Le texte ci-dessous est la traduction d’un original russe préparé par Madame Olga Orlova et publié sur le site Pravoslavie.ru, le 23 mars 2018, sous le titre : «Молись — Божия Матерь услышит! О современных чудесах Пресвятой Богородицы». Il rassemble quelques récits relatifs à des miracles contemporains de la Très Sainte Mère de Dieu. Toutes les photos proviennent du site Pravoslavie.ru.

L’Archiprêtre Georges Breev, Recteur de l’église de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, à Krylatskoe (Moscou) :
Quand je fut nommé recteur de l’église de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, à Krylatskoe, on m’y apporta une icône de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia. L’autel est dédicacé à cette icône car des paysans l’avaient trouvée près d’une sainte source proche de l’église. Je me souviens, la starosta arriva et me dit :
– Batiouchka on aimerait t’offrir quelque chose, du fait que tu as été nommé pour restaurer cette église…
Elle savait que l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu était vénérée ici. Elle me remit l’icône, fort sombre. On n’y distinguait rien, ni couleur, ni même aucune forme.
– Et comment as-tu compris que c’est une icône de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia ? Lui demandai-je
– On me l’a dit quand je l’ai achetée au marché des antiquités à Ismaïlovo. Expliqua-t-elle.
– Eh bien d’accord, si c’est une Roudnia, je l’accepte avec plaisir!

Icône Roudnaia dans la cellule du Père Georges

Le fait est que dans notre église, il n’y avait qu’une seule icône vénérable de la Très Sainte Mère de Dieu de Roudnia, préservée par les anciens paroissiens. Selon la tradition, lorsque l’église fut fermée en 1936, l’icône a été débitée en morceaux et brûlée par une habitante de Krylatskoe. Quelques années plus tard, pendant la Grande Guerre Patriotique, lors d’une incursion de l’aviation allemande sur une usine derrière la rivière Moskva, l’une des bombes fut lâchée «accidentellement» et tomba sur le village, précisément sur la maison de cette femme, la tuant avec sa fille. Ailleurs dans le village, personne d’autre ne fut blessé.
J’examinai donc cette icône Roudnaia, très sombre, qui m’avait été remise, et je pensai : «Elle a besoin d’un nettoyage». Cependant, lors de la première fête de cette icône, célébrée dans notre église en cours de restauration, j’ai quand même placé l’icône sombre dans l’église sur l’analoï. Puis, après que l’icône y fut demeurée quelques temps, je l’ai emmenée dans ma cellule. Je n’y compris rien. Que se passait-il?! C’était comme si elle se transformait sous mes yeux, certaines couleurs devenaient plus vives… Tamara Alekseevna Gavrilova, trésorière de l’église, arriva :
– Regardez Tamara Alekseevna, l’icône n’était pas ainsi!
– C’est vrai, Batiouchka! Elle confirma, stupéfiée.
Et réellement, sous nos yeux, l’icône se rénovait, les couleurs commençaient à scintiller, malgré le fait que le pinceau de l’artiste restaurateur ne l’ait même pas touchée! On voyait ses couleurs. Alors que c’était juste une planche sombre sur laquelle seuls certains contours transparaissaient, et maintenant, comme elle brillait!

Père Georges et l’icône du Buisson ardent

Et puis il y eut aussi l’icône de la Très Sainte Mère de Dieu «du Buisson Ardent». Elle aussi me fut offerte par les paroissiens, complètement noircie. Je l’ai amenée ici dans ma cellule. On ne distinguait rien, ni visage, ni détails, juste quelques lignes qui ressortaient un peu de la planche sombre. D’après ces lignes qui convergeaient vers les coins, je compris qu’il s’agissait du «Buisson Ardent». Je l’ai suspendue au mur dans ma cellule… Je me pensai «Eh bien, il faut que je déniche un bon artiste». Je m’étais justement rendu compte de ce qu’il ne fallait pas confier au premier venu une icône à restaurer ; la veille, on m’en avait gâché une. Si bien que je décidai de patienter… Et cette icône elle-aussi apparut d’elle-même ! Tout ce qu’on peut y voir aujourd’hui n’existait pas! On y voit même du bleu-ciel, couleur qui était complètement absente. Et on ne voyait pas les anges! Le visage noble est maintenant visible sur l’icône.
Ce sont là deux miracles contemporains.
Et voici quelques jours, on m’a appelé de Tsaritsine, de l’église de la Très Sainte Mère de Dieu «Source de Vie», où j’étais recteur auparavant, pour m’annoncer que là aussi, trois icônes s’étaient « nettoyées » et resplendissaient. Il faut aller voir ça! Ce sont les icônes de la Très Sainte Mère de Dieu «Joie de Tous les Affligés» et «Visitation de ceux qui se perdent», et une icône du Saint Megalomartyr Georges le Victorieux. Dans ma cellule, une icône de Saint Georges s’est aussi auto-nettoyée. Et je me souviens encore que quand je fus nommé recteur à Krylatskoe, une artiste m’apporta une icône de la Très Sainte Mère de Dieu «Libératrice».
– Placez-la dans le sanctuaire ! Demanda-t-elle.
– Pourquoi donc dans le sanctuaire ? Interrogeai-je.
Alors, elle me raconta son histoire. Elle était devenue sérieusement malade et fit à la Très Sainte Mère de Dieu la promesse de peindre Son icône. Lorsqu’elle guérit, dans le tourbillon des tracas de la vie, elle oublia ce qu’elle avait promis. Une année s’écoula, et puis une autre. Un matin, elle sorti faire une promenade avec son chien, et voici ce qu’elle vit. Une moniale grande et élégante s’avançait vers elle… Elle tira sur la laisse du chien en pensant : «Comme elle est belle…». Soudain, avançant encore, la moniale s’adressa à elle :
– Tu m’a fait une promesse; pourquoi ne la respectes-tu pas ?
– Mais quelle promesse,… A qui ? Pensa l’artiste. Mais soudain elle se souvint. Elle avait promis à la Très Sainte Mère de Dieu de peindre Son icône.
Et la Très Sainte Mère de Dieu Se fit invisible.
Serguei Korablev
En 2016, après avoir terminé mon service dans la réserve, j’ai séjourné dans un sanatorium à Sotchi. Je me souviens, j’étais au bord de mer. C’était une journée claire et ensoleillée. La mer était calme, pas la moindre vague. Exactement à midi, j’ai vu un troupeau de dauphins nager vers le rivage, j’ai commencé à les compter: douze. J’étais assis sur une chaise longue et je les regardais. Alors je me suis soudain rendu compte qu’ils poussaient un objet vers le bord de l’eau… Quand les dauphins se sont retirés, la seule vague que j’ai remarquée ce jour-là a soudainement roulé et a jeté un paquet sur le sable. Je l’ai remarqué, mais bientôt j’ai été distrait et j’ai quitté la plage pendant un moment. Je revins, et cette offrande de la mer était toujours au même endroit… J’ai sorti un e-book et j’ai essayé de me lancer dans la lecture mais une voix intérieure me dit:
– Ouvre le petit sac, ouvre le sac.
J’obéis. Je m’avançai. Le sac était plein de vase. J’enlevai les algues et dénouai la cordelette. Le contenu était emballé dans un pull masculin, attaché avec des agrafes et des punaises en plastique. Je dépliai le pull, et il contenait une icône! De la Très Sainte Mère de Dieu.

icône de la Très Sainte Mère de Dieu du Signe, ramenée par les dauphins

J’ai appelé ma mère, j’envoyai à la maison, par whatsapp, une photo de ma trouvaille. Maman me répondit :
– Elle t’est envoyée. Emporte-la.
Immédiatement quelqu’un approcha et proposa d’apporter ce saint trésor à l’église. Mais j’ai quand même écouté ma mère. Ensuite j’ai demandé à l’Archimandrite du Grand Schème Élie (Nozdrine) si ma décision était correcte, et je lui ai apporté l’icône à Peredelkino. L’Archiprêtre Valérian Kretchetov était justement à ses côtés. Je voulais leur donner l’icône, mais le Père Élie a dit:
– Qu’elle reste pour l’instant avec toi.
Cette icône est miraculeuse. Combien de fois est-il déjà arrivé que des collègues qui avaient de sérieux problèmes dans leur vie viennent chez moi. Et je leur ai dit chaque fois:
– Crois, prie! Avec tes propres mots, demande à la Très Sainte Mère de Dieu!
Et à chaque fois, de manière miraculeuse, tout dans la vie de ces personnes a été résolu.
Ma vie a complètement changé. Tout s’est mis à prendre forme. Sur l’internet, quelqu’un a écrit quelque chose à propos de mon cas, mais il y a beaucoup de mensonges. Pour une raison quelconque, ils ont écrit que j’étais là avec ma femme, mais je me suis marié il y a seulement un an! Je sens l’aide et la protection de la Très Sainte Mère de Dieu.

Archimandrite Élie (Reizmir), moine de la Laure de la Trinité-Saint Serge :

Archimandrite Élie (Reizmir)

Je me souviens que dans les années 1970, les moines de Laure ont été empêchés de célébrer des onctions privées. Ils disaient, qu’il y avait assez de croyants et qu’une seule onction le Grand et Saint Mercredi suffisait. Bientôt, une jeune fille tomba malade. Elle travaillait comme comptable dans un dispensaire pour enfants. Dans la cour de l’institution, on construisait quelque chose, des tranchées avaient été creusées. Elle y tomba par inadvertance et se blessa. Il lui sembla qu’elle avait juste une solide bosse, et pensa qu’elle passerait. Mais les médecins diagnostiquèrent un cancer, déjà avec des métastases… Elle était seule dans la chambre de l’hôpital de Botkin, et elle pleura:
– Pour quoi, Seigneur ?..
Soudain, elle vit la Très Sainte Mère de Dieu dans la chambre.
– Lydia, pourquoi murmures-tu ? Personne ne t’a abandonné.
Les médecins la renvoyèrent chez elle, sans espoir. Sa maman était croyante et s’adressa aux moines de la Laure, leur demandant de donner à sa fille l’onction et les Saints Dons. La jeune fille fut emmenée à la Laure, et nous nous enfermâmes dans l’église du Saint Archistratège Mikhaïl, sans allumer la lumière, juste éclairés par des cierges. Elle reçut l’onction. Ensuite elle vint communier trois fois. Et elle reprit le travail, en bonne santé.
– Comment as-tu guéri ? Lui demandaient ses collègues.
– Le Seigneur m’a guérie. La Sainte Communion. Répondait-elle.
Il faut juste croire et prier. La Très Sainte Mère de Dieu écoute, et le Seigneur ne vous abandonnera pas.
Traduit du russe
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