Geronda Porphyrios. «Ta maman est en bonne santé!»

Le texte ci-dessous a été publié dans sa version russe sur le site du Monastère de la Sainte Rencontre à Moscou, le 29 août 2019. Dans son livre «Voyages en ville», la moniale Porphyria, dans le monde, chauffeur de taxi, raconte les surprenantes histoires de ses rencontres. L’une d’entre elles concerne une apparition de Saint Porphyrios et la guérison miraculeuse d’une jeune femme. Ce récit confirme que la vie se prolonge après la mort, et nous ne devrions jamais perdre espoir, car notre Seigneur est le Tout-Puissant.

Il était deux heures du matin. Je me trouvais Place des Saints Anargyres, à Athènes, au milieu d’un océan de lumière artificielle. Un homme avança vers moi.
Vous pouvez me conduire à Menidi?
– Non. Répondis-je.
Je ne pouvais le faire car à trois heures, je devais aller au Pirée. L’homme se tenait e l’autre côté de la rue et attendait qu’apparaisse un autre taxi. Quelque chose me disait que je devais l’aider. J’agitai la main pour qu’il vienne. Lorsqu’il s’assit dans la voiture, l’homme cria :
– Ce n’est pas possible!
Il prit la photo de Saint Porphyrios qui était dans ma voiture et l’embrassa. A ce moment, l’éclairage changea, la voiture avançait en direction de Menidi. Je voulus reprendre la photo, mais voyant avec quel amour il la regardait, je me ravisai. Lire la Suite

Le Métropolite Athanasios de Limassol, Saint Silouane et la prière. (1/2)

Ce texte est la traduction des propos du Métropolite Athanasios publiés sur le site Pravoslavie.ru, le 08 juillet 2019. Le texte russe porte le titre et le sous-titre suivants: La Force de la Prière . Réflexions à propos du livre du Starets Sophrony au sujet de Saint Silouane. Le Métropolite Athanasios y examine en profondeur différents aspects de la prière. Comme toujours en ce qui le concerne, ses profondes connaissances théologiques sont exprimée à travers un sens pratique qui est certainement un des plus beaux et séduisants ornements de Son Éminence.
Ouvrons le livre «Saint Silouane l’Athonite» écrit par l’Archimandrite Sophrony (Sakharov). A la fin du troisième chapitre, le Père Sophrony écrit au sujet du Starets: «Jusqu’à la fin de sa vie, malgré la diminution de ses forces et la maladie, il garda l’habitude d’entrecouper son sommeil1 ».
Comme dans les autres vies de saints, nous voyons ici combien paradoxale est la vie des héros de l’ascèse. Nonobstant l’approche de la fin de sa vie, l’épuisement des forces de son corps et l’intensification de la maladie, en lui vivait encore l’esprit du podvig et de la prière. Les saints pères disent que quand l’homme mène son podvig et atteint le succès dans sa vie spirituelle, alors, il reçoit par la grâce divine, un renouvellement des forces corporelles. Lire la Suite

Métropolite Athanasios : Saint Païssios et Saint Serge de Radonège. (2/2)

Entretien réalisé par le correspondant du site Agionoros.ru, au Monastère de la Présentation au Temple à Moscou, à l’occasion de la publication du livre en russe du Métropolite Athanasios de Limassol «Le Cœur ouvert de l’Église», dont la traduction de plusieurs extrait est proposée ici. Le texte russe est sous-titré: L’Église donne réponse aux questions les plus importantes de la vie de l’homme. Voici la seconde partie de l’entretien; la première se trouve ici.

Dans votre livre «Le Cœur Ouvert de l’Église», au chapitre concernant Saint Porphyrios, vous rapportez qu’un moine catholique romain séjourna avec vous à la Sainte Montagne. Or, quelques années plus tard, vous vous êtes prononcé contre la visite à Chypre du Pape de Rome, et lorsqu’il vint toutefois, vous avez refusé de le rencontrer. Où se situe la limite des relations avec les chrétiens de diverses confessions? Sur quel critère pouvons-nous nous orienter?
En qualité de Chrétien, nous devons aimer et respecter tout homme et toute femme. Mais nous ne sommes pas obligés d’avoir pour autant les mêmes croyances qu’eux. Nous avons notre foi propre, nos dogmes, et nous n’y apporterons aucune modification. J’aimerai tout homme, car il est l’image de Dieu. Je n’ai rien contre les papes. Mais quand l’un d’eux vient à Chypre, il ne vient pas en tant qu’homme. Lire la Suite

Métropolite Athanasios de Limassol: La Prière 4/4

Dans le texte mis en ligne le 15 janvier 2014 dans sa version russe sur le site Pravoslavie.ru, le Métropolite Athanasios de Limassol transmet, à travers des exemples tirés de sa vie, de son expérience, un long enseignement au sujet de l’importance de la prière, et surtout de la prière pour autrui. Compte tenu de la longueur de la version russe, la traduction française a été proposée en quatre parties, dont voici la dernière. Les trois premières se trouvent ici.

Que génère la mise en pratique de l’amour, au moyen de la prière, de la charité, du soutien et de tout acte d’amour? Les bénéfices spirituels. Nous voyons la futilité de tout ce qui est humain, nous voyons la vanité de cette vie, de l’homme, et nous finissons par nous dire : «Qu’est-ce qui a encore un sens en cette vie que nous vivons? Que nous restera-t-il en fin de compte?». Souvent, nous nous plaignons : «Un tel ou une telle m’a offensé, il ou elle m’a accusé injustement! Lui est riche et moi je suis pauvre! Il a pris ce qui m’appartenait!», et toutes ces choses qui nous préoccupent chaque jour. Et puis, nous pensons, mais tout cela va avoir une fin, absolument tout. Tous nous allons nous retrouver devant le Christ, et là, nous verrons qui est sage et qui ne l’est pas, qui a réussi et qui a échoué, qui est vraiment riche, et qui est réellement pauvre. Que dit l’Apocalypse ? Parce que tu es pauvre et nu, viens, afin que Je te donne la richesse, Ma richesse, Mes vêtements blancs et Mes possessions. Ce que tu possèdes est faux, éphémère, sans valeur, futile. Tu es nu, pauvre, mort, tu portes un nom, tu te crois vivant, mais tu es mort. Lire la Suite

Geronda Seraphim (Dimopoulos). 2

Agionoros.ru a mis en ligne une série de textes concernant des ascètes contemporains. Plusieurs de ces textes concernent Geronda Seraphim (Dimopoulos), dont une biographie fut publiée en 2011 : «Père Seraphim Dimopoulos (1937-2008). Un ascète dans le monde contemporain» («Πατήρ Σεραφείμ Δημόπουλος (1937-2008) Ένας ασκητής στον συγχρονό κόσμο». Les textes publiés par Agionoros.ru ne sont pas extraits de ce livre, mais ont plutôt pour objet d’apporter un éclairage complémentaire. La première partie se trouve ici.

Peu nombreux furent ceux qui eurent la possibilité de constater dans quel dénuement Geronda vivait. Dans sa chambre se trouvait un frigo endommagé, sur lequel était posé un petit réchaud au gaz et deux caisses en bois : voilà toute la richesse de son «mobilier». Un jour, la tranquillité de Geronda fut perturbée. A proximité de sa retraite isolée, on ouvrit un centre de divertissements. La musique hurlait toute la nuit, les moteurs des véhicules vrombissaient, les cris retentissaient. Geronda Seraphim ne pouvait plus prier, ni dormir. Il se réfugiait dans un réduit et tentait malgré tout de se reposer un peu, assis sur un banc étroit. «A cause d’eux, je ne parvenais plus à dormir. Mais cela ne se prolongea guère. Le centre ferma rapidement». Le night club cessa effectivement d’exister. Lire la Suite

Geronda Gabriel l’Athonite. Seul le Repentir sauvera l’Humanité.

Geronda Gabriel K recadréGeronda Gabriel est l’un des ‘anciens’ athonites contemporains les plus connus. Depuis de nombreuses années, il mène son exploit ascétique dans la kelia de Saint Christodoulos, près de la capitale de l’Athos, Kariès. Il est impossible de dénombrer les pèlerins qui s’efforcent de rencontrer Geronda. Le site Pravoslavie.ru a publié le 1er avril 2014 un entretien qui se déroula entre Geronda Gabriel , et un des auteurs du site lors d’un pèlerinage à la Sainte Montagne.

Geronda, partout nous voyons s’effondrer des fondements qui au cours des millénaires paraissaient inébranlables. Plus que tout, c’est la chute des valeurs familiales qui suscite l’inquiétude. Comment les Chrétiens d’aujourd’hui peuvent-ils élever des enfants dans de telles circonstances ?
Il faudrait que les parents donnent des conseils à leurs enfants seulement de façon limitée. Donner sans cesse des conseils est une grande erreur pédagogique. Les enfants n’ont pas besoins de conseils ; ils ont besoins de bons exemples à imiter. Les enfants se bouchent les oreilles et dirigent leur regard vers leurs parents : ils observent leurs bonnes actions. Celui qui donne un bon conseil construit avec une seule main, mais celui qui donne un bon conseil ainsi que le bon exemple, il construit à deux mains. Celui qui donne de bons conseils et de mauvais exemples, construit d’une main et détruit sa maison de l’autre. Lorsque par mon bon exemple j’essaie de corriger mon frère, je le corrige et je m’aide moi-même. Si je m’efforce de corriger mon frère sans donner le bon exemple, seulement par des mots, je besogne en vain. Autour de nous se répand une atmosphère spirituelle que l’on ne distingue pas au son, mais que les yeux voient. Nous n’éduquons pas nos enfants à travers ce que nous voulons, ou ce que nous savons, mais à travers ce que nous sommes. Lire la Suite