de Saint Serge (1/3)

Le texte ci-dessous est le début de la traduction en trois parties d’un original russe de Madame Olga Orlova, mis en ligne sur Pravoslavie.ru le 08 octobre 2021 à l’occasion de la fête de Saint-Serge. Le texte est introduit par le paragraphe suivant : Saint Serge de Radonège participe aujourd’hui encore à la vie du monastère qu’il a fondé et à celle de toute la Terre Russe. On l’appelle l’higoumène de la Terre Russe. Des histoires de détective, où les découvertes fantastiques se succèdent, se déroulent parfois à la Laure de la Sainte-Trinité et s’étendent loin autour de ce centre spirituel de la Russie.

La châsse dans la salle Saint Serapion (Photo Pravoslavie.ru)

Tous les pèlerins de la Laure qui, après avoir ouvert les massives portes de fer, et s’éloignant des reliques de Saint Serge, sont descendus à la salle Saint-Serapion, se souviennent de la quantité de reliques préservées là en bas. Il y a vingt ans, on ne pouvait les voir toutes. Cet endroit est rempli de mystère… Si vous tournez à droite en bas de l’escalier, juste en face de l’entrée, il y a une énorme châsse protégée de verre. L’intérieur est divisé en trois parties: les tiers droit et gauche recèlent des parcelles de reliques, et au centre se trouve une plaque d’or reprenant les noms des saints. Sur elle est posée la croix-reliquaire de Saint-Serge, bénédiction que lui remit le Patriarche Philotheos de Constantinople, et à côté, des parcelles de reliques transférées à l’Église Orthodoxe Russe après la Grande Guerre Patriotique par le Métropolite Élie (Karam) du Liban et de la Montagne. Lire la Suite

Le crâne de Saint Serge et le Starets Hilarion

La traduction ci-dessous est celle d’un extrait des pages 139 à 143 du livre «Un Ange terrestre et un homme céleste. L’Archimandrite Naum (Baïborodine) parle de Saint serge de Radonège» (Земной ангел и небесный человек. О преподобном Сергии Радонежском), publié à Moscou en 2018 aux Éditions Sibirskaia Blagozvonnitsa. Il s’agit plus précisément d’un extrait de l’homélie que le Starets Naum de bienheureuse mémoire prononça le 11 octobre 2009, à l’occasion de la commémoration des Saints Cyrille et Marie, les parents de Saint Serge.

(…) En 1920 arrivèrent de Moscou des dispositions visant à la liquidation des reliques. Mais il se trouva des gens pieux qui empêchèrent cela. On ôta alors le crâne de Saint Serge de Radonège et on le remplaça par la tête du Prince Troubetskoï. Un fidèle habitant la ville prit sous sa protection le reste des reliques. Les autorités se présentèrent et procédèrent à la liquidation; ils emportèrent tout ce qu’ils avaient trouvé. Vladika Serge (Goloubtsov) a été inhumé chez nous à la Laure. Il fut alors partisan de la dissimilation, afin de la préserver dans le plus grand secret, de la tête de Saint Serge. Tous ceux qui en furent informés durent prêter serment, afin que personne ne révèle jamais où elle se trouvait. Lire la Suite

Les trois apparitions de la Mère de Dieu au Saint et Juste Jean de Kronstadt

Traduction d’un texte publié dans le n°348 de 1999 du journal «Vera» (la Foi), journal orthodoxe du Nord de la Russie, et rédigé par Monsieur I. Vladimirov, sur base du rapport établi pour les IVe lectures joanniques à Arkhangelsk (Section «Vie et service du Juste Jean de Kronstadt») par le Père Guennadi Belovolov.

La Mère de Dieu est apparue aux plus grands saints de Russie : Serge de Radonège, Alexandre de Svir, Seraphim de Sarov…
On connaît trois apparitions de la Mère de Dieu à Saint Jean de Kronstadt. Ce qui est unique dans ce cas, c’est qu’elles furent décrites par Saint Jean de Kronstadt lui-même. Les apparitions aux autres saints furent décrites, soit à partir de la narration qu’ils en firent, soit par des témoins. Lire la Suite

Métropolite Athanasios : Saint Païssios et Saint Serge de Radonège. (2/2)

Entretien réalisé par le correspondant du site Agionoros.ru, au Monastère de la Présentation au Temple à Moscou, à l’occasion de la publication du livre en russe du Métropolite Athanasios de Limassol «Le Cœur ouvert de l’Église», dont la traduction de plusieurs extrait est proposée ici. Le texte russe est sous-titré: L’Église donne réponse aux questions les plus importantes de la vie de l’homme. Voici la seconde partie de l’entretien; la première se trouve ici.

Dans votre livre «Le Cœur Ouvert de l’Église», au chapitre concernant Saint Porphyrios, vous rapportez qu’un moine catholique romain séjourna avec vous à la Sainte Montagne. Or, quelques années plus tard, vous vous êtes prononcé contre la visite à Chypre du Pape de Rome, et lorsqu’il vint toutefois, vous avez refusé de le rencontrer. Où se situe la limite des relations avec les chrétiens de diverses confessions? Sur quel critère pouvons-nous nous orienter?
En qualité de Chrétien, nous devons aimer et respecter tout homme et toute femme. Mais nous ne sommes pas obligés d’avoir pour autant les mêmes croyances qu’eux. Nous avons notre foi propre, nos dogmes, et nous n’y apporterons aucune modification. J’aimerai tout homme, car il est l’image de Dieu. Je n’ai rien contre les papes. Mais quand l’un d’eux vient à Chypre, il ne vient pas en tant qu’homme. Lire la Suite